Vente Rétromobile 2020 - 07 février 2020 /Lot 106 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP

  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
  • 1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
Sans titre de circulation
Châssis n° M378/001

- 10 participations aux 24H du Mans - Record absolu de participations dans l'histoire des 24H
- 2e aux 24H du Mans en 1981, 3e en 1980 et 5e en 1979
- 19 courses entre 1978 et 1988 incluant Monza, Spa, Brands Hatch et Hockenheim
- Voiture majeure de l'histoire de l'Endurance

Quiconque s'intéresse au sport automobile a entendu parler de Jean Rondeau. Né au Mans, c'est le seul pilote/constructeur qui a réussi à remporter les 24 Heures du Mans au volant d'une voiture de sa propre fabrication. C'était en 1980 mais, comme on peut s'en douter, l'aventure avait commencé bien avant.

Passionné de sport automobile, Jean Rondeau prend part à la course mancelle en 1972 (Chevron B21), 1974 (Porsche 908/2) et 1975 (Mazda) avant de lancer le projet de fabriquer sa propre automobile, pour les 24 Heures. Son idée séduit Charles James, patron d'Inaltera (entreprise de fabrication de papier peint) qui lui accorde un budget suffisamment généreux pour que les voitures portent le nom du fabriquant.
Fort de son expérience et de l'appui d'ingénieurs expérimentés comme Gérard Welter (ex-Peugeot) et Robert Choulet (ex-Matra), Jean Rondeau donne naissance à une machine simple, robuste et efficace, équipée du moteur V8 Cosworth 3 litres et qui répond aux spécifications GTP (Grand Tourisme Prototype). Deux exemplaires voient le jour et, pour les 24 Heures du Mans 1976, la toute jeune équipe est placée sous la responsabilité d'un autre pilote expérimenté, Vic Elford. Les deux Inaltera réalisent l'exploit de terminer la course en bonne place : Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo sont huitièmes, avec une victoire en catégorie GTP, alors que Jean Rondeau et Jean-Pierre Jaussaud arrivent 21èmes au classement général, et troisièmes en GTP. L'année suivante, en 1977, les résultats sont encore meilleurs : Rondeau et Ragnotti terminent quatrièmes et vainqueurs en GTP, les deux autres Inaltéra se classant onzième et treizième.

Malheureusement, Charles James quitte Inaltera, dont les responsables retirent leur sponsoring et récupèrent les trois voitures. Après une période de flottement, Jean Rondeau retrouve quelques sponsors et le soutien inattendu de Marjorie Brosse, épouse du préfet de la Sarthe, qui se démène pour l'aider. Ainsi, sur un petit budget et en l'espace de quatre mois, Jean Rondeau réalise la première "vraie" Rondeau qui, en toute logique, est une évolution des Inaltéra : elle est dotée d'une structure tubulaire plus évoluée et du V8 Cosworth DFV 3 litres dans sa version "endurance" 410 ch, la voiture pesant 816 kg. Dénommée M378 (le "M" est là en reconnaissance à l'aide de Marjorie Brosse), la voiture est prête pour Le Mans 1978 et, avec Jacky Haran et Bernard Darniche, elle répond aux espérances en se classant neuvième, avec victoire en GTP. C'est la voiture que nous proposons ici, la Rondeau n°001. Sans le savoir encore, elle vient d'écrire la première ligne d'un palmarès qui va s'enrichir de manière stupéfiante, avec un total de 10 participations aux 24 Heures du Mans. Un record qui n'a jamais été égalé.
Ce premier succès contribue à faire revenir progressivement les soutiens financiers et, en 1979, deux M379 (Groupe 6) sont construites, la M378/001 étant modifiée en M379 pour bénéficier de ses améliorations. Les deux premières, entre les mains de Darniche/Ragnotti et Beltoise/Pescarolo, terminent cinquième et dixième respectivement, avec victoire en Gr. 6, mais celle de Rondeau et Haran (la n°001) abandonne suite à un accident provoqué par l'aquaplaning, les conditions météo de cette édition ayant été particulièrement mauvaises.
En 1980, les deux versions Groupe 6 reprennent du service, sous l'appellation M379 B, l'ancienne M378 restant en GTP, confiée à Gordon Spice et les frères Martin, Jean-Michel et Philippe. Ce sont eux qui apportent le sponsor "Belga" dont la livrée rouge et blanc orne la voiture. Pour Rondeau, cette édition est un triomphe : en plus de sa propre victoire avec son coéquipier Jean-Pierre Jaussaud, la voiture de Spice et des frères Martin se classe troisième et première en GTP.
L'écurie Rondeau prend de l'ampleur et, en 1981, ce sont cinq voitures qui prennent le départ. Malgré trois abandons, la fidèle n°001 aux couleurs du magazine L'Automobile est à l'arrivée, entre les mains de Philippe Streiff, Jean-Louis Schlesser et Jacky Haran. Montant sur la deuxième marche du podium et première en GTP, c'est la mieux placée des Rondeau. Ce sera d'ailleurs son meilleur résultat.
Fidèle au poste, on la retrouve l'année suivante, en 1982, à côté de quatre nouvelles Rondeau M382. Bien qu'elle n'arrive "que" dixième, la n°001 est à nouveau la meilleure des Rondeau car les nouvelles versions souffrent des défauts et vibrations du moteur Cosworth DFL : trois sont contraintes à l'abandon et la quatrième se classe quinzième. Une autre déception attend Jean Rondeau : alors qu'il pense avoir remporté le Championnat du monde des marques, la FIA accepte de prendre en compte une victoire Porsche privée et accorde le titre à la marque allemande.

D'ailleurs, le sport automobile évolue et le Groupe C domine maintenant les courses d'endurance. Pour l'édition 1983, alors que les nouvelles Rondeau M482 défendent comme elles peuvent la marque mancelle, la n°001 reprend du service entre les mains de Vic Elford, Anny-Charlotte Verney et Joël Gouhier. Mais pour cette dernière course engagée au nom de l'écurie Rondeau, elle abandonne à la dixième heure sur casse moteur. Une seule Rondeau franchit la ligne d'arrivée, à la 19ème place.

Déçu, Jean Rondeau choisit de tourner la page et de mettre un terme à son activité de constructeur. La n°001 est vendue à Jean-Philippe Grand qui, à la surprise de tous, revient au Mans en 1984, sous les couleurs des cigarettes Barclay : il décroche la onzième place et la deuxième du Groupe C2. De son côté, Jean Rondeau en profite pour redevenir "simple" pilote et, au volant d'une Porsche 956, signe une belle deuxième place : la passion ne l'a pas quitté ! Au cours de la même saison, Jean-Philippe Grand participe aussi aux 1000 Km de Monza (abandon) et aux 1000 Km de Spa, où il termine dixième.
En 1985, la Rondeau n°001 est vendue à Noël del Bello qui s'aligne à nouveau au Mans sous les couleurs Blanchet-Locatop mais abandonne à la sixième heure. Mais pour les proches de l'équipe Rondeau, l'année 1985 est à marquer d'une pierre noire : Jean Rondeau, à nouveau des projets plein la tête, connaît un accident fatal quand sa voiture est renversée par un train, sur un passage à niveau près du Mans.
Cela n'empêche pas la Rondeau n°001, en vibrant hommage à son constructeur, de poursuivre sa course : Noël del Bello prend à nouveau le départ des 24 Heures en 1986, avec plus de chance que l'année précédente car la voiture rallie l'arrivée en 17ème position, avec Bruno Sotty et Lucien Rossiaud.
Vendue à Alain Lombardi, la n°001 prend en 1987 une année sabbatique avant un dernier baroud d'honneur en 1988, au milieu des surpuissantes Groupe C. Avec Lombardi et Sotty, et cette fois sous la livrée des montres "Boom Boom", elle termine la course mais ne sera pas classée car la distance parcourue est insuffisante ; elle a été retardée par des problèmes de porte. C'est sa dixième et dernière participation à la célèbre course d'endurance.

Par la suite, elle passe entre les mains de quelques amateurs de sport automobile, à commencer par Kerry Morse en 1988, aux États-Unis, qui la peint aux couleurs de la victorieuse du Mans 1980 (provoquant une certaine confusion), puis l'engage en 1998 aux courses historiques de Monterey. En 1999, elle est vendue à Chris Renwick, de Symbolic MotorCars de San Diego, qui la cède à David Scalfe. Celui-ci la fait restaurer complètement avant de la céder en 2010 à Chris Cox, collectionneur de machines de compétition.
En 2012, cette même voiture est vendue aux enchères à Monaco. Elle est alors dans sa livrée Belga de 1980, celle qui correspond à la troisième place de Gordon Spice et des frères Jean-Michel et Philippe Martin, avec victoire en GTP. C'est aussi l'année de la victoire de Jean Rondeau. Elle est acquise par l'actuel propriétaire, grand collectionneur et pilote, qui la fera entièrement restaurer à grands frais avec nouvelle réfection intégrale du moteur l'année passée. Son dernier crack test date du début 2019. Il refabriquera également de nombreuses pièces qui seront livrées avec la voiture telles que de nombreuses jantes, des capots et des pièces mécaniques diverses.

Ainsi, cette voiture présente un palmarès exceptionnel, avec dix participations aux 24 Heures du Mans, plusieurs victoires de catégorie, deux places sur le podium et seulement trois abandons. De plus, elle est symbolique de la réussite d'un individu passionné, natif du Mans et qui a mis dans ce projet l'extraordinaire énergie qui lui a permis de battre les équipes usine. En cela, elle ne connaît pas d'équivalent et ne risque pas d'en connaître avant longtemps.
Accompagnée d'un volumineux dossier, elle est prête à courir et éligible aux évènements historiques les plus prestigieux et, si elle se présente à nouveau au Mans Classic, elle ne manquera pas de provoquer l'admiration et l'émotion des passionnés devant sa vaillance, sa longévité et sa forte signification historique.

La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.



Unregistered
Chassis n° M378/001

- Ten participations in Le Mans 24H, record number in Le Mans 24H history
- 2nd overall in 1981, 3rd overall in 1980 and 5th overall in 1979
- 19 races between 1978 and 1988 including Monza, Spa, Brands Hatch and Hockenheim
- Main historic car of the endurance racing history

Anyone with an interest in motorsport will have heard of Jean Rondeau. Born in Le Mans, he is the only driver/constructor to have won the Le Mans 24 Hours at the wheel of a car he has built himself. He did this in 1980 but, as you can imagine, the story started much earlier.

Passionate about motor racing, Jean Rondeau competed at Le Mans in 1972 (Chevron B21), 1974 (Porsche 908/2) and 1975 (Mazda) before deciding to build his own car for the 24 Hours. His idea came to the attention of Charles James, head of Inaltera (wallpaper manufacturer), who gave him a budget generous enough for the cars to bear the company name. Using his own experience at Le Mans, with the support of talented engineers such as Gérard Welter (ex-Peugeot) and Robert Choulet (ex-Matra), Jean Rondeau created a simple machine that was strong and efficient, equipped with a Cosworth 3-litre V8 engine compliant with GTP (Grand Tourisme Prototype) specification. Two cars were built, and for the 1976 Le Mans 24 Hours, the young team was managed by another experienced driver, Vic Elford. The two Inaltera machines finished the race in strong positions : Jean-Pierre Beltoise and Henri Pescarolo were eighth, winning the GTP class, while Jean Rondeau and Jean-Pierre Jaussaud finished 21st overall and third in GTP. The following year, in 1977, the results were even better : Rondeau and Ragnotti won GTP finishing fourth overall, and the two other Inaltera came home eleventh and thirteenth.

Unfortunately, Charles James then left Inaltera. The company withdrew their sponsorship and took back the three cars. After a period of uncertainty, Rondeau found new sponsors and the unexpected support of the Le Mans prefect's wife, Marjorie Brosse, who went out of her way to help him. And so, on a modest budget and in the space of just four months, Jean Rondeau built the first "true" Rondeau that, logically, was an evolution of the Inaltera cars: it had a more highly developed tubular structure and the 816 kg car was fitted with the 410 bhp "endurance" version of the Cosworth 3-litre V8 engine. Called the M378 (M in recognition of the help given by Marjorie Brosse), the car was ready in time for the 1978 Le Mans. Driven by Jacky Haran and Bernard Darniche, it more than lived up to expectations, finishing ninth overall and winning the GTP class. This is the car on offer in the sale, the Rondeau n°001. Without yet knowing it, the car had just written the first entry in a racing history that would become extraordinary. There would be a total of 10 participations in the Le Mans 24 Hours - a record that has never been beaten.
This first success helped attract financial backing and in 1979, two new M379 cars (Group 6) were built and the M378/001 was updated to benefit from the improvements made. The two new cars, in the hands of Darniche/Ragnotti and Beltoise/Pescarolo finished fifth and tenth respectively, with victory in Group 6, but the car driven by Rondeau and Haran (the n°001) retired following an accident caused by aquaplaning in particularly bad weather conditions.
In 1980, the two Group 6 versions returned to service, now carrying the name M379B, and the older M378 remained in GTP, entrusted to Gordon Spice and the Martin brothers, Jean-Michel and Philippe. This team came with the " Belga " sponsor, and the car was given its red and white livery. That year was a triumph for Rondeau. Not only did he win the 24 Hours outright, with his team-mate Jean-Pierre Jaussaud, but the car driven by Spice and the Martin brothers also finished third and won the GTP class.
The Rondeau team continued to grow and in 1981 five cars lined up for the start. Three of these retired, but the faithful n°001, now in the colours of the magazine L'Automobile, crossed the finish line in the hands of Philippe Streiff, Jean-Louis Schlesser and Jacky Haran. Finishing second overall and winning the GTP class, n°001 was the best placed Rondeau. It would also prove to be the car's best result.
Up to the task again the following year, we find our car lining up in 1982 alongside four new Rondeau M382s. Despite " only " finishing tenth, n°001 was once again the best placed Rondeau as the new cars suffered from faults, including a vibration in the Cosworth DFL engine. Three cars were forced to retire and the fourth finished fifteenth. Another disappointment lay in store for Rondeau. He thought he had won the World Championship of Makes, but the FIA decided to include a private Porsche victory in the results and gave the title to the German marque.

Motor racing continued to evolve and Group C was now dominating endurance racing. For the 1983 race, the new Rondeau M482s defended the Le Mans marque as best they could, and n°001 also resumed service, driven this year by Vic Elford, Anny-Charlotte Verney and Joël Gouhier. But for this last race entered by the Rondeau team, our car retired in the tenth hour with engine failure. A lone Rondeau crossed the finish line, in 19th position.

Disappointed, Jean Rondeau decided to call it quits and wind up his activity as a constructor. The n°001 car sold to Jean-Philippe Grand who, to everyone's surprise, returned to Le Mans in 1984, in the livery of the cigarette brand Barclay. He came home in eleventh place and finished second in Group C2. Jean Rondeau took the opportunity that year of being " just " a driver, and amazingly crossed the line in second place, driving a Porsche 956 - he hadn't lost the passion! During the same season Jean-Philippe Grand also took part in the Monza 1000 KM (retired) and the Spa 1000 km where he finished tenth.
In 1985, Rondeau n°001 sold to Noël del Bello who entered the car for Le Mans in Blanchet-Locatop colours, but it retired in the sixth hour. However, 1985 was a bad year for a different reason for those close to Jean Rondeau. Full of ideas for new projects, Rondeau was killed in an accident when his car was overturned by a train on a level crossing near Le Mans.
This didn't prevent Rondeau n°001 from paying tribute to its constructor by continuing its own journey: Noël del Bello lined up for the start of the 24 Hours in 1986, with more luck on his side than the previous year. He finished 17th, driving with Bruno Sotty and Lucien Rossiaud. The car then sold to Alain Lombardi and took a sabbatical in 1987 before a final attempt at glory in 1988, in the midst of ultra-powerful Group C machines. With Lombardi and Sotty at the wheel, this time in the " Boom Boom " watches livery, it crossed the finish line but without covering enough distance to be classified, following problems with the door. This was the car's tenth participation in the celebrated endurance race.

After that, Rondeau n°001 passed through the hands of a few motorsport enthusiasts, starting with the American Kerry Morse in 1988 who painted it in the colours of the 1980 Le Mans winner (causing some confusion), and then took part in the Monterey Historics. The car sold in 1999 to
Chris Renwick, of Symbolic MotorCars in San Diego, who sold it on to David Scalfe. The latter had the car fully restored before selling it in 2010 to Chris Cox, a collector of competition cars.
In 2012, n°001 sold at auction in Monaco, presented in its 1980 Belga livery, the year it finished third and won GTP driven by Gordon Spice and the brothers Jean-Michel and Philippe Martin, and also the year of Jean Rondeau's victory. It was bought by the current owner, a driver and important collector, who had the car completely restored at great expense. The engine was totally overhauled last year and the final crack test carried out at the start of 2019. Numerous parts are also being remanufactured and will be delivered with the car, including a number of wheels, bonnets and various mechanical parts.

This car has a remarkable race history, having taken part in the Le Mans 24 Hours ten times, winning several class victories, two podium finishes and with only three retirements. It symbolises the success of a passionate individual, from Le Mans, who invested all his energy into a project that enabled him to beat factory teams. There is not, and is not likely to be for a long time, any equivalent.

Accompanied by a large history file, this car is ready to race and is eligible for the most prestigious events. If it reappears at Le Mans for the Classic, it is certain to arouse the admiration and emotion of enthusiasts, representing valour, longevity and with huge historical significance.

Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the motorcars department at least 48 hours before the sale.

Photos © Dirk de Jager




Estimation 900 000 - 1 200 000 €

Lot 106

1978 Rondeau M378 Le Mans GTP

Estimation 900 000 - 1 200 000 € [$]

1978 Rondeau M378 Le Mans GTP
Sans titre de circulation
Châssis n° M378/001

- 10 participations aux 24H du Mans - Record absolu de participations dans l'histoire des 24H
- 2e aux 24H du Mans en 1981, 3e en 1980 et 5e en 1979
- 19 courses entre 1978 et 1988 incluant Monza, Spa, Brands Hatch et Hockenheim
- Voiture majeure de l'histoire de l'Endurance

Quiconque s'intéresse au sport automobile a entendu parler de Jean Rondeau. Né au Mans, c'est le seul pilote/constructeur qui a réussi à remporter les 24 Heures du Mans au volant d'une voiture de sa propre fabrication. C'était en 1980 mais, comme on peut s'en douter, l'aventure avait commencé bien avant.

Passionné de sport automobile, Jean Rondeau prend part à la course mancelle en 1972 (Chevron B21), 1974 (Porsche 908/2) et 1975 (Mazda) avant de lancer le projet de fabriquer sa propre automobile, pour les 24 Heures. Son idée séduit Charles James, patron d'Inaltera (entreprise de fabrication de papier peint) qui lui accorde un budget suffisamment généreux pour que les voitures portent le nom du fabriquant.
Fort de son expérience et de l'appui d'ingénieurs expérimentés comme Gérard Welter (ex-Peugeot) et Robert Choulet (ex-Matra), Jean Rondeau donne naissance à une machine simple, robuste et efficace, équipée du moteur V8 Cosworth 3 litres et qui répond aux spécifications GTP (Grand Tourisme Prototype). Deux exemplaires voient le jour et, pour les 24 Heures du Mans 1976, la toute jeune équipe est placée sous la responsabilité d'un autre pilote expérimenté, Vic Elford. Les deux Inaltera réalisent l'exploit de terminer la course en bonne place : Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo sont huitièmes, avec une victoire en catégorie GTP, alors que Jean Rondeau et Jean-Pierre Jaussaud arrivent 21èmes au classement général, et troisièmes en GTP. L'année suivante, en 1977, les résultats sont encore meilleurs : Rondeau et Ragnotti terminent quatrièmes et vainqueurs en GTP, les deux autres Inaltéra se classant onzième et treizième.

Malheureusement, Charles James quitte Inaltera, dont les responsables retirent leur sponsoring et récupèrent les trois voitures. Après une période de flottement, Jean Rondeau retrouve quelques sponsors et le soutien inattendu de Marjorie Brosse, épouse du préfet de la Sarthe, qui se démène pour l'aider. Ainsi, sur un petit budget et en l'espace de quatre mois, Jean Rondeau réalise la première "vraie" Rondeau qui, en toute logique, est une évolution des Inaltéra : elle est dotée d'une structure tubulaire plus évoluée et du V8 Cosworth DFV 3 litres dans sa version "endurance" 410 ch, la voiture pesant 816 kg. Dénommée M378 (le "M" est là en reconnaissance à l'aide de Marjorie Brosse), la voiture est prête pour Le Mans 1978 et, avec Jacky Haran et Bernard Darniche, elle répond aux espérances en se classant neuvième, avec victoire en GTP. C'est la voiture que nous proposons ici, la Rondeau n°001. Sans le savoir encore, elle vient d'écrire la première ligne d'un palmarès qui va s'enrichir de manière stupéfiante, avec un total de 10 participations aux 24 Heures du Mans. Un record qui n'a jamais été égalé.
Ce premier succès contribue à faire revenir progressivement les soutiens financiers et, en 1979, deux M379 (Groupe 6) sont construites, la M378/001 étant modifiée en M379 pour bénéficier de ses améliorations. Les deux premières, entre les mains de Darniche/Ragnotti et Beltoise/Pescarolo, terminent cinquième et dixième respectivement, avec victoire en Gr. 6, mais celle de Rondeau et Haran (la n°001) abandonne suite à un accident provoqué par l'aquaplaning, les conditions météo de cette édition ayant été particulièrement mauvaises.
En 1980, les deux versions Groupe 6 reprennent du service, sous l'appellation M379 B, l'ancienne M378 restant en GTP, confiée à Gordon Spice et les frères Martin, Jean-Michel et Philippe. Ce sont eux qui apportent le sponsor "Belga" dont la livrée rouge et blanc orne la voiture. Pour Rondeau, cette édition est un triomphe : en plus de sa propre victoire avec son coéquipier Jean-Pierre Jaussaud, la voiture de Spice et des frères Martin se classe troisième et première en GTP.
L'écurie Rondeau prend de l'ampleur et, en 1981, ce sont cinq voitures qui prennent le départ. Malgré trois abandons, la fidèle n°001 aux couleurs du magazine L'Automobile est à l'arrivée, entre les mains de Philippe Streiff, Jean-Louis Schlesser et Jacky Haran. Montant sur la deuxième marche du podium et première en GTP, c'est la mieux placée des Rondeau. Ce sera d'ailleurs son meilleur résultat.
Fidèle au poste, on la retrouve l'année suivante, en 1982, à côté de quatre nouvelles Rondeau M382. Bien qu'elle n'arrive "que" dixième, la n°001 est à nouveau la meilleure des Rondeau car les nouvelles versions souffrent des défauts et vibrations du moteur Cosworth DFL : trois sont contraintes à l'abandon et la quatrième se classe quinzième. Une autre déception attend Jean Rondeau : alors qu'il pense avoir remporté le Championnat du monde des marques, la FIA accepte de prendre en compte une victoire Porsche privée et accorde le titre à la marque allemande.

D'ailleurs, le sport automobile évolue et le Groupe C domine maintenant les courses d'endurance. Pour l'édition 1983, alors que les nouvelles Rondeau M482 défendent comme elles peuvent la marque mancelle, la n°001 reprend du service entre les mains de Vic Elford, Anny-Charlotte Verney et Joël Gouhier. Mais pour cette dernière course engagée au nom de l'écurie Rondeau, elle abandonne à la dixième heure sur casse moteur. Une seule Rondeau franchit la ligne d'arrivée, à la 19ème place.

Déçu, Jean Rondeau choisit de tourner la page et de mettre un terme à son activité de constructeur. La n°001 est vendue à Jean-Philippe Grand qui, à la surprise de tous, revient au Mans en 1984, sous les couleurs des cigarettes Barclay : il décroche la onzième place et la deuxième du Groupe C2. De son côté, Jean Rondeau en profite pour redevenir "simple" pilote et, au volant d'une Porsche 956, signe une belle deuxième place : la passion ne l'a pas quitté ! Au cours de la même saison, Jean-Philippe Grand participe aussi aux 1000 Km de Monza (abandon) et aux 1000 Km de Spa, où il termine dixième.
En 1985, la Rondeau n°001 est vendue à Noël del Bello qui s'aligne à nouveau au Mans sous les couleurs Blanchet-Locatop mais abandonne à la sixième heure. Mais pour les proches de l'équipe Rondeau, l'année 1985 est à marquer d'une pierre noire : Jean Rondeau, à nouveau des projets plein la tête, connaît un accident fatal quand sa voiture est renversée par un train, sur un passage à niveau près du Mans.
Cela n'empêche pas la Rondeau n°001, en vibrant hommage à son constructeur, de poursuivre sa course : Noël del Bello prend à nouveau le départ des 24 Heures en 1986, avec plus de chance que l'année précédente car la voiture rallie l'arrivée en 17ème position, avec Bruno Sotty et Lucien Rossiaud.
Vendue à Alain Lombardi, la n°001 prend en 1987 une année sabbatique avant un dernier baroud d'honneur en 1988, au milieu des surpuissantes Groupe C. Avec Lombardi et Sotty, et cette fois sous la livrée des montres "Boom Boom", elle termine la course mais ne sera pas classée car la distance parcourue est insuffisante ; elle a été retardée par des problèmes de porte. C'est sa dixième et dernière participation à la célèbre course d'endurance.

Par la suite, elle passe entre les mains de quelques amateurs de sport automobile, à commencer par Kerry Morse en 1988, aux États-Unis, qui la peint aux couleurs de la victorieuse du Mans 1980 (provoquant une certaine confusion), puis l'engage en 1998 aux courses historiques de Monterey. En 1999, elle est vendue à Chris Renwick, de Symbolic MotorCars de San Diego, qui la cède à David Scalfe. Celui-ci la fait restaurer complètement avant de la céder en 2010 à Chris Cox, collectionneur de machines de compétition.
En 2012, cette même voiture est vendue aux enchères à Monaco. Elle est alors dans sa livrée Belga de 1980, celle qui correspond à la troisième place de Gordon Spice et des frères Jean-Michel et Philippe Martin, avec victoire en GTP. C'est aussi l'année de la victoire de Jean Rondeau. Elle est acquise par l'actuel propriétaire, grand collectionneur et pilote, qui la fera entièrement restaurer à grands frais avec nouvelle réfection intégrale du moteur l'année passée. Son dernier crack test date du début 2019. Il refabriquera également de nombreuses pièces qui seront livrées avec la voiture telles que de nombreuses jantes, des capots et des pièces mécaniques diverses.

Ainsi, cette voiture présente un palmarès exceptionnel, avec dix participations aux 24 Heures du Mans, plusieurs victoires de catégorie, deux places sur le podium et seulement trois abandons. De plus, elle est symbolique de la réussite d'un individu passionné, natif du Mans et qui a mis dans ce projet l'extraordinaire énergie qui lui a permis de battre les équipes usine. En cela, elle ne connaît pas d'équivalent et ne risque pas d'en connaître avant longtemps.
Accompagnée d'un volumineux dossier, elle est prête à courir et éligible aux évènements historiques les plus prestigieux et, si elle se présente à nouveau au Mans Classic, elle ne manquera pas de provoquer l'admiration et l'émotion des passionnés devant sa vaillance, sa longévité et sa forte signification historique.

La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.



Unregistered
Chassis n° M378/001

- Ten participations in Le Mans 24H, record number in Le Mans 24H history
- 2nd overall in 1981, 3rd overall in 1980 and 5th overall in 1979
- 19 races between 1978 and 1988 including Monza, Spa, Brands Hatch and Hockenheim
- Main historic car of the endurance racing history

Anyone with an interest in motorsport will have heard of Jean Rondeau. Born in Le Mans, he is the only driver/constructor to have won the Le Mans 24 Hours at the wheel of a car he has built himself. He did this in 1980 but, as you can imagine, the story started much earlier.

Passionate about motor racing, Jean Rondeau competed at Le Mans in 1972 (Chevron B21), 1974 (Porsche 908/2) and 1975 (Mazda) before deciding to build his own car for the 24 Hours. His idea came to the attention of Charles James, head of Inaltera (wallpaper manufacturer), who gave him a budget generous enough for the cars to bear the company name. Using his own experience at Le Mans, with the support of talented engineers such as Gérard Welter (ex-Peugeot) and Robert Choulet (ex-Matra), Jean Rondeau created a simple machine that was strong and efficient, equipped with a Cosworth 3-litre V8 engine compliant with GTP (Grand Tourisme Prototype) specification. Two cars were built, and for the 1976 Le Mans 24 Hours, the young team was managed by another experienced driver, Vic Elford. The two Inaltera machines finished the race in strong positions : Jean-Pierre Beltoise and Henri Pescarolo were eighth, winning the GTP class, while Jean Rondeau and Jean-Pierre Jaussaud finished 21st overall and third in GTP. The following year, in 1977, the results were even better : Rondeau and Ragnotti won GTP finishing fourth overall, and the two other Inaltera came home eleventh and thirteenth.

Unfortunately, Charles James then left Inaltera. The company withdrew their sponsorship and took back the three cars. After a period of uncertainty, Rondeau found new sponsors and the unexpected support of the Le Mans prefect's wife, Marjorie Brosse, who went out of her way to help him. And so, on a modest budget and in the space of just four months, Jean Rondeau built the first "true" Rondeau that, logically, was an evolution of the Inaltera cars: it had a more highly developed tubular structure and the 816 kg car was fitted with the 410 bhp "endurance" version of the Cosworth 3-litre V8 engine. Called the M378 (M in recognition of the help given by Marjorie Brosse), the car was ready in time for the 1978 Le Mans. Driven by Jacky Haran and Bernard Darniche, it more than lived up to expectations, finishing ninth overall and winning the GTP class. This is the car on offer in the sale, the Rondeau n°001. Without yet knowing it, the car had just written the first entry in a racing history that would become extraordinary. There would be a total of 10 participations in the Le Mans 24 Hours - a record that has never been beaten.
This first success helped attract financial backing and in 1979, two new M379 cars (Group 6) were built and the M378/001 was updated to benefit from the improvements made. The two new cars, in the hands of Darniche/Ragnotti and Beltoise/Pescarolo finished fifth and tenth respectively, with victory in Group 6, but the car driven by Rondeau and Haran (the n°001) retired following an accident caused by aquaplaning in particularly bad weather conditions.
In 1980, the two Group 6 versions returned to service, now carrying the name M379B, and the older M378 remained in GTP, entrusted to Gordon Spice and the Martin brothers, Jean-Michel and Philippe. This team came with the " Belga " sponsor, and the car was given its red and white livery. That year was a triumph for Rondeau. Not only did he win the 24 Hours outright, with his team-mate Jean-Pierre Jaussaud, but the car driven by Spice and the Martin brothers also finished third and won the GTP class.
The Rondeau team continued to grow and in 1981 five cars lined up for the start. Three of these retired, but the faithful n°001, now in the colours of the magazine L'Automobile, crossed the finish line in the hands of Philippe Streiff, Jean-Louis Schlesser and Jacky Haran. Finishing second overall and winning the GTP class, n°001 was the best placed Rondeau. It would also prove to be the car's best result.
Up to the task again the following year, we find our car lining up in 1982 alongside four new Rondeau M382s. Despite " only " finishing tenth, n°001 was once again the best placed Rondeau as the new cars suffered from faults, including a vibration in the Cosworth DFL engine. Three cars were forced to retire and the fourth finished fifteenth. Another disappointment lay in store for Rondeau. He thought he had won the World Championship of Makes, but the FIA decided to include a private Porsche victory in the results and gave the title to the German marque.

Motor racing continued to evolve and Group C was now dominating endurance racing. For the 1983 race, the new Rondeau M482s defended the Le Mans marque as best they could, and n°001 also resumed service, driven this year by Vic Elford, Anny-Charlotte Verney and Joël Gouhier. But for this last race entered by the Rondeau team, our car retired in the tenth hour with engine failure. A lone Rondeau crossed the finish line, in 19th position.

Disappointed, Jean Rondeau decided to call it quits and wind up his activity as a constructor. The n°001 car sold to Jean-Philippe Grand who, to everyone's surprise, returned to Le Mans in 1984, in the livery of the cigarette brand Barclay. He came home in eleventh place and finished second in Group C2. Jean Rondeau took the opportunity that year of being " just " a driver, and amazingly crossed the line in second place, driving a Porsche 956 - he hadn't lost the passion! During the same season Jean-Philippe Grand also took part in the Monza 1000 KM (retired) and the Spa 1000 km where he finished tenth.
In 1985, Rondeau n°001 sold to Noël del Bello who entered the car for Le Mans in Blanchet-Locatop colours, but it retired in the sixth hour. However, 1985 was a bad year for a different reason for those close to Jean Rondeau. Full of ideas for new projects, Rondeau was killed in an accident when his car was overturned by a train on a level crossing near Le Mans.
This didn't prevent Rondeau n°001 from paying tribute to its constructor by continuing its own journey: Noël del Bello lined up for the start of the 24 Hours in 1986, with more luck on his side than the previous year. He finished 17th, driving with Bruno Sotty and Lucien Rossiaud. The car then sold to Alain Lombardi and took a sabbatical in 1987 before a final attempt at glory in 1988, in the midst of ultra-powerful Group C machines. With Lombardi and Sotty at the wheel, this time in the " Boom Boom " watches livery, it crossed the finish line but without covering enough distance to be classified, following problems with the door. This was the car's tenth participation in the celebrated endurance race.

After that, Rondeau n°001 passed through the hands of a few motorsport enthusiasts, starting with the American Kerry Morse in 1988 who painted it in the colours of the 1980 Le Mans winner (causing some confusion), and then took part in the Monterey Historics. The car sold in 1999 to
Chris Renwick, of Symbolic MotorCars in San Diego, who sold it on to David Scalfe. The latter had the car fully restored before selling it in 2010 to Chris Cox, a collector of competition cars.
In 2012, n°001 sold at auction in Monaco, presented in its 1980 Belga livery, the year it finished third and won GTP driven by Gordon Spice and the brothers Jean-Michel and Philippe Martin, and also the year of Jean Rondeau's victory. It was bought by the current owner, a driver and important collector, who had the car completely restored at great expense. The engine was totally overhauled last year and the final crack test carried out at the start of 2019. Numerous parts are also being remanufactured and will be delivered with the car, including a number of wheels, bonnets and various mechanical parts.

This car has a remarkable race history, having taken part in the Le Mans 24 Hours ten times, winning several class victories, two podium finishes and with only three retirements. It symbolises the success of a passionate individual, from Le Mans, who invested all his energy into a project that enabled him to beat factory teams. There is not, and is not likely to be for a long time, any equivalent.

Accompanied by a large history file, this car is ready to race and is eligible for the most prestigious events. If it reappears at Le Mans for the Classic, it is certain to arouse the admiration and emotion of enthusiasts, representing valour, longevity and with huge historical significance.

Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the motorcars department at least 48 hours before the sale.

Photos © Dirk de Jager




Estimation 900 000 - 1 200 000 €

Détails de la vente

Vente : 3980
Lieu : Salon Rétromobile, Paris
Date : 07 févr. 2020 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Ordres d’Achat & Enchères par Téléphone

Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions Générales d’Achat

Rétromobile 2020