• 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400
  • 1968 Lamborghini Miura P400

1968 Lamborghini Miura P400
Titre de circulation français
Châssis n° 3333
Moteur n° 1666
Production n°136

- 4 GT italiennes d'un amateur bourguignon
- Historique documenté
- Dans la même famille depuis 2005
- Moteur et couleur d'origine
- Superbe état
- Livrée neuve au Garage Véhicule Paris Monceau

" C'est peut-être imprudent et ça va demander des sacrifices pendant quelques années, mais ça en vaudra la peine." C'est avec ces mots que le dernier propriétaire de cette Lamborghini Miura a annoncé son achat à son fils, en 2005, à la suite d'une annonce parue dans LVA. Un rêve : pour cet Italien d'origine modeste arrivé en France à l'âge de 18 ans, c'était bien à cela que correspondait la Miura, première supercar du monde, summum à son époque en matière de technique et de performances.

Aujourd'hui c'est son fils qui se résout à vendre la voiture, car elle n'est pas suffisamment utilisée et, soigneusement restaurée, il craint de la sortir. Son père n'est que le sixième propriétaire de ce superbe bolide blanc, vendu neuf le 13 mars 1968 à M. Jack R., chemisier parisien demeurant avenue Victor Hugo, dans les beaux quartiers de la capitale. Pour effectuer cette acquisition, Jack R. s'était séparé début janvier de l'Aston Martin DB5 qu'il avait achetée au garage Mirabeau. Pour prendre livraison de la Lamborghini, c'est chez Véhicule Paris Monceau qu'il se rend, où le directeur M. Lamy lui confie les clés : c'est lui-même qui a passé personnellement commande à l'usine de la voiture de Jack R. Après l'avoir immatriculée 8 US 75, celui-ci parcourt en six mois quelques 8 000 km, principalement pour se rendre dans sa boutique de St-Tropez, par la Nationale 7, à une époque où l'absence de limitation de vitesse lui permettait de "faire" des moyennes impressionnantes, dont un Paris-St-Tropez porte à porte en six heures...
Mais à la fin de l'année 1968, un publireportage du magazine Virage précise que, Jack R. ayant mis fin à ses jours, la belle Miura a rejoint le garage Stand 14 du célèbre marchand Pierre Landereau : près de Montlhéry, celui-ci est alors en train de développer son activité de vente de voitures de sport haut de gamme auprès d'une clientèle de pilotes et de stars. Il cède la voiture le 18 octobre 1968 à un gentleman parisien, qui la vend à son tour début 1969 à Paul Bouvot qui immatricule la voiture au nom de son épouse Arlette. Paul Bouvot, styliste chez Peugeot et peintre bénéficiant d'une bonne cote, n'hésite alors pas à garer sa berlinette sportive parmi les plus paisibles Peugeot, sur le parking de l'entreprise. D'étonnantes photos d'époque existent de cette période : on y voit notamment le fils de Paul Bouvot, alors au service militaire, en train d'essayer la voiture, son père étant venu le chercher à la caserne en Miura ! Sur d'autres images, Paul Bouvot travaille sur la mécanique lors d'un évènement à Montlhéry. Il faut rappeler que Paul Bouvot avait un gout très sûr et qu'il a notamment possédé la Ferrari 250 SWB California 2935 GT d'Alain Delon.
En novembre 1969, Paul Bouvot cède la voiture à un propriétaire parisien qui va la conserver presque 20 ans en ne l'utilisant que parcimonieusement jusqu'en septembre 1988 où elle est achetée au nom d'un garage à Serre-Castet, dans le Sud-Ouest près de Pau. Pour la première fois, la Miura change d'immatriculation, pour 3771 TA 64. Elle reste à Serre-Castet dans son état d'origine et pratiquement sans rouler jusqu'en 2005, date de l'achat par le père de l'actuel propriétaire, basé en Bourgogne. La boucle est bouclée...

A cette époque, la voiture est en état d'origine mais fatiguée, comme le montre une photo dans le dossier, si bien qu'elle est envoyée en Italie pour y être remise en état par des spécialistes bien connus de la région de Vénétie Julienne (comme le carrossier Zilio de Pordenone), terre natale du propriétaire. Elle est entièrement restaurée en carrosserie, peinture et mécanique. Des photos et des factures témoignent de l'importance des travaux. Le résultat est d'une telle qualité que le fils du propriétaire n'a jamais souhaité utiliser la belle Miura, de peur de l'endommager.
L'aménagement intérieur, qui semble avoir été conservé d'origine, est dans un état rare et présente une particularité : le ciel de toit est doté du tableau de commande d'un système hi-fi d'époque, qui a été conservé lors de la restauration ! De plus, la voiture est encore accompagnée de son manuel d'utilisation en français et de ses plaques "8 US 75" d'époque.

Rappelons que, lors de sa présentation au Salon de Genève 1966, la Lamborghini Miura a fait l'effet d'une véritable provocation. Ferrucio Lamborghini, mécontent des services fournis par Ferrari, souhaitait frapper les esprits et, avec la conception révolutionnaire de son nouveau modèle, il donnait un coup de vieux aux productions de son rival de Maranello. Avec un châssis-plateforme conçu par Giampalo Dallara, la Miura recevait un moteur V12 en position centrale-arrière et, pour permettre une réelle compacité, il était disposé transversalement et faisait bloc avec l'embrayage et la boîte de vitesse. Cet ensemble peu banal disparaissait sous une carrosserie tracée par le crayon magistral de Marcello Gandini, chez Bertone. Basse, racée, inédite, cette voiture était différente de tout ce que l'on connaissait alors, y compris sur le plan des performances : ses 350 ch lui permettaient de frôler 270 km/h, une vitesse hors de portée des voitures de cette époque. On était vraiment en présence d'une machine exceptionnelle et Ferrari mettra plusieurs années à réagir, ne commercialisant sa Berlinetta Boxer à moteur central qu'en 1973.

L'exemplaire que nous présentons constitue donc une occasion unique d'acquérir cette machine légendaire, dans une version qui n'a connu que peu de propriétaires, qui est toujours restée en France depuis l'origine, qui a gardé toute son intégrité et qui se présente aujourd'hui dans un état superbe.

Lieu d'exposition : Chapiteau de l'Espace Fontvieille



French title
Chassis n° 3333
Engine n° 1666
Production n°136

- 4 Italian GTs from an enthusiast from Burgundy
- Documented history
- In the same family since 2005
- Original engine and colour
- Superb condition
- Delivered new to the Garage Véhicule Paris Monceau

"I think I've done something foolish. We're going to have to tighten our belts for a few years, but I have realised a dream." This was how the last owner announced the purchase of this Miura to his son, in 2005, after an advert appeared in LVA. A dream is exactly what the Miura was for this Italian of modest origin who had arrived in France at the age of 18. This, after all, was the world's first supercar and the very best in its day, technically and in terms of performance.

Today, it is his son who has taken the decision to sell the car, as it is not being driven enough. Since it has been meticulously restored, he has been nervous of taking it out. His father was only the sixth owner of this stunning white machine, which sold new on 13 March 1968 to a certain Monsieur Jack R., a Parisian shirt-maker living in a desirable part of the capital on Avenue Victor Hugo. To afford this acquisition, Jack R had to part with the Aston Martin DB5 he had bought from the Mirabeau garage. To collect his Lamborghini, he went to Véhicule Paris Montceau, where the director M. Lamy, who had personally placed an order with the factory for Jack R's car, handed him the keys. Once it was registered 8 US 75, he covered some 8 000 km in six months, mainly to travel to his store in St-Tropez, via the Nationale 7. This was an era with no speed limits when he was able to clock up an impressive average speed, completing the journey from Paris to St-Tropez, door-to-door, in six hours…
However, at the end of 1968, an advertorial in the magazine Virage reported that, Jack R having put an end to his life, the Miura was now at the Stand 14 garage of the celebrated dealer Pierre Landereau. Based near Montlhéry, Landereau was in the process of growing his business selling top of the range sports cars to a clientele consisting largely of racing drivers and celebrities. On 18 October 1968 he sold our Miura to a Parisian gentleman, who in turn sold it at the start of 1969 to Paul Bouvot and the car was registered in the name of Bouvot's wife, Arlette. Paul Bouvot, a stylist at Peugeot and a reputable painter, had no qualms about parking his sporty berlinetta amongst the gentle Peugeots in the company's car park. There are some amazing photos from this period. One shows Paul Bouvot's son, in the middle of his military service, trying out the car, after his father had collected him from his barracks in the Miura ! In other pictures, Paul Bouvot can be seen working on the engine during an event at Montlhéry. It's worth remembering that Bouvot had very good taste in cars, having also been the owner of Alain Delon's Ferrari 250 SWB California 2935 GT.
In November 1969, Bouvot sold his Miura to a Parisian gentleman who kept the car for nearly 20 years, only driving it occasionally. In September 1988 it was purchased in the name of a garage in Serre-Castet, near Pau in the South-West of France. For the first time, the registration changed, and as 3771 TA 64, the Miura remained in Serre-Castet in its original condition and rarely driven. This was until 2005 when the father of the current owner, based in Bourgogne, acquired the car. And the circle is complete…

In 2005, the car was in original but tired condition, as we can see from a photo in the file. It was duly sent to Italy to be restored by specialists, such as the coachbuilder Zilio of Pordenone, who were well known in the Treviso region, where the owner came from. The Miura underwent a full mechanical and cosmetic restoration and there are photos and bills detailing the extent of this work. The result is of such a high quality that the owner's son has never wanted to use the car, for fear of damaging it.
The interior, which appears to have been conserved from new, is in rare condition with one unusual feature : the roof-lining is fitted with the controls for a period stereo system, conserved during the restoration ! The car still has its owner's manual in French and period " 8 US 75 " plates.

Let's remember that the launch of the Lamborghini Miura at the Geneva Motor Show in 1966 caused an absolute storm. Ferrucio Lamborghini, unhappy with the service provided by Ferrari, wanted to make an impact, and the revolutionary design of his new model put his rival at Maranello in the shade. With a chassis-platform designed by Giampalo Dallara, the Miura was equipped with a mid-mounted V12 engine. For the first time this was slung transversely and integrated with the clutch and gearbox making an extremely compact unit. This unusual set-up was concealed beneath a body sketched by the magisterial hand of Marcello Gandini, at Bertone. Low, racy and original, nothing had been seen like this before. The performance was also unprecedented : with 350 bhp the car could reach 270 km/h, a speed out of reach for other cars of that period. This was an exceptional machine in every way and Ferrari took several years to react, not marketing its mid-engined Berlinetta Boxer until 1973.

Here is a rare opportunity to acquire an example of this legendary machine with few owners, that has been in France from new and is presented in superb condition today.

Viewing : Chapiteau de l'Espace Fontvieille


Photos © Kevin Van Campenhout

Estimation 850 000 - 1 200 000 €



Sold 977,440 €
* Results are displayed including buyer's fees and taxes. They are generated automatically and can be modified.

Lot 158

1968 Lamborghini Miura P400

Sold 977,440 € [$]

1968 Lamborghini Miura P400
Titre de circulation français
Châssis n° 3333
Moteur n° 1666
Production n°136

- 4 GT italiennes d'un amateur bourguignon
- Historique documenté
- Dans la même famille depuis 2005
- Moteur et couleur d'origine
- Superbe état
- Livrée neuve au Garage Véhicule Paris Monceau

" C'est peut-être imprudent et ça va demander des sacrifices pendant quelques années, mais ça en vaudra la peine." C'est avec ces mots que le dernier propriétaire de cette Lamborghini Miura a annoncé son achat à son fils, en 2005, à la suite d'une annonce parue dans LVA. Un rêve : pour cet Italien d'origine modeste arrivé en France à l'âge de 18 ans, c'était bien à cela que correspondait la Miura, première supercar du monde, summum à son époque en matière de technique et de performances.

Aujourd'hui c'est son fils qui se résout à vendre la voiture, car elle n'est pas suffisamment utilisée et, soigneusement restaurée, il craint de la sortir. Son père n'est que le sixième propriétaire de ce superbe bolide blanc, vendu neuf le 13 mars 1968 à M. Jack R., chemisier parisien demeurant avenue Victor Hugo, dans les beaux quartiers de la capitale. Pour effectuer cette acquisition, Jack R. s'était séparé début janvier de l'Aston Martin DB5 qu'il avait achetée au garage Mirabeau. Pour prendre livraison de la Lamborghini, c'est chez Véhicule Paris Monceau qu'il se rend, où le directeur M. Lamy lui confie les clés : c'est lui-même qui a passé personnellement commande à l'usine de la voiture de Jack R. Après l'avoir immatriculée 8 US 75, celui-ci parcourt en six mois quelques 8 000 km, principalement pour se rendre dans sa boutique de St-Tropez, par la Nationale 7, à une époque où l'absence de limitation de vitesse lui permettait de "faire" des moyennes impressionnantes, dont un Paris-St-Tropez porte à porte en six heures...
Mais à la fin de l'année 1968, un publireportage du magazine Virage précise que, Jack R. ayant mis fin à ses jours, la belle Miura a rejoint le garage Stand 14 du célèbre marchand Pierre Landereau : près de Montlhéry, celui-ci est alors en train de développer son activité de vente de voitures de sport haut de gamme auprès d'une clientèle de pilotes et de stars. Il cède la voiture le 18 octobre 1968 à un gentleman parisien, qui la vend à son tour début 1969 à Paul Bouvot qui immatricule la voiture au nom de son épouse Arlette. Paul Bouvot, styliste chez Peugeot et peintre bénéficiant d'une bonne cote, n'hésite alors pas à garer sa berlinette sportive parmi les plus paisibles Peugeot, sur le parking de l'entreprise. D'étonnantes photos d'époque existent de cette période : on y voit notamment le fils de Paul Bouvot, alors au service militaire, en train d'essayer la voiture, son père étant venu le chercher à la caserne en Miura ! Sur d'autres images, Paul Bouvot travaille sur la mécanique lors d'un évènement à Montlhéry. Il faut rappeler que Paul Bouvot avait un gout très sûr et qu'il a notamment possédé la Ferrari 250 SWB California 2935 GT d'Alain Delon.
En novembre 1969, Paul Bouvot cède la voiture à un propriétaire parisien qui va la conserver presque 20 ans en ne l'utilisant que parcimonieusement jusqu'en septembre 1988 où elle est achetée au nom d'un garage à Serre-Castet, dans le Sud-Ouest près de Pau. Pour la première fois, la Miura change d'immatriculation, pour 3771 TA 64. Elle reste à Serre-Castet dans son état d'origine et pratiquement sans rouler jusqu'en 2005, date de l'achat par le père de l'actuel propriétaire, basé en Bourgogne. La boucle est bouclée...

A cette époque, la voiture est en état d'origine mais fatiguée, comme le montre une photo dans le dossier, si bien qu'elle est envoyée en Italie pour y être remise en état par des spécialistes bien connus de la région de Vénétie Julienne (comme le carrossier Zilio de Pordenone), terre natale du propriétaire. Elle est entièrement restaurée en carrosserie, peinture et mécanique. Des photos et des factures témoignent de l'importance des travaux. Le résultat est d'une telle qualité que le fils du propriétaire n'a jamais souhaité utiliser la belle Miura, de peur de l'endommager.
L'aménagement intérieur, qui semble avoir été conservé d'origine, est dans un état rare et présente une particularité : le ciel de toit est doté du tableau de commande d'un système hi-fi d'époque, qui a été conservé lors de la restauration ! De plus, la voiture est encore accompagnée de son manuel d'utilisation en français et de ses plaques "8 US 75" d'époque.

Rappelons que, lors de sa présentation au Salon de Genève 1966, la Lamborghini Miura a fait l'effet d'une véritable provocation. Ferrucio Lamborghini, mécontent des services fournis par Ferrari, souhaitait frapper les esprits et, avec la conception révolutionnaire de son nouveau modèle, il donnait un coup de vieux aux productions de son rival de Maranello. Avec un châssis-plateforme conçu par Giampalo Dallara, la Miura recevait un moteur V12 en position centrale-arrière et, pour permettre une réelle compacité, il était disposé transversalement et faisait bloc avec l'embrayage et la boîte de vitesse. Cet ensemble peu banal disparaissait sous une carrosserie tracée par le crayon magistral de Marcello Gandini, chez Bertone. Basse, racée, inédite, cette voiture était différente de tout ce que l'on connaissait alors, y compris sur le plan des performances : ses 350 ch lui permettaient de frôler 270 km/h, une vitesse hors de portée des voitures de cette époque. On était vraiment en présence d'une machine exceptionnelle et Ferrari mettra plusieurs années à réagir, ne commercialisant sa Berlinetta Boxer à moteur central qu'en 1973.

L'exemplaire que nous présentons constitue donc une occasion unique d'acquérir cette machine légendaire, dans une version qui n'a connu que peu de propriétaires, qui est toujours restée en France depuis l'origine, qui a gardé toute son intégrité et qui se présente aujourd'hui dans un état superbe.

Lieu d'exposition : Chapiteau de l'Espace Fontvieille



French title
Chassis n° 3333
Engine n° 1666
Production n°136

- 4 Italian GTs from an enthusiast from Burgundy
- Documented history
- In the same family since 2005
- Original engine and colour
- Superb condition
- Delivered new to the Garage Véhicule Paris Monceau

"I think I've done something foolish. We're going to have to tighten our belts for a few years, but I have realised a dream." This was how the last owner announced the purchase of this Miura to his son, in 2005, after an advert appeared in LVA. A dream is exactly what the Miura was for this Italian of modest origin who had arrived in France at the age of 18. This, after all, was the world's first supercar and the very best in its day, technically and in terms of performance.

Today, it is his son who has taken the decision to sell the car, as it is not being driven enough. Since it has been meticulously restored, he has been nervous of taking it out. His father was only the sixth owner of this stunning white machine, which sold new on 13 March 1968 to a certain Monsieur Jack R., a Parisian shirt-maker living in a desirable part of the capital on Avenue Victor Hugo. To afford this acquisition, Jack R had to part with the Aston Martin DB5 he had bought from the Mirabeau garage. To collect his Lamborghini, he went to Véhicule Paris Montceau, where the director M. Lamy, who had personally placed an order with the factory for Jack R's car, handed him the keys. Once it was registered 8 US 75, he covered some 8 000 km in six months, mainly to travel to his store in St-Tropez, via the Nationale 7. This was an era with no speed limits when he was able to clock up an impressive average speed, completing the journey from Paris to St-Tropez, door-to-door, in six hours…
However, at the end of 1968, an advertorial in the magazine Virage reported that, Jack R having put an end to his life, the Miura was now at the Stand 14 garage of the celebrated dealer Pierre Landereau. Based near Montlhéry, Landereau was in the process of growing his business selling top of the range sports cars to a clientele consisting largely of racing drivers and celebrities. On 18 October 1968 he sold our Miura to a Parisian gentleman, who in turn sold it at the start of 1969 to Paul Bouvot and the car was registered in the name of Bouvot's wife, Arlette. Paul Bouvot, a stylist at Peugeot and a reputable painter, had no qualms about parking his sporty berlinetta amongst the gentle Peugeots in the company's car park. There are some amazing photos from this period. One shows Paul Bouvot's son, in the middle of his military service, trying out the car, after his father had collected him from his barracks in the Miura ! In other pictures, Paul Bouvot can be seen working on the engine during an event at Montlhéry. It's worth remembering that Bouvot had very good taste in cars, having also been the owner of Alain Delon's Ferrari 250 SWB California 2935 GT.
In November 1969, Bouvot sold his Miura to a Parisian gentleman who kept the car for nearly 20 years, only driving it occasionally. In September 1988 it was purchased in the name of a garage in Serre-Castet, near Pau in the South-West of France. For the first time, the registration changed, and as 3771 TA 64, the Miura remained in Serre-Castet in its original condition and rarely driven. This was until 2005 when the father of the current owner, based in Bourgogne, acquired the car. And the circle is complete…

In 2005, the car was in original but tired condition, as we can see from a photo in the file. It was duly sent to Italy to be restored by specialists, such as the coachbuilder Zilio of Pordenone, who were well known in the Treviso region, where the owner came from. The Miura underwent a full mechanical and cosmetic restoration and there are photos and bills detailing the extent of this work. The result is of such a high quality that the owner's son has never wanted to use the car, for fear of damaging it.
The interior, which appears to have been conserved from new, is in rare condition with one unusual feature : the roof-lining is fitted with the controls for a period stereo system, conserved during the restoration ! The car still has its owner's manual in French and period " 8 US 75 " plates.

Let's remember that the launch of the Lamborghini Miura at the Geneva Motor Show in 1966 caused an absolute storm. Ferrucio Lamborghini, unhappy with the service provided by Ferrari, wanted to make an impact, and the revolutionary design of his new model put his rival at Maranello in the shade. With a chassis-platform designed by Giampalo Dallara, the Miura was equipped with a mid-mounted V12 engine. For the first time this was slung transversely and integrated with the clutch and gearbox making an extremely compact unit. This unusual set-up was concealed beneath a body sketched by the magisterial hand of Marcello Gandini, at Bertone. Low, racy and original, nothing had been seen like this before. The performance was also unprecedented : with 350 bhp the car could reach 270 km/h, a speed out of reach for other cars of that period. This was an exceptional machine in every way and Ferrari took several years to react, not marketing its mid-engined Berlinetta Boxer until 1973.

Here is a rare opportunity to acquire an example of this legendary machine with few owners, that has been in France from new and is presented in superb condition today.

Viewing : Chapiteau de l'Espace Fontvieille


Photos © Kevin Van Campenhout

Estimation 850 000 - 1 200 000 €



Sold 977,440 €
* Results are displayed including buyer's fees and taxes. They are generated automatically and can be modified.

Sale’s details

Sale: M1086
Location: Hôtel Hermitage, Salle Eiffel Monte-Carlo
Date: 19 jul. 2021 16:00

Contact

Anne-Claire Mandine
Phone +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

Kristina Vrzests
Phone +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions of Purchase

Monaco 2021 by Artcurial Motorcars