• 1961 Ferrari 250 GT Berlinetta SWB
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1961 Ferrari 250 GT Berlinetta SWB
Carte grise française
Châssis n°2917GT
Moteur n°2917
Numero interno 704E
Boîte n°10/61
Pont n°385F

- Voiture du Salon de Paris 1961
- Même propriétaire depuis 1969
- Châssis/ moteur/ boîte de vitesses/ pont : matching numbers

Avec la naissance de la 250 GT, Ferrari abandonne son statut de constructeur marginal pour prendre une dimension industrielle, avec des voitures de plus grande diffusion. L'appellation "250" fait allusion au moteur 3 litres, le V12 conçu à l'origine par Gioacchino Colombo, doté d'un arbre à cames en tête par banc de cylindres et qui va servir de base à deux familles de modèles : d'une part les Ferrari de tourisme, commercialisées auprès du grand public et qui se sont civilisées par rapport à leurs devancières en offrant des prestations de confort et d'équipement correspondant au développement du Grand Tourisme, et d'autre part des voitures plus radicalement sportives qui vont définitivement bâtir la légende de la marque, comme les Testa Rossa, berlinettes Tour de France, 250 GTO ou 250 LM. La berlinette 250 GT châssis court telle que celle qui est présentée ici est issue de cette deuxième famille.
Dévoilée au Salon de Paris 1959, elle fait suite à la berlinette 250 GT Tour de France qui s'est couronnée de lauriers en course, mais ce nouveau modèle adopte un châssis plus court (2 400 au lieu de 2 600 mm) : d'où son appellation "passo corto" ou "châssis court", adoptée par la suite pour la différencier des versions précédentes. Dessinée par Pinin Farina, elle est fabriquée dans les ateliers de Sergio Scaglietti, à Modène et, si la forme générale en change guère au cours de sa carrière, elle va connaître de nombreuses modifications de détails. Certains exemplaires plus spécifiquement destinés à la compétition reçoivent une carrosserie en aluminium et le moteur développe de 220 à 280 ch en fonction des versions.
Endurante, maniable et extrêmement équilibrée, ce modèle, produit à 165 exemplaires, va suivre la voie de la berlinette Tour de France et décrocher de multiples succès au cours de ses trois ans de carrière. Entre les mains des plus grands pilotes, elle remporte trois fois le Tour de France Automobile (1960, 1961 et 1962), et signe la victoire de la catégorie GT aux 24 Heures du Mans 1960 et 1961 et aux 1000 Km du Nürburgring 1961 et 1962, pour ne mentionner que ses principales victoires.
Il arrive que la 250 GT Berlinetta châssis court soit présentée comme la plus belle Ferrari jamais produite, avec sa forme dont la beauté n'a d'égale que la pureté et le minimalisme : elle ne présente rien de superflu et sa ligne traduit l'efficacité. A la réussite esthétique, elle ajoute le succès sportif, sans lequel une voiture de compétition n'a aucune raison d'être.

La première apparition publique de l'exemplaire que nous présentons, n° de châssis 2917GT, a lieu au Salon de Paris d'octobre 1961 sur le stand de l'importateur Ferrari, Franco-Britannic Automobiles. La voiture était alors de teinte bleu "Azzuro", avec sellerie cuir de teinte naturelle. Elle est vendue dès la première semaine d'exposition, et remplacée par un cabriolet California, #2935GT qui, depuis, est devenu célèbre puisqu'il était la vedette de la Collection Baillon.
L'heureux premier propriétaire de cette 250 GT est Monsieur Jacques Fildier, architecte à Paris et grand amateur de voitures de sport. Entretenant de bonnes relations avec la préfecture, il parvient à obtenir l'immatriculation particulière 29 LT 75. Pour l'anecdote, le numéro 29 lui sera systématiquement réservé pour toutes les voitures qu'il immatricule! Il la garde deux ans et demi, avant de s'en séparer le 27 mars 1963 au profit de M. Gaston Burger, industriel à Rueil-Malmaison, qui l'immatricule 4905 SE 78. Il la gardera sept mois, le temps d'être livré de sa nouvelle 250 GT/L (Lusso) pour laquelle il fait reprendre la 250 de la vente par l'importateur. Elle entre donc le 21 novembre 1963 dans le stock de la Franco-Britannic, sous l'immatriculation 6190 PJ 75. Elle est alors mentionnée '66', numéro de code-couleur correspondant au bleu, sur le registre des immatriculations. Une semaine plus tard, le 27 novembre, elle est vendue à Georges Gal, qui demeure avenue de Villiers, à Paris. Le 4 août 1966, il la cède à M. Battisti et la voiture change de décor : elle quitte la région parisienne pour rejoindre Nice et la Côte d'Azur. Elle est alors immatriculée 394 QJ 06 et son propriétaire, pilote amateur, l'engage plusieurs fois en course de côte :
- 1er mai 1967, course de côte du Tanneron
- 11 novembre 1967, course de côte du col de l'Orme
- 17 mars 1968, course de côte de la Roquette
- 7 avril 1968, course de côte d'Ampus
- 29 septembre 1968, course de côte de col de l'Orme

La voiture retourne ensuite à Paris, où elle est vendue le 25 février 1969 à M. Jean-Yves Pascerszky, rue des Écoles, qui l'immatricule 564 VJ 75. En novembre de la même année, il la confie en dépôt-vente au garage Stand 14 de Pierre Landereau, à Montlhéry. Passionné d'automobiles, Pierre Landereau a côtoyé les plus grands pilotes français, dont bien sûr à cette époque Jean-Pierre Beltoise qui n'habite pas loin et Jacques Laffitte, son grand copain de toujours. Par la suite, il participera une vingtaine de fois au Rallye Paris-Dakar. A la fin de l'année 1969, il accueille dans son magasin d'exposition un jeune homme de 22 ans venu acheter une Peugeot 204 berline toit ouvrant, se souvient-il, avec l'argent que son père lui avait confié pour l'achat de sa première voiture. Mais, en entrant dans le magasin, il tombe amoureux d'une berlinette 250 GT rouge qui trône au milieu d'autres machines plus communes. Le jeune homme modifie son choix et, plutôt que la débonnaire Peugeot, après trois semaines de négociation, il opte pour la séduisante Ferrari au prix de 20 500 francs !
Depuis, le jeune homme a pris de l'âge et a développé sa collection, mais il a toujours conservé la Ferrari, si bien qu'elle est entre les mêmes mains depuis presque 50 ans ! Depuis 1969, le propriétaire actuel a parcouru 100 000km à son volant, 95% de ce kilométrage ayant été parcouru entre 1969 et 1985 ! Il ne l'a jamais conduite en rallye ou en compétition historique, en profitant seulement le week-end autour de sa propriété bretonne où elle est précieusement stationnée dans le garage climatisé. Tout au long de sa vie, elle est entretenue chez Ferrari (Pozzi et Modène). Les relations privilégiés du propriétaire avec la marque, et notamment Jean Todt, lui offre même le déplacement régulier du camion-atelier Ferrari et de deux mécaniciens pour les entretiens courants.
En 1985, toujours amoureux de sa voiture et désireux de lui offrir une santé mécanique et cosmétique parfaite, il décide de l'envoyer chez Sport Auto Modena. La facture est jointe au dossier. Elle retrace la longue liste des travaux réalisés sur la mécanique avec réfection complète du moteur. Afin de la maintenir dans un état impeccable aussi bien mécanique que cosmétique, il fait rafraîchir la peinture rouge et refaire les deux sièges avant. Les panneaux de portes sont toujours ceux d'origine, en cuir noir ainsi que toute la partie arrière des garnitures.
Début mai dernier, nous avons envoyé #2917GT chez l'importateur Ferrari France - Charles Pozzi à Levallois-Perret, pour un contrôle officiel et complet des numéros. Les numéros de moteur, de la boîte de vitesses, du pont et de la caisse sont bien ceux d'origine, telle que sortie d'usine en 1961 ; elle est donc 'matching numbers' et sera livré avec le document appelé " Lettera conferma dati " de la voiture, établi par Ferrari Classiche.
Le dossier accompagnant la voiture est riche ; il comporte de multiples factures Ferrari (une à Modène datée de 1970 par exemple), de multiples documents manuscrits, de photographies prises dans des ateliers ou lors de balades dans les années 70, sans parler des tirages des courses de cote. La facture originale d'achat de Stand 14, signée par Pierre Landereau, est également présente.
Pour les besoins d'un film visible sur www.artcurial.com/motorcars, nous avons eu le bonheur de prendre le volant de ce bolide exceptionnel sur le circuit Bugatti au Mans. Lorsque vous vous asseyez derrière son volant Nardi en bois et après avoir réglé le fauteuil à votre taille, vous comprenez à quel point le modèle est fait pour le pilotage. Avec son levier de vitesses à quelques centimètres du volant, le passage franc et rapide des rapports s'effectuent avec beaucoup d'aisance. La position de conduite est une invitation à la course ou à une promenade active bercée par la musique du V12 et de son échappement inox. La 250 glisse naturellement dans les courbes et se positionne instinctivement. La pression d'huile est optimale, les montées en régime franches. Cette 250 est très bien réglée. On ressent des trains roulants et des suspensions très saines et prouve un entretien scrupuleux. Tournez autour de la 250 Berlinette châssis court et vous comprendrez à quel point son dessin transpire son dessein ! Ses lignes sont des perfections, ses courbes des caresses.
Aujourd'hui de teinte "Rosso Corsa" avec intérieur en cuir noir, elle mériterait de retrouver sa superbe configuration de couleurs d'origine Azzuro, intérieur en cuir naturel qui en fera une Berlinette Passo Corto encore plus exclusive.
En plus de représenter celle que certains jugent comme étant la plus belle Ferrari de l'histoire, elle est sans doute la dernière Ferrari 250 SWB entre les mains du même propriétaire depuis presque 50 ans ! Cette voiture ouvre évidemment les portes des événements historiques les plus prestigieux.

Photos d'archives: Alexis Callier collection et The Cahier archive.



La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.




French title
Chassis n° 2917GT
Engine n° 2917
Internal number 704E
Gearbox n°10/61
Rear Axle n°385F

- 1961 Paris Motor Show car
- Same owner since 1969
- Chassis/ Engine/ Gearbox/ Rear Axle: matching numbers

With the birth of the 250 GT, Ferrari went from being a small-scale constructor to a manufacturer producing cars on an industrial scale. The name " 250 " alluded to the 3-litre engine, a V12 unit originally designed by Gioacchino Colombo, with an overhead camshaft per bank of cylinders. This served as a base for two different families of cars : on one hand were the Ferrari touring cars, more civilised than their predecessors with a greater degree of comfort and equipment in line with the development of GT cars, and on the other hand were the more radical sports cars that helped to build the brand's legendary status ; cars such as the Testarossa, Tour de France berlinetta, 250 GTO and 250 LM. The short wheelbase 250 GT berlinetta, the model presented here, belongs to the second of these families.
Unveiled at the 1959 Paris Motor Show, the 250 GT SWB succeeded the 250 GT Tour de France berlinetta that had enjoyed such success in competition. This new car, however, had a shorter wheelbase (2 400 rather than 2 600 mm), hence the name it was later given, " passo corto " or " short wheelbase ", to differentiate it from preceding versions. Designed by Pinin Farina, it was built in Sergio Scaglietti's workshops in Modena, and although the overall shape of the car remained pretty much the same throughout its career, numerous details changed. Certain examples intended specifically for racing were given an aluminium body, and depending on the version, the engine produced anything between 220 and 280 bhp.
Strong, driveable and extremely well balanced, this model, of which 165 examples were produced, followed in the footsteps of the Tour de France berlinetta, achieving enormous success during its three year career. In the hands of the greatest drivers, the 250 GT SWB won the Tour de France Automobile three times (1960, 1961 and 1962), was victorious in the GT category of the Le Mans 24 Hours in 1960 and 1961 and the Nürburgring 1000km in 1961 and 1962, to mention just its greatest achievements.
It is often said that the Ferrari 250 GT Berlinetta SWB is the most beautiful Ferrari ever produced, with a pure and minimalist form that is unrivalled, with no superfluous detail to spoil the rare elegance and efficiency of its design. In addition to the aesthetic triumph is the sporting success the model enjoyed, without which a competition car has no reason to be.

The example we are presenting, chassis no. 2917GT, first appeared in public at the Paris Motor Show in October 1961, on the stand of the Ferrari importer Franco-Britannic Automobiles. The car was presented in " Azzuro " blue with natural coloured leather upholstery. It was sold during the first week of the exhibition and replaced with a California cabriolet #2935GT, which has subsequently become famous as the star of the Baillon collection.
The lucky first owner of this 250 GT was Monsieur Jacques Fildier, an architect from Paris who was passionate about sports cars. Having a good relationship with the prefecture, he was able to obtain the special registration 29 LT 75. The number 29 was reserved for him and used on every car he registered! He kept the car for two and a half years before selling it on 27 March 1963 to Mr Gaston Burger, an industrialist from Rueil-Malmaison, who registered the car 4905 SE 78. He owned it for just seven months, the time it took for his new 250 GT/L (Lusso) to be delivered, and our car then returned to the importer, joining the stock of Franco-Britannic on 21 November 1963, and registered 6190 PJ 75. It is mentioned with number '66', the colour code for its shade of blue, in the list of registrations. A week later, on 27 November, the car sold to Georges Gal, of Avenue de Villiers, in Paris. Then, on 4 August 1966, it was acquired by Mr Battisti and there was a change of scene : the car left Paris for Nice and the Côte d'Azur. It was registered 394 QJ 06 and the owner, an amateur racing driver, used it to take part in various hillclimb events:
- 1st May 1967, Tanneron hillclimb
- 11 November 1967, Col de l'Orme hillclimb
- 17 March 1968, la Roquette hillclimb
- 7 April 1968, Ampus hillclimb
- 29 September 1968, Col de l'Orme hillclimb

Our Ferrari then returned to Paris, where it was sold on 25 February 1969 to Yves Pascerszky, of Rue des Écoles, and registered 564 VJ 75. In November of the same year, he consigned the car to the garage Stand 14 belonging to Pierre Landereau, in Montlhéry. An automobile aficionado, Pierre Landereau rubbed shoulders with top French drivers and this would have included, at that time, Jean-Pierre Beltoise, who lived close by, and Jacques Laffitte, a great friend for years. Landereau went on to take part in the Rallye Paris-Dakar some twenty times. At the end of 1969, he remembers welcoming into his showroom a young 22-year old man who had come to buy a Peugeot 204 saloon with sunroof with the money his father had given him to buy his first car. However, on walking into the showroom, the young man fell madly in love with a red 250 GT berlinetta sitting amongst an array of more ordinary machines. He had a change of mind and following three weeks of negotiation decided against the rather debonair Peugeot, in favour of the Ferrari which he bought for the sum of 20 500 francs !
Since then, the young man has grown older and his collection has evolved, although he has always kept the Ferrari, which has now been in the same hands for almost 50 years!
Since 1969, he has covered 100 000km, with 95% of this taking place between 1969 and 1985! He has never used the car competitively in rallies or historic races, preferring just to drive it at weekends in the area around his property in Brittany, where it is carefully stored in his air-conditioned garage. The car has been maintained throughout its life by Ferrari (Pozzi and Modène). The owner has enjoyed a special relationship with the marque, and notably with Jean Todt, which has enabled him to call on Ferrari's mobile workshop and two mechanics for routine and regular maintenance. In 1985, still in love with his car and wanting to make sure it was mechanically and cosmetically perfect, he send it to Sport Auto Modena. The invoice for this project is available in the file, listing every element of the mechanical work undertaken, including a complete engine rebuild. On the cosmetic side, the owner had the red paintwork refreshed and the front seats re-upholstered. The door panels are original, in black leather, as is the rear trim.
At the beginning of May this year, we sent #2917GT to the French Ferrari importer - Charles Pozzi in Levallois-Perret, for a full and official inspection of the numbers. The chassis, engine, gearbox, rear axle are original; so it is 'matching numbers'. A 'Lettera conferma dati' established by Ferrari Classiche comes with car.
There is a comprehensive file accompanying the car; it contains a host of Ferrari invoices (including one from Modène dated 1970), written documents and photographs taken in workshops, on trips during the 1970s, and at various hillclimb events. The original bill of sale from Stand 14, signed by Pierre Landereau is also in the file.
Making the film that can be seen on www.artcurial.com/motorcars gave us the opportunity to drive this exceptional machine on the Bugatti circuit at Le Mans. Sitting behind the wooden Nardi steering wheel with the seat adjusted to your size, it becomes clear to what extent the car was built for driving. The gear lever is close to the wheel, making it is easy to change gear precisely and swiftly. The driving position is an invitation to race but is also perfect for an exhilarating road trip, accompanied by the sound of the V12 engine and stainless steel exhaust. The car slides naturally in the corners and positions itself instinctively. The oil pressure is perfect, and the acceleration direct. This 250 is very well set up. One can sense that the running gear and suspension is sound and that this is a car that has always been well maintained. If you walk round the 250 SWB Berlinetta, you will see how the design exudes its purpose! Its lines are perfect, its curves are caresses.
Presented today in "Rosso Corsa" with black leather interior, it would be worth returning the car to its superb original livery, Azzuro with natural- coloured leather interior which would make it an extremely exclusive Passo Corto Berlinetta.
This 250 GT SWB Berlinetta has an exceptional history, having belonged to the same owner for almost 50 years.
This car, the model that many consider to be the most beautiful Ferrari ever, must surely be the last 250 SWB to belong to the same owner for such a long period of time. Here is a car that will open doors to all the most prestigious historic events.

Archives pictures: Alexis Callier collection and the Cahier archive.

Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the Motorcars department at least 48 hours before the sale.


Lot 118

1961 Ferrari 250 GT Berlinetta SWB

Estimation : Sur demande

1961 Ferrari 250 GT Berlinetta SWB
Carte grise française
Châssis n°2917GT
Moteur n°2917
Numero interno 704E
Boîte n°10/61
Pont n°385F

- Voiture du Salon de Paris 1961
- Même propriétaire depuis 1969
- Châssis/ moteur/ boîte de vitesses/ pont : matching numbers

Avec la naissance de la 250 GT, Ferrari abandonne son statut de constructeur marginal pour prendre une dimension industrielle, avec des voitures de plus grande diffusion. L'appellation "250" fait allusion au moteur 3 litres, le V12 conçu à l'origine par Gioacchino Colombo, doté d'un arbre à cames en tête par banc de cylindres et qui va servir de base à deux familles de modèles : d'une part les Ferrari de tourisme, commercialisées auprès du grand public et qui se sont civilisées par rapport à leurs devancières en offrant des prestations de confort et d'équipement correspondant au développement du Grand Tourisme, et d'autre part des voitures plus radicalement sportives qui vont définitivement bâtir la légende de la marque, comme les Testa Rossa, berlinettes Tour de France, 250 GTO ou 250 LM. La berlinette 250 GT châssis court telle que celle qui est présentée ici est issue de cette deuxième famille.
Dévoilée au Salon de Paris 1959, elle fait suite à la berlinette 250 GT Tour de France qui s'est couronnée de lauriers en course, mais ce nouveau modèle adopte un châssis plus court (2 400 au lieu de 2 600 mm) : d'où son appellation "passo corto" ou "châssis court", adoptée par la suite pour la différencier des versions précédentes. Dessinée par Pinin Farina, elle est fabriquée dans les ateliers de Sergio Scaglietti, à Modène et, si la forme générale en change guère au cours de sa carrière, elle va connaître de nombreuses modifications de détails. Certains exemplaires plus spécifiquement destinés à la compétition reçoivent une carrosserie en aluminium et le moteur développe de 220 à 280 ch en fonction des versions.
Endurante, maniable et extrêmement équilibrée, ce modèle, produit à 165 exemplaires, va suivre la voie de la berlinette Tour de France et décrocher de multiples succès au cours de ses trois ans de carrière. Entre les mains des plus grands pilotes, elle remporte trois fois le Tour de France Automobile (1960, 1961 et 1962), et signe la victoire de la catégorie GT aux 24 Heures du Mans 1960 et 1961 et aux 1000 Km du Nürburgring 1961 et 1962, pour ne mentionner que ses principales victoires.
Il arrive que la 250 GT Berlinetta châssis court soit présentée comme la plus belle Ferrari jamais produite, avec sa forme dont la beauté n'a d'égale que la pureté et le minimalisme : elle ne présente rien de superflu et sa ligne traduit l'efficacité. A la réussite esthétique, elle ajoute le succès sportif, sans lequel une voiture de compétition n'a aucune raison d'être.

La première apparition publique de l'exemplaire que nous présentons, n° de châssis 2917GT, a lieu au Salon de Paris d'octobre 1961 sur le stand de l'importateur Ferrari, Franco-Britannic Automobiles. La voiture était alors de teinte bleu "Azzuro", avec sellerie cuir de teinte naturelle. Elle est vendue dès la première semaine d'exposition, et remplacée par un cabriolet California, #2935GT qui, depuis, est devenu célèbre puisqu'il était la vedette de la Collection Baillon.
L'heureux premier propriétaire de cette 250 GT est Monsieur Jacques Fildier, architecte à Paris et grand amateur de voitures de sport. Entretenant de bonnes relations avec la préfecture, il parvient à obtenir l'immatriculation particulière 29 LT 75. Pour l'anecdote, le numéro 29 lui sera systématiquement réservé pour toutes les voitures qu'il immatricule! Il la garde deux ans et demi, avant de s'en séparer le 27 mars 1963 au profit de M. Gaston Burger, industriel à Rueil-Malmaison, qui l'immatricule 4905 SE 78. Il la gardera sept mois, le temps d'être livré de sa nouvelle 250 GT/L (Lusso) pour laquelle il fait reprendre la 250 de la vente par l'importateur. Elle entre donc le 21 novembre 1963 dans le stock de la Franco-Britannic, sous l'immatriculation 6190 PJ 75. Elle est alors mentionnée '66', numéro de code-couleur correspondant au bleu, sur le registre des immatriculations. Une semaine plus tard, le 27 novembre, elle est vendue à Georges Gal, qui demeure avenue de Villiers, à Paris. Le 4 août 1966, il la cède à M. Battisti et la voiture change de décor : elle quitte la région parisienne pour rejoindre Nice et la Côte d'Azur. Elle est alors immatriculée 394 QJ 06 et son propriétaire, pilote amateur, l'engage plusieurs fois en course de côte :
- 1er mai 1967, course de côte du Tanneron
- 11 novembre 1967, course de côte du col de l'Orme
- 17 mars 1968, course de côte de la Roquette
- 7 avril 1968, course de côte d'Ampus
- 29 septembre 1968, course de côte de col de l'Orme

La voiture retourne ensuite à Paris, où elle est vendue le 25 février 1969 à M. Jean-Yves Pascerszky, rue des Écoles, qui l'immatricule 564 VJ 75. En novembre de la même année, il la confie en dépôt-vente au garage Stand 14 de Pierre Landereau, à Montlhéry. Passionné d'automobiles, Pierre Landereau a côtoyé les plus grands pilotes français, dont bien sûr à cette époque Jean-Pierre Beltoise qui n'habite pas loin et Jacques Laffitte, son grand copain de toujours. Par la suite, il participera une vingtaine de fois au Rallye Paris-Dakar. A la fin de l'année 1969, il accueille dans son magasin d'exposition un jeune homme de 22 ans venu acheter une Peugeot 204 berline toit ouvrant, se souvient-il, avec l'argent que son père lui avait confié pour l'achat de sa première voiture. Mais, en entrant dans le magasin, il tombe amoureux d'une berlinette 250 GT rouge qui trône au milieu d'autres machines plus communes. Le jeune homme modifie son choix et, plutôt que la débonnaire Peugeot, après trois semaines de négociation, il opte pour la séduisante Ferrari au prix de 20 500 francs !
Depuis, le jeune homme a pris de l'âge et a développé sa collection, mais il a toujours conservé la Ferrari, si bien qu'elle est entre les mêmes mains depuis presque 50 ans ! Depuis 1969, le propriétaire actuel a parcouru 100 000km à son volant, 95% de ce kilométrage ayant été parcouru entre 1969 et 1985 ! Il ne l'a jamais conduite en rallye ou en compétition historique, en profitant seulement le week-end autour de sa propriété bretonne où elle est précieusement stationnée dans le garage climatisé. Tout au long de sa vie, elle est entretenue chez Ferrari (Pozzi et Modène). Les relations privilégiés du propriétaire avec la marque, et notamment Jean Todt, lui offre même le déplacement régulier du camion-atelier Ferrari et de deux mécaniciens pour les entretiens courants.
En 1985, toujours amoureux de sa voiture et désireux de lui offrir une santé mécanique et cosmétique parfaite, il décide de l'envoyer chez Sport Auto Modena. La facture est jointe au dossier. Elle retrace la longue liste des travaux réalisés sur la mécanique avec réfection complète du moteur. Afin de la maintenir dans un état impeccable aussi bien mécanique que cosmétique, il fait rafraîchir la peinture rouge et refaire les deux sièges avant. Les panneaux de portes sont toujours ceux d'origine, en cuir noir ainsi que toute la partie arrière des garnitures.
Début mai dernier, nous avons envoyé #2917GT chez l'importateur Ferrari France - Charles Pozzi à Levallois-Perret, pour un contrôle officiel et complet des numéros. Les numéros de moteur, de la boîte de vitesses, du pont et de la caisse sont bien ceux d'origine, telle que sortie d'usine en 1961 ; elle est donc 'matching numbers' et sera livré avec le document appelé " Lettera conferma dati " de la voiture, établi par Ferrari Classiche.
Le dossier accompagnant la voiture est riche ; il comporte de multiples factures Ferrari (une à Modène datée de 1970 par exemple), de multiples documents manuscrits, de photographies prises dans des ateliers ou lors de balades dans les années 70, sans parler des tirages des courses de cote. La facture originale d'achat de Stand 14, signée par Pierre Landereau, est également présente.
Pour les besoins d'un film visible sur www.artcurial.com/motorcars, nous avons eu le bonheur de prendre le volant de ce bolide exceptionnel sur le circuit Bugatti au Mans. Lorsque vous vous asseyez derrière son volant Nardi en bois et après avoir réglé le fauteuil à votre taille, vous comprenez à quel point le modèle est fait pour le pilotage. Avec son levier de vitesses à quelques centimètres du volant, le passage franc et rapide des rapports s'effectuent avec beaucoup d'aisance. La position de conduite est une invitation à la course ou à une promenade active bercée par la musique du V12 et de son échappement inox. La 250 glisse naturellement dans les courbes et se positionne instinctivement. La pression d'huile est optimale, les montées en régime franches. Cette 250 est très bien réglée. On ressent des trains roulants et des suspensions très saines et prouve un entretien scrupuleux. Tournez autour de la 250 Berlinette châssis court et vous comprendrez à quel point son dessin transpire son dessein ! Ses lignes sont des perfections, ses courbes des caresses.
Aujourd'hui de teinte "Rosso Corsa" avec intérieur en cuir noir, elle mériterait de retrouver sa superbe configuration de couleurs d'origine Azzuro, intérieur en cuir naturel qui en fera une Berlinette Passo Corto encore plus exclusive.
En plus de représenter celle que certains jugent comme étant la plus belle Ferrari de l'histoire, elle est sans doute la dernière Ferrari 250 SWB entre les mains du même propriétaire depuis presque 50 ans ! Cette voiture ouvre évidemment les portes des événements historiques les plus prestigieux.

Photos d'archives: Alexis Callier collection et The Cahier archive.



La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.




French title
Chassis n° 2917GT
Engine n° 2917
Internal number 704E
Gearbox n°10/61
Rear Axle n°385F

- 1961 Paris Motor Show car
- Same owner since 1969
- Chassis/ Engine/ Gearbox/ Rear Axle: matching numbers

With the birth of the 250 GT, Ferrari went from being a small-scale constructor to a manufacturer producing cars on an industrial scale. The name " 250 " alluded to the 3-litre engine, a V12 unit originally designed by Gioacchino Colombo, with an overhead camshaft per bank of cylinders. This served as a base for two different families of cars : on one hand were the Ferrari touring cars, more civilised than their predecessors with a greater degree of comfort and equipment in line with the development of GT cars, and on the other hand were the more radical sports cars that helped to build the brand's legendary status ; cars such as the Testarossa, Tour de France berlinetta, 250 GTO and 250 LM. The short wheelbase 250 GT berlinetta, the model presented here, belongs to the second of these families.
Unveiled at the 1959 Paris Motor Show, the 250 GT SWB succeeded the 250 GT Tour de France berlinetta that had enjoyed such success in competition. This new car, however, had a shorter wheelbase (2 400 rather than 2 600 mm), hence the name it was later given, " passo corto " or " short wheelbase ", to differentiate it from preceding versions. Designed by Pinin Farina, it was built in Sergio Scaglietti's workshops in Modena, and although the overall shape of the car remained pretty much the same throughout its career, numerous details changed. Certain examples intended specifically for racing were given an aluminium body, and depending on the version, the engine produced anything between 220 and 280 bhp.
Strong, driveable and extremely well balanced, this model, of which 165 examples were produced, followed in the footsteps of the Tour de France berlinetta, achieving enormous success during its three year career. In the hands of the greatest drivers, the 250 GT SWB won the Tour de France Automobile three times (1960, 1961 and 1962), was victorious in the GT category of the Le Mans 24 Hours in 1960 and 1961 and the Nürburgring 1000km in 1961 and 1962, to mention just its greatest achievements.
It is often said that the Ferrari 250 GT Berlinetta SWB is the most beautiful Ferrari ever produced, with a pure and minimalist form that is unrivalled, with no superfluous detail to spoil the rare elegance and efficiency of its design. In addition to the aesthetic triumph is the sporting success the model enjoyed, without which a competition car has no reason to be.

The example we are presenting, chassis no. 2917GT, first appeared in public at the Paris Motor Show in October 1961, on the stand of the Ferrari importer Franco-Britannic Automobiles. The car was presented in " Azzuro " blue with natural coloured leather upholstery. It was sold during the first week of the exhibition and replaced with a California cabriolet #2935GT, which has subsequently become famous as the star of the Baillon collection.
The lucky first owner of this 250 GT was Monsieur Jacques Fildier, an architect from Paris who was passionate about sports cars. Having a good relationship with the prefecture, he was able to obtain the special registration 29 LT 75. The number 29 was reserved for him and used on every car he registered! He kept the car for two and a half years before selling it on 27 March 1963 to Mr Gaston Burger, an industrialist from Rueil-Malmaison, who registered the car 4905 SE 78. He owned it for just seven months, the time it took for his new 250 GT/L (Lusso) to be delivered, and our car then returned to the importer, joining the stock of Franco-Britannic on 21 November 1963, and registered 6190 PJ 75. It is mentioned with number '66', the colour code for its shade of blue, in the list of registrations. A week later, on 27 November, the car sold to Georges Gal, of Avenue de Villiers, in Paris. Then, on 4 August 1966, it was acquired by Mr Battisti and there was a change of scene : the car left Paris for Nice and the Côte d'Azur. It was registered 394 QJ 06 and the owner, an amateur racing driver, used it to take part in various hillclimb events:
- 1st May 1967, Tanneron hillclimb
- 11 November 1967, Col de l'Orme hillclimb
- 17 March 1968, la Roquette hillclimb
- 7 April 1968, Ampus hillclimb
- 29 September 1968, Col de l'Orme hillclimb

Our Ferrari then returned to Paris, where it was sold on 25 February 1969 to Yves Pascerszky, of Rue des Écoles, and registered 564 VJ 75. In November of the same year, he consigned the car to the garage Stand 14 belonging to Pierre Landereau, in Montlhéry. An automobile aficionado, Pierre Landereau rubbed shoulders with top French drivers and this would have included, at that time, Jean-Pierre Beltoise, who lived close by, and Jacques Laffitte, a great friend for years. Landereau went on to take part in the Rallye Paris-Dakar some twenty times. At the end of 1969, he remembers welcoming into his showroom a young 22-year old man who had come to buy a Peugeot 204 saloon with sunroof with the money his father had given him to buy his first car. However, on walking into the showroom, the young man fell madly in love with a red 250 GT berlinetta sitting amongst an array of more ordinary machines. He had a change of mind and following three weeks of negotiation decided against the rather debonair Peugeot, in favour of the Ferrari which he bought for the sum of 20 500 francs !
Since then, the young man has grown older and his collection has evolved, although he has always kept the Ferrari, which has now been in the same hands for almost 50 years!
Since 1969, he has covered 100 000km, with 95% of this taking place between 1969 and 1985! He has never used the car competitively in rallies or historic races, preferring just to drive it at weekends in the area around his property in Brittany, where it is carefully stored in his air-conditioned garage. The car has been maintained throughout its life by Ferrari (Pozzi and Modène). The owner has enjoyed a special relationship with the marque, and notably with Jean Todt, which has enabled him to call on Ferrari's mobile workshop and two mechanics for routine and regular maintenance. In 1985, still in love with his car and wanting to make sure it was mechanically and cosmetically perfect, he send it to Sport Auto Modena. The invoice for this project is available in the file, listing every element of the mechanical work undertaken, including a complete engine rebuild. On the cosmetic side, the owner had the red paintwork refreshed and the front seats re-upholstered. The door panels are original, in black leather, as is the rear trim.
At the beginning of May this year, we sent #2917GT to the French Ferrari importer - Charles Pozzi in Levallois-Perret, for a full and official inspection of the numbers. The chassis, engine, gearbox, rear axle are original; so it is 'matching numbers'. A 'Lettera conferma dati' established by Ferrari Classiche comes with car.
There is a comprehensive file accompanying the car; it contains a host of Ferrari invoices (including one from Modène dated 1970), written documents and photographs taken in workshops, on trips during the 1970s, and at various hillclimb events. The original bill of sale from Stand 14, signed by Pierre Landereau is also in the file.
Making the film that can be seen on www.artcurial.com/motorcars gave us the opportunity to drive this exceptional machine on the Bugatti circuit at Le Mans. Sitting behind the wooden Nardi steering wheel with the seat adjusted to your size, it becomes clear to what extent the car was built for driving. The gear lever is close to the wheel, making it is easy to change gear precisely and swiftly. The driving position is an invitation to race but is also perfect for an exhilarating road trip, accompanied by the sound of the V12 engine and stainless steel exhaust. The car slides naturally in the corners and positions itself instinctively. The oil pressure is perfect, and the acceleration direct. This 250 is very well set up. One can sense that the running gear and suspension is sound and that this is a car that has always been well maintained. If you walk round the 250 SWB Berlinetta, you will see how the design exudes its purpose! Its lines are perfect, its curves are caresses.
Presented today in "Rosso Corsa" with black leather interior, it would be worth returning the car to its superb original livery, Azzuro with natural- coloured leather interior which would make it an extremely exclusive Passo Corto Berlinetta.
This 250 GT SWB Berlinetta has an exceptional history, having belonged to the same owner for almost 50 years.
This car, the model that many consider to be the most beautiful Ferrari ever, must surely be the last 250 SWB to belong to the same owner for such a long period of time. Here is a car that will open doors to all the most prestigious historic events.

Archives pictures: Alexis Callier collection and the Cahier archive.

Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the Motorcars department at least 48 hours before the sale.


Détails de la vente

Vente : 2929
Date : 09 juill. 2016 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

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Anne-Claire Mandine
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acmandine@artcurial.com

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