Vente Rétromobile 2020 - 07 février 2020 /Lot 41 1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"

  • 1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"
  • 1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"
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1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"
Titre de circulation allemand
Châssis n° 57300
Moteur n° 57300/154
Boîte de vitesses n°154
Pont n°154

- Historique sportif exceptionnel
- Un seul propriétaire entre 1940 et 2004
- Restaurée dans sa configuration d'origine

Présentée en 1933 et dotée d'un brillant moteur 3,3 litres double arbre, la Bugatti Type 57 était une des meilleures machines de Grand Tourisme du marché, mais elle n'affichait pas de prétentions particulièrement sportives. Pour lui donner une image plus dynamique, une première tentative a été effectuée par le constructeur avec la présentation au Salon de Paris 1934 d'une version "Grand Raid" dont le châssis bénéficiait de plusieurs modifications ; une des plus notables était une position de conduite reculée, ce qui permettait d'installer des carrosseries plus sportives. Au total, Bugatti aurait produit 10 exemplaires de ces versions spéciales.
C'est un de ces châssis qui a séduit Gaston Descollas, alors agent Bugatti à Marseille et pilote amateur en rallye : en 1934, il avait remporté le Rallye des Alpes françaises et la Coupe internationale des Alpes au volant d'une Type 57 Galibier, et cette nouvelle version l'a sans doute séduit par son caractère plus sportif. Il a fait l'acquisition du châssis n°57300 qu'il a fait équiper d'une carrosserie torpédo légère et minimaliste, en aluminium sur une structure bois. Selon un ami de la famille Descollas, celle-ci aurait été réalisée par le carrossier Dubos, de Marseille, la voiture étant immatriculée le 3 janvier 1935 sous le numéro 5822 CA 7.

Une fois la voiture terminée, elle a pris part dès le 27 février au rallye Paris-St-Raphaël féminin, entre les mains de Claire Descollas, épouse de Gaston. Cette épreuve était très populaire parmi les pilotes féminines, et l'on y comptera au fil des ans les noms de Hellé Nice, Betty Haig , Claudine Trautman, Annie Soisbault où Marianne Hoepfner. En 1935, l'épreuve a été remportée par Olga Thibault (Peugeot 201) et, sans tarder, Gaston Descollas s'est engagé ensuite au Critérium international de tourisme Paris-Nice, dit simplement "Paris-Nice", dont le départ était fixé le 13 avril. Avec plus de 100 participants, c'était un rallye auquel prenaient part des pilotes expérimentés et, l'année précédente, il avait été remporté par Jean Trévoux qui, au volant d'une Hotchkiss 20 CV, était encore au début de la belle carrière qui le mènerait jusqu'à une victoire au Rallye de Monte-Carlo. Gaston Descollas sortait magnifiquement son épingle du jeu en remportant la victoire, avant d'en enchaîner deux autres au Rallye de la FNCAF et à celui des Alpes françaises. La chance lui a moins souri au Liège-Rome-Liège, au mois d'août, où il a dû abandonner.
En 1936, la Bugatti a reçu une carrosserie Ventoux fermée, réalisée par Gangloff, plus confortable pour le tourisme. Le 24 mars 1936, l'immatriculation a changé au nom de M. Giniès, sous le numéro 4473 ZA 3 (Vaucluse), avant de repasser dans les Bouches-du-Rhône quelques mois plus tard, le 6 mai 1936, sous le numéro 6426 CA 8 au nom de M. Vives. M. Vives étant un homme d'affaires espagnol, il est possible qu'il ait importé la voiture dans son pays. Toujours est-il que, le 18 décembre 1940, la voiture était cédée à M. Senchermes, basé à Barcelone, qui l'immatriculait sous le numéro B-67.700.
Étonnamment, la voiture est restée entre les mêmes mains jusqu'en 2004, date à laquelle elle a été achetée par un amateur allemand, propriétaire actuel de la voiture. A cette époque, la carrosserie Ventoux avait été remplacée par une carrosserie ouverte. Grâce aux photos retrouvées par le Bugatti Trust, le propriétaire a pu remettre en état la voiture en reprenant sa configuration torpédo du Paris-Nice 1935.

A part la carrosserie refaite, la majeure partie des composants sont ceux d'origine, comme la boîte de vitesses et le pont arrière n°154, avec numéro d'assemblage 024. Le bloc moteur, qui avait été endommagé, a été remplacé par un bloc d'origine et plusieurs accessoires ont été trouvés par le biais du Bugatti Owners Club. Le capot est d'origine et la peinture a été réalisée par l'atelier Matzner. Il s'agit donc d'une pièce historique, sorte de chaînon manquant entre les Type 57 de tourisme et les futures 57 G de compétition, dont un exemplaire remportera les 24 Heures du Mans. Ayant maintenant retrouvé sa configuration d'origine, elle constitue un beau témoignage d'une époque où un pilote amateur pouvait prendre part à des rallyes internationaux sans préparation approfondie, et gagner.



German title
Chassis n° 57300
Engine n° 57300/154
Gear box n°154
Axle n°154

- Outstanding competition history
- Just one owner between 1940 and 2004
- Restored to original configuration

Presented in 1933 and equipped with a brilliant 3.3-litre twin-cam engine, the Bugatti Type 57 was one of the best Grand Touring machines on the market, while not claiming to have particular sporting pretensions. At the Paris Motor Show in 1934, the constructor made an initial attempt to give it a more dynamic image by presenting a " Grand Raid " version with several modifications to the chassis. One of the most notable of these was the driving position, moved further back to allow sportier coachwork to be fitted. In total, it is believed Bugatti built 10 examples of these special versions.
It was one of these chassis that caught the eye of Gaston Descollas, who was then the Bugatti agent in Marseille and an amateur rally driver : in 1934, he won the French Rallye des Alpes and the international Coupe des Alpes at the wheel of a Type 57 Galibier, and no doubt the more sporting character of this new version is what appealed to him. He bought chassis n°57300 and had a lightweight and minimalist torpedo body fitted, in aluminimum over a wooden structure. According to a friend of the Descollas family, this was carried out by the coachbuilder Dubos, from Marseille, and the car was registered on 3 January 1935 with the number 5822 CA 7.

Once the car was ready, it took part in the Ladies' Paris-St-Raphaël rally on 27 February, driven by Gaston's wife, Claire Descollas. This was a very popular event amongst women drivers, and over the years many well-known names have taken part, including Hellé Nice, Betty Haig, Claudine Trautman, Annie Soisbault and Marianne Hoepfner. In 1935, the winning driver was Olga Thibault in a Peugeot 201. Soon after this Gaston Descollas entered the 'Critérium international de tourisme Paris-Nice' known simply as the " Paris-Nice ", which set off on 13 April. There were over 100 participants, and this was a rally attracting experienced drivers. The previous year it had been won by Jean Trévoux who, at the wheel of a Hotchkiss 20 CV, was just beginning an impressive career that would see him win the Monte-Carlo Rally. Gaston Descollas performed magnificently, winning the event, before clocking up two other victories in the Rallye de la FNCAF and the Alpes Françaises. He had less luck in the Liège-Rome-Liège, in August, when he was forced to retire.
In 1936, the Bugatti was fitted with a closed Ventoux body, built by Gangloff, more comfortable for touring. On 24 March 1936, the car was registered in the name of Mr Giniès, with the number 4473 ZA 3 (Vaucluse), before returning to the Bouches-du-Rhône a few months later. It was registered in the name of Mr. Vives on 6 May 1936 with the number 6426 CA 8. Vives was a Spanish businessman, and it is possible that he imported the car into Spain. The Bugatti was still there on 18 December 1940 when it sold to Mr Senchermes, based in Barcelona, who registered it B-67.700.
Astonishingly, this Bugatti then stayed in the same ownership until 2004, the year it was bought by the current owner, a German enthusiast. By 2004, the Ventoux coachwork had been replaced with an open body. Using photos sourced by the Bugatti Trust, the owner was able to restore the car to its torpedo configuration at the time of the 1935 Paris-Nice rally.

Apart from the rebuilt bodywork, most of the components are original, including the gearbox and the rear axle n°154, with assembly number 024. The engine block, which had been damaged, was replaced with an original block, and various parts were sourced through the Bugatti Owners Club. The bonnet is original and the car was repainted by the Matzner workshop. This is a piece of history, the 'missing link' between the Type 57 tourer and the future 57 G competition model that would win the Le Mans 24 Hours. Having rediscovered its original configuration, it is a stunning testimony to a period when an amateur driver could take part in an international rally without extensive race prep, and win.



Photos © Alex Penfold

Estimation 420 000 - 540 000 €

Lot 41

1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"

Estimation 420 000 - 540 000 € [$]

1935 Bugatti 57 torpédo "Paris-Nice"
Titre de circulation allemand
Châssis n° 57300
Moteur n° 57300/154
Boîte de vitesses n°154
Pont n°154

- Historique sportif exceptionnel
- Un seul propriétaire entre 1940 et 2004
- Restaurée dans sa configuration d'origine

Présentée en 1933 et dotée d'un brillant moteur 3,3 litres double arbre, la Bugatti Type 57 était une des meilleures machines de Grand Tourisme du marché, mais elle n'affichait pas de prétentions particulièrement sportives. Pour lui donner une image plus dynamique, une première tentative a été effectuée par le constructeur avec la présentation au Salon de Paris 1934 d'une version "Grand Raid" dont le châssis bénéficiait de plusieurs modifications ; une des plus notables était une position de conduite reculée, ce qui permettait d'installer des carrosseries plus sportives. Au total, Bugatti aurait produit 10 exemplaires de ces versions spéciales.
C'est un de ces châssis qui a séduit Gaston Descollas, alors agent Bugatti à Marseille et pilote amateur en rallye : en 1934, il avait remporté le Rallye des Alpes françaises et la Coupe internationale des Alpes au volant d'une Type 57 Galibier, et cette nouvelle version l'a sans doute séduit par son caractère plus sportif. Il a fait l'acquisition du châssis n°57300 qu'il a fait équiper d'une carrosserie torpédo légère et minimaliste, en aluminium sur une structure bois. Selon un ami de la famille Descollas, celle-ci aurait été réalisée par le carrossier Dubos, de Marseille, la voiture étant immatriculée le 3 janvier 1935 sous le numéro 5822 CA 7.

Une fois la voiture terminée, elle a pris part dès le 27 février au rallye Paris-St-Raphaël féminin, entre les mains de Claire Descollas, épouse de Gaston. Cette épreuve était très populaire parmi les pilotes féminines, et l'on y comptera au fil des ans les noms de Hellé Nice, Betty Haig , Claudine Trautman, Annie Soisbault où Marianne Hoepfner. En 1935, l'épreuve a été remportée par Olga Thibault (Peugeot 201) et, sans tarder, Gaston Descollas s'est engagé ensuite au Critérium international de tourisme Paris-Nice, dit simplement "Paris-Nice", dont le départ était fixé le 13 avril. Avec plus de 100 participants, c'était un rallye auquel prenaient part des pilotes expérimentés et, l'année précédente, il avait été remporté par Jean Trévoux qui, au volant d'une Hotchkiss 20 CV, était encore au début de la belle carrière qui le mènerait jusqu'à une victoire au Rallye de Monte-Carlo. Gaston Descollas sortait magnifiquement son épingle du jeu en remportant la victoire, avant d'en enchaîner deux autres au Rallye de la FNCAF et à celui des Alpes françaises. La chance lui a moins souri au Liège-Rome-Liège, au mois d'août, où il a dû abandonner.
En 1936, la Bugatti a reçu une carrosserie Ventoux fermée, réalisée par Gangloff, plus confortable pour le tourisme. Le 24 mars 1936, l'immatriculation a changé au nom de M. Giniès, sous le numéro 4473 ZA 3 (Vaucluse), avant de repasser dans les Bouches-du-Rhône quelques mois plus tard, le 6 mai 1936, sous le numéro 6426 CA 8 au nom de M. Vives. M. Vives étant un homme d'affaires espagnol, il est possible qu'il ait importé la voiture dans son pays. Toujours est-il que, le 18 décembre 1940, la voiture était cédée à M. Senchermes, basé à Barcelone, qui l'immatriculait sous le numéro B-67.700.
Étonnamment, la voiture est restée entre les mêmes mains jusqu'en 2004, date à laquelle elle a été achetée par un amateur allemand, propriétaire actuel de la voiture. A cette époque, la carrosserie Ventoux avait été remplacée par une carrosserie ouverte. Grâce aux photos retrouvées par le Bugatti Trust, le propriétaire a pu remettre en état la voiture en reprenant sa configuration torpédo du Paris-Nice 1935.

A part la carrosserie refaite, la majeure partie des composants sont ceux d'origine, comme la boîte de vitesses et le pont arrière n°154, avec numéro d'assemblage 024. Le bloc moteur, qui avait été endommagé, a été remplacé par un bloc d'origine et plusieurs accessoires ont été trouvés par le biais du Bugatti Owners Club. Le capot est d'origine et la peinture a été réalisée par l'atelier Matzner. Il s'agit donc d'une pièce historique, sorte de chaînon manquant entre les Type 57 de tourisme et les futures 57 G de compétition, dont un exemplaire remportera les 24 Heures du Mans. Ayant maintenant retrouvé sa configuration d'origine, elle constitue un beau témoignage d'une époque où un pilote amateur pouvait prendre part à des rallyes internationaux sans préparation approfondie, et gagner.



German title
Chassis n° 57300
Engine n° 57300/154
Gear box n°154
Axle n°154

- Outstanding competition history
- Just one owner between 1940 and 2004
- Restored to original configuration

Presented in 1933 and equipped with a brilliant 3.3-litre twin-cam engine, the Bugatti Type 57 was one of the best Grand Touring machines on the market, while not claiming to have particular sporting pretensions. At the Paris Motor Show in 1934, the constructor made an initial attempt to give it a more dynamic image by presenting a " Grand Raid " version with several modifications to the chassis. One of the most notable of these was the driving position, moved further back to allow sportier coachwork to be fitted. In total, it is believed Bugatti built 10 examples of these special versions.
It was one of these chassis that caught the eye of Gaston Descollas, who was then the Bugatti agent in Marseille and an amateur rally driver : in 1934, he won the French Rallye des Alpes and the international Coupe des Alpes at the wheel of a Type 57 Galibier, and no doubt the more sporting character of this new version is what appealed to him. He bought chassis n°57300 and had a lightweight and minimalist torpedo body fitted, in aluminimum over a wooden structure. According to a friend of the Descollas family, this was carried out by the coachbuilder Dubos, from Marseille, and the car was registered on 3 January 1935 with the number 5822 CA 7.

Once the car was ready, it took part in the Ladies' Paris-St-Raphaël rally on 27 February, driven by Gaston's wife, Claire Descollas. This was a very popular event amongst women drivers, and over the years many well-known names have taken part, including Hellé Nice, Betty Haig, Claudine Trautman, Annie Soisbault and Marianne Hoepfner. In 1935, the winning driver was Olga Thibault in a Peugeot 201. Soon after this Gaston Descollas entered the 'Critérium international de tourisme Paris-Nice' known simply as the " Paris-Nice ", which set off on 13 April. There were over 100 participants, and this was a rally attracting experienced drivers. The previous year it had been won by Jean Trévoux who, at the wheel of a Hotchkiss 20 CV, was just beginning an impressive career that would see him win the Monte-Carlo Rally. Gaston Descollas performed magnificently, winning the event, before clocking up two other victories in the Rallye de la FNCAF and the Alpes Françaises. He had less luck in the Liège-Rome-Liège, in August, when he was forced to retire.
In 1936, the Bugatti was fitted with a closed Ventoux body, built by Gangloff, more comfortable for touring. On 24 March 1936, the car was registered in the name of Mr Giniès, with the number 4473 ZA 3 (Vaucluse), before returning to the Bouches-du-Rhône a few months later. It was registered in the name of Mr. Vives on 6 May 1936 with the number 6426 CA 8. Vives was a Spanish businessman, and it is possible that he imported the car into Spain. The Bugatti was still there on 18 December 1940 when it sold to Mr Senchermes, based in Barcelona, who registered it B-67.700.
Astonishingly, this Bugatti then stayed in the same ownership until 2004, the year it was bought by the current owner, a German enthusiast. By 2004, the Ventoux coachwork had been replaced with an open body. Using photos sourced by the Bugatti Trust, the owner was able to restore the car to its torpedo configuration at the time of the 1935 Paris-Nice rally.

Apart from the rebuilt bodywork, most of the components are original, including the gearbox and the rear axle n°154, with assembly number 024. The engine block, which had been damaged, was replaced with an original block, and various parts were sourced through the Bugatti Owners Club. The bonnet is original and the car was repainted by the Matzner workshop. This is a piece of history, the 'missing link' between the Type 57 tourer and the future 57 G competition model that would win the Le Mans 24 Hours. Having rediscovered its original configuration, it is a stunning testimony to a period when an amateur driver could take part in an international rally without extensive race prep, and win.



Photos © Alex Penfold

Estimation 420 000 - 540 000 €

Détails de la vente

Vente : 3980
Lieu : Salon Rétromobile, Paris
Date : 07 févr. 2020 14:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Ordres d’Achat & Enchères par Téléphone

Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
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Conditions Générales d’Achat

Rétromobile 2020