Vente Automobiles sur les Champs - 27 octobre 2019 /Lot 244 1953 Fiat Otto Vu Tipo 106 Sport Berlinetta

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1953 Fiat Otto Vu Tipo 106 Sport Berlinetta
Titre de circulation anglais
Châssis n° 000012
Moteur n° 000048

- Matching numbers
- Une des 114 Fiat 8V (tous carrossiers confondus) et une des 34 Rapi 1ère série
- La 3e plus anicenne Fiat 8V Série I survivante
- Très beau dessin profilé pour la compétition
- Rareté de ce modèle d'une grande originalité esthétique, technique et historique
- Éligible pour les courses historiques (Mille Miglia, Goodwood, Tour Auto…) et Concours d'Elégance
- Présentation de grande qualité

On se demande parfois pourquoi la Fiat 8V porte un tel nom, et pas plus simplement celui de "V8", qui correspondrait à son architecture mécanique. Il semble que, au moment de sa présentation officielle au Salon de Turin 1952, Fiat ait craint que Ford détienne un droit sur la désignation "V8". Et le marché américain était important pour Fiat. Quoi qu'il en soit, l'originalité de son nom est emblématique de celle de la voiture, qui se démarque nettement de la production de cette époque, tant sur le plan mécanique qu'esthétique.

Le V8 tout aluminium travaillé par Dante Giacosa sortait vraiment de l'ordinaire, avec son angle de 70° entre les bancs de cylindres, son arbre à cames central, ses cotes supercarrées et ses échappements remontant vers le haut. D'une cylindrée de 2 litres, il développait au départ 105 ch, chiffre qui a augmenté jusqu'à près de 130 ch au fil des évolutions ; soit une puissance tout à fait comparable à celle du 6-cylindres Bristol, un des meilleurs moteurs de son époque. Tous ceux qui ont utilisé ce V8 Fiat pourront confirmer un caractère à la fois souple et puissant, accompagné d'une sonorité particulièrement harmonieuse. Il prenait place dans un châssis tubulaire spécifique, à suspension complètement indépendante et qui a été habillé par une carrosserie réalisée sous l'autorité de Fabio Luigi Rapi, qui dirigeait le bureau de style de Fiat, et travaillée en soufflerie. Les voitures de sport italiennes étaient en effet influencées par l'épreuve des Mille Miglia, dont les longues lignes droites de la plaine du Po imposaient une carrosserie très aérodynamique pour atteindre la meilleure vitesse de pointe. Ainsi, la 8V atteignait une vitesse de 204 km/h, ce qui représente une vitesse de pointe peu répandue sur des modèles concurrents. Sur la deuxième série présentée en 1954, la carrosserie était en fibre de verre et, par ailleurs, de nombreux carrossiers extérieurs comme Vignale, Zagato, Ghia, Pininfarina ou Bertone ont réalisé sur cette base de très belles GT. La Fiat OttoVu était résolument destiné à la compétition comme en témoigne, également, la position du siège du pilote, 20 cm plus proche du tableau de bord que le siège passager, pour gagner en confort de conduite.

Mais à cette époque, Fiat manquait toutefois de moyens pour assurer le développement sportif de la voiture et ses préoccupations concernaient surtout la relance de la production de tourisme en se redonnant une image sportive avec la 8V. Celle-ci, n'a pas manqué de s'octroyer quelques beaux succès sportifs, s'adjugeant par exemple le Championnat d'Italie 1954 en catégorie 2 litres, une des catégories les plus disputées à l'époque. Manquant de moyens, le projet 8V a été arrêté par Fiat après une production de 114 exemplaires, toutes versions et carrosseries confondues. Le nombre de voitures produites chez Fiat (carrosserie Rapi) s'élève à 62 exemplaires (1ère et 2ème série confondues), 34 de la série 1 dont 5 ont été détruites, 7 autres eurent leur carrosserie modifiée, 1 fut convertie en série 2 et 8 ont disparues. Il n'en reste donc que 12 exemplaires !

La Fiat "Otto Vu" que nous présentons est la sixième voiture produite après les six modèles de pré-production et la troisième plus ancienne des exemplaires de série 1 encore en existence. Elle est vendue neuve le 9 mars 1953 à Turin par le distributeur Fiat dans sa configuration exacte actuelle, sans " spats " arrière. En 1961, elle quitte son pays natal pour rejoindre l'Angleterre où elle est importée par l'agent Wilf Phillips à Manchester. Elle porte alors le numéro d'immatriculation '442 NB'. En 1962, elle est acquise par Dan Margulies, dans le centre de Londres. Il était alors le plus important marchand de voitures " anciennes ". En 1967, elle passe entre les mains de Ivan Dutton, qui n'avait alors qu'une vingtaine d'années, spécialiste Bugatti et Invicta. En 1973, elle est vendue à la famille W. dans le High Wycombe pour intégrer le musée familial. Elle y restera jusqu'en 1989. Cette année-là, Monsieur C.en fait l'acquisition via Brian Classics et décide de la restaurer intégralement. Elle est entièrement démontée depuis le châssis et restaurée en conservant le maximum des pièces d'origine. Une photographie en noir et blanc avant la restauration montre bien que notre 8V n'a pas subi d'accident ou de dommage. De plus, en octobre 2000, elle fait l'objet d'un très bel article dans le magazine anglais 'The Automobile'. Monsieur E. l'acquiert en 2001 à travers les marchands Hall and Bradfield. Il participera 5 fois aux Mille Miglia, l'engagera en 2003 et 2005 au Tour Auto et à plusieurs courses historiques et Concours d'Elégance. En 2009, le propriétaire actuel, un collectionneur pointu et éclairé, la fait entrer dans sa collection. En 2010, il en prend le volant pour les Mille Miglia. L'excellent Peter Bazille l'assistera pendant la course.

Cette voiture se présente aujourd'hui dans un état idéal pour participer aux évènements historiques. Elle a bénéficié d'une restauration ancienne qui a merveilleusement résisté au temps, et elle est régulièrement entretenue par un des meilleurs motoristes en Allemagne. Elle est équipée de son moteur d'origine qui tourne comme une horloge suisse. L'intérieur d'origine présente encore ses instruments d'époque, insérés dans l'extravagant tableau de bord créé spécialement pour ce modèle.

Belle présentation sans avoir subi les affres de la compétition, passé limpide, fantastique élégance taillée par le vent, moteur original, rareté, cette voiture réunie tous les ingrédients qui font le charme et la valeur d'une sportive classique. De plus, elle est éligible pour de nombreuses courses historiques comme les Mille Miglia, le Vernasca, Goodwood, le Tour Auto mais également pour tout concours d'élégance.



British title
Chassis n° 000012
Engine n° 000048

- Matching numbers
- One of 114 Fiat 8V (all coachbuilders together) and one of 34 Rapi 1st series
- The 3rd oldest surviving 1st Serie car
- Stunning shape, styled for racing
- Rare model with original styling, engineering and history
- Eligible for premium historic races like Mille Miglia, Tour Auto, Goodwood, and Concours events
- Presented to a very high standard

One may wonder why the Fiat 8V is called " 8V " rather than simply " V8 " which would accurately describe its configuration. It appears that at the time of its official launch at the Turin Motor Show in 1952, Fiat was concerned that Ford may own the rights to the name " V8 ". And what's more, the American market was important to Fiat. In any case, the originality of its name suited the car itself, which was clearly different, both aesthetically and mechanically, to other cars being produced at that time.

The all-aluminium V8 engine, developed by Dante Giacosa, was highly unusual, with a 70° angle between cylinder banks, a central overhead cam, over-square combustion chambers and an exhaust with raised tail pipes. The 2-litre engine initially produced 105 bhp, which increased to nearly 130 bhp with the different evolutions. This was a level of power to match Bristol's 6-cylinder engine, one of the finest around. Anyone who has driven the 8V Fiat will verify the power and versatility of its engine, which produces a magnificent sound. It is housed in a special tubular chassis, with fully independent suspension. The chassis received a body styled by Fiat's chief designer Fabio Luigi Rapi, following development in the wind tunnel. Italian sports cars were influenced by the Mille Miglia, where the long straights of the Po Valley required aerodynamic bodywork to achieve the highest speeds. Indeed, the 8V was capable of 204 km/h, a top speed rarely seen, only in other competing models at that time. All OttoVu were intended for use in competition events, already recognizable by the seating arrangement, the driver sits optimally 20 cm in front of the co-drivers, for a better performance.

At the time, however, Fiat lacked the means to focus on racing development and was preoccupied with touring car production, relying on the 8V to boost its sporting image. Indeed, the 8V achieved some impressive sporting successes, including winning the fiercely contested 2-litre class of the Italian Championship in 1954. Lacking sufficient funds, the 8V project was dropped by Fiat after 114 examples had been built, all bodies and versions together. At least, the number built by Fiat with Rapi coachwork amounted to 62 examples, so called "Rapi I" like this car 34, 5 are destroyed, 5 are converted to other body and 1 converted to Rapi II optic, 8 cars are unknown, 2 were in parts modified, so today the correct surviving cars are 13.

The Fiat " Otto Vu " on offer is the sixth car built after six pre-production models and is the third oldest Series 1 example in existence. It was sold new on 9 March 1953 by the Fiat distributor in Turin and remains in exactly the same configuration today, without rear "spats". In 1961, the car left its home country and headed to England, imported by the dealer Wilf Phillips in Manchester. At that time it was registered '442 NB'. In 1962 it was bought by Dan Margulies, the top dealer in " old cars " at the time, based in the centre of London. In 1967, the OttoVu passed to Bugatti and Invicta specialist Ian Dutton, at that time a young boy of 20 years. In 1973 it was acquired by the W. family in High Wycombe and joined the family museum, staying there until 1989. It then sold via Brian Classics to Mr. C. who decided to undertake a full restoration. The car was stripped to the chassis and restored using as many of the original parts as possible. A black and white photograph taken before the restoration shows that our OttoVu had suffered no accident or damage. In October 2000 it was the subject of a major feature in the British magazine " The Automobile ". Mr. E. acquired the car in 2001 through the dealer Hall and Bradfield. He competed 5 times in the Mille Miglia, in Tour Auto in 2003 and 2005 as well as other historic race events and Concours d'Elégance in his car. In 2009, the current owner, a knowledgeable and serious collector, acquired it for his collection, taking part the following year in the Mille Miglia. The excellent Peter Bazille provided support during the race.

This car is presented today in ideal condition for participating in historic events. It has benefitted from an older restoration that has survived the passage of time remarkably well and has been regularly maintained by one of the top mechanics in Germany. It has its original engine that turns over like clockwork. The original interior still has its period instruments housed in the extravagant dashboard created specifically for this model.

Superbly presented and bearing no scars from competition, elegantly styled in the wind tunnel, coming with transparent history and a highly original engine, this very rare car has all the ingredients needed to make up the charm and value of a sporting classic. Moreover, it is highly eligible for the best historic races such as the Mille Miglia and concours d'élégance events.


copyright photos Peter Singhof

Estimation 1 100 000 - 1 300 000 €

Lot 244

1953 Fiat Otto Vu Tipo 106 Sport Berlinetta

Estimation 1 100 000 - 1 300 000 € [$]

1953 Fiat Otto Vu Tipo 106 Sport Berlinetta
Titre de circulation anglais
Châssis n° 000012
Moteur n° 000048

- Matching numbers
- Une des 114 Fiat 8V (tous carrossiers confondus) et une des 34 Rapi 1ère série
- La 3e plus anicenne Fiat 8V Série I survivante
- Très beau dessin profilé pour la compétition
- Rareté de ce modèle d'une grande originalité esthétique, technique et historique
- Éligible pour les courses historiques (Mille Miglia, Goodwood, Tour Auto…) et Concours d'Elégance
- Présentation de grande qualité

On se demande parfois pourquoi la Fiat 8V porte un tel nom, et pas plus simplement celui de "V8", qui correspondrait à son architecture mécanique. Il semble que, au moment de sa présentation officielle au Salon de Turin 1952, Fiat ait craint que Ford détienne un droit sur la désignation "V8". Et le marché américain était important pour Fiat. Quoi qu'il en soit, l'originalité de son nom est emblématique de celle de la voiture, qui se démarque nettement de la production de cette époque, tant sur le plan mécanique qu'esthétique.

Le V8 tout aluminium travaillé par Dante Giacosa sortait vraiment de l'ordinaire, avec son angle de 70° entre les bancs de cylindres, son arbre à cames central, ses cotes supercarrées et ses échappements remontant vers le haut. D'une cylindrée de 2 litres, il développait au départ 105 ch, chiffre qui a augmenté jusqu'à près de 130 ch au fil des évolutions ; soit une puissance tout à fait comparable à celle du 6-cylindres Bristol, un des meilleurs moteurs de son époque. Tous ceux qui ont utilisé ce V8 Fiat pourront confirmer un caractère à la fois souple et puissant, accompagné d'une sonorité particulièrement harmonieuse. Il prenait place dans un châssis tubulaire spécifique, à suspension complètement indépendante et qui a été habillé par une carrosserie réalisée sous l'autorité de Fabio Luigi Rapi, qui dirigeait le bureau de style de Fiat, et travaillée en soufflerie. Les voitures de sport italiennes étaient en effet influencées par l'épreuve des Mille Miglia, dont les longues lignes droites de la plaine du Po imposaient une carrosserie très aérodynamique pour atteindre la meilleure vitesse de pointe. Ainsi, la 8V atteignait une vitesse de 204 km/h, ce qui représente une vitesse de pointe peu répandue sur des modèles concurrents. Sur la deuxième série présentée en 1954, la carrosserie était en fibre de verre et, par ailleurs, de nombreux carrossiers extérieurs comme Vignale, Zagato, Ghia, Pininfarina ou Bertone ont réalisé sur cette base de très belles GT. La Fiat OttoVu était résolument destiné à la compétition comme en témoigne, également, la position du siège du pilote, 20 cm plus proche du tableau de bord que le siège passager, pour gagner en confort de conduite.

Mais à cette époque, Fiat manquait toutefois de moyens pour assurer le développement sportif de la voiture et ses préoccupations concernaient surtout la relance de la production de tourisme en se redonnant une image sportive avec la 8V. Celle-ci, n'a pas manqué de s'octroyer quelques beaux succès sportifs, s'adjugeant par exemple le Championnat d'Italie 1954 en catégorie 2 litres, une des catégories les plus disputées à l'époque. Manquant de moyens, le projet 8V a été arrêté par Fiat après une production de 114 exemplaires, toutes versions et carrosseries confondues. Le nombre de voitures produites chez Fiat (carrosserie Rapi) s'élève à 62 exemplaires (1ère et 2ème série confondues), 34 de la série 1 dont 5 ont été détruites, 7 autres eurent leur carrosserie modifiée, 1 fut convertie en série 2 et 8 ont disparues. Il n'en reste donc que 12 exemplaires !

La Fiat "Otto Vu" que nous présentons est la sixième voiture produite après les six modèles de pré-production et la troisième plus ancienne des exemplaires de série 1 encore en existence. Elle est vendue neuve le 9 mars 1953 à Turin par le distributeur Fiat dans sa configuration exacte actuelle, sans " spats " arrière. En 1961, elle quitte son pays natal pour rejoindre l'Angleterre où elle est importée par l'agent Wilf Phillips à Manchester. Elle porte alors le numéro d'immatriculation '442 NB'. En 1962, elle est acquise par Dan Margulies, dans le centre de Londres. Il était alors le plus important marchand de voitures " anciennes ". En 1967, elle passe entre les mains de Ivan Dutton, qui n'avait alors qu'une vingtaine d'années, spécialiste Bugatti et Invicta. En 1973, elle est vendue à la famille W. dans le High Wycombe pour intégrer le musée familial. Elle y restera jusqu'en 1989. Cette année-là, Monsieur C.en fait l'acquisition via Brian Classics et décide de la restaurer intégralement. Elle est entièrement démontée depuis le châssis et restaurée en conservant le maximum des pièces d'origine. Une photographie en noir et blanc avant la restauration montre bien que notre 8V n'a pas subi d'accident ou de dommage. De plus, en octobre 2000, elle fait l'objet d'un très bel article dans le magazine anglais 'The Automobile'. Monsieur E. l'acquiert en 2001 à travers les marchands Hall and Bradfield. Il participera 5 fois aux Mille Miglia, l'engagera en 2003 et 2005 au Tour Auto et à plusieurs courses historiques et Concours d'Elégance. En 2009, le propriétaire actuel, un collectionneur pointu et éclairé, la fait entrer dans sa collection. En 2010, il en prend le volant pour les Mille Miglia. L'excellent Peter Bazille l'assistera pendant la course.

Cette voiture se présente aujourd'hui dans un état idéal pour participer aux évènements historiques. Elle a bénéficié d'une restauration ancienne qui a merveilleusement résisté au temps, et elle est régulièrement entretenue par un des meilleurs motoristes en Allemagne. Elle est équipée de son moteur d'origine qui tourne comme une horloge suisse. L'intérieur d'origine présente encore ses instruments d'époque, insérés dans l'extravagant tableau de bord créé spécialement pour ce modèle.

Belle présentation sans avoir subi les affres de la compétition, passé limpide, fantastique élégance taillée par le vent, moteur original, rareté, cette voiture réunie tous les ingrédients qui font le charme et la valeur d'une sportive classique. De plus, elle est éligible pour de nombreuses courses historiques comme les Mille Miglia, le Vernasca, Goodwood, le Tour Auto mais également pour tout concours d'élégance.



British title
Chassis n° 000012
Engine n° 000048

- Matching numbers
- One of 114 Fiat 8V (all coachbuilders together) and one of 34 Rapi 1st series
- The 3rd oldest surviving 1st Serie car
- Stunning shape, styled for racing
- Rare model with original styling, engineering and history
- Eligible for premium historic races like Mille Miglia, Tour Auto, Goodwood, and Concours events
- Presented to a very high standard

One may wonder why the Fiat 8V is called " 8V " rather than simply " V8 " which would accurately describe its configuration. It appears that at the time of its official launch at the Turin Motor Show in 1952, Fiat was concerned that Ford may own the rights to the name " V8 ". And what's more, the American market was important to Fiat. In any case, the originality of its name suited the car itself, which was clearly different, both aesthetically and mechanically, to other cars being produced at that time.

The all-aluminium V8 engine, developed by Dante Giacosa, was highly unusual, with a 70° angle between cylinder banks, a central overhead cam, over-square combustion chambers and an exhaust with raised tail pipes. The 2-litre engine initially produced 105 bhp, which increased to nearly 130 bhp with the different evolutions. This was a level of power to match Bristol's 6-cylinder engine, one of the finest around. Anyone who has driven the 8V Fiat will verify the power and versatility of its engine, which produces a magnificent sound. It is housed in a special tubular chassis, with fully independent suspension. The chassis received a body styled by Fiat's chief designer Fabio Luigi Rapi, following development in the wind tunnel. Italian sports cars were influenced by the Mille Miglia, where the long straights of the Po Valley required aerodynamic bodywork to achieve the highest speeds. Indeed, the 8V was capable of 204 km/h, a top speed rarely seen, only in other competing models at that time. All OttoVu were intended for use in competition events, already recognizable by the seating arrangement, the driver sits optimally 20 cm in front of the co-drivers, for a better performance.

At the time, however, Fiat lacked the means to focus on racing development and was preoccupied with touring car production, relying on the 8V to boost its sporting image. Indeed, the 8V achieved some impressive sporting successes, including winning the fiercely contested 2-litre class of the Italian Championship in 1954. Lacking sufficient funds, the 8V project was dropped by Fiat after 114 examples had been built, all bodies and versions together. At least, the number built by Fiat with Rapi coachwork amounted to 62 examples, so called "Rapi I" like this car 34, 5 are destroyed, 5 are converted to other body and 1 converted to Rapi II optic, 8 cars are unknown, 2 were in parts modified, so today the correct surviving cars are 13.

The Fiat " Otto Vu " on offer is the sixth car built after six pre-production models and is the third oldest Series 1 example in existence. It was sold new on 9 March 1953 by the Fiat distributor in Turin and remains in exactly the same configuration today, without rear "spats". In 1961, the car left its home country and headed to England, imported by the dealer Wilf Phillips in Manchester. At that time it was registered '442 NB'. In 1962 it was bought by Dan Margulies, the top dealer in " old cars " at the time, based in the centre of London. In 1967, the OttoVu passed to Bugatti and Invicta specialist Ian Dutton, at that time a young boy of 20 years. In 1973 it was acquired by the W. family in High Wycombe and joined the family museum, staying there until 1989. It then sold via Brian Classics to Mr. C. who decided to undertake a full restoration. The car was stripped to the chassis and restored using as many of the original parts as possible. A black and white photograph taken before the restoration shows that our OttoVu had suffered no accident or damage. In October 2000 it was the subject of a major feature in the British magazine " The Automobile ". Mr. E. acquired the car in 2001 through the dealer Hall and Bradfield. He competed 5 times in the Mille Miglia, in Tour Auto in 2003 and 2005 as well as other historic race events and Concours d'Elégance in his car. In 2009, the current owner, a knowledgeable and serious collector, acquired it for his collection, taking part the following year in the Mille Miglia. The excellent Peter Bazille provided support during the race.

This car is presented today in ideal condition for participating in historic events. It has benefitted from an older restoration that has survived the passage of time remarkably well and has been regularly maintained by one of the top mechanics in Germany. It has its original engine that turns over like clockwork. The original interior still has its period instruments housed in the extravagant dashboard created specifically for this model.

Superbly presented and bearing no scars from competition, elegantly styled in the wind tunnel, coming with transparent history and a highly original engine, this very rare car has all the ingredients needed to make up the charm and value of a sporting classic. Moreover, it is highly eligible for the best historic races such as the Mille Miglia and concours d'élégance events.


copyright photos Peter Singhof

Estimation 1 100 000 - 1 300 000 €

Détails de la vente

Vente : 3974
Date : 27 oct. 2019 15:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

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motorcars@artcurial.com

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