Vente Rétromobile 2020 - 07 février 2020 /Lot 98 1983 Ferrari 126 C3-068 Formule 1

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1983 Ferrari 126 C3-068 Formule 1
Voiture de compétition
Sans titre de circualtion
Châssis n°068

- La première Formule 1 Ferrari à coque en fibre de Carbone
- Incroyablement d'origine, historique limpide
- A participé à la conquête du titre de Champion du Monde des Constructeurs
- Dans la Collection du Manoir de l'Automobile depuis 2001
- 2ème au GP d'Autriche 1983, pilotée par René Arnoux - Championne du monde


Après une saison 1982 marquée par la tragique disparition de Gilles Villeneuve et par le grave accident de Didier Pironi aux essais du Grand Prix d'Allemagne, alors qu'il pouvait légitimement revendiquer la couronne mondiale, la victoire au Championnat du Monde des Constructeurs de Formule 1 ne constituait pas une simple consolation pour Ferrari dont les drames semblaient chaque fois renforcer un peu plus la détermination et les ambitions. A l'instar de McLaren, en passe de bouleverser le paysage de la F1 avec sa MP4 dotée d'une coque entièrement en fibre de carbone, Ferrari décide de franchir le pas avec une inédite 126 C3 faisant, elle aussi, appel à cette technologie. Malheureusement, cette dernière se fera longtemps attendre. La construction d'une nouvelle unité de l'usine destinée à la réalisation de la coque carbone prendra plus de temps que prévu et la C3 n'apparaîtra qu'au mois de juillet 1983 à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne.
En attendant, la 126 C2, modifiée en 126 C2B, fera mieux que d'assurer un simple intérim. Toujours un peu trop lourde, mais équipée d'un V6 Turbo plutôt fiable et plus puissant de 20 ch. (580 ch), elle s'illustre en début de saison avec Patrick Tambay, qui s'impose au Grand Prix de Saint-Marin. René Arnoux, la nouvelle recrue de la Scuderia est plus long à trouver le bon rythme, même s'il peut se flatter de deux podiums et de deux pole positions. Le Grenoblois, qui a fait alors l'essentiel de sa carrière en F1 avec des monoplaces chaussées de pneus Michelin à carcasse radiale éprouve des difficultés à s'adapter aux gommes Goodyear classiques, mais à partir du mois de juin l'apprentissage est terminé. Après une nouvelle pole position à Detroit, Arnoux triomphe au Canada. C'est le prélude à un bel été marqué par deux nouvelles victoires et deux secondes places et surtout par un duel franco-français avec Alain Prost pour la quête du titre mondial.
Une belle chevauchée favorisée par l'entrée en lice de la 126 C3. Quatre châssis participent au Championnat du monde à partir de juillet 1983 : #066, #067, #068 (celui de la vente) et #069. Plus légère avec sa coque carbone/kevlar, plus puissante (600 ch), la monoplace conçue sous la direction de l'ingénieur britannique Harvey Postlethwaite est immédiatement dans le coup. Et le prouve en frappant fort dès son arrivée sur la piste de Silverstone, théâtre du Grand prix de Grande Bretagne ce 16 juillet 1983. Mais si les deux voitures rouges monopolisent la première ligne sur la grille de départ (Arnoux en pole), elles ne peuvent se contenter que de places d'honneur à l'issue de la course à cause de ses pneus Goodyear, qui se dégradent au fil des tours sur des tracés rapides et sous de fortes températures. Ce sera le problème récurant de la C3. Sous une "météo plus clémente", la 126 C3 #066 va signer sa première victoire au Grand Prix d'Allemagne avec un René Arnoux intouchable, qui s'adjuge en prime le record du tour. Une semaine plus tard, en Autriche, Ferrari aligne une nouvelle coque, la 068, pour René Arnoux devenu bien davantage qu'un simple outsider au Championnat. Elle finit dans les échappements de la Renault de Prost à la 2e place du Grand prix d'Autriche et devant Nelson Piquet, dont le moteur BMW de la Brabham semble retrouver un tonus inavoué (…) au fil de la saison.
Selon le livre " Ferrari, les monoplaces de Grand Prix " de Alan Henry, la #068 n'a participé qu'à ce Grand Prix, où elle termine donc à la seconde place.
Quinze jours plus tard au Grand Prix des Pays-Bas, si Patrick Tambay se hisse sur la première ligne de départ en signant le second meilleur temps aux essais, tout va mal pour Arnoux, qui devra partir au milieu du peloton avec un 10e chrono peu convaincant. Etat de grâce sans doute, mais aussi circonstances d'une course dans laquelle Prost et Piquet s'accrochent et abandonnent, et voilà Arnoux vainqueur après une remontée imparable, qui lui vaut un nouveau record du tour.
Selon le célèbre et fiable 'Formula One Register' de Duncan Rabagliatti et Auto Hebdo de l'époque dont le minutieux journaliste relevait systématiquement les numéros de châssis, c'est le châssis #068 avec lequel Arnoux signe la victoire au Grand Prix des Pays-Bas.
Ce serait l'unique victoire de la Ferrari 126 C3 #068, qui selon les sources se cantonnera ensuite au rôle de voiture de réserve pour la fin de saison, mais ce sera aussi le dernier succès d'une 126 C3.

A l'exception du Grand Prix d'Italie, où les voitures rouges jouent encore les premiers rôles sur leurs terres (Arnoux arrive 2eme et Tambay 4eme), elles seront pratiquement invisibles lors des deux dernières épreuves de l'année. En proie à d'insolubles problèmes d'adhérence aggravés par des soucis de freins, on pourra même parler de naufrage à Brands Hatch, lors du Grand Prix d'Europe.

Cependant, à la veille du Grand Prix d'Afrique du Sud, le dernier de la saison, tout reste possible "avec quelques si" pour René Arnoux.
Au classement provisoire du Championnat, il possède encore deux points d'avance sur Piquet et huit de retard sur Prost, mais dès le début de course, les derniers espoirs partent en fumée : moteur cassé dès le 9e tour. Tambay, auteur de la pole position ne sera pas plus heureux, de même qu'Alain Prost, et, Nelson Piquet, grâce à un moteur sur vitaminé suscitant bien des suspicions, sera couronné à l'issue de la course. Le total des points engrangés par René Arnoux médaille de bronze et Patrick Tambay quatrième permet toutefois à Ferrari de s'imposer nettement au Championnat du monde des constructeurs de F1. La 126 C3 n'aura chanté qu'un seul été pour accompagner ce qui aurait pu être le sacre d'un premier Champion du Monde français… A défaut, elle peut se targuer d'une gloire éphémère, que bien de ses rivales peuvent lui envier.

L'heure de la retraite a déjà sonné pour les 126 C3, remplacées dès le début de saison 1984 par la nouvelle C4. La Ferrari 126C3 châssis 068, quant à elle, prendra le chemin de la France et plus précisément celui des Etablissements Charles Pozzi à Levallois-Perret, l'importateur historique français de la marque. Au milieu des autres fleurons de Ferrari France, réunis notamment par le dynamique directeur et collectionneur Daniel Marin, #068 fera parfois entendre le rugissement de son V6 Turbo, sans jamais toutefois reprendre la piste, elle y restera jusqu'en janvier 2001. Elle est alors vendue à Michel Hommel, formidable enthousiaste et collectionneur très sélectif qui, pour la petite histoire, se voit remettre un certificat de cession établi par Ferrari France semblable à celui d'une… voiture de route.
Exposée dans son fabuleux musée de Lohéac en Bretagne, et précautionneusement conservée dans son incroyable configuration originale, elle s'est fait admirer des centaines de milliers visiteurs jusqu'à ce jour.

Cette Ferrari Formule 1 126C3 #068 présente un intérêt historique majeur, en ayant marqué des points dans la course au titre mondial de la Scuderia Ferrari. Elle est la représentante glorieuse de cet Age d'Or de la catégorie reine du sport automobile.
Il est impossible aujourd'hui de trouver une Formule 1 Ferrari dans un tel état de conservation et d'originalité, passant directement des mains de Ferrari au Musée Automobile de Michel Hommel à Lohéac en 2001.

La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.



Competition car
Unregistered
Chassis #068

- The first Formula 1 Ferrari with a carbon fibre shell
- Highly original, transparent history
- Points scored in the constructors' world championship title
- In the Manoir de l'Automobile collection since 2001
- 2nd GP Austria 1983, driven by René Arnoux - World Champion

The 1982 season had been marked not only by the tragic death of Gilles Villeneuve but also by the serious accident of Didier Pironi during testing for the German Grand Prix. At the time Pironi was in the running for the world title and victory in the F1 Constructors World Championship was not a simple consolation for Ferrari who appeared to gain more determination and ambition from these dramatic incidents.
Like McLaren, who were set to redefine F1 with their MP4 and its carbon fibre shell, Ferrari also decided to embrace this new technology with the brand new 126 C3. Unfortunately, they had quite a wait. Building a factory for construction of the carbon shell took longer than expected and the C3 made its first appearance in July 1983 at the British Grand Prix.

In the meantime, the 126 C2B, a modified version of the 126 C2, did more than act as an interim. Still a little too heavy, but equipped with a more reliable V6 Turbo engine that was 20bhp more powerful (580bhp), it made an impact at the start of the season in the hands of Patrick Tambay, when he won the Saint Marino Grand Prix. René Arnoux, the new recruit at Ferrari, took a little longer to find his form, although he managed two pole positions and two podium finishes early on. The driver from Grenoble, who had spent most of his F1 career driving on radial Michelin tyres, took a while to adapt to the classic Goodyear tyres. He had mastered it by June, however, qualifying on pole in Detroit, then winning from pole position the following week in the Canadian Grand Prix. This was a prelude to a great summer, featuring two wins, two second places and an all-French battle with Alain Prost for the World title.

The driving was amazing, and the arrival of the 126 C3 was an added bonus. Four chassis took part in the World Championship from July 1983: #066, #067, #068 (the car in the sale) and #069. With its lighter carbon/kevlar shell, the single-seater, designed by British engineer Harvey Postlethwaite, was also more powerful (600bhp), and was immediately on the pace. Proof of this came on its debut at Silverstone, the scene of the British Grand Prix on 16 July 1983. The two red cars claimed the front row of the grid, with Arnoux on pole. Unfortunately, however, they gave up one or two places in the race, as the Goodyear tyres suffered with the fast times and high temperatures. This would prove to be a recurring theme for the C3. In " clement conditions " the car won the German Grand Prix. René Arnoux proved to be untouchable, setting a new lap record. A week later, in Austria, Ferrari brought out one of their other cars for Arnoux, chassis 068, who was no longer just an outsider in the Championship. He finished second, just behind the Renault of Prost and in front of Nelson Piquet whose BMW engine in the Brabham seemed to regain form inexplicably (…) towards the end of the season.
According to the book " Ferrari, the Grand Prix Cars " by Alan Henry, chassis #068 only participated in this Grand Prix where it finished in second place.
Two weeks later at the Dutch Grand Prix, Patrick Tambay put himself on the front row with the second quickest time in qualifying. Things didn't go so well for Arnoux, however, and he had to start from the middle of the pack, qualifying in a less convincing 10th position.
The race was a different matter, with an accident putting Prost and Piquet out of the running, allowing Arnoux to storm through to victory after an amazing comeback that included a new lap record. According to the renowned and reliable 'Formula One Register' of Duncan Rabagliatti and the Auto Hebdo of the day, whose diligent journalist systematically listed the chassis numbers, it was in chassis #068 that Arnoux achieved victory in the Dutch Grand Prix.
This would be the only win for the Ferrari 126 C3 068, which according to various sources was then confined to its role as reserve car for the rest of the season. It would also be the last victory for a 126 C3. With the exception of the Italian Grand Prix, where the Ferrari had leading roles at their home circuit (Arnoux finished 2nd and Tambay 4th), they were practically invisible in the last rounds of the year. Hampered by unresolvable problems with grip aggravated by concerns about the brakes, some would go so far as to describe the performance as disastrous at the European Grand Prix at Brands Hatch.

However, on the eve of the South African Grand Prix, the last race of the season, everything was still possible (with a few 'ifs' thrown in) for Arnoux. In the provisional classification of the Championship, he remained two points ahead of Piquet and eight behind Prost. Early in the race, however, all hope of winning disappeared when the engine failed on the 9th lap. Neither Tambay, having started on pole, nor Alain Prost were much happier, as Nelson Piquet, his engine 'on vitamins' already causing suspicion, was crowned champion at the end of the race. The final tally of points put René Arnoux in third position and Tambay fourth, ensuring Ferrari dominated the F1 Constructors World Championship. The 126 C3 was only able to sing for one summer, and in the words of the song " il suffisait de presque rien… " (it amounted to almost nothing), coming so close to being the first French world champion…. At the very least, the car could boast an ephemeral glory envied by many of its rivals.

Time was up for the 126 C3 after that, replaced at the start of the 1984 season by the new C4. And so chassis 068 headed to France, and more specifically, to Charles Pozzi in Levallois-Perret, the historic French importer for the marque. It sat amongst other flagship examples of Ferrari France, assembled by the dynamic Daniel Marin, and occasionally the sound of its V6 Turbo engine would be heard, without ever taking to the track again.. The car stayed there until January 2001, when it sold to Michel Hommell (publisher of Echappement, Auto Hebdo and others, a formidable enthusiast and highly discerning collector). For the record, he obtained a transfer certificate from Ferrari France similar to that of…a road car.
Displayed in his fabulous museum in Loheac, Brittany, the car looks incredible in its carefully preserved original configuration. It has fulfilled its task impeccably : to be admired by thousands of visitors to this day …

This Ferrari Formula 1 126C3 #068 is of major historical interest, having scored points in Ferrari's race for the World Title. It is a glorious representative of this Golden Age in Motorsport's highest class of racing.
It is impossible today to find a Formula 1 Ferrari in such a well conserved and original condition, that has passed directly from Ferrari in 2001 to Michel Hommel's Automobile Museum in Lohéac.

Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the motorcars department at least 48 hours before the sale.



Photos © Rémi Dargegen

Estimation 600 000 - 1 000 000 €

Lot 98

1983 Ferrari 126 C3-068 Formule 1

Estimation 600 000 - 1 000 000 € [$]

1983 Ferrari 126 C3-068 Formule 1
Voiture de compétition
Sans titre de circualtion
Châssis n°068

- La première Formule 1 Ferrari à coque en fibre de Carbone
- Incroyablement d'origine, historique limpide
- A participé à la conquête du titre de Champion du Monde des Constructeurs
- Dans la Collection du Manoir de l'Automobile depuis 2001
- 2ème au GP d'Autriche 1983, pilotée par René Arnoux - Championne du monde


Après une saison 1982 marquée par la tragique disparition de Gilles Villeneuve et par le grave accident de Didier Pironi aux essais du Grand Prix d'Allemagne, alors qu'il pouvait légitimement revendiquer la couronne mondiale, la victoire au Championnat du Monde des Constructeurs de Formule 1 ne constituait pas une simple consolation pour Ferrari dont les drames semblaient chaque fois renforcer un peu plus la détermination et les ambitions. A l'instar de McLaren, en passe de bouleverser le paysage de la F1 avec sa MP4 dotée d'une coque entièrement en fibre de carbone, Ferrari décide de franchir le pas avec une inédite 126 C3 faisant, elle aussi, appel à cette technologie. Malheureusement, cette dernière se fera longtemps attendre. La construction d'une nouvelle unité de l'usine destinée à la réalisation de la coque carbone prendra plus de temps que prévu et la C3 n'apparaîtra qu'au mois de juillet 1983 à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne.
En attendant, la 126 C2, modifiée en 126 C2B, fera mieux que d'assurer un simple intérim. Toujours un peu trop lourde, mais équipée d'un V6 Turbo plutôt fiable et plus puissant de 20 ch. (580 ch), elle s'illustre en début de saison avec Patrick Tambay, qui s'impose au Grand Prix de Saint-Marin. René Arnoux, la nouvelle recrue de la Scuderia est plus long à trouver le bon rythme, même s'il peut se flatter de deux podiums et de deux pole positions. Le Grenoblois, qui a fait alors l'essentiel de sa carrière en F1 avec des monoplaces chaussées de pneus Michelin à carcasse radiale éprouve des difficultés à s'adapter aux gommes Goodyear classiques, mais à partir du mois de juin l'apprentissage est terminé. Après une nouvelle pole position à Detroit, Arnoux triomphe au Canada. C'est le prélude à un bel été marqué par deux nouvelles victoires et deux secondes places et surtout par un duel franco-français avec Alain Prost pour la quête du titre mondial.
Une belle chevauchée favorisée par l'entrée en lice de la 126 C3. Quatre châssis participent au Championnat du monde à partir de juillet 1983 : #066, #067, #068 (celui de la vente) et #069. Plus légère avec sa coque carbone/kevlar, plus puissante (600 ch), la monoplace conçue sous la direction de l'ingénieur britannique Harvey Postlethwaite est immédiatement dans le coup. Et le prouve en frappant fort dès son arrivée sur la piste de Silverstone, théâtre du Grand prix de Grande Bretagne ce 16 juillet 1983. Mais si les deux voitures rouges monopolisent la première ligne sur la grille de départ (Arnoux en pole), elles ne peuvent se contenter que de places d'honneur à l'issue de la course à cause de ses pneus Goodyear, qui se dégradent au fil des tours sur des tracés rapides et sous de fortes températures. Ce sera le problème récurant de la C3. Sous une "météo plus clémente", la 126 C3 #066 va signer sa première victoire au Grand Prix d'Allemagne avec un René Arnoux intouchable, qui s'adjuge en prime le record du tour. Une semaine plus tard, en Autriche, Ferrari aligne une nouvelle coque, la 068, pour René Arnoux devenu bien davantage qu'un simple outsider au Championnat. Elle finit dans les échappements de la Renault de Prost à la 2e place du Grand prix d'Autriche et devant Nelson Piquet, dont le moteur BMW de la Brabham semble retrouver un tonus inavoué (…) au fil de la saison.
Selon le livre " Ferrari, les monoplaces de Grand Prix " de Alan Henry, la #068 n'a participé qu'à ce Grand Prix, où elle termine donc à la seconde place.
Quinze jours plus tard au Grand Prix des Pays-Bas, si Patrick Tambay se hisse sur la première ligne de départ en signant le second meilleur temps aux essais, tout va mal pour Arnoux, qui devra partir au milieu du peloton avec un 10e chrono peu convaincant. Etat de grâce sans doute, mais aussi circonstances d'une course dans laquelle Prost et Piquet s'accrochent et abandonnent, et voilà Arnoux vainqueur après une remontée imparable, qui lui vaut un nouveau record du tour.
Selon le célèbre et fiable 'Formula One Register' de Duncan Rabagliatti et Auto Hebdo de l'époque dont le minutieux journaliste relevait systématiquement les numéros de châssis, c'est le châssis #068 avec lequel Arnoux signe la victoire au Grand Prix des Pays-Bas.
Ce serait l'unique victoire de la Ferrari 126 C3 #068, qui selon les sources se cantonnera ensuite au rôle de voiture de réserve pour la fin de saison, mais ce sera aussi le dernier succès d'une 126 C3.

A l'exception du Grand Prix d'Italie, où les voitures rouges jouent encore les premiers rôles sur leurs terres (Arnoux arrive 2eme et Tambay 4eme), elles seront pratiquement invisibles lors des deux dernières épreuves de l'année. En proie à d'insolubles problèmes d'adhérence aggravés par des soucis de freins, on pourra même parler de naufrage à Brands Hatch, lors du Grand Prix d'Europe.

Cependant, à la veille du Grand Prix d'Afrique du Sud, le dernier de la saison, tout reste possible "avec quelques si" pour René Arnoux.
Au classement provisoire du Championnat, il possède encore deux points d'avance sur Piquet et huit de retard sur Prost, mais dès le début de course, les derniers espoirs partent en fumée : moteur cassé dès le 9e tour. Tambay, auteur de la pole position ne sera pas plus heureux, de même qu'Alain Prost, et, Nelson Piquet, grâce à un moteur sur vitaminé suscitant bien des suspicions, sera couronné à l'issue de la course. Le total des points engrangés par René Arnoux médaille de bronze et Patrick Tambay quatrième permet toutefois à Ferrari de s'imposer nettement au Championnat du monde des constructeurs de F1. La 126 C3 n'aura chanté qu'un seul été pour accompagner ce qui aurait pu être le sacre d'un premier Champion du Monde français… A défaut, elle peut se targuer d'une gloire éphémère, que bien de ses rivales peuvent lui envier.

L'heure de la retraite a déjà sonné pour les 126 C3, remplacées dès le début de saison 1984 par la nouvelle C4. La Ferrari 126C3 châssis 068, quant à elle, prendra le chemin de la France et plus précisément celui des Etablissements Charles Pozzi à Levallois-Perret, l'importateur historique français de la marque. Au milieu des autres fleurons de Ferrari France, réunis notamment par le dynamique directeur et collectionneur Daniel Marin, #068 fera parfois entendre le rugissement de son V6 Turbo, sans jamais toutefois reprendre la piste, elle y restera jusqu'en janvier 2001. Elle est alors vendue à Michel Hommel, formidable enthousiaste et collectionneur très sélectif qui, pour la petite histoire, se voit remettre un certificat de cession établi par Ferrari France semblable à celui d'une… voiture de route.
Exposée dans son fabuleux musée de Lohéac en Bretagne, et précautionneusement conservée dans son incroyable configuration originale, elle s'est fait admirer des centaines de milliers visiteurs jusqu'à ce jour.

Cette Ferrari Formule 1 126C3 #068 présente un intérêt historique majeur, en ayant marqué des points dans la course au titre mondial de la Scuderia Ferrari. Elle est la représentante glorieuse de cet Age d'Or de la catégorie reine du sport automobile.
Il est impossible aujourd'hui de trouver une Formule 1 Ferrari dans un tel état de conservation et d'originalité, passant directement des mains de Ferrari au Musée Automobile de Michel Hommel à Lohéac en 2001.

La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.



Competition car
Unregistered
Chassis #068

- The first Formula 1 Ferrari with a carbon fibre shell
- Highly original, transparent history
- Points scored in the constructors' world championship title
- In the Manoir de l'Automobile collection since 2001
- 2nd GP Austria 1983, driven by René Arnoux - World Champion

The 1982 season had been marked not only by the tragic death of Gilles Villeneuve but also by the serious accident of Didier Pironi during testing for the German Grand Prix. At the time Pironi was in the running for the world title and victory in the F1 Constructors World Championship was not a simple consolation for Ferrari who appeared to gain more determination and ambition from these dramatic incidents.
Like McLaren, who were set to redefine F1 with their MP4 and its carbon fibre shell, Ferrari also decided to embrace this new technology with the brand new 126 C3. Unfortunately, they had quite a wait. Building a factory for construction of the carbon shell took longer than expected and the C3 made its first appearance in July 1983 at the British Grand Prix.

In the meantime, the 126 C2B, a modified version of the 126 C2, did more than act as an interim. Still a little too heavy, but equipped with a more reliable V6 Turbo engine that was 20bhp more powerful (580bhp), it made an impact at the start of the season in the hands of Patrick Tambay, when he won the Saint Marino Grand Prix. René Arnoux, the new recruit at Ferrari, took a little longer to find his form, although he managed two pole positions and two podium finishes early on. The driver from Grenoble, who had spent most of his F1 career driving on radial Michelin tyres, took a while to adapt to the classic Goodyear tyres. He had mastered it by June, however, qualifying on pole in Detroit, then winning from pole position the following week in the Canadian Grand Prix. This was a prelude to a great summer, featuring two wins, two second places and an all-French battle with Alain Prost for the World title.

The driving was amazing, and the arrival of the 126 C3 was an added bonus. Four chassis took part in the World Championship from July 1983: #066, #067, #068 (the car in the sale) and #069. With its lighter carbon/kevlar shell, the single-seater, designed by British engineer Harvey Postlethwaite, was also more powerful (600bhp), and was immediately on the pace. Proof of this came on its debut at Silverstone, the scene of the British Grand Prix on 16 July 1983. The two red cars claimed the front row of the grid, with Arnoux on pole. Unfortunately, however, they gave up one or two places in the race, as the Goodyear tyres suffered with the fast times and high temperatures. This would prove to be a recurring theme for the C3. In " clement conditions " the car won the German Grand Prix. René Arnoux proved to be untouchable, setting a new lap record. A week later, in Austria, Ferrari brought out one of their other cars for Arnoux, chassis 068, who was no longer just an outsider in the Championship. He finished second, just behind the Renault of Prost and in front of Nelson Piquet whose BMW engine in the Brabham seemed to regain form inexplicably (…) towards the end of the season.
According to the book " Ferrari, the Grand Prix Cars " by Alan Henry, chassis #068 only participated in this Grand Prix where it finished in second place.
Two weeks later at the Dutch Grand Prix, Patrick Tambay put himself on the front row with the second quickest time in qualifying. Things didn't go so well for Arnoux, however, and he had to start from the middle of the pack, qualifying in a less convincing 10th position.
The race was a different matter, with an accident putting Prost and Piquet out of the running, allowing Arnoux to storm through to victory after an amazing comeback that included a new lap record. According to the renowned and reliable 'Formula One Register' of Duncan Rabagliatti and the Auto Hebdo of the day, whose diligent journalist systematically listed the chassis numbers, it was in chassis #068 that Arnoux achieved victory in the Dutch Grand Prix.
This would be the only win for the Ferrari 126 C3 068, which according to various sources was then confined to its role as reserve car for the rest of the season. It would also be the last victory for a 126 C3. With the exception of the Italian Grand Prix, where the Ferrari had leading roles at their home circuit (Arnoux finished 2nd and Tambay 4th), they were practically invisible in the last rounds of the year. Hampered by unresolvable problems with grip aggravated by concerns about the brakes, some would go so far as to describe the performance as disastrous at the European Grand Prix at Brands Hatch.

However, on the eve of the South African Grand Prix, the last race of the season, everything was still possible (with a few 'ifs' thrown in) for Arnoux. In the provisional classification of the Championship, he remained two points ahead of Piquet and eight behind Prost. Early in the race, however, all hope of winning disappeared when the engine failed on the 9th lap. Neither Tambay, having started on pole, nor Alain Prost were much happier, as Nelson Piquet, his engine 'on vitamins' already causing suspicion, was crowned champion at the end of the race. The final tally of points put René Arnoux in third position and Tambay fourth, ensuring Ferrari dominated the F1 Constructors World Championship. The 126 C3 was only able to sing for one summer, and in the words of the song " il suffisait de presque rien… " (it amounted to almost nothing), coming so close to being the first French world champion…. At the very least, the car could boast an ephemeral glory envied by many of its rivals.

Time was up for the 126 C3 after that, replaced at the start of the 1984 season by the new C4. And so chassis 068 headed to France, and more specifically, to Charles Pozzi in Levallois-Perret, the historic French importer for the marque. It sat amongst other flagship examples of Ferrari France, assembled by the dynamic Daniel Marin, and occasionally the sound of its V6 Turbo engine would be heard, without ever taking to the track again.. The car stayed there until January 2001, when it sold to Michel Hommell (publisher of Echappement, Auto Hebdo and others, a formidable enthusiast and highly discerning collector). For the record, he obtained a transfer certificate from Ferrari France similar to that of…a road car.
Displayed in his fabulous museum in Loheac, Brittany, the car looks incredible in its carefully preserved original configuration. It has fulfilled its task impeccably : to be admired by thousands of visitors to this day …

This Ferrari Formula 1 126C3 #068 is of major historical interest, having scored points in Ferrari's race for the World Title. It is a glorious representative of this Golden Age in Motorsport's highest class of racing.
It is impossible today to find a Formula 1 Ferrari in such a well conserved and original condition, that has passed directly from Ferrari in 2001 to Michel Hommel's Automobile Museum in Lohéac.

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Photos © Rémi Dargegen

Estimation 600 000 - 1 000 000 €

Détails de la vente

Vente : 3980
Lieu : Salon Rétromobile, Paris
Date : 07 févr. 2020 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

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Rétromobile 2020