Vente Automobiles de collection - 09 février 2008 /Lot 42 ALPINE RENAULT A 110 Usine " 1440 Mignotet " - 1969

  • ALPINE RENAULT A 110 Usine " 1440 Mignotet " - 1969  N° de série : #10603 Moteur : #1440CCN4m "
ALPINE RENAULT
A 110 Usine " 1440 Mignotet " - 1969

N° de série : #10603
Moteur : #1440CCN4m ", quatre cylindres en ligne " Mignotet ", longitudinal, en porte-à-faux arrière
Cylindrée : 1 440 cm3
Distribution : soupapes en tête actionnées par tiges et culbuteurs
Alimentation : deux carburateurs Weber 45
Puissance maximum : environ 135 ch
Boîte de vitesses : mécanique à cinq rapports + MA
Châssis : châssis poutre
Carrosserie : berlinette deux portes, deux places en fibre de verre et résine collée au châssis
Suspensions : roues indépendantes à l'avant et à l'arrière
Empattement : 2 100 mm
Poids : environ 625 kg
Freins : hydrauliques à disques sur les quatre roues

En 1966 chez Alpine, les versions A108 disparurent du catalogue, et seule restait fabriquée l'A110. La boîte à cinq rapports était disponible en option sur tous les modèles et la plupart des 1300 en furent équipées. En 1967, apparut une berlinette 1300 équipée du moteur de la nouvelle R8 Gordini de 1255 cm3 et développant 105 ch à 6 750 tr/mn.
La 1300 à moteur 1 296 cm3 devenait 1300 Super pour la distinguer de la 1300 Gordini et la puissance de son moteur passait à 120 chevaux.
Côté course, la Régie Renault ayant délaissé son département compétition au cours de la saison 1967, c'est à Alpine que revint la charge de gérer le budget 1968 du nouveau service course, fort d'une soixantaine de personnes. Si le développement de la voiture fut confié à Alpine, sous la férule de Jacques Cheinisse, c'est Marc Mignotet qui fut chargé de préparer les moteurs pour les voitures de course.
Du 1 300 cm3 d'origine, il réalisa un 1 440 cm3 développant près de 140 chevaux qui, associé au poids-plume de la voiture, 625kg, devait en faire une redoutable concurrente des Porsche 911 et autre Lancia Fulvia.

La voiture de la vente débute sa carrière sportive au Tour de Corse 1968, pilotée par le regretté Jean-François Piot, vainqueur de l'édition 66 au volant d'une R8 Gordini. La course sera remportée par Andruet, sur une machine identique.
C'est l'année suivante que " notre " voiture, immatriculée 4842 GG 76, connaît sa première heure de gloire, en remportant la 16ème édition du très enneigé rallye des Routes du Nord, avec Jean Vinatier et Marcel Callewaert, " régional de l'étape ".
Vinatier, qui se dit pourtant plus à l'aise sur le sec, fait néanmoins une course exceptionnelle, terminant premier d'un rallye qui verra l'abandon de 53 équipages sur un total de 65 partants. Sur la seconde marche du podium, et premier en catégorie GT, se place l'équipage Jacques Henry / François Stadler, sur Alpine 1300 S, à dix minutes des vainqueurs.
En troisième position arrive la Porsche 911 R de Buchet, équipée pour l'occasion d'un moteur de Carrera 6 développant 215ch, soit près du double de la puissance des petites Alpine.
Quinze jours plus tard, Vinatier, qui retrouve son copilote Jean-François Jacob, et toujours au volant de " 4842 GG 76 ", termine second d'un Neige et Glace finalement sec et ensoleillé, derrière Larrousse et sa puissante 911 R.
Si la Porsche s'était en effet montrée très à l'aise sur les tronçons les plus roulants, Vinatier fit pourtant la différence lors de la montée du Revard, seule partie enneigée du rallye.
Décidemment très en forme depuis le début de la saison, Vinatier s'impose une nouvelle fois lors du Lyon-Charbonnières, toujours avec " 4842 GG 76 ", tandis que Chasseuil, sur 911 T, et Jean-Claude Andruet, sur Alpine 1440 et associé à Ecot, complètent le podium. Jean-Pierre Nicolas et Claude Roure terminent quant à eux cinquièmes et premiers de la catégorie GT sur Alpine 1300 S.
Avec l'arrivée de la 1600 pour les derniers rallyes de la saison 1969, les 1440 sont donc mises à la retraite, et remisées chez Alpine.

A la fin des années 70, Alain Bernardet, passionné de mécanique et futur rédacteur en chef du magazine Sport Auto, se rendait souvent aux ateliers de Marc Mignotet à Gennevilliers. Il y fit même un stage avant que Mignotet ne lui fasse cadeau d'un des quatre moteurs 1440 survivants, complet, mais qui n'intéressait plus les compétiteurs car devenu obsolète.
A la même époque, Bernard Pierangeli, directeur commercial d'Alpine et à la tête du centre Alpine de Boulogne-Billancourt, lui proposa une Alpine A110 ex usine afin de recevoir ce moteur. Il est important de souligner qu'à l'époque, et ce afin de financer d'autres projets, Alpine revendait ses voitures de course en fin de saison, mais équipées d'un moteur de série.
Le moteur 1440 fut donc monté dans la voiture, toujours immatriculée 4842 GG 76, de sorte qu'elle redevienne conforme à sa configuration course des saisons 68 et 69.
Jamais restaurée, la voiture affiche aujourd'hui 46 000 km d'origine. Le moteur, frappé " 1440CCN4m ", " m " pour Mignotet, est toujours en place, tout comme la boîte à cinq rapports spécifique.
L'habitacle est entièrement d'origine, baquets et volant Moto-Lita compris. La carrosserie, allégée à l'extrême, porte quelques stigmates des épreuves auxquelles elle a participé, témoignages émouvants d'une vie bien remplie.
La voiture est aujourd'hui équipée de jantes Gotti, mais les Delta Mics souvent utilisées en course à l'époque seront fournies avec la voiture.
Alain Bernardet, toujours propriétaire de la voiture aujourd'hui, nous indique qu'elle n'a pas tourné depuis une dizaine d'années. Elle a néanmoins été stockée intelligemment, plaquettes démontées pour éviter tout blocage des freins, sa remise en route ne devrait donc pas poser de difficultés particulières.

C'est une voiture véritablement importante, tant dans l'histoire d'Alpine que dans celle de la compétition automobile française de la fin des années 60.
Peu d'Alpine A110 de compétition se trouvent aujourd'hui encore dans un tel état d'origine, jamais modifiée. Encore moins peuvent se targuer d'un palmarès aussi important que celui de " 4842 GG 76 ".
La combinaison de ces deux facteurs en fait aujourd'hui l'une des Alpine A110 les plus désirables qu'il nous ait été donné de présenter, sans aucun doute le " graal " pour tout alpiniste.

Véhicule de compétition
Carte grise française

Rectificatifs :

S'agissant de la Berlinette décrite sous le numéro 42 du catalogue, la maison de vente garantie qu'il s'agit bien d'une voiture usine, n° de carrosserie 2017, selon toute vraisemblance mise en circulation le 27 8 68 dans la série des 5 voitures immatriculées 4839 à 4843gg76.
En revanche en l'état actuel des connaissances il n'est pas possible de savoir de laquelle il s'agit et donc de lui attribuer le palmarès indiqué au catalogue et reprit d'un article de la revue " Automobile Classique " d'octobre 2007
Par ailleurs, la carte grise ne correspond pas l'immatriculation, anomalie dont l'explication nous a été donnée par l'historien de la marque monsieur Valérian. : " Quasiment toutes les voitures d'usine avant 1971, étaient revendues après quelques courses par le service, dirigé par Bernard Pierangeli, VO, qui se livrait à une valse des papiers selon la voiture immédiatement disponible, car reconditionnée aussi est il particulièrement exceptionnel avant 1971 d'avoir une carte grise qui correspond au châssis- caisse.

Estimation 120 000 - 180 000 €

Vendu 95 309 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 42

ALPINE RENAULT
A 110 Usine " 1440 Mignotet " - 1969

Vendu 95 309 € [$]

ALPINE RENAULT
A 110 Usine " 1440 Mignotet " - 1969

N° de série : #10603
Moteur : #1440CCN4m ", quatre cylindres en ligne " Mignotet ", longitudinal, en porte-à-faux arrière
Cylindrée : 1 440 cm3
Distribution : soupapes en tête actionnées par tiges et culbuteurs
Alimentation : deux carburateurs Weber 45
Puissance maximum : environ 135 ch
Boîte de vitesses : mécanique à cinq rapports + MA
Châssis : châssis poutre
Carrosserie : berlinette deux portes, deux places en fibre de verre et résine collée au châssis
Suspensions : roues indépendantes à l'avant et à l'arrière
Empattement : 2 100 mm
Poids : environ 625 kg
Freins : hydrauliques à disques sur les quatre roues

En 1966 chez Alpine, les versions A108 disparurent du catalogue, et seule restait fabriquée l'A110. La boîte à cinq rapports était disponible en option sur tous les modèles et la plupart des 1300 en furent équipées. En 1967, apparut une berlinette 1300 équipée du moteur de la nouvelle R8 Gordini de 1255 cm3 et développant 105 ch à 6 750 tr/mn.
La 1300 à moteur 1 296 cm3 devenait 1300 Super pour la distinguer de la 1300 Gordini et la puissance de son moteur passait à 120 chevaux.
Côté course, la Régie Renault ayant délaissé son département compétition au cours de la saison 1967, c'est à Alpine que revint la charge de gérer le budget 1968 du nouveau service course, fort d'une soixantaine de personnes. Si le développement de la voiture fut confié à Alpine, sous la férule de Jacques Cheinisse, c'est Marc Mignotet qui fut chargé de préparer les moteurs pour les voitures de course.
Du 1 300 cm3 d'origine, il réalisa un 1 440 cm3 développant près de 140 chevaux qui, associé au poids-plume de la voiture, 625kg, devait en faire une redoutable concurrente des Porsche 911 et autre Lancia Fulvia.

La voiture de la vente débute sa carrière sportive au Tour de Corse 1968, pilotée par le regretté Jean-François Piot, vainqueur de l'édition 66 au volant d'une R8 Gordini. La course sera remportée par Andruet, sur une machine identique.
C'est l'année suivante que " notre " voiture, immatriculée 4842 GG 76, connaît sa première heure de gloire, en remportant la 16ème édition du très enneigé rallye des Routes du Nord, avec Jean Vinatier et Marcel Callewaert, " régional de l'étape ".
Vinatier, qui se dit pourtant plus à l'aise sur le sec, fait néanmoins une course exceptionnelle, terminant premier d'un rallye qui verra l'abandon de 53 équipages sur un total de 65 partants. Sur la seconde marche du podium, et premier en catégorie GT, se place l'équipage Jacques Henry / François Stadler, sur Alpine 1300 S, à dix minutes des vainqueurs.
En troisième position arrive la Porsche 911 R de Buchet, équipée pour l'occasion d'un moteur de Carrera 6 développant 215ch, soit près du double de la puissance des petites Alpine.
Quinze jours plus tard, Vinatier, qui retrouve son copilote Jean-François Jacob, et toujours au volant de " 4842 GG 76 ", termine second d'un Neige et Glace finalement sec et ensoleillé, derrière Larrousse et sa puissante 911 R.
Si la Porsche s'était en effet montrée très à l'aise sur les tronçons les plus roulants, Vinatier fit pourtant la différence lors de la montée du Revard, seule partie enneigée du rallye.
Décidemment très en forme depuis le début de la saison, Vinatier s'impose une nouvelle fois lors du Lyon-Charbonnières, toujours avec " 4842 GG 76 ", tandis que Chasseuil, sur 911 T, et Jean-Claude Andruet, sur Alpine 1440 et associé à Ecot, complètent le podium. Jean-Pierre Nicolas et Claude Roure terminent quant à eux cinquièmes et premiers de la catégorie GT sur Alpine 1300 S.
Avec l'arrivée de la 1600 pour les derniers rallyes de la saison 1969, les 1440 sont donc mises à la retraite, et remisées chez Alpine.

A la fin des années 70, Alain Bernardet, passionné de mécanique et futur rédacteur en chef du magazine Sport Auto, se rendait souvent aux ateliers de Marc Mignotet à Gennevilliers. Il y fit même un stage avant que Mignotet ne lui fasse cadeau d'un des quatre moteurs 1440 survivants, complet, mais qui n'intéressait plus les compétiteurs car devenu obsolète.
A la même époque, Bernard Pierangeli, directeur commercial d'Alpine et à la tête du centre Alpine de Boulogne-Billancourt, lui proposa une Alpine A110 ex usine afin de recevoir ce moteur. Il est important de souligner qu'à l'époque, et ce afin de financer d'autres projets, Alpine revendait ses voitures de course en fin de saison, mais équipées d'un moteur de série.
Le moteur 1440 fut donc monté dans la voiture, toujours immatriculée 4842 GG 76, de sorte qu'elle redevienne conforme à sa configuration course des saisons 68 et 69.
Jamais restaurée, la voiture affiche aujourd'hui 46 000 km d'origine. Le moteur, frappé " 1440CCN4m ", " m " pour Mignotet, est toujours en place, tout comme la boîte à cinq rapports spécifique.
L'habitacle est entièrement d'origine, baquets et volant Moto-Lita compris. La carrosserie, allégée à l'extrême, porte quelques stigmates des épreuves auxquelles elle a participé, témoignages émouvants d'une vie bien remplie.
La voiture est aujourd'hui équipée de jantes Gotti, mais les Delta Mics souvent utilisées en course à l'époque seront fournies avec la voiture.
Alain Bernardet, toujours propriétaire de la voiture aujourd'hui, nous indique qu'elle n'a pas tourné depuis une dizaine d'années. Elle a néanmoins été stockée intelligemment, plaquettes démontées pour éviter tout blocage des freins, sa remise en route ne devrait donc pas poser de difficultés particulières.

C'est une voiture véritablement importante, tant dans l'histoire d'Alpine que dans celle de la compétition automobile française de la fin des années 60.
Peu d'Alpine A110 de compétition se trouvent aujourd'hui encore dans un tel état d'origine, jamais modifiée. Encore moins peuvent se targuer d'un palmarès aussi important que celui de " 4842 GG 76 ".
La combinaison de ces deux facteurs en fait aujourd'hui l'une des Alpine A110 les plus désirables qu'il nous ait été donné de présenter, sans aucun doute le " graal " pour tout alpiniste.

Véhicule de compétition
Carte grise française

Rectificatifs :

S'agissant de la Berlinette décrite sous le numéro 42 du catalogue, la maison de vente garantie qu'il s'agit bien d'une voiture usine, n° de carrosserie 2017, selon toute vraisemblance mise en circulation le 27 8 68 dans la série des 5 voitures immatriculées 4839 à 4843gg76.
En revanche en l'état actuel des connaissances il n'est pas possible de savoir de laquelle il s'agit et donc de lui attribuer le palmarès indiqué au catalogue et reprit d'un article de la revue " Automobile Classique " d'octobre 2007
Par ailleurs, la carte grise ne correspond pas l'immatriculation, anomalie dont l'explication nous a été donnée par l'historien de la marque monsieur Valérian. : " Quasiment toutes les voitures d'usine avant 1971, étaient revendues après quelques courses par le service, dirigé par Bernard Pierangeli, VO, qui se livrait à une valse des papiers selon la voiture immédiatement disponible, car reconditionnée aussi est il particulièrement exceptionnel avant 1971 d'avoir une carte grise qui correspond au châssis- caisse.

Estimation 120 000 - 180 000 €

Vendu 95 309 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 1381
Date : 09 févr. 2008 20:00

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Automobiles de collection