Vente Parisienne 2021 - 05 février 2021 /Lot 28 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster No reserve

  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
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  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
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  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
  • 1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster  No reserve
1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster
No reserve

Carte grise française
Châssis n°404X3131
Moteur n°BSIMKII317

- Dessin de Franco Scaglione pour Bertone
- Brillante mécanique 6 cylindres 2 litres Bristol
- Modèle unique sur la série de 142 châssis produits
- Probablement la dernière produite
- Sans réserve

Stanley Harold Arnolt, surnommé " Wacky ", ingénieur et homme d'affaires originaire du Middle West, fit fortune en fournissant des moteurs de bateaux à l'armée américaine. Après la deuxième guerre mondiale il fut à la tête d'un véritable empire commercial qui allait de la fabrication de meubles tubulaires aux accessoires automobiles, en passant par une plantation de noix de coco au Mexique, un chantier naval et des concessions automobiles. C'est d'ailleurs ce qui l'amena à devenir importateur d'automobiles Britanniques, puis en 1952 importateur BMC pour le Middle West. Désireux de se développer dans cette industrie, au Salon de l'automobile de Turin 1952, Stanley H. Arnolt passe commande de 100 exemplaires chacun de deux études de style, un coupé et un cabriolet, dessinées par Giovanni Michelotti pour Bertone, sur la base de la MG TD. A l'époque cela sauve le carrossier turinois et lui permet de passer de l'artisanat à une dimension industrielle. La " Arnolt-MG " est ainsi assemblée chez Bertone et distribuée par Arnolt outre-Atlantique. Mais finalement seule une série de 100 voitures (65 cabriolets et 35 coupés) sera produite, notamment du fait du passage à la TF en 1953 chez MG et de l'évolution rapide des goûts de la clientèle américaine. Suivra alors un projet de " Arnolt-Aston Martin " carrossé par Bertone, sur base de DB2/4, exposé au Salon de l'automobile de New york 1954, dont seulement à peine quelques unités furent fabriquées. Dans le même temps, souhaitant distribuer la marque Bristol aux Etats-Unis pour élargir son catalogue, mais considérant devoir l'adapter au marché américain, Harold Arnolt a un nouveau projet. Il décide d'utiliser le châssis de la Bristol 404 et le moteur 6 cylindres de la marque anglaise dans sa version la plus puissante BS1 MK2 développant 130 ch. Ce moteur, dérivant de celui de la BMW 327, a un taux de compression plus élevé, rendu possible par l'utilisation d'une essence de meilleure qualité aux Etats-Unis qu'en Europe à cette période. Dessiné par Franco Scaglione, toujours chez Bertone et toujours réalisé chez le carrossier italien, le véhicule est présenté pour la 1ère fois au salon de Londres en 1953. Il fut fabriqué 142 roadsters, auxquels il faut ajouter 3 coupés. En dehors du coupé, 2 versions furent disponibles. Le roadster " Bolide ", qui fut le plus utilisé en compétition avec de nombreuses participations à des courses, telles que Watkins Glen et les 12H de Sebring de 1955 à 1961. Le roadster " DeLuxe ", qui a été proposé lui avec une finition plus soignée dont une capote et un pare-brise. La production cessa en 1958.

La rarissime Arnolt Bristol que nous avons la chance de vous dévoiler est une version DeLuxe roadster. D'après les informations du Bristol Owners Club vérifiées à l'aide des archives de la famille Arnolt, il s'agirait de la dernière voiture complète de la commande originale à avoir été vendue neuve par les garages Arnolt. Effectivement, achevée et expédiée aux USA en 1959, jusqu'en 1968 elle est restée dans le stock du concessionnaire Hoosier International Motors de Warsaw dans l'Indiana, qui avait repris les actifs automobiles de la succession Arnolt après le décès de Wacky en 1963. Durant ce laps de temps, la voiture avait été modifiée au niveau de la face avant. C'est ce qui explique que cet exemplaire soit le seul à être doté de 4 phares et dépourvu de pare-chocs " d'origine ". C'est un certain M. Schrifrin qui s'en porta acquéreur en 1968 au terme d'intenses tractations. Il parcourut près de 25000 miles à son volant jusqu'à sa disparition dans la deuxième partie des années 1990. Sa veuve donna alors la voiture au musée des voitures classiques de Sarasota en Floride. Ensuite, cette étonnante Arnolt Bristol est vendue en 1999 à un allemand de Hambourg, par le garage " Vintage Motors of Sarasota ", de Martin Godbey, propriétaire et conservateur du musée en question suite à son rachat en 1997. Lorsque ce roadster arrive en Europe au début des années 2000 il est encore dans sa couleur d'origine rosso rubino, avec intérieur cuir noir à passepoil gris clair, mais déjà équipé d'un double échappement alu. Dans les mains de cet amateur allemand la voiture est repeinte en blanc, le compteur en miles remplacé par un compteur en kilomètres et des sièges baquets avec ceintures Sabelts installés. C'est auprès d'une de ses relations de l'univers Bristol que notre collectionneur en fera lui l'acquisition dans cet état en 2007. Il s'agissait plus pour lui d'acquérir une pièce rare et cohérente pour sa collection, que de rouler véritablement avec cet intéressant roadster anglo-Italien puisqu'il n'affiche aujourd'hui que 112 km au compteur. La présentation de cet exemplaire de Arnolt Bristol roadster correspond à la version DeLuxe avec pare-brise, tableau de bord type aviation, boutons poussoirs d'ouverture de porte et système de capotage, ainsi que les sièges d'origine rembourrés en cuir, qui seront fournis avec la voiture. A ce jour dans un bel état esthétique, avec une jolie peinture et une base saine, bien que les éléments chromés présentent des traces d'oxydation naturelle, la voiture n'a pas roulé ces dernières années et devra donc bénéficier d'une révision mécanique générale. La baie moteur où trône le 6 cylindres Bristol de 1971 cm3 de cylindrée, coiffé de 3 carburateurs Solex de 32 millimètres, est en effet dans son jus. Capote et side-screens qui se logent dans le coffre avec la roue de secours, viennent avec la voiture, en plus du couvre tonneau. Fabriquées en toute petite série les Arnolt Bristol sont réservées à un public d'initiés, qui saura reconnaître l'occasion exceptionnelle que représente ce modèle aux caractéristiques singulières.


French title
Chassis No 404X3131
Engine No BSIMKII317

- Design by Franco Scaglione for Bertone
- Brilliant 2-litre 6-cylinder Bristol engine
- Unique model from the 142 chassis built for this series
- Probably the last example built
- No reserve

This extremely rare Arnolt Bristol that we have the privilege to introduce is a Deluxe Roadster version. According to information from the Bristol Owners Club and verified by historical records from the Arnolt's family, this would be the last fully manufactured car from the original production to be sold new by the Arnolt garages. The car was completed and shipped to the USA in 1959 and remained in stock at the Hoosier International Motors dealership in Warsaw (Indiana) until 1968, the latter had taken over the automotive assets of Arnolt's succession following Wacky's death in 1963. At that time, the car was modified towards the front. This explains why this example is the only one to be fitted with four headlights and without the "original" bumpers.
It was acquired by a Mr S. in 1968 after intense negotiations. He drove it for almost 25,000 miles until his passing in the second half of the 1990s. His widow then donated the car to the Classic Car Museum in Sarasota, Florida. This astonishing Arnolt Bristol was then sold in 1999 to a German in Hamburg by Martin Godbey at the "Vintage Motors of Sarasota", museum's owner and curator following its acquisition in 1997. This roadster was still in its original "rosso rubino" colour when it arrived in Europe at the beginning of the 2000s, combined with a black leather interior and a light grey piping finish; it had however already been fitted with a double aluminium exhaust. This German enthusiast had the car repainted in white, got the odometer replaced with one in kilometre and installed bucket seats with Sabelts belts. It is from one of his contacts in the Bristol world that our collector will purchase it in this condition in 2007. For him, it was more about acquiring a rare and coherent piece for his collection rather than driving this interesting Anglo-Italian roadster as it currently displays a mileage of only 112km. This is a Deluxe version of the Arnolt Bristol roadster with windshield, aviation type dashboard, door-opening push buttons and cowling system, as well as original seats upholstered in leather, which will be supplied with the car.
It is currently in good aesthetical condition and has a lovely paint job and sound base, even though chromed items show traces of natural oxidation. The car has not been driven in recent years and will therefore require a complete mechanical service. Equipped with a 6-cylinder Bristol engine of 1971 cc, topped with 3 Solex 32-millimeter carburettors, the engine bay is indeed in its original condition. Sheltered in the boot with the spare wheel and in addition to the tonneau cover, the soft top and side-screens are included with the car. With only a small amount produced, the Arnolt Bristol are dedicated to an insider audience, who will acknowledge that this model with unique characteristics represents an exceptional opportunity.

Collection 'So British'

Christian Dior décrivait l'élégance comme un tout, " qu'elle est ce qui ne se voit pas autant que ce qui se voit ". Elle se manifeste à la fois dans le fond et dans la forme de l'être-même, de l'objet, et sa présence dans l'une ne peut se priver de l'absence dans l'autre, et inversement.
L'élégance peut se cacher dans tous les recoins de la création humaine et divine. Les créateurs de Haute-Couture, dans la mode ou dans l'automobile d'entre-deux guerres, l'avaient bien compris. Les plus impressionnantes créations furent, en leurs temps, françaises. Les Saoutchik, Figoni & Falaschi, Kellner, Labourdette, Chapron excellaient dans cette discipline.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la production de masse devait répondre à une consommation grandissante. Chaque famille devait posséder son propre véhicule. Ces nouvelles habitudes ont démocratisé l'automobile pour tous, en emportant à jamais dans cette vague les carrossiers français les plus prestigieux, ces artistes de l'élégance.
Certaines marques ont résisté. Mais pas en France où Delahaye, Talbot Lago, Delage, Bugatti…ont progressivement disparu. En Italie, la période a vu naître Ferrari avec son fondateur Enzo, fou de vitesse et de compétition. Lamborghini s'est positionné sur un marché haut de gamme en créant des lignes qui ne ressemblent à aucune autre. Maserati, déjà présent avant-guerre, a résisté en produisant en nombre limité des automobiles d'exception.
Mais si un pays peut se targuer de produire des automobiles à l'élégance rare, c'est bien l'Angleterre. Tout au long de l'histoire de sa production automobile, les voitures anglaises n'ont jamais mis de côté cette valeur qui leur a permis de survivre et de perdurer encore aujourd'hui.
Aston Martin symbolise certainement le mieux cette élégance qui en a fait et continue d'en faire son succès. Une ligne fluide et discrète, un moteur puissant, un châssis bien pensé sont les attributs de cette marque choisie par les monarques, les gentlemen et même un bien célèbre agent secret ! Tout en se distinguant sur les circuits internationaux, la production d'après-guerre s'est majoritairement attachée aux coupés, rendant les cabriolets de la marque plus rares encore.
Cette Collection, " So British ", est un hymne à l'Angleterre. Son auteur, un homme discret, pourrait se glorifier d'une carrière internationale de capitaine d'industrie construite sur sa formation d'ingénierie en mécanique et électricité, tantôt basé aux Etats-Unis, tantôt en Angleterre, longtemps au Japon.
Il pourrait se glorifier d'avoir réuni dès les années 70 un aéropage de motos Vincent, puis à partir des années 90, d'avoir rassemblé les plus désirables GT anglaises " plus élégantes que les italiennes (sic) ". Mu par l'idée d'excellence et par la même détermination qui avaient contribué au succès de ses affaires, il enrichit et affina ses choix en déclinant en particulier les différents modèles Aston Martin de telle sorte qu'il nous nous invite à déguster cette formidable " verticale " comme on dit entre œnologues.
Mais son élégance le préserve de toute vanité. Et sa collection, 'So British', présentée ici, est à son image.

Collection 'So British'

Christian Dior described elegance as an entity that is " as much about what you don't see as what you do see ". It manifests itself both in the background and in the form itself, and its presence in one cannot exist with an absence in the other and vice versa.
Elegance can be found in every corner of human and divine creation. The creators of Haute-Couture, whether in fashion or between the wars in automobile design understood this very well. The most impressive creations were, in their day, French. The Saoutchiks, Figoni & Falaschi, Kellners, Labourdettes and Chaprons all excelled in this discipline.
After the Second World War, production increased in response to a growth in demand. Every family wanted to own their own vehicle. These new habits ensured the automobile became accessible to everyone, and the most prestigious French coachbuilders, these artists of elegance, were carried off for ever on this wave.
Certain marques fought back. Not in France however where Delahaye, Talbot Lago, Delage, Bugatti, disappeared one by one. In Italy, this period saw the birth of Ferrari, with its founder Enzo, passionate about speed and competition. Lamborghini positioned itself at the top end of the market, with styling like nothing seen before. Maserati, already present before the war, stood firm by producing a limited number of exceptional automobiles.
But if there is one country that can lay claim to producing automobiles of a rare elegance, it is England. Throughout the history of its automobile production, British cars have kept hold of this formula. A formula that has enabled it to survive and continue to this day.
Aston Martin symbolises perfectly the supreme elegance that made and continues to make the marque so successful. The subtle and graceful styling, the powerful engine and well-designed chassis are all attributes of a marque favoured by monarchs, gentlemen and even a famous secret agent ! While distinguishing itself on international circuits, post-war production was focused primarily on coupés, making cabriolets by this marque even rarer.
This Collection, " So British ", is a homage to Britain. Its author, a discreet man, could boast of an international career as a captain of industry, with his background in engineering and electricity, based at various times in the United States, England and, for a long time, Japan.
He could be proud of having assembled a glorious collection of Vincent motorcycles during the 1970s. Then, from the 1990s, collecting some of the most desirable British GT cars " more elegant than the Italians (sic) ". Driven by the idea of excellence and by the same determination that contributed to his success in business, he enriched and refined his choices by selecting in particular the different Aston Martin models, inviting us to experience this formidable " vertical tasting " as oenologists would say.
But his elegance precludes any vanity. And his collection 'So British', presented here, is in his image.

Photos © Kevin Van Campenhout

Estimation 220 000 - 280 000 €

Vendu 174 000 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 28

1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster
No reserve

Vendu 174 000 € [$]

1958 Arnolt Bristol Deluxe Roadster
No reserve

Carte grise française
Châssis n°404X3131
Moteur n°BSIMKII317

- Dessin de Franco Scaglione pour Bertone
- Brillante mécanique 6 cylindres 2 litres Bristol
- Modèle unique sur la série de 142 châssis produits
- Probablement la dernière produite
- Sans réserve

Stanley Harold Arnolt, surnommé " Wacky ", ingénieur et homme d'affaires originaire du Middle West, fit fortune en fournissant des moteurs de bateaux à l'armée américaine. Après la deuxième guerre mondiale il fut à la tête d'un véritable empire commercial qui allait de la fabrication de meubles tubulaires aux accessoires automobiles, en passant par une plantation de noix de coco au Mexique, un chantier naval et des concessions automobiles. C'est d'ailleurs ce qui l'amena à devenir importateur d'automobiles Britanniques, puis en 1952 importateur BMC pour le Middle West. Désireux de se développer dans cette industrie, au Salon de l'automobile de Turin 1952, Stanley H. Arnolt passe commande de 100 exemplaires chacun de deux études de style, un coupé et un cabriolet, dessinées par Giovanni Michelotti pour Bertone, sur la base de la MG TD. A l'époque cela sauve le carrossier turinois et lui permet de passer de l'artisanat à une dimension industrielle. La " Arnolt-MG " est ainsi assemblée chez Bertone et distribuée par Arnolt outre-Atlantique. Mais finalement seule une série de 100 voitures (65 cabriolets et 35 coupés) sera produite, notamment du fait du passage à la TF en 1953 chez MG et de l'évolution rapide des goûts de la clientèle américaine. Suivra alors un projet de " Arnolt-Aston Martin " carrossé par Bertone, sur base de DB2/4, exposé au Salon de l'automobile de New york 1954, dont seulement à peine quelques unités furent fabriquées. Dans le même temps, souhaitant distribuer la marque Bristol aux Etats-Unis pour élargir son catalogue, mais considérant devoir l'adapter au marché américain, Harold Arnolt a un nouveau projet. Il décide d'utiliser le châssis de la Bristol 404 et le moteur 6 cylindres de la marque anglaise dans sa version la plus puissante BS1 MK2 développant 130 ch. Ce moteur, dérivant de celui de la BMW 327, a un taux de compression plus élevé, rendu possible par l'utilisation d'une essence de meilleure qualité aux Etats-Unis qu'en Europe à cette période. Dessiné par Franco Scaglione, toujours chez Bertone et toujours réalisé chez le carrossier italien, le véhicule est présenté pour la 1ère fois au salon de Londres en 1953. Il fut fabriqué 142 roadsters, auxquels il faut ajouter 3 coupés. En dehors du coupé, 2 versions furent disponibles. Le roadster " Bolide ", qui fut le plus utilisé en compétition avec de nombreuses participations à des courses, telles que Watkins Glen et les 12H de Sebring de 1955 à 1961. Le roadster " DeLuxe ", qui a été proposé lui avec une finition plus soignée dont une capote et un pare-brise. La production cessa en 1958.

La rarissime Arnolt Bristol que nous avons la chance de vous dévoiler est une version DeLuxe roadster. D'après les informations du Bristol Owners Club vérifiées à l'aide des archives de la famille Arnolt, il s'agirait de la dernière voiture complète de la commande originale à avoir été vendue neuve par les garages Arnolt. Effectivement, achevée et expédiée aux USA en 1959, jusqu'en 1968 elle est restée dans le stock du concessionnaire Hoosier International Motors de Warsaw dans l'Indiana, qui avait repris les actifs automobiles de la succession Arnolt après le décès de Wacky en 1963. Durant ce laps de temps, la voiture avait été modifiée au niveau de la face avant. C'est ce qui explique que cet exemplaire soit le seul à être doté de 4 phares et dépourvu de pare-chocs " d'origine ". C'est un certain M. Schrifrin qui s'en porta acquéreur en 1968 au terme d'intenses tractations. Il parcourut près de 25000 miles à son volant jusqu'à sa disparition dans la deuxième partie des années 1990. Sa veuve donna alors la voiture au musée des voitures classiques de Sarasota en Floride. Ensuite, cette étonnante Arnolt Bristol est vendue en 1999 à un allemand de Hambourg, par le garage " Vintage Motors of Sarasota ", de Martin Godbey, propriétaire et conservateur du musée en question suite à son rachat en 1997. Lorsque ce roadster arrive en Europe au début des années 2000 il est encore dans sa couleur d'origine rosso rubino, avec intérieur cuir noir à passepoil gris clair, mais déjà équipé d'un double échappement alu. Dans les mains de cet amateur allemand la voiture est repeinte en blanc, le compteur en miles remplacé par un compteur en kilomètres et des sièges baquets avec ceintures Sabelts installés. C'est auprès d'une de ses relations de l'univers Bristol que notre collectionneur en fera lui l'acquisition dans cet état en 2007. Il s'agissait plus pour lui d'acquérir une pièce rare et cohérente pour sa collection, que de rouler véritablement avec cet intéressant roadster anglo-Italien puisqu'il n'affiche aujourd'hui que 112 km au compteur. La présentation de cet exemplaire de Arnolt Bristol roadster correspond à la version DeLuxe avec pare-brise, tableau de bord type aviation, boutons poussoirs d'ouverture de porte et système de capotage, ainsi que les sièges d'origine rembourrés en cuir, qui seront fournis avec la voiture. A ce jour dans un bel état esthétique, avec une jolie peinture et une base saine, bien que les éléments chromés présentent des traces d'oxydation naturelle, la voiture n'a pas roulé ces dernières années et devra donc bénéficier d'une révision mécanique générale. La baie moteur où trône le 6 cylindres Bristol de 1971 cm3 de cylindrée, coiffé de 3 carburateurs Solex de 32 millimètres, est en effet dans son jus. Capote et side-screens qui se logent dans le coffre avec la roue de secours, viennent avec la voiture, en plus du couvre tonneau. Fabriquées en toute petite série les Arnolt Bristol sont réservées à un public d'initiés, qui saura reconnaître l'occasion exceptionnelle que représente ce modèle aux caractéristiques singulières.


French title
Chassis No 404X3131
Engine No BSIMKII317

- Design by Franco Scaglione for Bertone
- Brilliant 2-litre 6-cylinder Bristol engine
- Unique model from the 142 chassis built for this series
- Probably the last example built
- No reserve

This extremely rare Arnolt Bristol that we have the privilege to introduce is a Deluxe Roadster version. According to information from the Bristol Owners Club and verified by historical records from the Arnolt's family, this would be the last fully manufactured car from the original production to be sold new by the Arnolt garages. The car was completed and shipped to the USA in 1959 and remained in stock at the Hoosier International Motors dealership in Warsaw (Indiana) until 1968, the latter had taken over the automotive assets of Arnolt's succession following Wacky's death in 1963. At that time, the car was modified towards the front. This explains why this example is the only one to be fitted with four headlights and without the "original" bumpers.
It was acquired by a Mr S. in 1968 after intense negotiations. He drove it for almost 25,000 miles until his passing in the second half of the 1990s. His widow then donated the car to the Classic Car Museum in Sarasota, Florida. This astonishing Arnolt Bristol was then sold in 1999 to a German in Hamburg by Martin Godbey at the "Vintage Motors of Sarasota", museum's owner and curator following its acquisition in 1997. This roadster was still in its original "rosso rubino" colour when it arrived in Europe at the beginning of the 2000s, combined with a black leather interior and a light grey piping finish; it had however already been fitted with a double aluminium exhaust. This German enthusiast had the car repainted in white, got the odometer replaced with one in kilometre and installed bucket seats with Sabelts belts. It is from one of his contacts in the Bristol world that our collector will purchase it in this condition in 2007. For him, it was more about acquiring a rare and coherent piece for his collection rather than driving this interesting Anglo-Italian roadster as it currently displays a mileage of only 112km. This is a Deluxe version of the Arnolt Bristol roadster with windshield, aviation type dashboard, door-opening push buttons and cowling system, as well as original seats upholstered in leather, which will be supplied with the car.
It is currently in good aesthetical condition and has a lovely paint job and sound base, even though chromed items show traces of natural oxidation. The car has not been driven in recent years and will therefore require a complete mechanical service. Equipped with a 6-cylinder Bristol engine of 1971 cc, topped with 3 Solex 32-millimeter carburettors, the engine bay is indeed in its original condition. Sheltered in the boot with the spare wheel and in addition to the tonneau cover, the soft top and side-screens are included with the car. With only a small amount produced, the Arnolt Bristol are dedicated to an insider audience, who will acknowledge that this model with unique characteristics represents an exceptional opportunity.

Collection 'So British'

Christian Dior décrivait l'élégance comme un tout, " qu'elle est ce qui ne se voit pas autant que ce qui se voit ". Elle se manifeste à la fois dans le fond et dans la forme de l'être-même, de l'objet, et sa présence dans l'une ne peut se priver de l'absence dans l'autre, et inversement.
L'élégance peut se cacher dans tous les recoins de la création humaine et divine. Les créateurs de Haute-Couture, dans la mode ou dans l'automobile d'entre-deux guerres, l'avaient bien compris. Les plus impressionnantes créations furent, en leurs temps, françaises. Les Saoutchik, Figoni & Falaschi, Kellner, Labourdette, Chapron excellaient dans cette discipline.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la production de masse devait répondre à une consommation grandissante. Chaque famille devait posséder son propre véhicule. Ces nouvelles habitudes ont démocratisé l'automobile pour tous, en emportant à jamais dans cette vague les carrossiers français les plus prestigieux, ces artistes de l'élégance.
Certaines marques ont résisté. Mais pas en France où Delahaye, Talbot Lago, Delage, Bugatti…ont progressivement disparu. En Italie, la période a vu naître Ferrari avec son fondateur Enzo, fou de vitesse et de compétition. Lamborghini s'est positionné sur un marché haut de gamme en créant des lignes qui ne ressemblent à aucune autre. Maserati, déjà présent avant-guerre, a résisté en produisant en nombre limité des automobiles d'exception.
Mais si un pays peut se targuer de produire des automobiles à l'élégance rare, c'est bien l'Angleterre. Tout au long de l'histoire de sa production automobile, les voitures anglaises n'ont jamais mis de côté cette valeur qui leur a permis de survivre et de perdurer encore aujourd'hui.
Aston Martin symbolise certainement le mieux cette élégance qui en a fait et continue d'en faire son succès. Une ligne fluide et discrète, un moteur puissant, un châssis bien pensé sont les attributs de cette marque choisie par les monarques, les gentlemen et même un bien célèbre agent secret ! Tout en se distinguant sur les circuits internationaux, la production d'après-guerre s'est majoritairement attachée aux coupés, rendant les cabriolets de la marque plus rares encore.
Cette Collection, " So British ", est un hymne à l'Angleterre. Son auteur, un homme discret, pourrait se glorifier d'une carrière internationale de capitaine d'industrie construite sur sa formation d'ingénierie en mécanique et électricité, tantôt basé aux Etats-Unis, tantôt en Angleterre, longtemps au Japon.
Il pourrait se glorifier d'avoir réuni dès les années 70 un aéropage de motos Vincent, puis à partir des années 90, d'avoir rassemblé les plus désirables GT anglaises " plus élégantes que les italiennes (sic) ". Mu par l'idée d'excellence et par la même détermination qui avaient contribué au succès de ses affaires, il enrichit et affina ses choix en déclinant en particulier les différents modèles Aston Martin de telle sorte qu'il nous nous invite à déguster cette formidable " verticale " comme on dit entre œnologues.
Mais son élégance le préserve de toute vanité. Et sa collection, 'So British', présentée ici, est à son image.

Collection 'So British'

Christian Dior described elegance as an entity that is " as much about what you don't see as what you do see ". It manifests itself both in the background and in the form itself, and its presence in one cannot exist with an absence in the other and vice versa.
Elegance can be found in every corner of human and divine creation. The creators of Haute-Couture, whether in fashion or between the wars in automobile design understood this very well. The most impressive creations were, in their day, French. The Saoutchiks, Figoni & Falaschi, Kellners, Labourdettes and Chaprons all excelled in this discipline.
After the Second World War, production increased in response to a growth in demand. Every family wanted to own their own vehicle. These new habits ensured the automobile became accessible to everyone, and the most prestigious French coachbuilders, these artists of elegance, were carried off for ever on this wave.
Certain marques fought back. Not in France however where Delahaye, Talbot Lago, Delage, Bugatti, disappeared one by one. In Italy, this period saw the birth of Ferrari, with its founder Enzo, passionate about speed and competition. Lamborghini positioned itself at the top end of the market, with styling like nothing seen before. Maserati, already present before the war, stood firm by producing a limited number of exceptional automobiles.
But if there is one country that can lay claim to producing automobiles of a rare elegance, it is England. Throughout the history of its automobile production, British cars have kept hold of this formula. A formula that has enabled it to survive and continue to this day.
Aston Martin symbolises perfectly the supreme elegance that made and continues to make the marque so successful. The subtle and graceful styling, the powerful engine and well-designed chassis are all attributes of a marque favoured by monarchs, gentlemen and even a famous secret agent ! While distinguishing itself on international circuits, post-war production was focused primarily on coupés, making cabriolets by this marque even rarer.
This Collection, " So British ", is a homage to Britain. Its author, a discreet man, could boast of an international career as a captain of industry, with his background in engineering and electricity, based at various times in the United States, England and, for a long time, Japan.
He could be proud of having assembled a glorious collection of Vincent motorcycles during the 1970s. Then, from the 1990s, collecting some of the most desirable British GT cars " more elegant than the Italians (sic) ". Driven by the idea of excellence and by the same determination that contributed to his success in business, he enriched and refined his choices by selecting in particular the different Aston Martin models, inviting us to experience this formidable " vertical tasting " as oenologists would say.
But his elegance precludes any vanity. And his collection 'So British', presented here, is in his image.

Photos © Kevin Van Campenhout

Estimation 220 000 - 280 000 €

Vendu 174 000 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 4058
Lieu : Artcurial, Paris
Date : 05 févr. 2021 16:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Ordres d’Achat & Enchères par Téléphone

Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions Générales d’Achat

Parisienne 2021 en partenariat avec Rétromobile