Collection du sculpteur Philippe Hiquily

 

À l’occasion de la vente Art du XXe siècle 1950 à nos jours organisée par le département Post-War & Contemporain, un ensemble de 36 œuvres de la collection personnelle de Philippe Hiquily sera présenté.

 

 

Prométhée
Philippe Hiquily (1925-2013) 
Prométhée, 1982
Fer, enclume et chaînes 
Pièce unique 
214 x 96 x 44 cm 
Estimation : 40 000-60 000 €

« Le sculpteur Philippe Hiquily nous a quitté il y a bientôt six ans, le 27 mars 2013, le jour de ses 88 ans, bouclant ainsi la boucle d'une longue vie bien remplie et d'une œuvre de plus de soixante années. Cette vente rassemble sa collection personnelle constituée par nombre d'œuvres qu'il avait décidées de conserver dans sa maison de Concremiers, petit village du Berry, ainsi que quatre meubles en aluminium, créés spécialement pour la suite Hiquily de l’hôtel Lutetia à Paris.

 

La suite Hiquily fut créée en 2010 et composée d'un important ensemble de meubles originaux sélectionnés par l'artiste. L'artiste se sentait totalement dans son univers dans l'illustre palace de la rive gauche qui était devenu sa deuxième maison. Avec cette suite dédiée à son mobilier, il s'y sentait encore un peu plus chez lui. Qu'ils soient en fonte réalisés par la fonderie Bocquel ou en feuilles martelées, les meubles affichent une unité de style par l'originalité du matériau qu'est l'aluminium. Si le mobilier d'Hiquily est depuis toujours, plus connu pour le laiton, le sculpteur avait utilisé la fonte d'aluminium dès le tout début des années 1970 pour une console surmontée d'un plateau en plexiglass de Jean-Claude Farhi.

 

La vente propose également les modèles originaux d'une console et d'une quille éditées par Yves Gastou en 2009 en deux versions laiton et aluminium avec plateaux en bois pétrifiés. Ces meubles ont accompagné l'artiste durant de longues années, d'abord dans son appartement du 14e arrondissement, puis enfin dans sa maison du Berry.

 

Trois œuvres majeures figurent aussi dans la collection personnelle de l'artiste et alors que celui-ci a dédié toute son œuvre à la Femme, il s'agit paradoxalement de sculptures masculines. L'Autoportrait de 1972 avec sa photographie de Maurice Rheims est emblématique de la période des années 1970 dans le travail d'Hiquily. Ici provocation et dérision sont à leur paroxysme, de même que dans les deux autres œuvres présentées dans cette vente, qui sont également en quelque sorte des autoportraits où l'Homme y est tour à tour enchainé et pendu par lui-même (Prométhée, 1982) ou encore, recouvert de cadenas (Onan, 1991), le sculpteur semble se représenter prisonnier de ses désirs d'érotisme.

 

Et enfin, plusieurs œuvres picturales qui témoigne du goût d'Hiquily pour les expériences avec des techniques et des supports originaux. Ainsi La Voix est créée en 1973 à partir d'un procéder électronique appelé synthétiseur vidéo qui permet de générer de manière autonome des variations de couleurs et de formes.

 

Hiquily passe les dernières années de sa vie à Tahiti, île natale de sa femme Yen, où il exécute plusieurs séries de peintures sur tapa, renouant avec cette pratique ancestrale polynésienne, et réalisant une de ses grandes préoccupations, celle de se remettre dans la « peau » d'un artiste des peuples premiers. »

 

Tara Hiquily, le 9 février 2019

 


Informations
Expositions publiques à Paris
Samedi 16 mars - 11h à 18h
Lundi 18 et mardi 19 mars - 11h à 19h
 

Vente aux enchères à Paris
Mercredi 20 mars 2019 - 16h30

Consultez notre catalogue en ligne 
 

Contact vente
Vanessa Favre
Tél. +33 1 42 99 16 13

 

 

Contact Actualités
Carine Decroi