Sale From Italy to France, A European Passion - 09 june 2021 /Lot 17 Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807 Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon

  • Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807 Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon Huile sur panneau de noyer, parqueté
  • Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807 Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon Huile sur panneau de noyer, parqueté
  • Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807 Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon Huile sur panneau de noyer, parqueté
Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807
Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon
Huile sur panneau de noyer, parqueté
Signé 'DEMACHY' en bas à gauche

Architectural fantasy with the Odeon theatre, oil on walnut panel, signed, by P. A. Demachy
h: 35 w: 51 cm

Provenance : Vente anonyme; Paris, Hôtel George V, Ader-Picard-Tajan, 14 avril 1989, n° 273 ;
Chez Didier Aaron, Paris, 1989 ;
Demachy Worms & Cie, Paris, 1991 ;
Vente anonyme; Londres, Sotheby's, 9 juillet 1998, n° 378 ;
Vente anonyme; Paris, Sotheby's, 19 juin 2006, n° 61 ;
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire ;
Collection particulière européenne


Commentaire : Le genre du caprice architectural autorise toutes les audaces à ceux qui le pratiquent. C'est ainsi que Demachy a pu réunir sur un précieux panneau une colonnade ionique, la façade néoclassique du théâtre de l'Odéon surmontée d'un fronton, le temple circulaire de Vesta à Tivoli, un obélisque, et pour le spectateur attentif, une forteresse crénelée d'allure médiévale dans le lointain. Nullement perturbés par ce décor fantastique, quelques personnages poursuivent leurs occupations quotidiennes, sous le regard de marbre d'un Hercule Farnèse.
Pierre-Antoine Demachy fut considéré par ses contemporains comme le meilleur rival d'Hubert Robert et - s'il ne s'est jamais rendu en Italie - il sut décliner avec aisance ce vocabulaire des ruines antiques peuplées de figures, avec une dimension théâtrale supplémentaire, fruit de son apprentissage auprès de Servandoni, lui-même élève de Panini.
Dans notre tableau, le centre de la composition est occupé par ce bâtiment hybride où l'on reconnaît la façade du théâtre de l'Odéon à son avant-corps doté de huit colonnes doriques. Confié aux architectes Peyre et De Wailly, ce théâtre inauguré en 1782 fut initialement construit à la demande de Louis XVI pour accueillir la troupe de la Comédie-Française. Situé non loin du Luxembourg, il était le point focal d'un nouveau quartier. Son architecture d'influence palladienne, caractérisée par une grande sobriété extérieure, ne fut pas du goût de la critique lors de sa construction. Comme une réponse à ces reproches, Demachy a coiffé son bâtiment d'un fronton triangulaire emprunté au Garde-Meuble de la Couronne (actuel hôtel de la Marine), construit par Ange-Jacques Gabriel et achevé en 1774. Représentant 'La Félicité publique', ce fronton oriental est l'œuvre de Guillaume Coustou et de Michel-Ange Slodtz. L'allégorie féminine tenait autrefois un médaillon à l'effigie de Louis XV, à qui la place qui porte aujourd'hui le nom de Concorde était dédiée, qui fut endommagé par les Révolutionnaires et a aujourd'hui disparu (fig.1). La présence de ce médaillon rend notre tableau particulièrement touchant.


The genre of architectural capriccio allows practitioners to experiment with all types of daring. This is how Demachy was able to combine an Ionic colonnade, the Neoclassical façade of the Odeon theatre in Paris topped with a pediment, the circular Temple of Vesta at Tivoli, an obelisk, and for the attentive viewer, a medieval crenelated fortress in the distance, all on a single precious panel. Not in the least perturbed by this fantastical décor, a few figures go about their everyday activities under the marble gaze of the Farnese Hercules.
Pierre-Antoine Demachy was considered the best rival to Hubert Robert by his contemporaries. Despite never having been in Italy, he was skilled in using the vocabulary of ancient ruins inhabited by figures, adding a theatrical dimension that was the fruit of his apprenticeship under Servandoni, who had trained with Panini.
In our painting, a hybrid building occupies the centre of the composition. The façade is from the Odeon theatre in Paris, with its front section comprising eight Doric columns. Commissioned from the architects Peyre and De Wailly, this theatre, which was inaugurated in 1782, was initially commissioned by Louis XVI to house the company of the Comédie-Française. Located not far from the Luxembourg gardens, it became the focal point for a new district. Its architecture, influenced by Palladianism and characterised by a very restrained exterior, was not to the taste of critics when it was built. As if in response to them, Demachy has placed a triangular pediment on his building, borrowed from the Royal Furniture Stores (today the Hôtel de la Marine), built by Ange-Jacques Gabriel and finished in 1774. Representing Public Felicity, this eastern pediment is the work of Guillaume Coustou and Michel-Ange Slodtz. The female allegory used to hold a medallion with the portrait of Louis XV to whom the square was originally dedicated (it is now the now the Place de la Concorde), which was damaged by the Revolutionaries and has now disappeared (fig. 1). The presence of this medallion makes our painting especially touching.

Estimation 30 000 - 50 000 €

Lot 17

Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807
Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon

Estimation 30,000 - 50,000 € [$]

Pierre Antoine DEMACHY Paris, 1723 - 1807
Fantaisie architecturale avec le théâtre de l'Odéon
Huile sur panneau de noyer, parqueté
Signé 'DEMACHY' en bas à gauche

Architectural fantasy with the Odeon theatre, oil on walnut panel, signed, by P. A. Demachy
h: 35 w: 51 cm

Provenance : Vente anonyme; Paris, Hôtel George V, Ader-Picard-Tajan, 14 avril 1989, n° 273 ;
Chez Didier Aaron, Paris, 1989 ;
Demachy Worms & Cie, Paris, 1991 ;
Vente anonyme; Londres, Sotheby's, 9 juillet 1998, n° 378 ;
Vente anonyme; Paris, Sotheby's, 19 juin 2006, n° 61 ;
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire ;
Collection particulière européenne


Commentaire : Le genre du caprice architectural autorise toutes les audaces à ceux qui le pratiquent. C'est ainsi que Demachy a pu réunir sur un précieux panneau une colonnade ionique, la façade néoclassique du théâtre de l'Odéon surmontée d'un fronton, le temple circulaire de Vesta à Tivoli, un obélisque, et pour le spectateur attentif, une forteresse crénelée d'allure médiévale dans le lointain. Nullement perturbés par ce décor fantastique, quelques personnages poursuivent leurs occupations quotidiennes, sous le regard de marbre d'un Hercule Farnèse.
Pierre-Antoine Demachy fut considéré par ses contemporains comme le meilleur rival d'Hubert Robert et - s'il ne s'est jamais rendu en Italie - il sut décliner avec aisance ce vocabulaire des ruines antiques peuplées de figures, avec une dimension théâtrale supplémentaire, fruit de son apprentissage auprès de Servandoni, lui-même élève de Panini.
Dans notre tableau, le centre de la composition est occupé par ce bâtiment hybride où l'on reconnaît la façade du théâtre de l'Odéon à son avant-corps doté de huit colonnes doriques. Confié aux architectes Peyre et De Wailly, ce théâtre inauguré en 1782 fut initialement construit à la demande de Louis XVI pour accueillir la troupe de la Comédie-Française. Situé non loin du Luxembourg, il était le point focal d'un nouveau quartier. Son architecture d'influence palladienne, caractérisée par une grande sobriété extérieure, ne fut pas du goût de la critique lors de sa construction. Comme une réponse à ces reproches, Demachy a coiffé son bâtiment d'un fronton triangulaire emprunté au Garde-Meuble de la Couronne (actuel hôtel de la Marine), construit par Ange-Jacques Gabriel et achevé en 1774. Représentant 'La Félicité publique', ce fronton oriental est l'œuvre de Guillaume Coustou et de Michel-Ange Slodtz. L'allégorie féminine tenait autrefois un médaillon à l'effigie de Louis XV, à qui la place qui porte aujourd'hui le nom de Concorde était dédiée, qui fut endommagé par les Révolutionnaires et a aujourd'hui disparu (fig.1). La présence de ce médaillon rend notre tableau particulièrement touchant.


The genre of architectural capriccio allows practitioners to experiment with all types of daring. This is how Demachy was able to combine an Ionic colonnade, the Neoclassical façade of the Odeon theatre in Paris topped with a pediment, the circular Temple of Vesta at Tivoli, an obelisk, and for the attentive viewer, a medieval crenelated fortress in the distance, all on a single precious panel. Not in the least perturbed by this fantastical décor, a few figures go about their everyday activities under the marble gaze of the Farnese Hercules.
Pierre-Antoine Demachy was considered the best rival to Hubert Robert by his contemporaries. Despite never having been in Italy, he was skilled in using the vocabulary of ancient ruins inhabited by figures, adding a theatrical dimension that was the fruit of his apprenticeship under Servandoni, who had trained with Panini.
In our painting, a hybrid building occupies the centre of the composition. The façade is from the Odeon theatre in Paris, with its front section comprising eight Doric columns. Commissioned from the architects Peyre and De Wailly, this theatre, which was inaugurated in 1782, was initially commissioned by Louis XVI to house the company of the Comédie-Française. Located not far from the Luxembourg gardens, it became the focal point for a new district. Its architecture, influenced by Palladianism and characterised by a very restrained exterior, was not to the taste of critics when it was built. As if in response to them, Demachy has placed a triangular pediment on his building, borrowed from the Royal Furniture Stores (today the Hôtel de la Marine), built by Ange-Jacques Gabriel and finished in 1774. Representing Public Felicity, this eastern pediment is the work of Guillaume Coustou and Michel-Ange Slodtz. The female allegory used to hold a medallion with the portrait of Louis XV to whom the square was originally dedicated (it is now the now the Place de la Concorde), which was damaged by the Revolutionaries and has now disappeared (fig. 1). The presence of this medallion makes our painting especially touching.

Estimation 30 000 - 50 000 €

Sale’s details

Sale: 4129
Date: 09 jun. 2021 14:30
Auctioneer: Matthieu Fournier

Contact

Matthieu Fournier
Phone +33 1 42 99 20 26
mfournier@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

Kristina Vrzests
Phone +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions of Purchase

From Italy to France, a European Passion