Vente Rétromobile 2018 - 09 février 2018 /Lot 34 1952 Citroën 15/6 berline No reserve

  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
  • 1952 Citroën 15/6 berline  No reserve
1952 Citroën 15/6 berline
No reserve

Carte grise française
Châssis n° 718157
Moteur n° PS03073

- Collection Jean-Claude Miloé
- Restauration sublime par J-L Bonnefoy
- Deux ou trois propriétaires depuis l'origine
- Version hautement désirable de la 15/6
- Sans réserve

Mise en circulation le 13 juin 1952, cette voiture a été d'abord immatriculée 446 AQ 67. Elle a conservé ce numéro jusqu'à sa vente à Jean-Claude Miloé, le 12 octobre 1987. Entretemps, un seul certificat d'immatriculation a été établi, ce qui signifie soit que le premier propriétaire a changé de domicile dans le même département, soit que la voiture a été vendue à un deuxième propriétaire dans le même département.
Il s'agit d'une des dernières 15/6 à malle plate, avant l'apparition de la malle bombée, moins élégante. Elle a fait l'objet, d'avril 1989 à mai 1990, d'une restauration totale chez Jean-Luc Bonnefoy, ancien employé de la carrosserie Lecoq et installé à St-Amand-Montrond, dans le Cher. Tout a été vérifié ou refait : carrosserie, intérieur, mécanique (moteur, boîte de vitesses, freins, trains roulants...). A l'occasion de cette opération d'envergure, le système électrique a été converti en 12 volts. Les travaux mécaniques ont été en partie complétés aux ateliers Lecoq, à St-Ouen, en 1992.
Après la remise en état, l'entretien a été confié à des spécialistes ayant pignon sur rue comme le garage Rialland à Clichy puis, après que ce dernier ait pris sa retraite, l'atelier Philippe Chauvet à la Houssaye-en-Brie. Celui-ci ayant à son tour arrêté son activité, Jean-Claude Miloé s'est tourné vers Rétropassion (Christophe Chabeuf), à St-André-en-Terre-Plaine, dans l'Yonne.
Pour des raisons de sécurité et de facilité d'utilisation, quelques ajouts ont été effectués :
- Un circuit de refroidissement fermé avec vase d'expansion, ce qui permet de ralentir sensiblement la montée en température du liquide de refroidissement.
- Un manomètre de pression d'huile et un indicateur de température d'eau, les deux montés côte à côte de façon discrète.
- De façon à faciliter les manœuvres en ville et la circulation à basse vitesse, il a été monté une assistance de direction électrique que la compagnie d'assurance Axa a accepté sans surprime. Un rhéostat permet de faire varier à tout moment la puissance de cette assistance.
Lors de son achat par Jean-Claude Miloé, le compteur de cette voiture (qui n'a jamais été changé) affichait 71 600 km. En novembre 2017, il montrait 80 218 km, ce qui correspond à 8 618 km parcourus depuis son achat en 1987, et 7 200 km depuis sa restauration. La voiture est à jour de vidanges et de garnitures de freins. Plusieurs accessoires et équipements seront remis au vendeur : autoradio d'époque Radiomatic, valise spécifique à la forme du coffre, cache-radiateur pour l'hiver, outillage, livret technique d'époque. Par ailleurs, un important dossier de factures correspondant aux travaux effectués accompagne la voiture.
Aujourd'hui, cette Traction 15/6 se présente dans un état superbe, donnant presque l'impression du neuf. Il s'agit d'une des versions les plus désirables de ce modèle, élégant avec sa malle plate et sans la complexité de la suspension hydraulique. Reine de la route à son époque grâce à sa technique moderne et son moteur six-cylindres, la 15/6 a permis à Citroën de s'imposer comme constructeur de voitures de grande série dont les performances approchaient celles de modèles beaucoup plus prestigieux et chers. Cet exemplaire en est une magnifique représentante.



French title
Chassis # 718157
Engine # PS03073

- Jean-Claude Miloé collection
- Sublime restoration by J-L Bonnefoy
- Two or three owners since new
- Highly desirable version of the 15/6
- No reserve

Registered on June 13, 1952, this car had its first registration number 446 AQ 67. It kept this number until it was sold to Jean-Claude Miloé on October 12, 1987. In the meantime, only one registration certificate was issued, which means that either the first owner had moved in the same department or the car had been sold to a second owner in the same department.
This is one of the last flat trunk 15/6, before the appearance of the less elegant convex trunk. It underwent a total restoration by Jean-Luc Bonnefoy from April 1989 to May 1990, former employee of the garage Lecoq, based in St-Amand-Montrond. Everything has been checked or redone: bodywork, interior, mechanicals (engine, gearbox, brakes, running gear...). The electrical system was converted into 12 volts. The mechanical work was partially completed at the Lecoq workshops, in St-Ouen in 1992.
After the refurbishment, the maintenance was entrusted to specialists at the Rialland garage, in Clichy and, after the latter had retired, to the workshop of Philippe Chauvet, in Houssaye-en-Brie. When the latter closed his workshop, Jean-Claude Miloé turned to Rétropassion (Christophe Chabeuf), in St-André-en-Terre-Plaine, in the Yonne.
For reasons of safety and ease of use, some additions have been made:
- A closed cooling circuit with expansion tank, which significantly slows the rise in temperature of the coolant.
- An oil pressure gauge and a water temperature indicator, both mounted side by side and very discreetly.
- In order to facilitate maneuvering in the city and low speed traffic, electric steering assistance has been set up, which the insurance company Axa has accepted without any extra surcharge. A rheostat allows to vary at any time the power of this assistance.
When purchased by Jean-Claude Miloé, the meter of this car (which has never been changed) showed 71,600 km. In November 2017, it showed 80,218 km, which corresponds to the 8,618 km covered since its purchase in 1987, and 7,200 km since its restoration. The car is up to date with oil changes and brake linings. Several accessories and equipment will be given to the buyer: Radiomatic period radio, suitcase specific to the shape of the trunk, a radiator cover for the winter, tools, and technical booklet from the period. Additionally, a large invoice folder corresponding to the work carried out comes with the car.
This Traction 15/6 is in a superb condition, giving almost the impression of the car as being new. This is one of the most desirable versions of this model, elegant with its flat trunk and without the complexity of the hydraulic suspension system. Queen of the road during its time thanks to its modern technology and its six-cylinder engine, the 15/6 allowed Citroën to become the manufacturer of mass-produced cars whose performance capabilities approached those of much more prestigious and expensive models. This particular car is a wonderful representative of this very iconic model.


Photos © Rémi Dargegen


JEAN-CLAUDE MILOE OU L'ART DU PILOT'AGE

Jean-Claude et moi, nous nous sommes connus sur le circuit du Mans l'été 1992 en participant à la première manche du Trophée Venturi, un concept clef en main inventé par Stéphane Ratel, un colonel d'empire qui faisait ses premières armes dans l'organisation des courses automobiles.
Dans cette formule monotype inédite ferraillaient, au volant d'une automobile de 408 cv, en particulier la fine fleur de la jeunesse aristocratique européenne (pour la frime je nomme: Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), des pilotes professionnels pigistes (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…) et des gentlemen drivers, en tout 70 furieux dont je me borne à citer ceux avec lesquels j'ai formé un équipage aux 24 Heures du Mans 1994-95 ou 98, Jean-Luc Maury-Laribière, Bernard Chauvin, Eric Graham. Ce concept ProAm fut à l'origine du renouveau de la catégorie GT et de son second âge d'or.
Pour ma part, reprendre la compétition à plus de 50 ans avec un palmarès jauni par 10 ans d'interruption me faisait redouter une rouille mortifiante. Aussi, apercevant Jean-Claude Miloé lors de cette manche inaugurale, je repris espoir : " Au moins, il y en a un qui a plus de " bouteille " que moi ! "
Grand, mince, élégant, il avait de l'allure et je lui dis qu'il me faisait penser à Gary Cooper. Il ne résista pas à un tel compliment à l'origine d'une amitié que nous eûmes de multiples occasions d'entretenir.
Il me bluffait car son inexpérience de la course ajoutait du leste à ses 60 printemps !
Son imaginaire d'adolescent s'était nourri du bruit des moteurs qu'il entendait tourner sur le circuit de Montlhéry près duquel ses parents habitaient. De sorte que l'oreille affinée, il était capable durant ses études secondaires de reconnaitre sur chaque voiture qui passait sous les murs du Lycée Louis Le Grand. Naturellement, il dévorait les pages du numéro spécial de France Soir consacré aux 24 Heures du Mans.
Le permis en poche, il " gonfla " une Dauphine (pipe Autobleu), une R8 Major (pipe Ferry) et fit quelques épreuves avec une Dauphine 1093, les Coupes du Salon à Montlhéry, des courses de côtes comme Turkheim les Trois Epis, et le Rallye du Nord : un bagage bien léger pour entamer, plusieurs dizaines d'années plus tard, des courses en peloton avec des voitures si performantes et, de son propre aveu, " sans avoir jamais pris de leçon de pilotage ".
" Et qu'est-ce qui te motive Jean-Claude ?
- Je n'ai aucune prétention que par rapport à moi-même, me forcer, me dépasser. "
Durant les trois saisons du Trophée puis en GT, Jean-Claude tint son rang non sans quelques figures et frayeurs mais sans ajouter de chapitres à la Vie du Rail…, tout en se pliant avec un juvénile entrain aux rituels d'avant et d'après courses propres aux " Venturieux ".
Le soir des 6 heures de Zuhaï en Chine, alors qu'il avait confié sa Porsche au trio Wolleck - Jarrier - Lafitte qui gagnèrent la course, je le revois debout sur le plateau tournant rempli de victuailles de la table d'un restaurant sans perdre l'équilibre, haut fait qui stupéfia les enfants de Mao.
La même année il invita ses trois fils Jean-Louis, Jérôme et Jean-Philippe à le rejoindre en VHC sur différentes Porsche. Une fois aguerris, ces mousquetaires coururent en moderne et Jérôme fut même champion de France ProAm (avec James Ruffier) sur une GT3. Quant à Jean-Claude, il éleva son niveau de pilotage en terminant en milieu de classement un championnat GT.
Il fréquentait mes ventes aux enchères dans lesquelles il fit l'acquisition de deux chefs d'œuvre de l'entre deux guerres, une Bugatti 51 et une Delage 1500. Avec la 51 il participa au GP historique de Monaco 1997, au GP d'Angoulême et, avec la Delage 1500, " un rêve à conduire mais handicapée par un empattement trop long pour les circuits sinueux ", jusqu'en 2008 à six reprises à Monaco.
Dans ses choix de collectionneur, il était motivé davantage par l'histoire et la beauté des automobiles que par une perspective patrimoniale. La preuve, la première de la liste acquise en 1988, fut la Traction Citroën de la présente vente. L'année suivante il acheta une Porsche 959. Il appréciait particulièrement les modèles de cette marque à cause de leurs lignes intemporelles, de leurs tenues de route, de leurs freinages et naturellement des lauriers glanés au Mans. Peut être aussi en hommage à Ina son épouse et complice originaire du pays de Goethe.
La collection comprit jusqu'à 30 automobiles. Il y eut des choix cornéliens : par exemple il se sépara d'une Ferrari 275 et d'un châssis court compétition ex Mairesse, pour acheter des proto et décliner une série incomparable de Porsche, 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Ton marteau va jouer le rôle du drapeau à damiers qui marque la fin d'une histoire, mais sans regret. Il me suffit de contempler le tableau iconique de Geo Ham Le Pilote Bleu dont l'attitude et les traits symbolisent tous les sentiments éprouvés au volant d'un bolide pour que s'animent des souvenirs vivaces. Que de joie m'ont donné la collection et la course. L'une, la recherche et le goût toujours affiné de la automobile, l'autre, l'affrontement, un supplément de jeunesse et…des amitiés. "



JEAN-CLAUDE MILOE AND THE ART OF DRIVING

Jean-Claude and I met on the track at Le Mans in the summer of 1992, taking part in the first round of the Venturi Trophy, a turnkey concept founded by Stéphane Ratel, a colonel of the empire who was making his first moves into the organisation of motorsport .
Battling together in this unprecedented single marque formula, at the wheel of a 408 bhp automobile, were the aristorcratic European youth, (for the story, I name : Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), freelance professional drivers (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…), and gentlemen drivers, a furious 70 in total. I limit myself here to naming my teammates in the 1994 - 95 and 98 Le Mans 24 Hours, Bernard Chauvin, Eric Graham. This new ProAm concept was behind the revival of the GT class, giving rise to its second golden age.
For me, to take up racing again at the age of over 50, with a record yellowed by a ten-year interruption, caused a dread of mortifying rust. Then, seeing Jean-Claude Miloé in this inaugural round, hope was restored: " At least there is someone with more " bottle " than me ! "
Tall, slim, elegant, he looked good, and I told him he reminded me of Gary Cooper. He didn't turn down this compliment, paid at the start of a friendship we had many opportunities to maintain.
I was impressed, he was sixty years young and here he was, with little experience in racing.
His adolescent imagination had been nurtured by the sound of engines he could hear on the circuit at Montlhéry, close to where his parents lived. His ear became so finely tuned that, while studying at high school, he was able to recognise every car that passed by the school, Louis Le Grand. Of course, he devoured every page of the special edition of France Soir dedicated to the Le Mans 24 Hours.
With a licence in his pocket, he " souped-up " a Dauphine (pipe Autobleu) and an R8 Major (pipe Ferry) and took part in a few events in a Dauphine 1093, les Coupes du Salon at Montlhéry, hillclimbs such as Turkheim les Trois Epis, and the Rallye du Nord. A gentle start to setting off, several decades later, in the leading pack of such powerful cars, and by his own admission, " without ever having had a single driving lesson ",
" And what motivates you Jean-Claude ?
- I have no pretention other than in relation to myself, to push myself on, to beat myself. "
During three seasons in the Trophy and then in GT, Jean-Claude held his own, not without a few scares, but without adding any chapters to la Vie du Rail..., and by entering into the rituals of the " Venturieux ", pre- and post-racing, with the spirit of a youngster.
In the evening of the Zuhaï 6 Hours in China, having handed over his Porsche to the trio Wolleck - Jarrier - Lafitte, who went on to win the race, I saw him, standing on the turntable laden with food, on a table in a restaurant, without losing his balance, a feat that amazed the children of Mao.
The same year he invited his three sons Jean-Louis, Jérôme and Jean-Philippe to join him in VHC in different Porsche. Once toughened up, these musketeers took up modern racing and Jérôme was even ProAm French champion (with James Ruffier) in a GT3. As for Jean-Claude, he made great progress, finishing halfway up the ranking in a GT Championship.
He came to my auctions and bought two interwar masterpieces, a Bugatti 51 and a Delage 1500. In the 51, he took part in the 1997 Monaco Historic GP and the Angoulême GP, and in the Delage 1500, " a dream to drive, but handicapped by a wheelbase too long for winding circuits " six times at Monaco until 2008.
In his choices as a collector, he was motivated more by a car's history and beauty than by its heritage perspective. Proof of this, the first acquisition on the list in 1988 was the Traction Citroën in the sale today. The following year he bought a Porsche 959. He was particularly keen on certain models in this marque for their timeless styling, their handling, their brakes and naturally the laurels collected at Le Mans. Perhaps also in homage to his wife Ina, an accomplice from Goethe's homeland.
The collection included up to 30 automobiles. There were some tough choices : for example he parted with a Ferrari 275 and an ex-Mairesse short chassis competition car, to buy prototypes and put together an incomparable series of Porsche: 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Your gavel will play the part of a chequered flag marking the end of a story, but without regret. It will be enough to look at the iconic painting by Geo Ham Le Pilote Bleu which communicates everything about sitting behind the wheel of a race car, and will recall happy memories. What happiness this collection and motor racing has brought me. One, the research and an appreciation of beauty, the other, contests, a supplement of youth and...friendships. "

Hervé Poulain


Estimation 30 000 - 50 000 €

Vendu 47 680 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Lot 34

1952 Citroën 15/6 berline
No reserve

Vendu 47 680 € [$]

1952 Citroën 15/6 berline
No reserve

Carte grise française
Châssis n° 718157
Moteur n° PS03073

- Collection Jean-Claude Miloé
- Restauration sublime par J-L Bonnefoy
- Deux ou trois propriétaires depuis l'origine
- Version hautement désirable de la 15/6
- Sans réserve

Mise en circulation le 13 juin 1952, cette voiture a été d'abord immatriculée 446 AQ 67. Elle a conservé ce numéro jusqu'à sa vente à Jean-Claude Miloé, le 12 octobre 1987. Entretemps, un seul certificat d'immatriculation a été établi, ce qui signifie soit que le premier propriétaire a changé de domicile dans le même département, soit que la voiture a été vendue à un deuxième propriétaire dans le même département.
Il s'agit d'une des dernières 15/6 à malle plate, avant l'apparition de la malle bombée, moins élégante. Elle a fait l'objet, d'avril 1989 à mai 1990, d'une restauration totale chez Jean-Luc Bonnefoy, ancien employé de la carrosserie Lecoq et installé à St-Amand-Montrond, dans le Cher. Tout a été vérifié ou refait : carrosserie, intérieur, mécanique (moteur, boîte de vitesses, freins, trains roulants...). A l'occasion de cette opération d'envergure, le système électrique a été converti en 12 volts. Les travaux mécaniques ont été en partie complétés aux ateliers Lecoq, à St-Ouen, en 1992.
Après la remise en état, l'entretien a été confié à des spécialistes ayant pignon sur rue comme le garage Rialland à Clichy puis, après que ce dernier ait pris sa retraite, l'atelier Philippe Chauvet à la Houssaye-en-Brie. Celui-ci ayant à son tour arrêté son activité, Jean-Claude Miloé s'est tourné vers Rétropassion (Christophe Chabeuf), à St-André-en-Terre-Plaine, dans l'Yonne.
Pour des raisons de sécurité et de facilité d'utilisation, quelques ajouts ont été effectués :
- Un circuit de refroidissement fermé avec vase d'expansion, ce qui permet de ralentir sensiblement la montée en température du liquide de refroidissement.
- Un manomètre de pression d'huile et un indicateur de température d'eau, les deux montés côte à côte de façon discrète.
- De façon à faciliter les manœuvres en ville et la circulation à basse vitesse, il a été monté une assistance de direction électrique que la compagnie d'assurance Axa a accepté sans surprime. Un rhéostat permet de faire varier à tout moment la puissance de cette assistance.
Lors de son achat par Jean-Claude Miloé, le compteur de cette voiture (qui n'a jamais été changé) affichait 71 600 km. En novembre 2017, il montrait 80 218 km, ce qui correspond à 8 618 km parcourus depuis son achat en 1987, et 7 200 km depuis sa restauration. La voiture est à jour de vidanges et de garnitures de freins. Plusieurs accessoires et équipements seront remis au vendeur : autoradio d'époque Radiomatic, valise spécifique à la forme du coffre, cache-radiateur pour l'hiver, outillage, livret technique d'époque. Par ailleurs, un important dossier de factures correspondant aux travaux effectués accompagne la voiture.
Aujourd'hui, cette Traction 15/6 se présente dans un état superbe, donnant presque l'impression du neuf. Il s'agit d'une des versions les plus désirables de ce modèle, élégant avec sa malle plate et sans la complexité de la suspension hydraulique. Reine de la route à son époque grâce à sa technique moderne et son moteur six-cylindres, la 15/6 a permis à Citroën de s'imposer comme constructeur de voitures de grande série dont les performances approchaient celles de modèles beaucoup plus prestigieux et chers. Cet exemplaire en est une magnifique représentante.



French title
Chassis # 718157
Engine # PS03073

- Jean-Claude Miloé collection
- Sublime restoration by J-L Bonnefoy
- Two or three owners since new
- Highly desirable version of the 15/6
- No reserve

Registered on June 13, 1952, this car had its first registration number 446 AQ 67. It kept this number until it was sold to Jean-Claude Miloé on October 12, 1987. In the meantime, only one registration certificate was issued, which means that either the first owner had moved in the same department or the car had been sold to a second owner in the same department.
This is one of the last flat trunk 15/6, before the appearance of the less elegant convex trunk. It underwent a total restoration by Jean-Luc Bonnefoy from April 1989 to May 1990, former employee of the garage Lecoq, based in St-Amand-Montrond. Everything has been checked or redone: bodywork, interior, mechanicals (engine, gearbox, brakes, running gear...). The electrical system was converted into 12 volts. The mechanical work was partially completed at the Lecoq workshops, in St-Ouen in 1992.
After the refurbishment, the maintenance was entrusted to specialists at the Rialland garage, in Clichy and, after the latter had retired, to the workshop of Philippe Chauvet, in Houssaye-en-Brie. When the latter closed his workshop, Jean-Claude Miloé turned to Rétropassion (Christophe Chabeuf), in St-André-en-Terre-Plaine, in the Yonne.
For reasons of safety and ease of use, some additions have been made:
- A closed cooling circuit with expansion tank, which significantly slows the rise in temperature of the coolant.
- An oil pressure gauge and a water temperature indicator, both mounted side by side and very discreetly.
- In order to facilitate maneuvering in the city and low speed traffic, electric steering assistance has been set up, which the insurance company Axa has accepted without any extra surcharge. A rheostat allows to vary at any time the power of this assistance.
When purchased by Jean-Claude Miloé, the meter of this car (which has never been changed) showed 71,600 km. In November 2017, it showed 80,218 km, which corresponds to the 8,618 km covered since its purchase in 1987, and 7,200 km since its restoration. The car is up to date with oil changes and brake linings. Several accessories and equipment will be given to the buyer: Radiomatic period radio, suitcase specific to the shape of the trunk, a radiator cover for the winter, tools, and technical booklet from the period. Additionally, a large invoice folder corresponding to the work carried out comes with the car.
This Traction 15/6 is in a superb condition, giving almost the impression of the car as being new. This is one of the most desirable versions of this model, elegant with its flat trunk and without the complexity of the hydraulic suspension system. Queen of the road during its time thanks to its modern technology and its six-cylinder engine, the 15/6 allowed Citroën to become the manufacturer of mass-produced cars whose performance capabilities approached those of much more prestigious and expensive models. This particular car is a wonderful representative of this very iconic model.


Photos © Rémi Dargegen


JEAN-CLAUDE MILOE OU L'ART DU PILOT'AGE

Jean-Claude et moi, nous nous sommes connus sur le circuit du Mans l'été 1992 en participant à la première manche du Trophée Venturi, un concept clef en main inventé par Stéphane Ratel, un colonel d'empire qui faisait ses premières armes dans l'organisation des courses automobiles.
Dans cette formule monotype inédite ferraillaient, au volant d'une automobile de 408 cv, en particulier la fine fleur de la jeunesse aristocratique européenne (pour la frime je nomme: Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), des pilotes professionnels pigistes (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…) et des gentlemen drivers, en tout 70 furieux dont je me borne à citer ceux avec lesquels j'ai formé un équipage aux 24 Heures du Mans 1994-95 ou 98, Jean-Luc Maury-Laribière, Bernard Chauvin, Eric Graham. Ce concept ProAm fut à l'origine du renouveau de la catégorie GT et de son second âge d'or.
Pour ma part, reprendre la compétition à plus de 50 ans avec un palmarès jauni par 10 ans d'interruption me faisait redouter une rouille mortifiante. Aussi, apercevant Jean-Claude Miloé lors de cette manche inaugurale, je repris espoir : " Au moins, il y en a un qui a plus de " bouteille " que moi ! "
Grand, mince, élégant, il avait de l'allure et je lui dis qu'il me faisait penser à Gary Cooper. Il ne résista pas à un tel compliment à l'origine d'une amitié que nous eûmes de multiples occasions d'entretenir.
Il me bluffait car son inexpérience de la course ajoutait du leste à ses 60 printemps !
Son imaginaire d'adolescent s'était nourri du bruit des moteurs qu'il entendait tourner sur le circuit de Montlhéry près duquel ses parents habitaient. De sorte que l'oreille affinée, il était capable durant ses études secondaires de reconnaitre sur chaque voiture qui passait sous les murs du Lycée Louis Le Grand. Naturellement, il dévorait les pages du numéro spécial de France Soir consacré aux 24 Heures du Mans.
Le permis en poche, il " gonfla " une Dauphine (pipe Autobleu), une R8 Major (pipe Ferry) et fit quelques épreuves avec une Dauphine 1093, les Coupes du Salon à Montlhéry, des courses de côtes comme Turkheim les Trois Epis, et le Rallye du Nord : un bagage bien léger pour entamer, plusieurs dizaines d'années plus tard, des courses en peloton avec des voitures si performantes et, de son propre aveu, " sans avoir jamais pris de leçon de pilotage ".
" Et qu'est-ce qui te motive Jean-Claude ?
- Je n'ai aucune prétention que par rapport à moi-même, me forcer, me dépasser. "
Durant les trois saisons du Trophée puis en GT, Jean-Claude tint son rang non sans quelques figures et frayeurs mais sans ajouter de chapitres à la Vie du Rail…, tout en se pliant avec un juvénile entrain aux rituels d'avant et d'après courses propres aux " Venturieux ".
Le soir des 6 heures de Zuhaï en Chine, alors qu'il avait confié sa Porsche au trio Wolleck - Jarrier - Lafitte qui gagnèrent la course, je le revois debout sur le plateau tournant rempli de victuailles de la table d'un restaurant sans perdre l'équilibre, haut fait qui stupéfia les enfants de Mao.
La même année il invita ses trois fils Jean-Louis, Jérôme et Jean-Philippe à le rejoindre en VHC sur différentes Porsche. Une fois aguerris, ces mousquetaires coururent en moderne et Jérôme fut même champion de France ProAm (avec James Ruffier) sur une GT3. Quant à Jean-Claude, il éleva son niveau de pilotage en terminant en milieu de classement un championnat GT.
Il fréquentait mes ventes aux enchères dans lesquelles il fit l'acquisition de deux chefs d'œuvre de l'entre deux guerres, une Bugatti 51 et une Delage 1500. Avec la 51 il participa au GP historique de Monaco 1997, au GP d'Angoulême et, avec la Delage 1500, " un rêve à conduire mais handicapée par un empattement trop long pour les circuits sinueux ", jusqu'en 2008 à six reprises à Monaco.
Dans ses choix de collectionneur, il était motivé davantage par l'histoire et la beauté des automobiles que par une perspective patrimoniale. La preuve, la première de la liste acquise en 1988, fut la Traction Citroën de la présente vente. L'année suivante il acheta une Porsche 959. Il appréciait particulièrement les modèles de cette marque à cause de leurs lignes intemporelles, de leurs tenues de route, de leurs freinages et naturellement des lauriers glanés au Mans. Peut être aussi en hommage à Ina son épouse et complice originaire du pays de Goethe.
La collection comprit jusqu'à 30 automobiles. Il y eut des choix cornéliens : par exemple il se sépara d'une Ferrari 275 et d'un châssis court compétition ex Mairesse, pour acheter des proto et décliner une série incomparable de Porsche, 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Ton marteau va jouer le rôle du drapeau à damiers qui marque la fin d'une histoire, mais sans regret. Il me suffit de contempler le tableau iconique de Geo Ham Le Pilote Bleu dont l'attitude et les traits symbolisent tous les sentiments éprouvés au volant d'un bolide pour que s'animent des souvenirs vivaces. Que de joie m'ont donné la collection et la course. L'une, la recherche et le goût toujours affiné de la automobile, l'autre, l'affrontement, un supplément de jeunesse et…des amitiés. "



JEAN-CLAUDE MILOE AND THE ART OF DRIVING

Jean-Claude and I met on the track at Le Mans in the summer of 1992, taking part in the first round of the Venturi Trophy, a turnkey concept founded by Stéphane Ratel, a colonel of the empire who was making his first moves into the organisation of motorsport .
Battling together in this unprecedented single marque formula, at the wheel of a 408 bhp automobile, were the aristorcratic European youth, (for the story, I name : Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), freelance professional drivers (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…), and gentlemen drivers, a furious 70 in total. I limit myself here to naming my teammates in the 1994 - 95 and 98 Le Mans 24 Hours, Bernard Chauvin, Eric Graham. This new ProAm concept was behind the revival of the GT class, giving rise to its second golden age.
For me, to take up racing again at the age of over 50, with a record yellowed by a ten-year interruption, caused a dread of mortifying rust. Then, seeing Jean-Claude Miloé in this inaugural round, hope was restored: " At least there is someone with more " bottle " than me ! "
Tall, slim, elegant, he looked good, and I told him he reminded me of Gary Cooper. He didn't turn down this compliment, paid at the start of a friendship we had many opportunities to maintain.
I was impressed, he was sixty years young and here he was, with little experience in racing.
His adolescent imagination had been nurtured by the sound of engines he could hear on the circuit at Montlhéry, close to where his parents lived. His ear became so finely tuned that, while studying at high school, he was able to recognise every car that passed by the school, Louis Le Grand. Of course, he devoured every page of the special edition of France Soir dedicated to the Le Mans 24 Hours.
With a licence in his pocket, he " souped-up " a Dauphine (pipe Autobleu) and an R8 Major (pipe Ferry) and took part in a few events in a Dauphine 1093, les Coupes du Salon at Montlhéry, hillclimbs such as Turkheim les Trois Epis, and the Rallye du Nord. A gentle start to setting off, several decades later, in the leading pack of such powerful cars, and by his own admission, " without ever having had a single driving lesson ",
" And what motivates you Jean-Claude ?
- I have no pretention other than in relation to myself, to push myself on, to beat myself. "
During three seasons in the Trophy and then in GT, Jean-Claude held his own, not without a few scares, but without adding any chapters to la Vie du Rail..., and by entering into the rituals of the " Venturieux ", pre- and post-racing, with the spirit of a youngster.
In the evening of the Zuhaï 6 Hours in China, having handed over his Porsche to the trio Wolleck - Jarrier - Lafitte, who went on to win the race, I saw him, standing on the turntable laden with food, on a table in a restaurant, without losing his balance, a feat that amazed the children of Mao.
The same year he invited his three sons Jean-Louis, Jérôme and Jean-Philippe to join him in VHC in different Porsche. Once toughened up, these musketeers took up modern racing and Jérôme was even ProAm French champion (with James Ruffier) in a GT3. As for Jean-Claude, he made great progress, finishing halfway up the ranking in a GT Championship.
He came to my auctions and bought two interwar masterpieces, a Bugatti 51 and a Delage 1500. In the 51, he took part in the 1997 Monaco Historic GP and the Angoulême GP, and in the Delage 1500, " a dream to drive, but handicapped by a wheelbase too long for winding circuits " six times at Monaco until 2008.
In his choices as a collector, he was motivated more by a car's history and beauty than by its heritage perspective. Proof of this, the first acquisition on the list in 1988 was the Traction Citroën in the sale today. The following year he bought a Porsche 959. He was particularly keen on certain models in this marque for their timeless styling, their handling, their brakes and naturally the laurels collected at Le Mans. Perhaps also in homage to his wife Ina, an accomplice from Goethe's homeland.
The collection included up to 30 automobiles. There were some tough choices : for example he parted with a Ferrari 275 and an ex-Mairesse short chassis competition car, to buy prototypes and put together an incomparable series of Porsche: 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Your gavel will play the part of a chequered flag marking the end of a story, but without regret. It will be enough to look at the iconic painting by Geo Ham Le Pilote Bleu which communicates everything about sitting behind the wheel of a race car, and will recall happy memories. What happiness this collection and motor racing has brought me. One, the research and an appreciation of beauty, the other, contests, a supplement of youth and...friendships. "

Hervé Poulain


Estimation 30 000 - 50 000 €

Vendu 47 680 €
* Les résultats sont affichés frais acheteur et taxes compris. Ils sont générés automatiquement et peuvent subir des modifications.

Détails de la vente

Vente : 3279
Lieu : Salon Rétromobile - Hall 2.1 Parc des expositions Porte de Versailles 75015 Paris
Date : 09 févr. 2018 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Ordres d’Achat & Enchères par Téléphone

Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions Générales d’Achat

Rétromobile 2018 by Artcurial Motorcars