Sale Rétromobile - 04 february 2011 /Lot 227 1972 MERCEDES 300 SEL 6.3L

  • 1972 MERCEDES 300 SEL 6.3L
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1972 MERCEDES 300 SEL 6.3L Châssis n° 10901812006189

En 1965, la classe S de Mercedes acquit un style plus sobre, extrapolé de celui de la magnifique 600, perdant notamment ces amorces d'aileron destinés à séduire les clients américains qui, précisément, choisissaient une luxueuse européenne pour y échapper. Le contresens ne dura heureusement pas longtemps et Paul Bracq, alors aux manettes du style Mercedes, y mit bon ordre. Mais la sobriété n'exclut pas la somptuosité et la classe S bénéficia en plus de nouvelles motorisations, qui firent de ces berlines matures des routières efficaces, sinon à tendance sportive. La 300 SEL 3,5 litres avait confirmé cette tendance en recevant, sur un empattement allongé à 2 850 mm, un V8 en alliage léger de 200 ch au demeurant si coûteux à produire qu'on reviendra au six-cylindres des 280. Mais le dernier mot n'était pas dit sur ce châssis au comportement dynamique très rigoureux, malgré la souplesse des suspensions pneumatiques à compensation par ressort hydropneumatique qui maintenait une assiette constante et qui filtrait admirablement les irrégularités de la route. Les qualités du châssis 300 SEL réclamaient des chevaux et l'on avait la solution pour en produire une version définitivement imbattable.

En 1963, Mercedes avait introduit sur la 600 un moteur V8 de 6,3 litres donnant en toute sécurité 250 ch DIN et 51 mkg de couple, suffisants pour donner à cette immense et luxueuse limousine des performances inattendues. On comprend qu'une équipe d'ingénieurs ait eu l'idée - pour voir - de marier le gros V8 de la 600 au châssis de la 300 SEL (avec la boîte automatique à quatre rapports). On a vite vu : cette muscle car à l'allemande, qui bénéficia au passage d'un moteur poussé à 300 ch, cette berline d'aspect plutôt sévère passait de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes et plafonnait sans effort, n'exagérons pas, à 220 km/h (en 1965). Bien des GT pâlirent, leur conducteur aussi, qui devait mener la chasse au prix d'un effort physique prolongé que la 6.3 épargnait au sien et à ses passagers qui fonçaient sur de l'air.

Rien extérieurement ne laissait deviner " le loup dans une peau de mouton " comme dirent les essayeurs du moment. En révélant simplement ses mesures, la presse se contenta le plus souvent de la déclarer " La meilleure berline du monde " ou " La berline quatre portes la plus rapide de monde ". C'était en effet une dévoreuse d'autoroute comme on n'en fera jamais plus et elle restera comme une glorieuse exception dans l'histoire de la marque. Une exception à ne pas laisser passer.

La voiture présentée de couleur bleu nuit, intérieur en cuir noir, est une conduite à gauche qui a été livrée neuve à Monaco en février 1972 comme l'atteste une lettre de Mercedes UK. Depuis 18 mois, cette voiture fait le bonheur d'un propriétaire anglais qui l'a faite intégralement révisée chez un spécialiste anglais bien connu de la marque à l'étoile: Spilsby Rd Mercedes. Le détail de la facture qui s'élève à plus de 2000 livre sterling nous apprend que la suspension pneumatique ainsi que le système de freinage ont été révisée ainsi que divers autres éléments. Selon le propriétaire la voiture est très agréable à conduire et extrêmement saine ce qui montre qu'elle a toujours été bien entretenue. Ce puissant vaisseaux amiral est équipé de 4 vitres électriques ainsi que de la climatisation. Titre de circulation britannique (V5)



In 1965 the Mercedes Class S adopted a more sober style inspired by that of the magnificent 600, losing notably the little ailerons designed to appeal to American clients - who were choosing a luxurious European car precisely to get away from this type of thing. Happily, such nonsense did not last long and Paul Bracq, the man in charge of Mercedes design, sorted things out. But sober did not preclude sumptuous, and the Class S also benefited from new engines that made these mature saloons efficient road cars - of a sporting nature.

The 3.5-litre 300 SEL confirmed this by receiving - on a wheelbase extended to 2850mm - a 200bhp light-alloy V8 so costly to produce that Mercedes soon reverted to the 280 six-cylinder engine. But the last word had not been spoken about this chassis, which maintained a constant load-level and admirably absorbed uneven road surfaces, and displayed rigorous dynamics despite the smoothness of its hydropneumatic spring suspension. The 300 SEL chassis needed horsepower, and the solution existed for producing a definitively unbeatable version.

In 1963 Mercedes had introduced a 6.3-litre V8 engine on the 600, yielding 250bhp (DIN) and 51mkg of torque in perfect safety - enough for this huge luxury limousine to achieve amazing levels of performance. One can understand why a team of engineers had the idea - just to see - of marrying the 600's large V8 with the chassis of the 300 SEL (with its four-speed automatic gear-box). The result: a German muscle car with an engine pushed to 300bhp. This rather severe-looking saloon that could accelerate from 0-60mph inside 6.5 seconds, and reach 140mph without an effort (in 1965). Many GTs and their drivers turned pale with envy, not to mention the prolonged physical effort required to keep up - efforts spared the the 6.3's driver (and passengers) as they whistled along.

Nothing on the exterior suggested this was a 'wolf in sheep's clothing,' as test-drivers said at the time. The press was usually content to just quote its measurements and call it 'the best saloon in the world' or 'the fastest four-door saloon in the world.' It devoured the motorway as no car has done since, and remains a glorious exception in Mercedes' history. This exceptional car is not to be missed!

The car originally came from Monaco but has been in the UK for 18 months. The black leather interior is in very good original condition. The car was recently recommissioned by the well-known specialist Spilsby Rd Mercedes. Work included new air bags for suspension, brake overhaul and service items.
According to the owner the car now runs faultlessly and the gearbox changes smoothly. Underneath the car has never been welded and has obviously been well cared for in the past. Here is a unique opportunity to buy a very original and well maintained 300 SEL in a desirable color combination.
The car is coming with its English title V5.




Estimation 11 000 - 16 000 €

Sold 17,250 €
* Results are displayed including buyer's fees and taxes. They are generated automatically and can be modified.

Lot 227

1972 MERCEDES 300 SEL 6.3L

Sold 17,250 € [$]

1972 MERCEDES 300 SEL 6.3L Châssis n° 10901812006189

En 1965, la classe S de Mercedes acquit un style plus sobre, extrapolé de celui de la magnifique 600, perdant notamment ces amorces d'aileron destinés à séduire les clients américains qui, précisément, choisissaient une luxueuse européenne pour y échapper. Le contresens ne dura heureusement pas longtemps et Paul Bracq, alors aux manettes du style Mercedes, y mit bon ordre. Mais la sobriété n'exclut pas la somptuosité et la classe S bénéficia en plus de nouvelles motorisations, qui firent de ces berlines matures des routières efficaces, sinon à tendance sportive. La 300 SEL 3,5 litres avait confirmé cette tendance en recevant, sur un empattement allongé à 2 850 mm, un V8 en alliage léger de 200 ch au demeurant si coûteux à produire qu'on reviendra au six-cylindres des 280. Mais le dernier mot n'était pas dit sur ce châssis au comportement dynamique très rigoureux, malgré la souplesse des suspensions pneumatiques à compensation par ressort hydropneumatique qui maintenait une assiette constante et qui filtrait admirablement les irrégularités de la route. Les qualités du châssis 300 SEL réclamaient des chevaux et l'on avait la solution pour en produire une version définitivement imbattable.

En 1963, Mercedes avait introduit sur la 600 un moteur V8 de 6,3 litres donnant en toute sécurité 250 ch DIN et 51 mkg de couple, suffisants pour donner à cette immense et luxueuse limousine des performances inattendues. On comprend qu'une équipe d'ingénieurs ait eu l'idée - pour voir - de marier le gros V8 de la 600 au châssis de la 300 SEL (avec la boîte automatique à quatre rapports). On a vite vu : cette muscle car à l'allemande, qui bénéficia au passage d'un moteur poussé à 300 ch, cette berline d'aspect plutôt sévère passait de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes et plafonnait sans effort, n'exagérons pas, à 220 km/h (en 1965). Bien des GT pâlirent, leur conducteur aussi, qui devait mener la chasse au prix d'un effort physique prolongé que la 6.3 épargnait au sien et à ses passagers qui fonçaient sur de l'air.

Rien extérieurement ne laissait deviner " le loup dans une peau de mouton " comme dirent les essayeurs du moment. En révélant simplement ses mesures, la presse se contenta le plus souvent de la déclarer " La meilleure berline du monde " ou " La berline quatre portes la plus rapide de monde ". C'était en effet une dévoreuse d'autoroute comme on n'en fera jamais plus et elle restera comme une glorieuse exception dans l'histoire de la marque. Une exception à ne pas laisser passer.

La voiture présentée de couleur bleu nuit, intérieur en cuir noir, est une conduite à gauche qui a été livrée neuve à Monaco en février 1972 comme l'atteste une lettre de Mercedes UK. Depuis 18 mois, cette voiture fait le bonheur d'un propriétaire anglais qui l'a faite intégralement révisée chez un spécialiste anglais bien connu de la marque à l'étoile: Spilsby Rd Mercedes. Le détail de la facture qui s'élève à plus de 2000 livre sterling nous apprend que la suspension pneumatique ainsi que le système de freinage ont été révisée ainsi que divers autres éléments. Selon le propriétaire la voiture est très agréable à conduire et extrêmement saine ce qui montre qu'elle a toujours été bien entretenue. Ce puissant vaisseaux amiral est équipé de 4 vitres électriques ainsi que de la climatisation. Titre de circulation britannique (V5)



In 1965 the Mercedes Class S adopted a more sober style inspired by that of the magnificent 600, losing notably the little ailerons designed to appeal to American clients - who were choosing a luxurious European car precisely to get away from this type of thing. Happily, such nonsense did not last long and Paul Bracq, the man in charge of Mercedes design, sorted things out. But sober did not preclude sumptuous, and the Class S also benefited from new engines that made these mature saloons efficient road cars - of a sporting nature.

The 3.5-litre 300 SEL confirmed this by receiving - on a wheelbase extended to 2850mm - a 200bhp light-alloy V8 so costly to produce that Mercedes soon reverted to the 280 six-cylinder engine. But the last word had not been spoken about this chassis, which maintained a constant load-level and admirably absorbed uneven road surfaces, and displayed rigorous dynamics despite the smoothness of its hydropneumatic spring suspension. The 300 SEL chassis needed horsepower, and the solution existed for producing a definitively unbeatable version.

In 1963 Mercedes had introduced a 6.3-litre V8 engine on the 600, yielding 250bhp (DIN) and 51mkg of torque in perfect safety - enough for this huge luxury limousine to achieve amazing levels of performance. One can understand why a team of engineers had the idea - just to see - of marrying the 600's large V8 with the chassis of the 300 SEL (with its four-speed automatic gear-box). The result: a German muscle car with an engine pushed to 300bhp. This rather severe-looking saloon that could accelerate from 0-60mph inside 6.5 seconds, and reach 140mph without an effort (in 1965). Many GTs and their drivers turned pale with envy, not to mention the prolonged physical effort required to keep up - efforts spared the the 6.3's driver (and passengers) as they whistled along.

Nothing on the exterior suggested this was a 'wolf in sheep's clothing,' as test-drivers said at the time. The press was usually content to just quote its measurements and call it 'the best saloon in the world' or 'the fastest four-door saloon in the world.' It devoured the motorway as no car has done since, and remains a glorious exception in Mercedes' history. This exceptional car is not to be missed!

The car originally came from Monaco but has been in the UK for 18 months. The black leather interior is in very good original condition. The car was recently recommissioned by the well-known specialist Spilsby Rd Mercedes. Work included new air bags for suspension, brake overhaul and service items.
According to the owner the car now runs faultlessly and the gearbox changes smoothly. Underneath the car has never been welded and has obviously been well cared for in the past. Here is a unique opportunity to buy a very original and well maintained 300 SEL in a desirable color combination.
The car is coming with its English title V5.




Estimation 11 000 - 16 000 €

Sold 17,250 €
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Sale’s details

Sale: 1957
Date: 04 feb. 2011 14:00

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