Pour ses 5 ans Espace Musées accueille le Centre Pompidou

 

Espace MuséesComment est né le projet Espace Musées ?

 

Anne de Turenne : Espace Musées est né de la volonté de Paris Aéroport de « recréer Paris » à l’intérieur de ses Terminaux, -une ambition qui ne saurait se passer des musées,- et de sa rencontre heureuse avec des professionnels de l’art prêts à les accompagner dans ce projet, un projet qui s’inscrivait depuis le début dans la durée et dont les équipes d’Artcurial ont fait partie très tôt.

 

 

Est-ce un concept unique dans le monde ?

 

AdT : Les aéroports du monde entier sont devenus de véritables lieux de vie, et il était primordial que l’art en fasse partie. Il existe ainsi depuis quelques années plusieurs initiatives à l’étranger qui se rapprochent d’Espace Musées, mais il s’agit en général d’installations permanentes d’institutions muséales, comme à Athènes ou à Amsterdam, ou plus souvent de reproductions photographiques.

Espace Musées est la seule institution animée par une programmation aussi dynamique, au rythme de deux expositions par an, et qui rassemble des professionnels de l’art et de l’aéroport au sein d’une même organisation.

 

 

vue d'expoCinq ans après avoir débuté l’aventure, que représente pour vous ce partenariat avec Pompidou ?

 

AdT : Nous sommes très heureux pour Espace Musées et Paris Aéroport de partenariat avec le Centre Pompidou et de notre nouvelle exposition sur « L’Art abstrait des années 1950 ». Il souligne la qualité des Institutions avec lesquelles nous avons la chance de travailler depuis cinq ans, et qui nous font confiance pour mettre en valeur leurs chefs-d’œuvre et leur institution.

 

 

Le président d'ADP s'amusait à compter le nombre d'expositions possibles grâce au fonds pléthorique du Centre Pompidou. Cela montait à plus de 2000 expositions à raison de 20 œuvres exposées à la fois. Il a été choisi de mettre en lumière l'Art Abstrait. Pourquoi ce choix pour commencer ?

 

AdT : Ouvert au public en 1977, le Centre Pompidou abrite une très importante collection d’art des années 1950.

Le choix de mettre en lumière l’Art abstrait de cette période découle ainsi à la fois du centre d’intérêt du commissaire de l’exposition, Christian Briend, mais aussi de sa volonté de présenter une exposition qui soit à l’image du Centre Pompidou.

 

L’abstraction est un événement majeur dans l’histoire de l’art, qui a fait couler beaucoup d’encre. En présentant le débat qui a existé entre l’abstraction géométrique et l’abstraction gestuelle, l’exposition permet au grand public d’apprécier la nuance conceptuelle et esthétique qui peut exister au sein même de ce qui, au premier abord, ne semble qu’abstrait...

 

 

Avec le Centre Pompidou, vous avez désormais produit 9 expositions pour Espace Musées. Quelles sont celles qui vous ont laissé « le meilleur souvenir »?

 

AdT : Neuf expositions, ce sont neuf institutions ou fondations françaises avec qui nous avons œuvré pour mettre en valeur leurs collections et sélectionner des œuvres qui parleraient à un public très large et international. C’est un vrai challenge de se mettre sans cesse à la place des voyageurs et d’imaginer ce qu’ils aimeraient découvrir dans cet espace, et comment. C’est justement la force et la richesse d’Espace Musées de s’adapter à chaque exposition à un patrimoine différent, d’un bronze de Rodin à une tapisserie des Gobelins, d’une sculpture de Dubuffet à un vase antique.

 

Propos recueillis par Artcurial