Arts classiques : exposition de rentrée

Le département Maîtres anciens et du XIXe siècle présentera une sélection exceptionnelle de tableaux, dessins et sculptures, des primitifs italiens à la fin du XIXe siècle. Parmi les œuvres attendues de cette vente, la Barque de pêche de Jean-François Millet et Pourquoi naître esclave ? de Jean-Baptiste Carpeaux seront présentes à l’exposition en avant-première.

 

Millet
Jean-François Millet (1814-1875)
Barque de pêche
Huile sur toile (Toile d'origine)
32,50 x 41 cm
Estimation : 400 000-600 000 €

Cette huile sur toile a été peinte, dans les années 1870, lorsque Jean-François Millet quitte précipitamment la Seine-et-Marne pour la Normandie afin de fuir l’agitation parisienne.

Ce paysage marin se caractérise par une petite embarcation évoluant au gré des flots et de son unique voile gonflée par le vent. Le soleil perçant au travers des nuages éclaire la barque ainsi que ses deux passagers. Cette source de lumière réconfortante et quasi aveuglante met en avant le calme apaisant de la mer en cette fin de journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carpeaux
Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)
« Pourquoi naître esclave ? »
Huile sur toile (Toile d'origine)
65,5 x 54 cm
Estimation : 60 000-80 000 €

L’œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux était à l’origine un buste sculpté. La toile quant à elle met en scène, dans les tons chauds, le buste d’une jeune femme légèrement tournée vers le spectateur et levant les yeux d’un air interrogateur. Les tons chauds utilisés soulignent la peau mate de l’esclave, ses larges boucles d’oreille, ses cheveux courts et volumineux ainsi que les ombres et la forme de son visage. Son regard n’est pas qu’inquisiteur, il est également empreint de désespoir et de reproche face à sa condition. Par cette œuvre, Carpeaux dénonce une pratique encore trop répandue en son temps, malgré l’abolition de l’esclavage en 1848.

 

 

 

 

 

 

Tête féminine fragmentaire en calcaire Égypte, Nouvel Empire, début de la XIXe Dynastie Calcaire et trace de polychromie, hauteur : 15 cm Estimation : 8 000 – 12 000 €
Tête féminine fragmentaire
Égypte, Nouvel Empire, début de la XIXe Dynastie
Calcaire et trace de polychromie, hauteur : 15 cm
Estimation : 8 000 – 12 000 €

Le 17 novembre prochain, le département Archéologie & Arts d’Orient organisera sa grande vente du semestre composée autour de trois thèmes : L’Archéologie, les Arts d’Orient et des Tissus d’Égypte des collections Bouvier.
Une sélection de ces œuvres est exposée en avant-première à partir du jeudi 10 au 26 septembre 2020 et dont vous pouvez en découvrir un aperçu.

 

PARTIE EGYPTIENNE
La première partie consacrée à l’Archéologie présente une sélection d’antiquités classiques et orientales, dont une magnifique tête féminine en calcaire de la XIXe Dynastie.

Antiquité classique
Cette tête féminine fragmentaire en calcaire datant du Nouvel Empire, est caractérisée par son visage rond, ses yeux en amande soulignés d’un trait de kohol, le nez droit et les lèvres pleines et souriantes. Coiffée d’une lourde perruque tressée et ornée d’un bandeau floral et de quelques boucles ondulées entourant le visage, cette œuvre rappelle par sa facture les statues de tombes memphites de la XIXe Dynastie.



 

Fragment de statue royale en grano-diorite Égypte, Nouvel Empire, début de la XIXe Dynastie Grano-diorite, 20 x 20,5 cm Estimation : 20 000 – 30 000 €
Fragment de statue royale
Égypte, Nouvel Empire, début de la XIXe Dynastie
Grano-diorite
20 x 20,5 cm
Estimation : 20 000 – 30 000 €

La période ramesside est également mise à l’honneur avec ce fragment de statue royale sculpté d'une main gauche et gravé sur l'autre face du cartouche de couronnement de Sethi 1er, Menmaâtrê et de celui de naissance, Sethi Mernptah. Le reste du fragment nous montre le coin inférieur gauche d'une table d'offrandes.


 

PARTIE ARTS D’ORIENT
La seconde partie de la vente dédiée aux Arts d’Orient, regroupe un bel ensemble de céramiques islamiques, de la période abbasside à l’époque ottomane, notamment représentée par des pièces Iznik. Enfin, la peinture est également à l’honneur avec entre autres, un bel ensemble de miniatures indiennes provenant d’une collection belge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moghol
Entretien Amoureux
École moghol, 17e-18e siècle
Gouache et or sur papier
25,3 x 37,5 cm
Estimation : 8 000 – 10 000 €

Art indien
Cette gouache et or sur papier relate un « Entretien amoureux » durant lequel une vieille femme présente au clair de lune, une jeune fille au prince. Le couple assis face à face sur la terrasse d'un palais, s'entretient à la lueur des bougies. Le rafinement de la scène est tout à fait représentatif de l’art moghol des 17e et 18e siècles.

La vente se clôturera par une cinquantaine de pièces des collections Bouvier, faisant suite à la vente de mai 2019, proposant un panel de tissus d’Égypte des époques coptes et islamiques.

 

 

Informations

Exposition en avant-première à Paris
Du 10 au 26 septembre 2020

 

Vente Archéologie & Arts d’Orient
Exposition à Paris

Du samedi 14 au mardi 17 novembre

Vente à Paris
Jeudi 17 novembre 2020 à 14h30

 

Contact vente
Lamia Içame
+33 1 42 99 20 75

 

 

Vente Maîtres anciens et du XIXe siècle
Exposition à Paris

Du samedi 14 au mercredi 18 novembre

Vente à Paris
Vendredi 18 novembre 2020 à 17h

 

Contact vente
Matthieu Fournier

 

 

Contact actualités
Carine Decroi