Vente Parisienne 2021 - 05 février 2021 /Lot 20 1957 Porsche 550A Spyder

  • 1957 Porsche 550A Spyder
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1957 Porsche 550A Spyder
Titre de circulation allemand
Châssis n°550A-0118
Moteur n° 90 111 (matching numbers)

- Authentique 550A restaurée avec intelligence
- Palmarès important de 1957 à 1962, historique connu
- Superbe présentation et performances élevées
- Eligible dans les plus prestigieux évènements

Histoire du modèle
Ferry Porsche et son équipe d'ingénieurs étaient persuadés que le moteur quatre cylindres boxer, refroidi par air, hérité de la Volkswagen pourrait être développé tout en gardant son architecture de base. Le professeur Ernst Fuhrmann fut chargé d'étudier un tel moteur dont la puissance spécifique devrait être au moins de 70 cv par litre de cylindrée, ce qui était considérable à l'époque. Avec des recettes éprouvées, double arbre à cames en tête, carter sec, deux carburateurs double corps et un magnifique vilebrequin monté sur rouleaux, Fuhrmann fut comblé dès 1953 puisque les premiers essais de son chef d'œuvre indiquèrent une puissance de 112 HP pour 1498 cm3 soit 74 HP au litre.
Ces moteurs appelés '547' firent l'admiration des connaisseurs et remplacèrent les moteurs culbutés sur les spiders 550 dont les premiers exemplaires avaient été produits en 1953 et dont les quatre premières voitures coururent la Panaméricaine en 1953 et les six premiers en 1954. Cette participation eut un tel retentissement que la Porsche 550 devint immédiatement une star. Hermann gagna sa catégorie aux Mille Miles en 1954 et comme le disait l'avisé Von Neumann, qui importait les Porsches aux Etats-Unis: " Pour battre une 550, il faut une autre 550 ".
En 1957, Porsche fait évoluer la 550 avec la 550A, une version plus aboutie dotée d'un châssis tubulaire en acier léger remplaçant le vieillissant châssis en échelle. La 550 A était à la fois bien plus rigide et bien plus légère. Elle reprenait le quatre-cylindres à plat quatre arbre et double allumage, dans une version plus puissante de 120/130 ch., et la suspension était modifiée, ce qui permettait d'améliorer la tenue de route de façon significative. Cette version 550 A a été produite de 1957 à 1959 à 40 exemplaires.

Les Porsche 550 furent les premiers modèles étudiés spécialement pour la compétition. Presque toutes ont été utilisées en compétition, depuis les plus grandes courses internationales jusqu'aux courses de club aux Etats-Unis. C'est précisément le cas de la 550A que nous présentons et qui a participé avec brio aux courses du SCCA de 1957 à 1962.

Le modèle présenté, châssis 0118:
Portant le numéro de châssis 550A-0118, la Porsche 550A que nous proposons a été livrée neuve le 12 mars 1957 à Ernie Erickson, de Chicago, par le biais de Brumos, l'agent Porsche de Floride. Elle était alors de teinte gris métallisé avec des flammes d'ailes arrière rouges et une sellerie noire, une combinaison typique pour les 550 A commercialisées à l'époque. Erickson était un pilote amateur qui participait régulièrement aux épreuves de la SCCA, en particulier au volant de diverses Jaguar (sa marque préférée), telles que XK 120, Type C et Type D. Ayant remarqué dans la catégorie FM la présence de Porsche de plus en plus nombreuses qui remportaient des résultats enviables, il a décidé de se tourner vers la marque allemande. Ayant l'habitude de courir sous ses propres couleurs, jaune clair avec intérieur beige, il a modifié la Porsche pour lui donner cette présentation lors de sa première sortie, en décembre 1957 à Nassau. Il a pris part à six courses qui lui ont donné l'occasion de perfectionner son style et de maîtriser cette barquette légère et agile.
L'année suivante, il s'est engagé à l'épreuve de Wilmot Hills, terminant vainqueur au classement général des deux courses, avant de signer le même résultat à Milwaukee State Fair Park et à Meadowdale Inaugural. A la fin de la saison 1958, la Porsche 718 RSK a fait son apparition lors des courses locales et, pour financer l'achat de cette nouvelle machine, Erickson a vendu la 550 A à Frank Campbell. Celui-ci, ne raffolant pas du jaune de la voiture, a décidé de la repeindre en rouge avec intérieur de la même couleur avant de s'engager à la rencontre de Nassau, en 1958. Il y a obtenu une respectable troisième place dans la course Porsche monomarque contre des pilotes de la trempe de Ricardo Rodriguez et Joe Sheppard. En avril 1959, il a remporté sa catégorie à Lawrenceville, lors de la course régionale dans l'Illinois, la toute dernière de sa carrière. Campbell a ensuite cédé la voiture à Ted Baumgartner qui a terminé avec la saison 1959, signant notamment une quatrième place à Elkhart Lake Road America. En mai 1960, il a obtenu encore une troisième place à la course de Milwaukee State Fair.

Sur ce même circuit, Baumgartner a été approché par Robert Wilkes, hommes d'affaires local et propriétaire de l'écurie Leader Card Sportor, qui lui a proposé d'acheter la Porsche. En juin 1960, Wilkes annonçait qu'il avait vendu sa monoplace victorieuse aux 500 Miles d'Indianapolis pour acheter une puissante machine de sport pour son pilote numéro un, Rodger Ward. Dans un journal local, Wilkes précisait : "Cette voiture rapide est en ce moment complètement révisée, et nous allons l'équiper d'un moteur 1 636 cm3. Pour sa première sortie après les travaux, elle va participer les 25 et 26 juin au programme Continental Divide, à Denver." Wilkes souhaitait étendre l'activité de son équipe et, ayant déjà dominé les courses sur circuit ovale avec trois victoires aux 500 Miles d'Indianapolis, il voulait maintenant engager sa nouvelle voiture en épreuves sur circuit routier. Il a donc repeint le Spyder Porsche aux couleurs de son écurie Leader Card Sportor. De son côté, Rodger Ward avait déjà participé à diverses courses à bord de Ferrari et Maserati, dont la Carrera Panamericana, et il était donc impatient de prendre le volant du Spyder 550 A. A la suite de l'épreuve de Continental Drive, Ward est arrivé la semaine suivante deuxième à la course de côte de Pikes Peak, avant de courir à Road America et Riverside. Le Spyder a été également utilisé par d'autres pilotes de l'écurie, comme Bruce Kessler et Buzz Hahn, engagés en septembre 1960 aux 500 Miles d'Elkhart Lake Road America.
Le mois suivant, à Laguna Seca, Ward est arrivé huitième à cause d'une sortie de route mineure et du heurt avec les bottes de paille. Des réparations étant nécessaires, il a été décidé d'en profiter pour modifier l'avant avec une forme plus aérodynamique, semblable à celle de la Porsche RSK, et d'ajouter quelques ouïes latérales sur le capot arrière pour faciliter le refroidissement du moteur. Pour la saison 1961, le Spyder a été engagé au GP d'Indianapolis et au Continental Divide, dans le Colorado.

Le propriétaire suivant a été Bill Peters, qui a peint la voiture en gris métallisé et s'est arrangé pour qu'elle soit immatriculée dans le Minnesota, où il l'a utilisée régulièrement sur les routes locales. Il l'a ensuite vendue à Zane Mann, qui a couru localement en 1964 avec son ami Frank Phillips, en particulier à Rosemount et aux 500 Miles de Road America. Mann a gardé la voiture au moins jusqu'en 1967, année où il a participé à la course SCCA Regional Southport avant de la céder à Archie Walker, de Minneapolis. Celui-ci l'a vendue ensuite au collectionneur de Porsche George Barber Jr., pilote américain connu qui a couru souvent au cours des années 60 à Courtland et Daytona. Il a adjoint 550A-0118 à sa collection comportant déjà trois 550, une 718 RSK et une Porsche 904. Il a plus tard fondé le Barber Vintage Motorsports Museum, dans l'Alabama.
Ensuite, entre 1975 et 1978, la Porsche est passée entre les mains d'un collectionneur de Louisiane avant d'être achetée par Gerry Sutterfield, un spécialiste Porsche qui l'a gardée jusqu'au milieu des années 80.

A cette époque, la voiture a traversé l'Atlantique pour rejoindre en Allemagne la collection du Dr. Zweifler, qui s'est lancé dans une restauration méticuleuse au cours de laquelle une attention toute particulière a été portée à la préservation des traces de son passé en compétition. Ce processus détaillé a permis d'authentifier l'histoire de 550A-0118 et son originalité, et de lui rendre ses spécifications usine d'origine. Pendant la restauration, le moteur a été refait par Karl Hloch, spécialiste allemand renommé basé à Schorndorf.
En 2001, présentée au sein d'une vente aux enchères à Monaco, la voiture a été achetée par son propriétaire actuel pour rejoindre sa prestigieuse collection, en Espagne. Personnalité connue du monde des automobiles historiques, il a participé en 2004 à la rétrospective des Mille Miglia, au volant de la 550 A.
En 2017, une inspection détaillée a été effectuée par Marco Marinello, propriétaire d'Elevenparts et expert Porsche (nous recommandons d'ailleurs aux acheteurs intéressés de le consulter). Dans son rapport, il précise que les frappes du châssis et du moteur, ainsi que les plaques de Porsche et du carrossier Wendler, sont toutes authentiques, chose rare sur ce modèle avec une telle carrière en compétition. La structure principale du châssis tubulaire est elle aussi authentique, et la suspension, les freins et les jantes sont d'origine. La restauration de la carrosserie a été effectuée en respectant l'aspect de la voiture et en préservant les réparations effectuées pendant son existence en compétition. Selon le rapport, 90% des rivets en aluminium sont authentiques et sa conclusion mentionne qu'il s'agit d'une "550 A en état d'origine dont l'extraordinaire patine reflète son passé sportif".
Un essai sur le circuit Bugatti au Mans nous a permis de prendre toute la dimension sportive de ce modèle mythique, doté du moteur 1 500 cm3 double allumage, d'une légèreté sans égale avec son châssis tubulaire acier léger et sa fine feuille d'aluminium en guise de carrosserie. Les accélérations sont très franches, la tenue de route est excellente et la musicalité de son moteur est enivrante.

Cette 550A est une des rares à avoir une histoire connue et continue, matching numbers, avec une belle période en compétition aux Etats-Unis. Intelligemment restaurée, authentique, elle est hautement éligible aux plus grands évènements, des 1000 Miglia au Mans Classic en passant par le Tour Auto ou toutes les épreuves historiques américaines.

Bibliographie :
Cette notice a été rédigée grâce avec l'aide du spécialiste du modèle Andrew Hosking (type550.com), l'historien Jürgen Barth, Porsche AG (Porsche register) et le livre 'Carrera' de Rolf Sprenger et Steve Heinrichs, Ed. Porsche Museum.



German title
Chassis n°550A-0118
Engine n° 90 111 (matching numbers)

- Genuine 550A expertly restored
- Important competition provenance between 1957 and 1962, known history
- Superb presentation and performance
- Eligible for the most prestigious events

History of the model
Ferry Porsche and his team of engineers believed the four-cylinder boxer air-cooled engine, inherited from Volkswagen, could be developed while retaining its basic architecture. Professor Ernst Fuhrmann was commissioned to design such an engine, to produce at least 70 HP per litre, a substantial figure at that time. With the tried and tested set-up of twin overhead cam, dry sump, two twin-bodied carburettors and a magnificent crankshaft mounted on rollers, Fuhrmannwas gratified to discover in 1953 that the first tests on his masterpiece indicated a power of 112 HP for 1498 cc, or 74 HP per litre. These engines, given the type number '547', were rated highly by connoisseurs and replaced the pushrod engines on the 550 Spyders, a model that first went into production in 1953. The first four cars took part in the 1953 Panamericana and the first six in 1954. They made such an impact that the Porsche 550 immediately became a star. Hermann won his class in the Mille Miglia in 1954 and as the astute US Porsche importer Von Neumann said: "To beat a 550, you need another 550". Porsche continued to develop the car and the 550 A appeared in 1957, a more sophisticated version with a lightweight steel tubular frame replacing the ageing ladder chassis. It had the same flat-four overhead cam engine with dual-ignition, in a more powerful version producing 120/130 bhp, and with modified suspension that improved the handling significantly. Some 40 examples of the 550 A version were produced between 1957 and 1959.

The Porsche 550 was the marque's first model to be designed specifically for racing. Nearly all examples were used in competition, whether in the biggest international races or in club events across the US. Which is what happened with the 550A we are presenting, taking part successfully in SCCA race events between 1957 and 1962.

Le model presented, chassis 0118:
The Porsche 550A for sale is chassis number 550A-0118, delivered new on 12 March 1957 by the American Porsche dealer Brumos in Florida to Ernie Erickson from Chicago. The 550A was built silver in colour with red tail darts and black interior, which was a typical combination for a number of 550As built. Erickson was a seasoned racer usually entering the local SCCA races and competing in a variety of his preferred marque Jaguar, including an XK120 plus his C and D type Jags. He noticed the increased presence of the Porsche cars in the FM class races taking line honours, so Erickson decided to move across to the upcoming German brand. Erickson had always preferred his race cars painted in his signature colour of a light yellow with tan interior, which is what he did to the 550A when it appeared in its debut event at Nassau in December 1957. Entering six races, he was able to hone his driving style to handle the nimble, lightweight air-cooled Porsche. The following year he raced at Wilmot Hills, finishing first overall in both races, similarly at Milwaukee State Fair Park Race and Meadowdale Inaugural, taking the chequered flag in all races. By the end of the 1958 season, the new Porsche 718 RSK was appearing at local races. To afford an upgrade to the latest model, Erickson sold his 550A to Frank Campbell who wasn't too fond of the 550A painted yellow, so he changed it to red in colour with matching red interior before he entered it into the 1958 Nassau race series, finishing a respectable 3rd in the all Porsche race against greats like Ricardo Rodriguez and Joe Sheppard. In April 1959 he also finished first in class at Lawrenceville in the central Illinois regional race, which was the last race of his career. Campbell sold the car to Ted Baumgartner who raced it for the rest of the 1959 season entering the Elkhart Lake Road America race finishing 4th and the Milwaukee State Fair race in May of 1960 finishing 3rd.

At the State Fair track he was approached by a local commercial sign card businessman and race team owner, Robert Wilkes, who offered to buy 550A-0118 off him. In June 1960, Wilkes who owned the Leader Card Sportor team, announced he had sold his winning Indy 500 roadster and purchased a high-powered sports car for his number one driver, Rodger Ward. In a newspaper article, Wilkes quoted "this fast car is being completely re-conditioned and will be equipped with a 1,636cc engine. It will see action for the first time June 25-26 (1960) in the Continental Divide program at Denver". Wilkes wanted to expand his racing team, as he had already dominated oval track racing winning three Indianapolis 500 races, so he started entering his new team car into road racing events. In preparation, he also painted the spyder in the Leader Card team colours of white with racing livery. Rodger Ward had previously entered road races piloting Ferraris and Maseratis and endurance races like the Carrera Panamericana, so he was looking forward to getting behind the wheel of the 550A spyder. Following the Continental Drive race, Ward finished second at Pikes Peak Hill Climb the following week, then raced at Road America and Riverside. The spyder was also shared with other team drivers, Dr Bruce Kessler and Buzz Hahn who raced at Elkhart Lake Road America 500 in September 1960. The following month at Laguna Seca, Ward finished 8th due to a minor accident where he crashed into some hay bales lining a corner of the track. Repairs were made to the car and in the process, the decision was made to modify the front end with a more aerodynamic nose section similar to the Porsche RSK and add some vents on the rear clamshell to help cool the rear engine. The 1961 season saw the spyder entered into the Indianapolis GP and also the Continental Divide in Colorado again.

The next owner was Bill Peters who painted the car silver and managed to get it road registered in Minnesota where he drove it on the local streets regularly. It was then sold to Zane Mann who raced it locally with friend Frank Phillips in 1964 entering events including Rosemount and the 500 mile Road America race. Mann owned the 550A until at least 1967 where he entered it into the SCCA Regional Southport race before he sold it to Archie Walker from Minneapolis. Porsche collector George Barber Jr., a renowned American driver who raced often at Courtland and Daytona through the 1960s, also took possession of 550A-0118 to add to his collection of three other 550s, a 718 RSK and also a Porsche 904. He later founded the Barber Vintage Motorsports Museum in Alabama. Between 1975 and 1978, the car belonged to a collector in Louisiana before it was bought by Gerry Sutterfield, a Porsche specialist who kept it until the mid 1980s.

The car then crossed the Atlantic to be included in the collection of Dr Zweifler in Germany, who undertook the restoration of the 550A, carried out in a meticulously researched manner in order to retain the evidence of its racing past. This detailed process has made it possible to authenticate the history and originality of 550A-0118, while returning it to the original factory specifications. During the restoration, the engine was also re-built by the renowned German specialist Karl Hloch in Schorndorf. In 2001, it was then sold at auction in Monaco and acquired by its current owner, joining his prestigious collection in Spain. This well-known personality in the automotive world participated in the 2004 modern day Mille Miglia in the 550A. In 2017, a thorough inspection was carried out by Elevenparts owner and Porsche expert Marco Marinello (whom we advise interested parties to consult). He concluded in his report that the chassis and engine stamping plus both Porsche and coach builder Wendler build plates are all authentic, which is rare for this model with a race history. The major structure of the tubular space frame is also genuine, while the suspension, brakes and wheels are original. The restoration of the body on this 550A was carried out sympathetically, conserving the evidence of minor body repairs carried out during its race period. The report states that 90% of the aluminium rivets are authentic and concludes that this is an "original 550A with an extraordinary patina reflecting its sporting past."

A test drive on the Bugatti circuit at Le Mans allowed us to experience the sporting capability of this legendary model, with its dual ignition 1500cc engine and unrivalled handling thanks to its lightweight chassis design and ultra-light aluminium body construction. The car accelerates cleanly, has superb road handling and the sound of the quad-cam engine is intoxicating.

This 550A qualifies to enter modern day racing events including the Mille Miglia or the Le Mans Classic, not to mention Tour Auto or any number of historic race events in the US including Laguna Seca where its racing roots started.


Bibliography :
This description has been written thanks to informations collected from the specialist Andrew Hosking (type550.com), the historian Jürgen Barth, Porsche AG (Porsche Register) and the book 'Carrera' from Rolf Sprenger and Steve Heinrichs, Porsche Museum Edition.



Photos © Philippe Louzon

Estimation 3 800 000 - 4 400 000 €

Lot 20

1957 Porsche 550A Spyder

Estimation 3 800 000 - 4 400 000 € [$]

1957 Porsche 550A Spyder
Titre de circulation allemand
Châssis n°550A-0118
Moteur n° 90 111 (matching numbers)

- Authentique 550A restaurée avec intelligence
- Palmarès important de 1957 à 1962, historique connu
- Superbe présentation et performances élevées
- Eligible dans les plus prestigieux évènements

Histoire du modèle
Ferry Porsche et son équipe d'ingénieurs étaient persuadés que le moteur quatre cylindres boxer, refroidi par air, hérité de la Volkswagen pourrait être développé tout en gardant son architecture de base. Le professeur Ernst Fuhrmann fut chargé d'étudier un tel moteur dont la puissance spécifique devrait être au moins de 70 cv par litre de cylindrée, ce qui était considérable à l'époque. Avec des recettes éprouvées, double arbre à cames en tête, carter sec, deux carburateurs double corps et un magnifique vilebrequin monté sur rouleaux, Fuhrmann fut comblé dès 1953 puisque les premiers essais de son chef d'œuvre indiquèrent une puissance de 112 HP pour 1498 cm3 soit 74 HP au litre.
Ces moteurs appelés '547' firent l'admiration des connaisseurs et remplacèrent les moteurs culbutés sur les spiders 550 dont les premiers exemplaires avaient été produits en 1953 et dont les quatre premières voitures coururent la Panaméricaine en 1953 et les six premiers en 1954. Cette participation eut un tel retentissement que la Porsche 550 devint immédiatement une star. Hermann gagna sa catégorie aux Mille Miles en 1954 et comme le disait l'avisé Von Neumann, qui importait les Porsches aux Etats-Unis: " Pour battre une 550, il faut une autre 550 ".
En 1957, Porsche fait évoluer la 550 avec la 550A, une version plus aboutie dotée d'un châssis tubulaire en acier léger remplaçant le vieillissant châssis en échelle. La 550 A était à la fois bien plus rigide et bien plus légère. Elle reprenait le quatre-cylindres à plat quatre arbre et double allumage, dans une version plus puissante de 120/130 ch., et la suspension était modifiée, ce qui permettait d'améliorer la tenue de route de façon significative. Cette version 550 A a été produite de 1957 à 1959 à 40 exemplaires.

Les Porsche 550 furent les premiers modèles étudiés spécialement pour la compétition. Presque toutes ont été utilisées en compétition, depuis les plus grandes courses internationales jusqu'aux courses de club aux Etats-Unis. C'est précisément le cas de la 550A que nous présentons et qui a participé avec brio aux courses du SCCA de 1957 à 1962.

Le modèle présenté, châssis 0118:
Portant le numéro de châssis 550A-0118, la Porsche 550A que nous proposons a été livrée neuve le 12 mars 1957 à Ernie Erickson, de Chicago, par le biais de Brumos, l'agent Porsche de Floride. Elle était alors de teinte gris métallisé avec des flammes d'ailes arrière rouges et une sellerie noire, une combinaison typique pour les 550 A commercialisées à l'époque. Erickson était un pilote amateur qui participait régulièrement aux épreuves de la SCCA, en particulier au volant de diverses Jaguar (sa marque préférée), telles que XK 120, Type C et Type D. Ayant remarqué dans la catégorie FM la présence de Porsche de plus en plus nombreuses qui remportaient des résultats enviables, il a décidé de se tourner vers la marque allemande. Ayant l'habitude de courir sous ses propres couleurs, jaune clair avec intérieur beige, il a modifié la Porsche pour lui donner cette présentation lors de sa première sortie, en décembre 1957 à Nassau. Il a pris part à six courses qui lui ont donné l'occasion de perfectionner son style et de maîtriser cette barquette légère et agile.
L'année suivante, il s'est engagé à l'épreuve de Wilmot Hills, terminant vainqueur au classement général des deux courses, avant de signer le même résultat à Milwaukee State Fair Park et à Meadowdale Inaugural. A la fin de la saison 1958, la Porsche 718 RSK a fait son apparition lors des courses locales et, pour financer l'achat de cette nouvelle machine, Erickson a vendu la 550 A à Frank Campbell. Celui-ci, ne raffolant pas du jaune de la voiture, a décidé de la repeindre en rouge avec intérieur de la même couleur avant de s'engager à la rencontre de Nassau, en 1958. Il y a obtenu une respectable troisième place dans la course Porsche monomarque contre des pilotes de la trempe de Ricardo Rodriguez et Joe Sheppard. En avril 1959, il a remporté sa catégorie à Lawrenceville, lors de la course régionale dans l'Illinois, la toute dernière de sa carrière. Campbell a ensuite cédé la voiture à Ted Baumgartner qui a terminé avec la saison 1959, signant notamment une quatrième place à Elkhart Lake Road America. En mai 1960, il a obtenu encore une troisième place à la course de Milwaukee State Fair.

Sur ce même circuit, Baumgartner a été approché par Robert Wilkes, hommes d'affaires local et propriétaire de l'écurie Leader Card Sportor, qui lui a proposé d'acheter la Porsche. En juin 1960, Wilkes annonçait qu'il avait vendu sa monoplace victorieuse aux 500 Miles d'Indianapolis pour acheter une puissante machine de sport pour son pilote numéro un, Rodger Ward. Dans un journal local, Wilkes précisait : "Cette voiture rapide est en ce moment complètement révisée, et nous allons l'équiper d'un moteur 1 636 cm3. Pour sa première sortie après les travaux, elle va participer les 25 et 26 juin au programme Continental Divide, à Denver." Wilkes souhaitait étendre l'activité de son équipe et, ayant déjà dominé les courses sur circuit ovale avec trois victoires aux 500 Miles d'Indianapolis, il voulait maintenant engager sa nouvelle voiture en épreuves sur circuit routier. Il a donc repeint le Spyder Porsche aux couleurs de son écurie Leader Card Sportor. De son côté, Rodger Ward avait déjà participé à diverses courses à bord de Ferrari et Maserati, dont la Carrera Panamericana, et il était donc impatient de prendre le volant du Spyder 550 A. A la suite de l'épreuve de Continental Drive, Ward est arrivé la semaine suivante deuxième à la course de côte de Pikes Peak, avant de courir à Road America et Riverside. Le Spyder a été également utilisé par d'autres pilotes de l'écurie, comme Bruce Kessler et Buzz Hahn, engagés en septembre 1960 aux 500 Miles d'Elkhart Lake Road America.
Le mois suivant, à Laguna Seca, Ward est arrivé huitième à cause d'une sortie de route mineure et du heurt avec les bottes de paille. Des réparations étant nécessaires, il a été décidé d'en profiter pour modifier l'avant avec une forme plus aérodynamique, semblable à celle de la Porsche RSK, et d'ajouter quelques ouïes latérales sur le capot arrière pour faciliter le refroidissement du moteur. Pour la saison 1961, le Spyder a été engagé au GP d'Indianapolis et au Continental Divide, dans le Colorado.

Le propriétaire suivant a été Bill Peters, qui a peint la voiture en gris métallisé et s'est arrangé pour qu'elle soit immatriculée dans le Minnesota, où il l'a utilisée régulièrement sur les routes locales. Il l'a ensuite vendue à Zane Mann, qui a couru localement en 1964 avec son ami Frank Phillips, en particulier à Rosemount et aux 500 Miles de Road America. Mann a gardé la voiture au moins jusqu'en 1967, année où il a participé à la course SCCA Regional Southport avant de la céder à Archie Walker, de Minneapolis. Celui-ci l'a vendue ensuite au collectionneur de Porsche George Barber Jr., pilote américain connu qui a couru souvent au cours des années 60 à Courtland et Daytona. Il a adjoint 550A-0118 à sa collection comportant déjà trois 550, une 718 RSK et une Porsche 904. Il a plus tard fondé le Barber Vintage Motorsports Museum, dans l'Alabama.
Ensuite, entre 1975 et 1978, la Porsche est passée entre les mains d'un collectionneur de Louisiane avant d'être achetée par Gerry Sutterfield, un spécialiste Porsche qui l'a gardée jusqu'au milieu des années 80.

A cette époque, la voiture a traversé l'Atlantique pour rejoindre en Allemagne la collection du Dr. Zweifler, qui s'est lancé dans une restauration méticuleuse au cours de laquelle une attention toute particulière a été portée à la préservation des traces de son passé en compétition. Ce processus détaillé a permis d'authentifier l'histoire de 550A-0118 et son originalité, et de lui rendre ses spécifications usine d'origine. Pendant la restauration, le moteur a été refait par Karl Hloch, spécialiste allemand renommé basé à Schorndorf.
En 2001, présentée au sein d'une vente aux enchères à Monaco, la voiture a été achetée par son propriétaire actuel pour rejoindre sa prestigieuse collection, en Espagne. Personnalité connue du monde des automobiles historiques, il a participé en 2004 à la rétrospective des Mille Miglia, au volant de la 550 A.
En 2017, une inspection détaillée a été effectuée par Marco Marinello, propriétaire d'Elevenparts et expert Porsche (nous recommandons d'ailleurs aux acheteurs intéressés de le consulter). Dans son rapport, il précise que les frappes du châssis et du moteur, ainsi que les plaques de Porsche et du carrossier Wendler, sont toutes authentiques, chose rare sur ce modèle avec une telle carrière en compétition. La structure principale du châssis tubulaire est elle aussi authentique, et la suspension, les freins et les jantes sont d'origine. La restauration de la carrosserie a été effectuée en respectant l'aspect de la voiture et en préservant les réparations effectuées pendant son existence en compétition. Selon le rapport, 90% des rivets en aluminium sont authentiques et sa conclusion mentionne qu'il s'agit d'une "550 A en état d'origine dont l'extraordinaire patine reflète son passé sportif".
Un essai sur le circuit Bugatti au Mans nous a permis de prendre toute la dimension sportive de ce modèle mythique, doté du moteur 1 500 cm3 double allumage, d'une légèreté sans égale avec son châssis tubulaire acier léger et sa fine feuille d'aluminium en guise de carrosserie. Les accélérations sont très franches, la tenue de route est excellente et la musicalité de son moteur est enivrante.

Cette 550A est une des rares à avoir une histoire connue et continue, matching numbers, avec une belle période en compétition aux Etats-Unis. Intelligemment restaurée, authentique, elle est hautement éligible aux plus grands évènements, des 1000 Miglia au Mans Classic en passant par le Tour Auto ou toutes les épreuves historiques américaines.

Bibliographie :
Cette notice a été rédigée grâce avec l'aide du spécialiste du modèle Andrew Hosking (type550.com), l'historien Jürgen Barth, Porsche AG (Porsche register) et le livre 'Carrera' de Rolf Sprenger et Steve Heinrichs, Ed. Porsche Museum.



German title
Chassis n°550A-0118
Engine n° 90 111 (matching numbers)

- Genuine 550A expertly restored
- Important competition provenance between 1957 and 1962, known history
- Superb presentation and performance
- Eligible for the most prestigious events

History of the model
Ferry Porsche and his team of engineers believed the four-cylinder boxer air-cooled engine, inherited from Volkswagen, could be developed while retaining its basic architecture. Professor Ernst Fuhrmann was commissioned to design such an engine, to produce at least 70 HP per litre, a substantial figure at that time. With the tried and tested set-up of twin overhead cam, dry sump, two twin-bodied carburettors and a magnificent crankshaft mounted on rollers, Fuhrmannwas gratified to discover in 1953 that the first tests on his masterpiece indicated a power of 112 HP for 1498 cc, or 74 HP per litre. These engines, given the type number '547', were rated highly by connoisseurs and replaced the pushrod engines on the 550 Spyders, a model that first went into production in 1953. The first four cars took part in the 1953 Panamericana and the first six in 1954. They made such an impact that the Porsche 550 immediately became a star. Hermann won his class in the Mille Miglia in 1954 and as the astute US Porsche importer Von Neumann said: "To beat a 550, you need another 550". Porsche continued to develop the car and the 550 A appeared in 1957, a more sophisticated version with a lightweight steel tubular frame replacing the ageing ladder chassis. It had the same flat-four overhead cam engine with dual-ignition, in a more powerful version producing 120/130 bhp, and with modified suspension that improved the handling significantly. Some 40 examples of the 550 A version were produced between 1957 and 1959.

The Porsche 550 was the marque's first model to be designed specifically for racing. Nearly all examples were used in competition, whether in the biggest international races or in club events across the US. Which is what happened with the 550A we are presenting, taking part successfully in SCCA race events between 1957 and 1962.

Le model presented, chassis 0118:
The Porsche 550A for sale is chassis number 550A-0118, delivered new on 12 March 1957 by the American Porsche dealer Brumos in Florida to Ernie Erickson from Chicago. The 550A was built silver in colour with red tail darts and black interior, which was a typical combination for a number of 550As built. Erickson was a seasoned racer usually entering the local SCCA races and competing in a variety of his preferred marque Jaguar, including an XK120 plus his C and D type Jags. He noticed the increased presence of the Porsche cars in the FM class races taking line honours, so Erickson decided to move across to the upcoming German brand. Erickson had always preferred his race cars painted in his signature colour of a light yellow with tan interior, which is what he did to the 550A when it appeared in its debut event at Nassau in December 1957. Entering six races, he was able to hone his driving style to handle the nimble, lightweight air-cooled Porsche. The following year he raced at Wilmot Hills, finishing first overall in both races, similarly at Milwaukee State Fair Park Race and Meadowdale Inaugural, taking the chequered flag in all races. By the end of the 1958 season, the new Porsche 718 RSK was appearing at local races. To afford an upgrade to the latest model, Erickson sold his 550A to Frank Campbell who wasn't too fond of the 550A painted yellow, so he changed it to red in colour with matching red interior before he entered it into the 1958 Nassau race series, finishing a respectable 3rd in the all Porsche race against greats like Ricardo Rodriguez and Joe Sheppard. In April 1959 he also finished first in class at Lawrenceville in the central Illinois regional race, which was the last race of his career. Campbell sold the car to Ted Baumgartner who raced it for the rest of the 1959 season entering the Elkhart Lake Road America race finishing 4th and the Milwaukee State Fair race in May of 1960 finishing 3rd.

At the State Fair track he was approached by a local commercial sign card businessman and race team owner, Robert Wilkes, who offered to buy 550A-0118 off him. In June 1960, Wilkes who owned the Leader Card Sportor team, announced he had sold his winning Indy 500 roadster and purchased a high-powered sports car for his number one driver, Rodger Ward. In a newspaper article, Wilkes quoted "this fast car is being completely re-conditioned and will be equipped with a 1,636cc engine. It will see action for the first time June 25-26 (1960) in the Continental Divide program at Denver". Wilkes wanted to expand his racing team, as he had already dominated oval track racing winning three Indianapolis 500 races, so he started entering his new team car into road racing events. In preparation, he also painted the spyder in the Leader Card team colours of white with racing livery. Rodger Ward had previously entered road races piloting Ferraris and Maseratis and endurance races like the Carrera Panamericana, so he was looking forward to getting behind the wheel of the 550A spyder. Following the Continental Drive race, Ward finished second at Pikes Peak Hill Climb the following week, then raced at Road America and Riverside. The spyder was also shared with other team drivers, Dr Bruce Kessler and Buzz Hahn who raced at Elkhart Lake Road America 500 in September 1960. The following month at Laguna Seca, Ward finished 8th due to a minor accident where he crashed into some hay bales lining a corner of the track. Repairs were made to the car and in the process, the decision was made to modify the front end with a more aerodynamic nose section similar to the Porsche RSK and add some vents on the rear clamshell to help cool the rear engine. The 1961 season saw the spyder entered into the Indianapolis GP and also the Continental Divide in Colorado again.

The next owner was Bill Peters who painted the car silver and managed to get it road registered in Minnesota where he drove it on the local streets regularly. It was then sold to Zane Mann who raced it locally with friend Frank Phillips in 1964 entering events including Rosemount and the 500 mile Road America race. Mann owned the 550A until at least 1967 where he entered it into the SCCA Regional Southport race before he sold it to Archie Walker from Minneapolis. Porsche collector George Barber Jr., a renowned American driver who raced often at Courtland and Daytona through the 1960s, also took possession of 550A-0118 to add to his collection of three other 550s, a 718 RSK and also a Porsche 904. He later founded the Barber Vintage Motorsports Museum in Alabama. Between 1975 and 1978, the car belonged to a collector in Louisiana before it was bought by Gerry Sutterfield, a Porsche specialist who kept it until the mid 1980s.

The car then crossed the Atlantic to be included in the collection of Dr Zweifler in Germany, who undertook the restoration of the 550A, carried out in a meticulously researched manner in order to retain the evidence of its racing past. This detailed process has made it possible to authenticate the history and originality of 550A-0118, while returning it to the original factory specifications. During the restoration, the engine was also re-built by the renowned German specialist Karl Hloch in Schorndorf. In 2001, it was then sold at auction in Monaco and acquired by its current owner, joining his prestigious collection in Spain. This well-known personality in the automotive world participated in the 2004 modern day Mille Miglia in the 550A. In 2017, a thorough inspection was carried out by Elevenparts owner and Porsche expert Marco Marinello (whom we advise interested parties to consult). He concluded in his report that the chassis and engine stamping plus both Porsche and coach builder Wendler build plates are all authentic, which is rare for this model with a race history. The major structure of the tubular space frame is also genuine, while the suspension, brakes and wheels are original. The restoration of the body on this 550A was carried out sympathetically, conserving the evidence of minor body repairs carried out during its race period. The report states that 90% of the aluminium rivets are authentic and concludes that this is an "original 550A with an extraordinary patina reflecting its sporting past."

A test drive on the Bugatti circuit at Le Mans allowed us to experience the sporting capability of this legendary model, with its dual ignition 1500cc engine and unrivalled handling thanks to its lightweight chassis design and ultra-light aluminium body construction. The car accelerates cleanly, has superb road handling and the sound of the quad-cam engine is intoxicating.

This 550A qualifies to enter modern day racing events including the Mille Miglia or the Le Mans Classic, not to mention Tour Auto or any number of historic race events in the US including Laguna Seca where its racing roots started.


Bibliography :
This description has been written thanks to informations collected from the specialist Andrew Hosking (type550.com), the historian Jürgen Barth, Porsche AG (Porsche Register) and the book 'Carrera' from Rolf Sprenger and Steve Heinrichs, Porsche Museum Edition.



Photos © Philippe Louzon

Estimation 3 800 000 - 4 400 000 €

Détails de la vente

Vente : 4058
Lieu : Artcurial, Paris
Date : 05 févr. 2021 16:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

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