Vente Collection Charles Auzoux - 24 mars 2022 /Lot 269 Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré

  • Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré Bronze à patine brun nuancé
  • Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré Bronze à patine brun nuancé
  • Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré Bronze à patine brun nuancé
  • Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré Bronze à patine brun nuancé
  • Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894 Le Désespéré Bronze à patine brun nuancé
Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894
Le Désespéré
Bronze à patine brun nuancé
Signé 'Carries' sur la droite
Probablement fonte Bingen
Hauteur: 33,50 cm

The Desperate Man, bronze, brown patina, signed, by J. J. Carriès
H.: 13,19 in.


Provenance : Acquis par le petit-fils de Charles Auzoux ;
Puis par descendance, collection particulière

Expositions : 'Les trésors retrouvés des ateliers d'artistes au temps de Rodin. Collection Charles Auzoux 1870-1910', Paris, Louvre des Antiquaires, 5 mai - 10 septembre 1995, p. 63, n° IX-15, repr. p. 34

Commentaire : " Ces bustes ou plutôt ces têtes, sur des bouts d'épaules comme déchiquetées, posées à plat sans piédouche ni socle, sont tellement saisissantes qu'on les croirait au premier abord moulées sur le vif. " Cette observation de Judith Gautier, fille de l'écrivain et critique d'art pour le Rappel au Salon de 1881, nous renvoie à cette mouvance ultra-naturaliste dans laquelle Carriès excella tout au long de sa carrière pour ses portraits et figures humaines désespérées. Ces " désolés " comme il aime les appeler, seront une source d'inspiration constante. Ils devront être les passeurs des émotions plurielles que l'artiste souhaite faire émerger de ses œuvres. Carriès s'inspire sans aucun doute de ses années de misères et donne à ses créations une résonnance sociale. Il veut être celui qui représente les exclus, qui donne la parole à ceux que l'on veut faire taire, qui rend hommage aux marginaux.
Il est admis que la série des " désolés " constitue le premier ensemble cohérent d'œuvres abouties où Carriès est pleinement lui-même, au fait de son art. Nous présentons ici deux d'entre eux. Le premier est une fonte unique et d'une rare qualité, probablement de Bingen, célèbre collaborateur de notre artiste, et représente un 'Désespéré' dans la plus grande simplicité. Le crâne nu et la barbe négligée, il fixe le spectateur, cherchant à envoyer un appel à l'aide, mais sans aucun espoir, comme habité d'une fatale résignation. Le 'Désespéré au grand chapeau', en plâtre à la patine profonde et nuancée, se fait le messager d'émotions beaucoup plus pudiques. Ici, le modèle n'appelle plus à l'aide par un regard équivoque, mais semble plutôt vouloir se cacher derrière ses yeux fermés et sous son grand chapeau. Comme Judith Gautier l'évoque, l'émotion passe au moyen d'une force expressive unique propre à Carriès et saisit instantanément les spectateurs que nous sommes, nous plongeant dans la réalité de ces hommes aux espoirs déchus.

Estimation 8 000 - 12 000 €

Vendu 10 496 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 269

Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894
Le Désespéré

Vendu 10 496 € [$]

Jean-Joseph CARRIÈS Lyon, 1855 - Paris, 1894
Le Désespéré
Bronze à patine brun nuancé
Signé 'Carries' sur la droite
Probablement fonte Bingen
Hauteur: 33,50 cm

The Desperate Man, bronze, brown patina, signed, by J. J. Carriès
H.: 13,19 in.


Provenance : Acquis par le petit-fils de Charles Auzoux ;
Puis par descendance, collection particulière

Expositions : 'Les trésors retrouvés des ateliers d'artistes au temps de Rodin. Collection Charles Auzoux 1870-1910', Paris, Louvre des Antiquaires, 5 mai - 10 septembre 1995, p. 63, n° IX-15, repr. p. 34

Commentaire : " Ces bustes ou plutôt ces têtes, sur des bouts d'épaules comme déchiquetées, posées à plat sans piédouche ni socle, sont tellement saisissantes qu'on les croirait au premier abord moulées sur le vif. " Cette observation de Judith Gautier, fille de l'écrivain et critique d'art pour le Rappel au Salon de 1881, nous renvoie à cette mouvance ultra-naturaliste dans laquelle Carriès excella tout au long de sa carrière pour ses portraits et figures humaines désespérées. Ces " désolés " comme il aime les appeler, seront une source d'inspiration constante. Ils devront être les passeurs des émotions plurielles que l'artiste souhaite faire émerger de ses œuvres. Carriès s'inspire sans aucun doute de ses années de misères et donne à ses créations une résonnance sociale. Il veut être celui qui représente les exclus, qui donne la parole à ceux que l'on veut faire taire, qui rend hommage aux marginaux.
Il est admis que la série des " désolés " constitue le premier ensemble cohérent d'œuvres abouties où Carriès est pleinement lui-même, au fait de son art. Nous présentons ici deux d'entre eux. Le premier est une fonte unique et d'une rare qualité, probablement de Bingen, célèbre collaborateur de notre artiste, et représente un 'Désespéré' dans la plus grande simplicité. Le crâne nu et la barbe négligée, il fixe le spectateur, cherchant à envoyer un appel à l'aide, mais sans aucun espoir, comme habité d'une fatale résignation. Le 'Désespéré au grand chapeau', en plâtre à la patine profonde et nuancée, se fait le messager d'émotions beaucoup plus pudiques. Ici, le modèle n'appelle plus à l'aide par un regard équivoque, mais semble plutôt vouloir se cacher derrière ses yeux fermés et sous son grand chapeau. Comme Judith Gautier l'évoque, l'émotion passe au moyen d'une force expressive unique propre à Carriès et saisit instantanément les spectateurs que nous sommes, nous plongeant dans la réalité de ces hommes aux espoirs déchus.

Estimation 8 000 - 12 000 €

Vendu 10 496 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 4227
Date : 24 mars 2022 14:00
Commissaire-priseur : Matthieu Fournier

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Matthieu Fournier
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mfournier@artcurial.com

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Collection Charles Auzoux, L’intime des artistes de son temps