Mehdi Qotbi, amoureux des lettres, poètes des signes
 

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Mehdi Qotbi
Compositions
Technique mixte sur toile
104 tableaux d’un format de 50 x 50 cm chacun

« Je n’écris pas des tableaux. Je désécris. Je remplis le vide. »
Mehdi Qotbi, artiste qui se définit comme étant engagé dans un acte de désécriture, sera mis à l’honneur par Artcurial à travers l’exposition Mehdi Qotbi, poète des signes, qui se tiendra du 5 au 11 avril prochain. L’occasion de célébrer 50 ans de travail du peintre qui transforme la calligraphie arabe en art, dans une démarche résolument contemporaine. L’artiste profitera de l’évènement pour dévoiler une œuvre monumentale inédite composée de 104 tableaux d’un format de 50 x 50 cm chacun.

 

 

 

 

portrait
Mehdi Qotbi

Né en 1951, à Rabat au Maroc, Mehdi Qotbi entre à 17 ans à l’école des Beaux-Arts de sa ville natale. En 1969, il pose ses bagages à Toulouse et s’inscrit à l’école des Beaux-Arts où il obtient son diplôme en 1972. Il se rend ensuite à Paris où il suit pendant deux ans les cours de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts puis devient professeur en arts plastique.

C’est dans une période où l’artiste questionne ses origines que la pratique de la graphie s’impose à lui comme une évidence. Il se sert de la calligraphie arabe pour élaborer une idéographie imaginaire, des signes scripturaux peints à la gouache, à l’acrylique ou à l’encre, à l’allure d’entrelacs finement brodés. Poète des signes, Mehdi Qotbi réuni les ressources plastiques de l’écriture à l’expressivité visuelle de la graphie. Il transmue l’écriture en peinture, le signe en forme.
Amoureux des lettres, Mehdi Qotbi multiplie les collaborations. En effet, si ses illustrations mettent en lumière les poèmes de Léopold Sédar Senghor, Octavio Paz, Michel Butor ou encore Aimé Césaire, il poursuit aujourd’hui son œuvre en abordant des sujets nouveaux et en collaborant avec des grandes marques de luxe du monde de la mode et de la bijouterie qui reprennent ses motifs à l’instar de Dior ou Chaumet.

 

Dans cette exposition, l’artiste cherche à retranscrire cette identité de l’écriture, celle de ses origines qui s’échappe comme un rêve d’enfant que le temps efface car « au fond, [s]on amour pour la langue arabe exprime le besoin de préserver le souvenir de [s]es parents. »

 

 

 

Informations
Expositions publiques à Paris :
Du 5 au 11 avril 2019

Artcurial
7, rond-point des Champs-Elysées
75008, Paris
 

 

Contact exposition
Hugo Brami
Tél. +33 1 42 99 16 15

 

Contact Actualités
Carine Decroi