Vente Collection Charles Auzoux - 24 mars 2022 /Lot 206 Aimé-Jules DALOU Paris, 1838 - 1902 Etudes pour la base du Monument aux Ouvriers

  • Aimé-Jules DALOU Paris, 1838 - 1902 Etudes pour la base du Monument aux Ouvriers Suite de onze bas-reliefs en plâtre patiné
Aimé-Jules DALOU Paris, 1838 - 1902
Etudes pour la base du Monument aux Ouvriers
Suite de onze bas-reliefs en plâtre patiné


Study for the base of the Monument to Workers, bas-reliefs, patinated plaster, a set of 11, by A. J.Dalou

Hauteur : 19,50 Largeur : 9 cm

Provenance : Collection Charles Auzoux ;
Puis par descendance

Expositions : 'Les trésors retrouvés des ateliers d'artistes au temps de Rodin. Collection Charles Auzoux 1870-1910', Paris, Louvre des Antiquaires, 5 mai - 10 septembre 1995, p. 64, n° X-11

Bibliographie : en rapport:
Amélie Simier (dir.), 'Jules Dalou, le sculpteur de la République', cat. exp. Paris, Petit Palais, 2013, p. 224-227, modèles référencés sous les n° 141 à 151

Commentaire : Dans le secret de son atelier, Dalou souhaite réaliser un monument pour rendre hommage aux travailleurs. L'œuvre définitive ne verra jamais le jour, et l'artiste nous laisse en héritage un grand nombre d'esquisses et recherches issues de ce rêve. Initialement, le monument devait être présenté à l'Exposition universelle de 1900, mais le refus du sculpteur de collaborer avec d'autres artistes enterre cette ambition et la commande restera à l'état de projet. Selon les dernières avancées du sculpteur, il devait proposer une colonne de 32 mètres de hauteur, surplombée par un paysan relevant ses manches mimant le début du travail, partant d'une base dont les décors en bas-reliefs proposaient la représentation de quatorze travailleurs exerçant des métiers de la campagne et de la ville. Les onze esquisses en plâtre de la collection Charles Auzoux - Débardeur, Tonnelier, Bardeur avec cric, Paveur, Charretier, Bûcheron, Porteuse de pain, Maçon, Balayeuse, Puddler et Tueur à l'abattoir - constituent des études pour cette base. Ils sont les témoignages précieux de ce travail de recherche abouti de l'artiste dans la réalisation de ce monument. Pour se rapprocher de la réalité avec justesse et réalisme, Dalou saisit ses sujets sur le vif, et tire des métiers qu'il observe le geste symbolisant le mieux la tâche accomplie par ces travailleurs. Le tueur des abattoirs aiguise son couteau pour tuer plus proprement, le puddleur s'appuie contre sa cisaille pendant que le bûcheron se repose contre sa cognée. Chacun est représenté dans l'exécution de sa tâche.
L'artiste nous plonge dans une France agricole aujourd'hui disparue, qui se lève au chant du coq et débauche au coucher du soleil, celle aussi des usines et de l'industrie. La séduisante patine et le caractère esquissé de nos pièces permettent à chacun de s'identifier à ces hommes et ces femmes, exerçant avec une héroïque simplicité leur rude labeur. La volonté de Dalou était de rendre compte de ces travailleurs sans artifice et sans idéalisation. De ce regard réaliste à la grande force poétique, il ressort une profonde admiration pour les travailleurs que Dalou chercha à manifester tout au long de sa carrière. Cette passion prend forme également dans ses petites statuettes et plaquettes en bas-relief autonomes représentant le courage de ce monde rural au travail, dont Auzoux possédait de délicieux modèles à l'image du Bineur (lot 227) ou du Débardeur à la brouette (lot 226).

Estimation 6 000 - 8 000 €

Vendu 13 120 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 206

Aimé-Jules DALOU Paris, 1838 - 1902
Etudes pour la base du Monument aux Ouvriers

Vendu 13 120 € [$]

Aimé-Jules DALOU Paris, 1838 - 1902
Etudes pour la base du Monument aux Ouvriers
Suite de onze bas-reliefs en plâtre patiné


Study for the base of the Monument to Workers, bas-reliefs, patinated plaster, a set of 11, by A. J.Dalou

Hauteur : 19,50 Largeur : 9 cm

Provenance : Collection Charles Auzoux ;
Puis par descendance

Expositions : 'Les trésors retrouvés des ateliers d'artistes au temps de Rodin. Collection Charles Auzoux 1870-1910', Paris, Louvre des Antiquaires, 5 mai - 10 septembre 1995, p. 64, n° X-11

Bibliographie : en rapport:
Amélie Simier (dir.), 'Jules Dalou, le sculpteur de la République', cat. exp. Paris, Petit Palais, 2013, p. 224-227, modèles référencés sous les n° 141 à 151

Commentaire : Dans le secret de son atelier, Dalou souhaite réaliser un monument pour rendre hommage aux travailleurs. L'œuvre définitive ne verra jamais le jour, et l'artiste nous laisse en héritage un grand nombre d'esquisses et recherches issues de ce rêve. Initialement, le monument devait être présenté à l'Exposition universelle de 1900, mais le refus du sculpteur de collaborer avec d'autres artistes enterre cette ambition et la commande restera à l'état de projet. Selon les dernières avancées du sculpteur, il devait proposer une colonne de 32 mètres de hauteur, surplombée par un paysan relevant ses manches mimant le début du travail, partant d'une base dont les décors en bas-reliefs proposaient la représentation de quatorze travailleurs exerçant des métiers de la campagne et de la ville. Les onze esquisses en plâtre de la collection Charles Auzoux - Débardeur, Tonnelier, Bardeur avec cric, Paveur, Charretier, Bûcheron, Porteuse de pain, Maçon, Balayeuse, Puddler et Tueur à l'abattoir - constituent des études pour cette base. Ils sont les témoignages précieux de ce travail de recherche abouti de l'artiste dans la réalisation de ce monument. Pour se rapprocher de la réalité avec justesse et réalisme, Dalou saisit ses sujets sur le vif, et tire des métiers qu'il observe le geste symbolisant le mieux la tâche accomplie par ces travailleurs. Le tueur des abattoirs aiguise son couteau pour tuer plus proprement, le puddleur s'appuie contre sa cisaille pendant que le bûcheron se repose contre sa cognée. Chacun est représenté dans l'exécution de sa tâche.
L'artiste nous plonge dans une France agricole aujourd'hui disparue, qui se lève au chant du coq et débauche au coucher du soleil, celle aussi des usines et de l'industrie. La séduisante patine et le caractère esquissé de nos pièces permettent à chacun de s'identifier à ces hommes et ces femmes, exerçant avec une héroïque simplicité leur rude labeur. La volonté de Dalou était de rendre compte de ces travailleurs sans artifice et sans idéalisation. De ce regard réaliste à la grande force poétique, il ressort une profonde admiration pour les travailleurs que Dalou chercha à manifester tout au long de sa carrière. Cette passion prend forme également dans ses petites statuettes et plaquettes en bas-relief autonomes représentant le courage de ce monde rural au travail, dont Auzoux possédait de délicieux modèles à l'image du Bineur (lot 227) ou du Débardeur à la brouette (lot 226).

Estimation 6 000 - 8 000 €

Vendu 13 120 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 4227
Date : 24 mars 2022 14:00
Commissaire-priseur : Matthieu Fournier

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Collection Charles Auzoux, L’intime des artistes de son temps