Vente Livres et Manuscrits - 15 décembre 2010 /Lot 98 Andre SUARES 13 L.A.S. au mécène Edouard Latil, 1915

  • Andre SUARES 13 L.A.S. au mécène Edouard Latil, 1915 In-8 sur très beau papier chiffon, env. cons....
Andre SUARES13 L.A.S. au mécène Edouard Latil, 1915
In-8 sur très beau papier chiffon, env. cons. Sur la guerre, la mort, le 17 février 1915, il rapporte une conversation avec un soldat blessé au front : " Dans une charge à la baïonnette, il voit toujours un prussien qui, soudain, se jette à genoux, et lui crie : "Camarade, je suis père de famille ! j'ai cinq enfants ! Grâce ! Ne me tue pas ! " L'autre avec une molle rage, comme on s'aquitte d'un devoir ignoble, a enfoncé sa lardoire dans ce ventre ennemi. " Si je l'avais écouté, dit il, c'est moi qui serait mort. Je le sais bien mais. Mais que voulez vous? je vois toujours ce Boche. Ca me travaille" Ils sont beaucoup comme cet homme là. Pauvres Français ! à quoi ne les forces t'on pas ? Et qu'el est le crime inexpiable de l' Allemagne. LA FRANCE N'EST PLUS FAITE POUR CES JEUX IMMONDES. Quelle immense tristesse est avec nous, dès que nous ouvrons les yeux " Parle de Pottecher, l'homme de Théatre et ami très proche qui vient de perdre son père : " ON COMMENCE DE PERDRE LA VIE QUAND ON PERD CE QU'ON AIME LE PLUS , son père aura disparu pour lui, comme un fantôme dans un songe : pas même le navire qu'on suit des yeux , jusqu'à ce qu'il s'efface de l'horizon . Et l'immense mer est vide..."
Lettres très intimes, intensement littéraire. Joint les transcriptions tapuscrites.

Estimation 800 - 1 000 €

Vendu 1 403 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 98

Andre SUARES
13 L.A.S. au mécène Edouard Latil, 1915

Vendu 1 403 € [$]

Andre SUARES13 L.A.S. au mécène Edouard Latil, 1915
In-8 sur très beau papier chiffon, env. cons. Sur la guerre, la mort, le 17 février 1915, il rapporte une conversation avec un soldat blessé au front : " Dans une charge à la baïonnette, il voit toujours un prussien qui, soudain, se jette à genoux, et lui crie : "Camarade, je suis père de famille ! j'ai cinq enfants ! Grâce ! Ne me tue pas ! " L'autre avec une molle rage, comme on s'aquitte d'un devoir ignoble, a enfoncé sa lardoire dans ce ventre ennemi. " Si je l'avais écouté, dit il, c'est moi qui serait mort. Je le sais bien mais. Mais que voulez vous? je vois toujours ce Boche. Ca me travaille" Ils sont beaucoup comme cet homme là. Pauvres Français ! à quoi ne les forces t'on pas ? Et qu'el est le crime inexpiable de l' Allemagne. LA FRANCE N'EST PLUS FAITE POUR CES JEUX IMMONDES. Quelle immense tristesse est avec nous, dès que nous ouvrons les yeux " Parle de Pottecher, l'homme de Théatre et ami très proche qui vient de perdre son père : " ON COMMENCE DE PERDRE LA VIE QUAND ON PERD CE QU'ON AIME LE PLUS , son père aura disparu pour lui, comme un fantôme dans un songe : pas même le navire qu'on suit des yeux , jusqu'à ce qu'il s'efface de l'horizon . Et l'immense mer est vide..."
Lettres très intimes, intensement littéraire. Joint les transcriptions tapuscrites.

Estimation 800 - 1 000 €

Vendu 1 403 €
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Détails de la vente

Vente : 1886
Date : 14 déc. 2010 14:30

Contact

Benoît Puttemans
Tél.
bputtemans@artcurial.com

Livres et Manuscrits