Vente Automobiles sur les Champs 12 - 08 avril 2018 /Lot 56 1927 Bugatti Type 43 Torpédo Grand Sport

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1927 Bugatti Type 43 Torpédo Grand Sport
Carte grise française
Châssis n° 43186

- Superbe allure et moteur refait dans les règles de l'art
- Nombreuses pièces Bugatti originales
- Proposée à une estimation particulièrement attractive
- Rapport prestige /plaisir imbattable

Lorsque cette voiture a été vendue en 1999, elle l'a été avec l'identité "43186" avec carte grise française. Selon l'histoire racontée à cette époque par son vendeur cannois, la voiture aurait été conservée par un garagiste Bugatti parisien avant d'être vendue dans les années 1950 ou 1960 au collectionneur Robert Cornière. Nous avions pu rencontrer ce dernier à son domicile, il y a de nombreuses années, et il ne nous avait rien raconté de cette histoire. Il affirmait alors n'avoir possédé qu'un seul Type 43, châssis 43305.
Nous savons maintenant qu'il aurait également possédé, en partie démonté, le châssis 43158, identifié plus tard et sans doute cédé au collectionneur cannois mentionné plus haut, par la suite vendeur de 43186.

Toutefois, la propriété d'un troisième châssis d'origine Type 43 (43186) par Robert Cornière n'est étayée par aucune information vérifiable. Le seul élément qui pourrait le confirmer est une photo prise à la fin des années 1970, sans doute dans la propriété de Seine-et-Marne de Robert Cornière, et qui montre un châssis qui pourrait être de Type 43, deux ponts arrière, des roues Bugatti aluminium Grand Prix, des roue alu de Type 49, un carter de boîte de vitesse, le tout chargé sur une remorque.
Il est possible qu'un châssis 43 ait pu être stocké démonté par Robert Cornière, mais en aurait-il possédé deux dans le même état ? Aucune confirmation n'a pu être établie.

Inspection du véhicule à Paris le 1er mars 2018

L'inspection de la voiture nous a permis d'effectuer les observations suivantes.

- Plaque de châssis : elle est en laiton, gravée 43186, rivetée sur le tablier et elle montre des chiffres qui ne sont pas conformes. De plus les lettres " E " des mots Alsace et Moteur ne sont pas conformes non plus. La plaque elle-même n'est donc pas de fabrication Bugatti.

- Train avant : il est numéroté 167. C'est un essieu de tourisme, conforme au modèle 43 ou 44, mais son numéro indique qu'il ne peut s'agir d'un essieu d'origine de Type 43, dont moins de 160 exemplaires ont été construits. Par conséquent, il s'agit probablement d'un essieu de Type 44.

- Moteur
Le carter inférieur moteur porte sur sa patte arrière gauche le numéro du châssis dont la voiture prétend à l'identité. Ce numéro " 43186 " est gravé en assez petits caractères, qui ne sont en aucun cas dans le style de l'usine Bugatti. Ce même carter inférieur porte les numéros d'assemblage " 57S " sur la face antérieure de sa patte avant gauche, ainsi qu'une croix. La lettre " S " a dû être gravée deux fois. Nous ne connaissons pas d'exemple similaire sur les nombreuses voitures que nous avons pu inspecter, mais ce carter semble néanmoins ancien. Sur la patte avant gauche de ce carter inférieur, le numéro de moteur a été effacé.
Le carter supérieur moteur porte, sur l'embase du filtre à huile, le numéro 69 ainsi qu'un 8 couché, ou infini. Cette pièce semble ancienne et conforme.
La boîte à cames est neuve et conforme au modèle. Le carter d'entraînement du compresseur est de facture ancienne et porte le numéro 11. Le compresseur est neuf.

- Boîtier de direction : il est ancien, conforme et porte le numéro d'assemblage " 4 ".

- Boîte de vitesse :
Le carter de boîte est gravé " 186 ". Ce numéro est plus élevé que celui correspondant au nombre de boîtes de vitesse construites du Type 43 (159 ou 160 pièces seulement). Il ne peut donc s'agir d'une boîte d'origine de Type 43, mais elle est ancienne et les numéros sont parfaitement authentiques. Il est même de notre avis que l'identité prétendue de la voiture " 43186 " n'est à l'origine basée que sur le numéro " 186 "de cette boîte.
Il s'agit en fait d'une boîte de Type 44. Pour nous en assurer, nous avons dû inspecter les faces inférieures des pattes de fixation de cette pièce. En effet, une boîte de Type 44 comporte des pattes de 65 mm de haut, contre 48 mm pour les carters de boîte de Type 43. Or une observation attentive montre de façon évidente que le métal a été meulé pour perdre les 17 mm de différence.

- Pont arrière
Il est étonnement gravé " 186 ". Ce " numéro gagnant " a sans doute été gravé par le mécanicien anglais, John Barton, quand la voiture est passée dans son atelier. Il avait en effet confié à " La Vie de L'Auto-Rétroviseur " : "Le pont était du Type 35 et je l'ai remplacé par un pont de Type 43." Il a sans doute poussé le zèle jusqu'à faire coïncider le numéro du pont avec celui de la boîte.
Lorsque la voiture était encore à Cannes, le pont portait le numéro 5 mais il n'était déjà pas d'origine Type 43 : en effet, sa face supérieure portait la lettre " H ", qui n'existe pas sur les carters de Type 43, ni même sur les ponts de Type 35. Ainsi, la pièce échangée en Angleterre n'était de toute façon pas conforme au modèle.

- Châssis
Le cadre du châssis porte plusieurs chiffres : nous pouvons lire " 88 " et, devant ce nombre, un " 6 " gravé plus finement. Aucune de ces deux inscriptions ne correspond au style de l'usine.
L'analyse des numéros dans le métal de la traverse arrière, réalisée en Angleterre, semble indiquer qu'un ou deux autres chiffres ont été gravés sur cette même traverse emboutie en U. Apparemment, le premier était " 88 ". Par malchance pour le graveur, le châssis Type 43 d'origine au cadre " 88 " se trouve au musée de Mulhouse, collection Schlumpf. Par ailleurs, un " 6 " a été gravé, ajoutant encore à la confusion.
Cette traverse arrière est boulonnée aux deux longerons, et non rivetée comme elle devrait l'être. Ce détail supplémentaire achève de nous conforter dans notre idée que le châssis de la voiture est de fabrication artisanale. Selon nos suppositions, le cadre n'était pas gravé à l'origine, car de facture récente.
L'analyse de la face supérieure du cadre en regard du support moteur arrière gauche est elle aussi révélatrice : elle semble indiquer que la pièce de forme triangulaire a été soudée au rail gauche du châssis, et que par conséquent elle n'a pas été formée à la presse avec l'ensemble. Enfin, le support arrière des lames de ressort, fixé sur le châssis, porte en creux le nombre 43 : un véritable non-sens car, à cet endroit, les numéros de fonderie sont toujours en relief. Toutefois, la pièce est ancienne et conforme au dessin du Type 38.

- Carrosserie
Il s'agit d'un torpédo 3/4 places, Grand Sport. Neuve et de bonne facture, la carrosserie a été copiée sur une très bonne Type 43 (châssis 43279), non restaurée et qui avait été découverte dans l'Aisne dans les années 1970. Elle avait séjourné quelque temps chez Pierre Prieur, de Paris, qui avait pu en prendre les cotes. Il avait fait réaliser une carrosserie qu'il destinait à une voiture qu'il venait de trouver, en pièces et en châssis nu. Mais la caisse copiée ne fut jamais montée par Pierre Prieur qui a fini par la céder, avec les pièces dont il disposait, à un collectionneur de la région de Tours. Ce dernier a vendu la carrosserie un peu plus tard au collectionneur cannois mentionné plus haut.
La planche de bord est neuve. Tous les instruments sont conformes au modèle et certains sont anciens.

- Radiateur : il est ancien et conforme au modèle.

- Roues : elles sont neuves du type Grand Prix, conformes au modèle de 1930, en une pièce d'aluminium coulé, telle qu'il était monté sur les dernières Type 43 vendues.

Conclusion
La voiture présentée à la vente est bien conforme dans son aspect extérieur au modèle Type 43 Grand Sport. Sa mécanique est conforme au moteur de 2 300 cm3 crée par Bugatti en 1927. Son moteur a été une dernière fois mis au point au printemps 2009 par un des meilleurs ateliers Bugatti français, " Roseau Racing Restauration " dirigé par d'Henri Roseau, formé chez Laurent Rondoni, de Carpentras. Lors de cette dernière restauration, les pièces ont été fournies par " Brineton Engineering ", en Grande Bretagne.
Les essieux et la boîte sont anciens et sans doute du Type 44, très similaires aux pièces du modèle Type 43. Par son dessin, le châssis est conforme au modèle mais son origine est inconnue et sa construction ne semble pas respecter les critères de la production Bugatti des Type 43 d'origine.

Pierre-Yves LAUGIER
Pour Artcurial, mars 2018

Conclusion

Cette Bugatti 43, comme le lecteur l'aura compris, a été en majeure partie, construite à partir de véritables pièces d'origine Bugatti. Le prix d'une authentique 43 avoisine les 2 500 000 € ; le prix de celle que nous présentons nous semble donc parfaitement cohérent. Nous invitons les personnes intéressées à venir à l'exposition pour voir cette Type 43 ; ils pourront constater combien elle a été réalisée avec passion et attention aux détails. Il s'agit d'un superbe véhicule, fonctionnant de manière impeccable. Sa patine est très sympathique. Avec les années, elle n'en deviendra que plus désirable encore avec quelques aventures et rallyes vécus derrière son volant. Elle est livrée avec sa carte grise française et sera prête à être engagée dans les plus beaux rallyes.

MERCI DE NOTER QUE LA VOITURE EST VENDUE SANS CONTROLE TECHNIQUE.


French title
Châssis n° 43186

- Superb look, proper engine rebuilt
- Many original Bugatti pieces
- Particularly attractive estimate
- Unbeatable prestige to pleasure ratio

This car was sold in 1999 with its French registration document, identified as chassis n° 43186. According to its vendor, from Cannes, it had been acquired from a Bugatti garage in Paris by the collector Robert Cornière in the 1950s or '60s. When we met Cornière at his home some years ago, he told us nothing about this, but he asserted that he had only ever owned one Type 43 - chassis n° 43305. We now know that he also owned chassis n° 43158 (partly dismantled), identified later and doubtless sold to our Cannes collector, who later sold 43186.

There is no conclusive information, however, that Cornière ever owned a third Type 43 (n° 43186). The only potential evidence for this is a photograph taken in the late 1970s (probably at Cornière's country-house east of Paris) showing a trailer loaded with what could be a Type 43 chassis, a gear-box casing, two rear axles, Bugatti Grand Prix aluminium wheels and Type 49 aluminium wheels. A Type 43 chassis may have been stocked dismantled by Robert Cornière - but nothing confirms that he owned two in the same condition.

Vehicle Inspection - Paris 1 March 2018

Following our recent vehicle inspection, the following observations can be made:

- Chassis Plaque
Brass, engraved 43186, riveted, with figures that do not conform; the letter E in the words ALSACE and MOTEUR do not conform either. So the plaque cannot have been made by Bugatti.

- Front Axle
Numbered 167. Saloon-car axle, conform to Type 43 or Type 44 - but the number suggests it cannot be a Type 43 axle, as fewer than 160 of these were built, so is probably a Type 44 axle.

- Engine
The lower crankcase bears the car's supposed chassis number 43186 rear left. This number is engraved in smallish characters, in a style quite different from that used by Bugatti. The lower crankcase also bears the assembly number 57S front left, along with a cross. The letter S seems to have been engraved twice. We know of nothing similar on any other car we have inspected, although the crankcase nonetheless appears vintage. The engine number front left has been effaced.

The upper crankcase bears the number 69 at the base of the oil filter, along with a figure 8 on its side (perhaps symbolizing infinity). This crankcase seems vintage and conform.

The cam-box is new and conform. The compressor's drive-housing is vintage, and bears the number 11. The compressor itself is new.

- Steering-Box
Vintage and conform, bearing the assembly number 4.

- Gear-Box
The casing is engraved 186. As this number is higher than the total number of Type 43 gear-boxes produced (just 159 or 160), this cannot be an original Type 43 gear-box, yet is nonetheless vintage and the numbers authentic. We believe the purported 43186 identity of this car derives from this gear-box number 186. The gear-box is actually a Type 44. To verify this we inspected the lower faces of the brackets: those for a Type 44 gear-box are 65mm high, those for a Type 43 are 48mm. Close observation clearly reveals that the 17mm difference has been lost through grinding.

- Rear Axle
Surprisingly engraved 186. It was doubtless engraved by the British mechanic John Barton while the car was in his workshop. As he told La Vie de L'Auto-Rétroviseur: 'The axle was a Type 35 - I replaced it with a Type 43.' No doubt he also arranged for the number of the axle to match that of the gear-box.

While the car was in Cannes, the axle bore the number 5, yet was still not a Type 43 original, as its upper side bore the letter H - which was not used for Type 43 axles (or even Type 35 axles). So the axle exchanged in England cannot have been conform to the original model.

- Chassis
The chassis frame bears several numbers : we can read 88, preceded by a more delicately engraved 6. Neither inscription corresponds to the factory style. Analysis of the numbers in the metal of the rear cross-piece, carried out in England, seems to indicate that one or two numbers were engraved on this U-shaped cross-piece. The first, apparently, was 88. Unfortunately for the engraver, the original Type 43 chassis with frame 88 is now in the Schlumpf Collection in Mulhouse. A 6 was also engraved, further adding to the confusion.

This rear cross-piece is bolted down with two longerons, and not riveted as it should have been. This extra detail confirms our belief that the chassis was not factory-made; we suppose the frame to be recent, and that it was not originally engraved.

Analysis of the upper side of the frame, as regards the engine support back left, is also revealing: the triangular element appears to have been welded to the left rail of the chassis and, as a result, cannot have been press-moulded with the rest of the ensemble. Finally, the rear support of the spring-leaves fixed to the chassis bears number 43: this makes no sense at this position, as casting numbers here are always in relief. Even so, the piece is vintage and conforms to the design of the Type 38.

- Bodywork
That of a 3/4-seater Torpedo Grand Sport. The bodywork is recent and well-made, copied from a very fine, non-restored Type 43 (chassis n° 43279) discovered in Aisne in the 1970s. It spent some time in Paris with Pierre Prieur, who was able to take the dimensions. He had bodywork produced for a car whose parts and bare chassis he had recently come across. However, before this bodywork had been mounted, it was sold (along with the parts) to a collector from the Loire Valley - who, shortly afterwards, sold the bodywork to the Cannes collector mentioned above.

- Dashboard
New, with all instruments conform, some of them vintage.

- Radiator
Vintage and conform.

- Wheels
New, Grand Prix-type wheels conform to the 1930 model, in cast aluminium, as mounted on the last Type 43 cars sold.

CONCLUSION

The vehicle offered for sale is conform, in terms of external appearance, to the Type 43 Grand Sport. It conforms mechanically to the 2,300 cm3 engine created by Bugatti in 1927. Its engine was last serviced in Spring 2009 by one of France's leading Bugatti workshops, Roseau Racing Restauration, under the direction of Henri Roseau (who apprenticed at Laurent Rondoni in Carpentras), using parts supplied by Brineton Engineering (U.K.). The axles and gear-box are vintage, doubtless Type 44 and very similar to those of Type 43. The chassis is conform to the original design, but the origin of the chassis is unknown, and construction does not appear to have been in line with original Bugatti Type 43 production criteria.

Pierre-Yves Laugier
for Artcurial - March 2018

As the reader will have realized, this Bugatti 43 has been mostly constructed using authentic Bugatti original parts. The price of an authentic Type 43 is around €2.5 million, so the price of the car we are presenting seems perfectly logical. We cordially invite any interested party to view this Type 43 and admire the loving attention to detail with which it has been made. This is a superb vehicle with charming patina. It functions impeccably and will, in the years to come, become even more desirable with a few vintage rallies under its wheels! It comes with its French registration and is ready-to-drive.

PLEASE NOTE THAT THE CAR IS SOLD WITHOUT TECHNICAL INSPECTION.


Estimation 500 000 - 800 000 €

Lot 56

1927 Bugatti Type 43 Torpédo Grand Sport

Estimation 500 000 - 800 000 € [$]

1927 Bugatti Type 43 Torpédo Grand Sport
Carte grise française
Châssis n° 43186

- Superbe allure et moteur refait dans les règles de l'art
- Nombreuses pièces Bugatti originales
- Proposée à une estimation particulièrement attractive
- Rapport prestige /plaisir imbattable

Lorsque cette voiture a été vendue en 1999, elle l'a été avec l'identité "43186" avec carte grise française. Selon l'histoire racontée à cette époque par son vendeur cannois, la voiture aurait été conservée par un garagiste Bugatti parisien avant d'être vendue dans les années 1950 ou 1960 au collectionneur Robert Cornière. Nous avions pu rencontrer ce dernier à son domicile, il y a de nombreuses années, et il ne nous avait rien raconté de cette histoire. Il affirmait alors n'avoir possédé qu'un seul Type 43, châssis 43305.
Nous savons maintenant qu'il aurait également possédé, en partie démonté, le châssis 43158, identifié plus tard et sans doute cédé au collectionneur cannois mentionné plus haut, par la suite vendeur de 43186.

Toutefois, la propriété d'un troisième châssis d'origine Type 43 (43186) par Robert Cornière n'est étayée par aucune information vérifiable. Le seul élément qui pourrait le confirmer est une photo prise à la fin des années 1970, sans doute dans la propriété de Seine-et-Marne de Robert Cornière, et qui montre un châssis qui pourrait être de Type 43, deux ponts arrière, des roues Bugatti aluminium Grand Prix, des roue alu de Type 49, un carter de boîte de vitesse, le tout chargé sur une remorque.
Il est possible qu'un châssis 43 ait pu être stocké démonté par Robert Cornière, mais en aurait-il possédé deux dans le même état ? Aucune confirmation n'a pu être établie.

Inspection du véhicule à Paris le 1er mars 2018

L'inspection de la voiture nous a permis d'effectuer les observations suivantes.

- Plaque de châssis : elle est en laiton, gravée 43186, rivetée sur le tablier et elle montre des chiffres qui ne sont pas conformes. De plus les lettres " E " des mots Alsace et Moteur ne sont pas conformes non plus. La plaque elle-même n'est donc pas de fabrication Bugatti.

- Train avant : il est numéroté 167. C'est un essieu de tourisme, conforme au modèle 43 ou 44, mais son numéro indique qu'il ne peut s'agir d'un essieu d'origine de Type 43, dont moins de 160 exemplaires ont été construits. Par conséquent, il s'agit probablement d'un essieu de Type 44.

- Moteur
Le carter inférieur moteur porte sur sa patte arrière gauche le numéro du châssis dont la voiture prétend à l'identité. Ce numéro " 43186 " est gravé en assez petits caractères, qui ne sont en aucun cas dans le style de l'usine Bugatti. Ce même carter inférieur porte les numéros d'assemblage " 57S " sur la face antérieure de sa patte avant gauche, ainsi qu'une croix. La lettre " S " a dû être gravée deux fois. Nous ne connaissons pas d'exemple similaire sur les nombreuses voitures que nous avons pu inspecter, mais ce carter semble néanmoins ancien. Sur la patte avant gauche de ce carter inférieur, le numéro de moteur a été effacé.
Le carter supérieur moteur porte, sur l'embase du filtre à huile, le numéro 69 ainsi qu'un 8 couché, ou infini. Cette pièce semble ancienne et conforme.
La boîte à cames est neuve et conforme au modèle. Le carter d'entraînement du compresseur est de facture ancienne et porte le numéro 11. Le compresseur est neuf.

- Boîtier de direction : il est ancien, conforme et porte le numéro d'assemblage " 4 ".

- Boîte de vitesse :
Le carter de boîte est gravé " 186 ". Ce numéro est plus élevé que celui correspondant au nombre de boîtes de vitesse construites du Type 43 (159 ou 160 pièces seulement). Il ne peut donc s'agir d'une boîte d'origine de Type 43, mais elle est ancienne et les numéros sont parfaitement authentiques. Il est même de notre avis que l'identité prétendue de la voiture " 43186 " n'est à l'origine basée que sur le numéro " 186 "de cette boîte.
Il s'agit en fait d'une boîte de Type 44. Pour nous en assurer, nous avons dû inspecter les faces inférieures des pattes de fixation de cette pièce. En effet, une boîte de Type 44 comporte des pattes de 65 mm de haut, contre 48 mm pour les carters de boîte de Type 43. Or une observation attentive montre de façon évidente que le métal a été meulé pour perdre les 17 mm de différence.

- Pont arrière
Il est étonnement gravé " 186 ". Ce " numéro gagnant " a sans doute été gravé par le mécanicien anglais, John Barton, quand la voiture est passée dans son atelier. Il avait en effet confié à " La Vie de L'Auto-Rétroviseur " : "Le pont était du Type 35 et je l'ai remplacé par un pont de Type 43." Il a sans doute poussé le zèle jusqu'à faire coïncider le numéro du pont avec celui de la boîte.
Lorsque la voiture était encore à Cannes, le pont portait le numéro 5 mais il n'était déjà pas d'origine Type 43 : en effet, sa face supérieure portait la lettre " H ", qui n'existe pas sur les carters de Type 43, ni même sur les ponts de Type 35. Ainsi, la pièce échangée en Angleterre n'était de toute façon pas conforme au modèle.

- Châssis
Le cadre du châssis porte plusieurs chiffres : nous pouvons lire " 88 " et, devant ce nombre, un " 6 " gravé plus finement. Aucune de ces deux inscriptions ne correspond au style de l'usine.
L'analyse des numéros dans le métal de la traverse arrière, réalisée en Angleterre, semble indiquer qu'un ou deux autres chiffres ont été gravés sur cette même traverse emboutie en U. Apparemment, le premier était " 88 ". Par malchance pour le graveur, le châssis Type 43 d'origine au cadre " 88 " se trouve au musée de Mulhouse, collection Schlumpf. Par ailleurs, un " 6 " a été gravé, ajoutant encore à la confusion.
Cette traverse arrière est boulonnée aux deux longerons, et non rivetée comme elle devrait l'être. Ce détail supplémentaire achève de nous conforter dans notre idée que le châssis de la voiture est de fabrication artisanale. Selon nos suppositions, le cadre n'était pas gravé à l'origine, car de facture récente.
L'analyse de la face supérieure du cadre en regard du support moteur arrière gauche est elle aussi révélatrice : elle semble indiquer que la pièce de forme triangulaire a été soudée au rail gauche du châssis, et que par conséquent elle n'a pas été formée à la presse avec l'ensemble. Enfin, le support arrière des lames de ressort, fixé sur le châssis, porte en creux le nombre 43 : un véritable non-sens car, à cet endroit, les numéros de fonderie sont toujours en relief. Toutefois, la pièce est ancienne et conforme au dessin du Type 38.

- Carrosserie
Il s'agit d'un torpédo 3/4 places, Grand Sport. Neuve et de bonne facture, la carrosserie a été copiée sur une très bonne Type 43 (châssis 43279), non restaurée et qui avait été découverte dans l'Aisne dans les années 1970. Elle avait séjourné quelque temps chez Pierre Prieur, de Paris, qui avait pu en prendre les cotes. Il avait fait réaliser une carrosserie qu'il destinait à une voiture qu'il venait de trouver, en pièces et en châssis nu. Mais la caisse copiée ne fut jamais montée par Pierre Prieur qui a fini par la céder, avec les pièces dont il disposait, à un collectionneur de la région de Tours. Ce dernier a vendu la carrosserie un peu plus tard au collectionneur cannois mentionné plus haut.
La planche de bord est neuve. Tous les instruments sont conformes au modèle et certains sont anciens.

- Radiateur : il est ancien et conforme au modèle.

- Roues : elles sont neuves du type Grand Prix, conformes au modèle de 1930, en une pièce d'aluminium coulé, telle qu'il était monté sur les dernières Type 43 vendues.

Conclusion
La voiture présentée à la vente est bien conforme dans son aspect extérieur au modèle Type 43 Grand Sport. Sa mécanique est conforme au moteur de 2 300 cm3 crée par Bugatti en 1927. Son moteur a été une dernière fois mis au point au printemps 2009 par un des meilleurs ateliers Bugatti français, " Roseau Racing Restauration " dirigé par d'Henri Roseau, formé chez Laurent Rondoni, de Carpentras. Lors de cette dernière restauration, les pièces ont été fournies par " Brineton Engineering ", en Grande Bretagne.
Les essieux et la boîte sont anciens et sans doute du Type 44, très similaires aux pièces du modèle Type 43. Par son dessin, le châssis est conforme au modèle mais son origine est inconnue et sa construction ne semble pas respecter les critères de la production Bugatti des Type 43 d'origine.

Pierre-Yves LAUGIER
Pour Artcurial, mars 2018

Conclusion

Cette Bugatti 43, comme le lecteur l'aura compris, a été en majeure partie, construite à partir de véritables pièces d'origine Bugatti. Le prix d'une authentique 43 avoisine les 2 500 000 € ; le prix de celle que nous présentons nous semble donc parfaitement cohérent. Nous invitons les personnes intéressées à venir à l'exposition pour voir cette Type 43 ; ils pourront constater combien elle a été réalisée avec passion et attention aux détails. Il s'agit d'un superbe véhicule, fonctionnant de manière impeccable. Sa patine est très sympathique. Avec les années, elle n'en deviendra que plus désirable encore avec quelques aventures et rallyes vécus derrière son volant. Elle est livrée avec sa carte grise française et sera prête à être engagée dans les plus beaux rallyes.

MERCI DE NOTER QUE LA VOITURE EST VENDUE SANS CONTROLE TECHNIQUE.


French title
Châssis n° 43186

- Superb look, proper engine rebuilt
- Many original Bugatti pieces
- Particularly attractive estimate
- Unbeatable prestige to pleasure ratio

This car was sold in 1999 with its French registration document, identified as chassis n° 43186. According to its vendor, from Cannes, it had been acquired from a Bugatti garage in Paris by the collector Robert Cornière in the 1950s or '60s. When we met Cornière at his home some years ago, he told us nothing about this, but he asserted that he had only ever owned one Type 43 - chassis n° 43305. We now know that he also owned chassis n° 43158 (partly dismantled), identified later and doubtless sold to our Cannes collector, who later sold 43186.

There is no conclusive information, however, that Cornière ever owned a third Type 43 (n° 43186). The only potential evidence for this is a photograph taken in the late 1970s (probably at Cornière's country-house east of Paris) showing a trailer loaded with what could be a Type 43 chassis, a gear-box casing, two rear axles, Bugatti Grand Prix aluminium wheels and Type 49 aluminium wheels. A Type 43 chassis may have been stocked dismantled by Robert Cornière - but nothing confirms that he owned two in the same condition.

Vehicle Inspection - Paris 1 March 2018

Following our recent vehicle inspection, the following observations can be made:

- Chassis Plaque
Brass, engraved 43186, riveted, with figures that do not conform; the letter E in the words ALSACE and MOTEUR do not conform either. So the plaque cannot have been made by Bugatti.

- Front Axle
Numbered 167. Saloon-car axle, conform to Type 43 or Type 44 - but the number suggests it cannot be a Type 43 axle, as fewer than 160 of these were built, so is probably a Type 44 axle.

- Engine
The lower crankcase bears the car's supposed chassis number 43186 rear left. This number is engraved in smallish characters, in a style quite different from that used by Bugatti. The lower crankcase also bears the assembly number 57S front left, along with a cross. The letter S seems to have been engraved twice. We know of nothing similar on any other car we have inspected, although the crankcase nonetheless appears vintage. The engine number front left has been effaced.

The upper crankcase bears the number 69 at the base of the oil filter, along with a figure 8 on its side (perhaps symbolizing infinity). This crankcase seems vintage and conform.

The cam-box is new and conform. The compressor's drive-housing is vintage, and bears the number 11. The compressor itself is new.

- Steering-Box
Vintage and conform, bearing the assembly number 4.

- Gear-Box
The casing is engraved 186. As this number is higher than the total number of Type 43 gear-boxes produced (just 159 or 160), this cannot be an original Type 43 gear-box, yet is nonetheless vintage and the numbers authentic. We believe the purported 43186 identity of this car derives from this gear-box number 186. The gear-box is actually a Type 44. To verify this we inspected the lower faces of the brackets: those for a Type 44 gear-box are 65mm high, those for a Type 43 are 48mm. Close observation clearly reveals that the 17mm difference has been lost through grinding.

- Rear Axle
Surprisingly engraved 186. It was doubtless engraved by the British mechanic John Barton while the car was in his workshop. As he told La Vie de L'Auto-Rétroviseur: 'The axle was a Type 35 - I replaced it with a Type 43.' No doubt he also arranged for the number of the axle to match that of the gear-box.

While the car was in Cannes, the axle bore the number 5, yet was still not a Type 43 original, as its upper side bore the letter H - which was not used for Type 43 axles (or even Type 35 axles). So the axle exchanged in England cannot have been conform to the original model.

- Chassis
The chassis frame bears several numbers : we can read 88, preceded by a more delicately engraved 6. Neither inscription corresponds to the factory style. Analysis of the numbers in the metal of the rear cross-piece, carried out in England, seems to indicate that one or two numbers were engraved on this U-shaped cross-piece. The first, apparently, was 88. Unfortunately for the engraver, the original Type 43 chassis with frame 88 is now in the Schlumpf Collection in Mulhouse. A 6 was also engraved, further adding to the confusion.

This rear cross-piece is bolted down with two longerons, and not riveted as it should have been. This extra detail confirms our belief that the chassis was not factory-made; we suppose the frame to be recent, and that it was not originally engraved.

Analysis of the upper side of the frame, as regards the engine support back left, is also revealing: the triangular element appears to have been welded to the left rail of the chassis and, as a result, cannot have been press-moulded with the rest of the ensemble. Finally, the rear support of the spring-leaves fixed to the chassis bears number 43: this makes no sense at this position, as casting numbers here are always in relief. Even so, the piece is vintage and conforms to the design of the Type 38.

- Bodywork
That of a 3/4-seater Torpedo Grand Sport. The bodywork is recent and well-made, copied from a very fine, non-restored Type 43 (chassis n° 43279) discovered in Aisne in the 1970s. It spent some time in Paris with Pierre Prieur, who was able to take the dimensions. He had bodywork produced for a car whose parts and bare chassis he had recently come across. However, before this bodywork had been mounted, it was sold (along with the parts) to a collector from the Loire Valley - who, shortly afterwards, sold the bodywork to the Cannes collector mentioned above.

- Dashboard
New, with all instruments conform, some of them vintage.

- Radiator
Vintage and conform.

- Wheels
New, Grand Prix-type wheels conform to the 1930 model, in cast aluminium, as mounted on the last Type 43 cars sold.

CONCLUSION

The vehicle offered for sale is conform, in terms of external appearance, to the Type 43 Grand Sport. It conforms mechanically to the 2,300 cm3 engine created by Bugatti in 1927. Its engine was last serviced in Spring 2009 by one of France's leading Bugatti workshops, Roseau Racing Restauration, under the direction of Henri Roseau (who apprenticed at Laurent Rondoni in Carpentras), using parts supplied by Brineton Engineering (U.K.). The axles and gear-box are vintage, doubtless Type 44 and very similar to those of Type 43. The chassis is conform to the original design, but the origin of the chassis is unknown, and construction does not appear to have been in line with original Bugatti Type 43 production criteria.

Pierre-Yves Laugier
for Artcurial - March 2018

As the reader will have realized, this Bugatti 43 has been mostly constructed using authentic Bugatti original parts. The price of an authentic Type 43 is around €2.5 million, so the price of the car we are presenting seems perfectly logical. We cordially invite any interested party to view this Type 43 and admire the loving attention to detail with which it has been made. This is a superb vehicle with charming patina. It functions impeccably and will, in the years to come, become even more desirable with a few vintage rallies under its wheels! It comes with its French registration and is ready-to-drive.

PLEASE NOTE THAT THE CAR IS SOLD WITHOUT TECHNICAL INSPECTION.


Estimation 500 000 - 800 000 €

Détails de la vente

Vente : 3790
Date : 08 avr. 2018 16:00
Commissaire-priseur : Hervé Poulain

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