Vente Maîtres anciens & du XIX siècle - 09 novembre 2021 /Lot 138 Léopold HARZÉ Liège, 1831 - 1893 "Faire poser le mercredi des Cendres"

  • Léopold HARZÉ Liège, 1831 - 1893 "Faire poser le mercredi des Cendres" Terre cuite
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Léopold HARZÉ Liège, 1831 - 1893
"Faire poser le mercredi des Cendres"
Terre cuite
Signée et datée 'Léop. Harzé / 1865' sur la terrasse et 'Léop. Harzé' au dos
(Un petit manque à l'éventail)

Posing on Ash Wednesday, terracotta, signed and dated, by L. Harzé
Hauteur : 32 Largeur : 38 Profondeur : 20,50 cm

Provenance : Collection Ed. Parmentier, Bruxelles, en 1867 ;
Collection particulière, Belgique

Expositions : Exposition générale des Beaux-Arts, Bruxelles, 1866, n° 1121
Exposition universelle de 1867, Paris, n° 743 (fig.1)

Bibliographie : Francisque Sarcet, "Les Terres cuites de Léopold Harzé", in 'L'exposition universelle de 1867 illustrée', 22 juillet 1867, p. 357, repr. (dessin de M. Courtry)
Hippolyte Gautier, 'Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867', Paris, 1867, p. 144
Alfred Micha, 'L'oeuvre de l'humoriste statuaire Léopold Harzé', Liège, 1900, p.17-18

Commentaire : " Les terres cuites de M. Léopold Harzé sont de spirituels tableaux de genre, à qui manque la couleur, mais qui en revanche ont le relief. Ce sont de petites scènes d'intérieur, dont l'idée est très simple, et qui pourraient se transporter facilement sur la toile, sans qu'on eût rien à changer dans la disposition du moindre accessoire1 ". Les mots simples mais si justes du critiques de l'Exposition Universelle de 1867 démontrent à quel point la statuaire de Léopold Harzé est singulière. La grande réussite de l'artiste liégeois réside dans cet extrême réalisme des scènes représentées, teintées d'un humour fin et accessible. Le public ne s'y est pas trompé puisqu'à en croire les commentateurs de l'époque, la foule afflue autour de ses œuvres lors de leur présentation à Paris en 1867 : " Allez-vous-en dans la section belge des beaux-arts : vous n'aurez pas besoin de demander où sont les terres cuites de Léopold Harzé, la foule vous y conduira. Un public, incessamment renouvelé, se presse autour de la table qui les supporte. Toutes les têtes se penchent pour mieux voir : on se récrie d'admiration et de joie² ".
La sculpture que nous présentons en vente fut indéniablement celle qui fut la plus plébiscitée, tant pour son humour que pour la technique virtuose dont fait preuve l'artiste. La posture humoristique de l'artiste est claire, le choix du titre en atteste. Les détails satiriques sont innombrables et l'œil s'amuse à passer de l'un à l'autre. La meilleure description qui peut en être faite, aussi amusante que l'objet en lui-même, fut l'œuvre du critique Alfred Micha dans un article sur Harzé : " La scène se passe dans un atelier : une vieille douairière, caparaçonnée comme un cheval de kermesse, pose devant un jeune peintre qui a mission de conserver à la postérité les traits augustes et ratatinés de son modèle. La pauvre vieille, coquette encore, rassemble ses plus victorieux sourires tandis que l'artiste, fatigué d'une nuit de carnaval, s'est endormi sur son chevalet, derrière la toile, sans que le modèle puisse s'en apercevoir3 ".
1. Fr. Sarcet, 'op. cit.', p. 355.
2. 'Ibid.'
3. A. Micha, 'op. cit.'

Estimation 15 000 - 20 000 €

Vendu 19 500 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 138

Léopold HARZÉ Liège, 1831 - 1893
"Faire poser le mercredi des Cendres"

Vendu 19 500 € [$]

Léopold HARZÉ Liège, 1831 - 1893
"Faire poser le mercredi des Cendres"
Terre cuite
Signée et datée 'Léop. Harzé / 1865' sur la terrasse et 'Léop. Harzé' au dos
(Un petit manque à l'éventail)

Posing on Ash Wednesday, terracotta, signed and dated, by L. Harzé
Hauteur : 32 Largeur : 38 Profondeur : 20,50 cm

Provenance : Collection Ed. Parmentier, Bruxelles, en 1867 ;
Collection particulière, Belgique

Expositions : Exposition générale des Beaux-Arts, Bruxelles, 1866, n° 1121
Exposition universelle de 1867, Paris, n° 743 (fig.1)

Bibliographie : Francisque Sarcet, "Les Terres cuites de Léopold Harzé", in 'L'exposition universelle de 1867 illustrée', 22 juillet 1867, p. 357, repr. (dessin de M. Courtry)
Hippolyte Gautier, 'Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867', Paris, 1867, p. 144
Alfred Micha, 'L'oeuvre de l'humoriste statuaire Léopold Harzé', Liège, 1900, p.17-18

Commentaire : " Les terres cuites de M. Léopold Harzé sont de spirituels tableaux de genre, à qui manque la couleur, mais qui en revanche ont le relief. Ce sont de petites scènes d'intérieur, dont l'idée est très simple, et qui pourraient se transporter facilement sur la toile, sans qu'on eût rien à changer dans la disposition du moindre accessoire1 ". Les mots simples mais si justes du critiques de l'Exposition Universelle de 1867 démontrent à quel point la statuaire de Léopold Harzé est singulière. La grande réussite de l'artiste liégeois réside dans cet extrême réalisme des scènes représentées, teintées d'un humour fin et accessible. Le public ne s'y est pas trompé puisqu'à en croire les commentateurs de l'époque, la foule afflue autour de ses œuvres lors de leur présentation à Paris en 1867 : " Allez-vous-en dans la section belge des beaux-arts : vous n'aurez pas besoin de demander où sont les terres cuites de Léopold Harzé, la foule vous y conduira. Un public, incessamment renouvelé, se presse autour de la table qui les supporte. Toutes les têtes se penchent pour mieux voir : on se récrie d'admiration et de joie² ".
La sculpture que nous présentons en vente fut indéniablement celle qui fut la plus plébiscitée, tant pour son humour que pour la technique virtuose dont fait preuve l'artiste. La posture humoristique de l'artiste est claire, le choix du titre en atteste. Les détails satiriques sont innombrables et l'œil s'amuse à passer de l'un à l'autre. La meilleure description qui peut en être faite, aussi amusante que l'objet en lui-même, fut l'œuvre du critique Alfred Micha dans un article sur Harzé : " La scène se passe dans un atelier : une vieille douairière, caparaçonnée comme un cheval de kermesse, pose devant un jeune peintre qui a mission de conserver à la postérité les traits augustes et ratatinés de son modèle. La pauvre vieille, coquette encore, rassemble ses plus victorieux sourires tandis que l'artiste, fatigué d'une nuit de carnaval, s'est endormi sur son chevalet, derrière la toile, sans que le modèle puisse s'en apercevoir3 ".
1. Fr. Sarcet, 'op. cit.', p. 355.
2. 'Ibid.'
3. A. Micha, 'op. cit.'

Estimation 15 000 - 20 000 €

Vendu 19 500 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 4126
Date : 09 nov. 2021 18:00
Commissaire-priseur : Matthieu Fournier

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mfournier@artcurial.com

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