Sale Parisienne 2021 - 05 february 2021 /Lot 40 1975 De Tomaso Pantera GTS "Prototipo Tony Mantas"

  • 1975 De Tomaso Pantera GTS "Prototipo Tony Mantas"
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1975 De Tomaso Pantera GTS "Prototipo Tony Mantas"
Titre de circulation italien
Châssis n° 7427
Moteur n° 351/06579

- Prototype unique construit par l'usine
- Histoire unique et documentée
- Emblématique d'une période dorée de l'automobile
- Passionnant dossier historique

Constantin Anastase Mantas est née en 1942 à Zitsa en Grèce. Cet entrepreneur hellène avait basé son activité en Italie même s'il possédait des adresses dans de nombreuses villes, telles que Genève, Athènes et Milan.
Dans le dossier accompagnant la voiture nous avons trouvé une lettre où il se définit lui-même comme étant un " manager personnel pour les artistes de cinéma, télévision, théâtre, et Music-hall ". C'était un ami personnel d'Alejandro De Tomaso, et il avait déjà acheté un prototype unique de Mangusta Spider spectaculaire. Lorsqu'il commanda une Pantera GTS neuve en 1975, il insista pour avoir une voiture unique, faite par l'usine selon ses goûts et ses plans. Dans le dossier se trouve une lettre du directeur commercial de De Tomaso à l'époque, Aurelio Bertocchi, vérifiant que le châssis 7427 est une voiture ayant reçu, à l'usine, des modifications intérieures et de carrosserie à la demande de son propriétaire. Il y a aussi un document interne à l'usine De Tomaso établissant que Mantas avait eu les demandes suivantes : " Pas de marquage Pantera sur les flancs, voiture la plus basse possible, tableau de bord recouvert de cuir blanc, ainsi que la partie basse sous les jauges et l'intérieur des contre portes. Un T devrait être installé au milieu du radiateur. Plaques temporaires EE italiennes, pas de pare choc arrière, système d'échappement libre. "
Une photo de l'usine dans le livre "The man and the Machines" montre la voiture en train d'être construite avec ses larges élargisseurs d'ailes type groupe 4, bas de caisses élargis, ses jantes différentes, son spoiler avant large et sa prise d'air périscopique sur l'arrête du toit inspirée de la Lancia Stratos.
Ce qui rend cette voiture historiquement unique c'est aussi le dossier qui l'accompagne. Il semble que De Tomaso ait vraiment gardé un dossier à part pour cette voiture dans ses archives. Chaque facture adressée à Tony Manta est présente, ainsi que le détail du travail effectué, le nombre d'heures nécessaires, l'identité du salarié effectuant l'opération. Les notes en interne ne sont cependant pas aisées à déchiffrer. On trouve aussi des messages de l'usine à certains employés donnant des instructions pour faire certains travaux spécifiques.
Le 5 février 1978, de nouveaux travaux concernant la peinture furent demandés auprès d'une officine de Modène. La voiture devint bicolore rouge et blanche avec un toit en verre et un intérieur bois. Nous avons pu retrouver deux photos de la voiture dans cette configuration, même si elle a dû rapidement être remise dans sa couleur originale.
Le consultant d'Artcurial, Niklas Hannah, a pu voir et photographier cette voiture en septembre 1976, devant un restaurant de Stockholm, alors que la voiture venait de recevoir ses plaques suisse du Tessin. En juin 1979, la voiture fut de retour à Stockholm, cette fois bicolore,
et pourvue d'un imposant aileron arrière avec des plaques d'immatriculation vertes.
L'examen du volumineux dossier de factures est édifiant : ne serait-ce qu'en 1977, la voiture est repassée à l'usine tous les deux mois. Près de 3,5 millions de lires sont dépensés à une époque où une Pantera neuve en coûtait 5 millions! Il y a des raisons de croire qu'à cette époque, le moteur fut réalésé à 7 litres, ce que suggère un cliché de Zagari, auteur bien connu, qui indique que la voiture était de cette cylindrée sur une photographie datée du 21 novembre 1979.
Du point de vue administratif, la Pantera fut d'abord enregistrée avec des documents provisoires italiens, EE60785, valables un an. Ensuite, Mantas enregistre la voiture en Suisse avec la plaque export TI 3288Z-77. Une fois ces plaques expirées, il obtient à nouveau un numéro italien provisoire, EE 3288, il finit par circuler avec une plaque d'immatriculation verte, L-A 762, qui pourrait être grecque. Tout cela conduit finalement à ce que la voiture soit confisquée en 1985 par la police italienne car elle roulait avec des plaques d'immatriculation non valides. La voiture fut dès lors conservée par la Polizia Stradale à l'extérieur et une photo prise au dépôt de police en 1992 témoigne de son mauvais état. En décembre de la même année, la voiture est vendue aux enchères judiciaires à un amateur de Bologne, qui la conserve jusqu'en 2010. C'est pendant cette période que la voiture a été totalement restaurée et remise dans la configuration dans laquelle elle se trouve aujourd'hui.
Modèle unique en son genre puisque construit par l'usine De Tomaso selon les désidératas d'un client important, cet exemplaire dispose en outre de son exceptionnel dossier interne à la marque qui a facilité les recherches historiques. On y retrouve notamment un courrier du concessionnaire Achilli Motors de Milan qui se plaint de la vente directe de la voiture par l'Usine, sans passer par son intermédiaire. En guise de compensation, ils font une demande de pièces détachées…
Cette automobile très spéciale a révélé bien plus de secrets que son sulfureux commanditaire et donnera, espérons-le, beaucoup de plaisir à son futur propriétaire.



Italian title
Chassis n° 7427
Engine n° 351/06579

- A unique prototype built by the factory
- Unique and documented history
- Icon of the Automobile Golden Age
- Fascinating historical file

Constantin Anastase Mantas, born 1942 in Zitsa, Greece, was a Greek entrepreneur working mainly in Italy but with business addresses in many towns including Milan, Geneva and Athens. We have found among the car's papers is a letter in which he describes himself as a "manager personal organisation of artists- cinema-television-theatre-music hall". He was a personal friend of Alejandro De Tomaso and had previously bought the one-off spectacular Mangusta spider. In 1975, he ordered a new Pantera GTS but he didn't want a normal one, he wanted it tailor made, to his specifications, and his design. There is letter in the file from Aurelio Bertocchi, Commercial Director of De Tomaso at the time, dated 1979 verifying that chassis number 7427 had changes to the interior and bodywork requested by the owner, works all realized inside the factory. There is also an internal De Tomaso document stating that Mantas requested: "No Pantera script on the side, vehicle as low as possible, dashboard in white leather, the area below the small gauges on the dashboard shall also be in white leather as well as the inside door covers. A "T" shall be fitted in the middle of the radiator. EE plates requested, no rear bumper, free flow exhaust system"
A picture from the factory in the book "The man and the Machines" also shows the car being built with group 4 style wheel arch flares, extended rocker panels, different wheels and deep front spoiler and a Lancia Stratos style roof spoiler.
What also makes this car different from other Pantera GTS is the paperwork and history file. De Tomaso clearly kept an internal file on this car, including every invoice issued to Mantas, and also all the work done, how many hours it took and which mechanic did the work. The internal scribbling is however very difficult to decipher. There are also internal messages within the factory instructing employees to do specific work on the car.
On the 5th of February 1978 a new paint job is requested from a Modena company. He now wants it red and white with a see-through glass roof and a wooden interior. We have found two photographs of the car like this, but it must have been returned to its original specification at a later date.

Artcurial's consultant, Niklas Hannah, actually saw and photographed this car outside a restaurant in Stockholm in September 1976 when it had newly issued Ticino plates. In June 1979 it turns up in Stockholm a second time, this time in this red-white configuration with a huge wing at the back with a strange green number plate.
In the files are hundreds of invoices for work performed on the car. During 1977, it was at the factory every second month for work. On invoice is of the enormous sum of 3,5 million lire, at a time when a new Pantera cost 5 million lire. There is a reason to believe that, the engine, at this time, was bored out to 7 litres. This is also suggested by a photograph by well know author Zagari stating that the car was 7-litres on a photograph dated 21/11/1979.
Firstly the Pantera was registered on Italian export papers, EE60785 valid for a year. After this, Mantas registers the car on a c/o address in Switzerland acquiring the Swiss export plate TI 3288Z-77. Once these plates expire he yet again obtains an Italian EE number, EE 3288, he eventually drives around with a green number plate with registration L-A 762. We don't know if these papers were possibly Greek. All this, eventually leads to the car, in 1985, being confiscated by the Italian Police as it was running on non-valid number plates. The car is kept by the Polizia Stradale outdoor and looks to be in poor condition on the photograph that we have from the police deposit in 1992. In December 1992, the car is sold at a judicial auction to a gentleman of Bologna and he keeps the car until 2010 and during this time the car has been totally restored to the condition it is still today.
What makes this car so special is that it is a one of a kind built by the De Tomaso factory at request of one of their important clients. Secondly, to have access to De Tomaso's internal file on the car is also unheard of. Besides the very interesting work done on the car related with a mass of invoices, we find, for instance, a letter from Achilli Motors in Milan complaining that De Tomaso have sold a car to their client Tony Mantas thus bypassing them! They demand spare parts from De Tomaso as compensation for this.
This very special car has revealed many more secrets than its sulfurous first owner and will hopefully give much pleasure to its future owner.


Photos © Guido Bissantini



Estimation 180 000 - 220 000 €

Lot 40

1975 De Tomaso Pantera GTS "Prototipo Tony Mantas"

Estimation 180,000 - 220,000 € [$]

1975 De Tomaso Pantera GTS "Prototipo Tony Mantas"
Titre de circulation italien
Châssis n° 7427
Moteur n° 351/06579

- Prototype unique construit par l'usine
- Histoire unique et documentée
- Emblématique d'une période dorée de l'automobile
- Passionnant dossier historique

Constantin Anastase Mantas est née en 1942 à Zitsa en Grèce. Cet entrepreneur hellène avait basé son activité en Italie même s'il possédait des adresses dans de nombreuses villes, telles que Genève, Athènes et Milan.
Dans le dossier accompagnant la voiture nous avons trouvé une lettre où il se définit lui-même comme étant un " manager personnel pour les artistes de cinéma, télévision, théâtre, et Music-hall ". C'était un ami personnel d'Alejandro De Tomaso, et il avait déjà acheté un prototype unique de Mangusta Spider spectaculaire. Lorsqu'il commanda une Pantera GTS neuve en 1975, il insista pour avoir une voiture unique, faite par l'usine selon ses goûts et ses plans. Dans le dossier se trouve une lettre du directeur commercial de De Tomaso à l'époque, Aurelio Bertocchi, vérifiant que le châssis 7427 est une voiture ayant reçu, à l'usine, des modifications intérieures et de carrosserie à la demande de son propriétaire. Il y a aussi un document interne à l'usine De Tomaso établissant que Mantas avait eu les demandes suivantes : " Pas de marquage Pantera sur les flancs, voiture la plus basse possible, tableau de bord recouvert de cuir blanc, ainsi que la partie basse sous les jauges et l'intérieur des contre portes. Un T devrait être installé au milieu du radiateur. Plaques temporaires EE italiennes, pas de pare choc arrière, système d'échappement libre. "
Une photo de l'usine dans le livre "The man and the Machines" montre la voiture en train d'être construite avec ses larges élargisseurs d'ailes type groupe 4, bas de caisses élargis, ses jantes différentes, son spoiler avant large et sa prise d'air périscopique sur l'arrête du toit inspirée de la Lancia Stratos.
Ce qui rend cette voiture historiquement unique c'est aussi le dossier qui l'accompagne. Il semble que De Tomaso ait vraiment gardé un dossier à part pour cette voiture dans ses archives. Chaque facture adressée à Tony Manta est présente, ainsi que le détail du travail effectué, le nombre d'heures nécessaires, l'identité du salarié effectuant l'opération. Les notes en interne ne sont cependant pas aisées à déchiffrer. On trouve aussi des messages de l'usine à certains employés donnant des instructions pour faire certains travaux spécifiques.
Le 5 février 1978, de nouveaux travaux concernant la peinture furent demandés auprès d'une officine de Modène. La voiture devint bicolore rouge et blanche avec un toit en verre et un intérieur bois. Nous avons pu retrouver deux photos de la voiture dans cette configuration, même si elle a dû rapidement être remise dans sa couleur originale.
Le consultant d'Artcurial, Niklas Hannah, a pu voir et photographier cette voiture en septembre 1976, devant un restaurant de Stockholm, alors que la voiture venait de recevoir ses plaques suisse du Tessin. En juin 1979, la voiture fut de retour à Stockholm, cette fois bicolore,
et pourvue d'un imposant aileron arrière avec des plaques d'immatriculation vertes.
L'examen du volumineux dossier de factures est édifiant : ne serait-ce qu'en 1977, la voiture est repassée à l'usine tous les deux mois. Près de 3,5 millions de lires sont dépensés à une époque où une Pantera neuve en coûtait 5 millions! Il y a des raisons de croire qu'à cette époque, le moteur fut réalésé à 7 litres, ce que suggère un cliché de Zagari, auteur bien connu, qui indique que la voiture était de cette cylindrée sur une photographie datée du 21 novembre 1979.
Du point de vue administratif, la Pantera fut d'abord enregistrée avec des documents provisoires italiens, EE60785, valables un an. Ensuite, Mantas enregistre la voiture en Suisse avec la plaque export TI 3288Z-77. Une fois ces plaques expirées, il obtient à nouveau un numéro italien provisoire, EE 3288, il finit par circuler avec une plaque d'immatriculation verte, L-A 762, qui pourrait être grecque. Tout cela conduit finalement à ce que la voiture soit confisquée en 1985 par la police italienne car elle roulait avec des plaques d'immatriculation non valides. La voiture fut dès lors conservée par la Polizia Stradale à l'extérieur et une photo prise au dépôt de police en 1992 témoigne de son mauvais état. En décembre de la même année, la voiture est vendue aux enchères judiciaires à un amateur de Bologne, qui la conserve jusqu'en 2010. C'est pendant cette période que la voiture a été totalement restaurée et remise dans la configuration dans laquelle elle se trouve aujourd'hui.
Modèle unique en son genre puisque construit par l'usine De Tomaso selon les désidératas d'un client important, cet exemplaire dispose en outre de son exceptionnel dossier interne à la marque qui a facilité les recherches historiques. On y retrouve notamment un courrier du concessionnaire Achilli Motors de Milan qui se plaint de la vente directe de la voiture par l'Usine, sans passer par son intermédiaire. En guise de compensation, ils font une demande de pièces détachées…
Cette automobile très spéciale a révélé bien plus de secrets que son sulfureux commanditaire et donnera, espérons-le, beaucoup de plaisir à son futur propriétaire.



Italian title
Chassis n° 7427
Engine n° 351/06579

- A unique prototype built by the factory
- Unique and documented history
- Icon of the Automobile Golden Age
- Fascinating historical file

Constantin Anastase Mantas, born 1942 in Zitsa, Greece, was a Greek entrepreneur working mainly in Italy but with business addresses in many towns including Milan, Geneva and Athens. We have found among the car's papers is a letter in which he describes himself as a "manager personal organisation of artists- cinema-television-theatre-music hall". He was a personal friend of Alejandro De Tomaso and had previously bought the one-off spectacular Mangusta spider. In 1975, he ordered a new Pantera GTS but he didn't want a normal one, he wanted it tailor made, to his specifications, and his design. There is letter in the file from Aurelio Bertocchi, Commercial Director of De Tomaso at the time, dated 1979 verifying that chassis number 7427 had changes to the interior and bodywork requested by the owner, works all realized inside the factory. There is also an internal De Tomaso document stating that Mantas requested: "No Pantera script on the side, vehicle as low as possible, dashboard in white leather, the area below the small gauges on the dashboard shall also be in white leather as well as the inside door covers. A "T" shall be fitted in the middle of the radiator. EE plates requested, no rear bumper, free flow exhaust system"
A picture from the factory in the book "The man and the Machines" also shows the car being built with group 4 style wheel arch flares, extended rocker panels, different wheels and deep front spoiler and a Lancia Stratos style roof spoiler.
What also makes this car different from other Pantera GTS is the paperwork and history file. De Tomaso clearly kept an internal file on this car, including every invoice issued to Mantas, and also all the work done, how many hours it took and which mechanic did the work. The internal scribbling is however very difficult to decipher. There are also internal messages within the factory instructing employees to do specific work on the car.
On the 5th of February 1978 a new paint job is requested from a Modena company. He now wants it red and white with a see-through glass roof and a wooden interior. We have found two photographs of the car like this, but it must have been returned to its original specification at a later date.

Artcurial's consultant, Niklas Hannah, actually saw and photographed this car outside a restaurant in Stockholm in September 1976 when it had newly issued Ticino plates. In June 1979 it turns up in Stockholm a second time, this time in this red-white configuration with a huge wing at the back with a strange green number plate.
In the files are hundreds of invoices for work performed on the car. During 1977, it was at the factory every second month for work. On invoice is of the enormous sum of 3,5 million lire, at a time when a new Pantera cost 5 million lire. There is a reason to believe that, the engine, at this time, was bored out to 7 litres. This is also suggested by a photograph by well know author Zagari stating that the car was 7-litres on a photograph dated 21/11/1979.
Firstly the Pantera was registered on Italian export papers, EE60785 valid for a year. After this, Mantas registers the car on a c/o address in Switzerland acquiring the Swiss export plate TI 3288Z-77. Once these plates expire he yet again obtains an Italian EE number, EE 3288, he eventually drives around with a green number plate with registration L-A 762. We don't know if these papers were possibly Greek. All this, eventually leads to the car, in 1985, being confiscated by the Italian Police as it was running on non-valid number plates. The car is kept by the Polizia Stradale outdoor and looks to be in poor condition on the photograph that we have from the police deposit in 1992. In December 1992, the car is sold at a judicial auction to a gentleman of Bologna and he keeps the car until 2010 and during this time the car has been totally restored to the condition it is still today.
What makes this car so special is that it is a one of a kind built by the De Tomaso factory at request of one of their important clients. Secondly, to have access to De Tomaso's internal file on the car is also unheard of. Besides the very interesting work done on the car related with a mass of invoices, we find, for instance, a letter from Achilli Motors in Milan complaining that De Tomaso have sold a car to their client Tony Mantas thus bypassing them! They demand spare parts from De Tomaso as compensation for this.
This very special car has revealed many more secrets than its sulfurous first owner and will hopefully give much pleasure to its future owner.


Photos © Guido Bissantini



Estimation 180 000 - 220 000 €

Sale’s details

Sale: 4058
Location: Artcurial, Paris
Date: 05 Feb. 2021 16:00
Auctioneer: Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Phone +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

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Conditions of Purchase

Parisienne 2021 in partnership with Rétromobile