Sale Rétromobile 2018 - 09 february 2018 /Lot 101 1963 René Bonnet Aerodjet LM6

  • 1963 René Bonnet Aerodjet LM6
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1963 René Bonnet Aerodjet LM6
Voiture de compétition
Carte grise française
Châssis n°7013 *

- Collection J-G Roger
- Participation aux 24 Heures du Mans 1963 et arrivée
- Historique suivi et simple (3 propriétaires seulement)
- Restaurée en conservant tous ses éléments d'origine
- N°41 aux 24 Heures du Mans 1963

Fin 1961, René Bonnet et Charles Deutsch créateurs des automobiles D.B se séparèrent. Leur désunion donna le jour à deux nouvelles marques qui s'opposèrent sur la piste mancelle. Si Deutsch resta fidèle à Panhard, Bonnet passa un accord avec Renault pour animer de petits coachs sportifs dévoilés aux 24 Heures du Mans 1962. Dessiné par Jacques Hubert, ce minuscule coupé baptisé Djet innovait par son moteur Renault monté en position centrale et ses roues en magnésium. Dans son esprit, le Djet avait été dessiné uniquement pour courir en catégorie GT. D'où l'utilisation d'un fin et léger (18 kg) châssis en forme de treillis tubulaire noyé dans le polyester de la coque dont le capot s'ouvrait latéralement coté stand pour faciliter les interventions. Coté mécanique, c'est Renault Gordini qui fournissait les moteurs dérivés du nouveau bloc 5 paliers de la Renault 8.
Dessiné à partir du pare-brise très profilé de l'Alfa Romeo SS, le Djet était une belle réussite esthétique qui séduisit des particuliers désirant rouler avec au quotidien. Cet accueil incita Bonnet et son fils Claude à en extrapoler une version civilisée. Elle abandonnait le châssis tubulaire au profit d'une poutre centrale et les roues de 13 pouces contre celles de R8 de 15 pouces en tôle. Mais Bonnet qui aimait la course où il avait souvent représenté la France se plaisait à dire, "J'ai une cocarde dans le buffet ". Il continua à engager les versions tubulaires construites chez Chappe et montées à Champigny dans ses locaux dans les principales compétitions internationales avec des bonheurs divers suite au manque de fiabilité du nouveau bloc Renault.
Fort de l'expérience du Mans 1962, le Djet de l'édition 1963 subit pas mal de modifications. Une maquette au 3/10eme passée en soufflerie chez Breguet permit de se rendre compte qu'il n'était pas assez aérodynamique avec sa poupe tronquée Celle-ci se vit prolongée d'une queue allongée surmontée d'un léger becquet qui lui apporta un gain en Cx (environ 0,21) lié une stabilité accrue en générant une meilleure vitesse de pointe (210 km/h en 996 cm3 double-arbre Gordini de 95 ch). C'est Claude Bonnet qui eut l'idée de la baptiser du joli nom d'Aerodjet symbolisant l'aérodynamisme de la voiture.

Les 24 Heures du Mans 1963 - Victoire au classement énergétique
Début 1963, Bonnet qui misait beaucoup d'espoirs sur sa jeune marque engagea un nouveau jeune pilote, Jean-Pierre Beltoise, qui montra rapidement qu'il était le plus rapide de l'écurie au capricorne.
Voulant laver l'échec 1962 où le Djet avait été battu à l'Indice Énergétique (calcul très complexe intégrant la consommation, le poids et la vitesse) par la CD Panhard de son ancien associé Charles Deutsch, l'écurie Bonnet partait avec quatre Aerodjet et le spyder recarrossée cette année-là avec un toit, dont les moteurs prêtés par Gordini étaient panachés en plusieurs cylindrées. En progrès sur ceux de l'édition 1962, ils souffraient toujours d'une boîte de Renault (carter d'Estafette) à seulement 4 rapports imposée par la Régie alors que son nouveau concurrent Alpine utilisait une Hewland à 5 rapports, de voies trop étroites et d'un manque de rigidité du châssis tubulaire.
Lors de ces 24 Heures du Mans 1963, l'écurie Bonnet fut décimée par une suite d'accidents matériels en course avec deux Aerodjet détruites, les numéros de course 51 et 52. Seule la numéro 53 (#7014) de Beltoise associé à Bobrowski resta en lice. Déjà les 24 heures avaient mal commencé pour elle, puisqu'aux essais, son petit 705 cm3 (55 RG) double-arbre étudié pour gagner l'indice avait cassé. Pour l'épreuve, il avait été remplacé par un 1108 cm3 culbuté à culasse hémisphérique alimentée par deux carburateurs de 40 délivrant autour de 85 ch. Une mécanique très proche (54 RG) de celle de la future R8 Gordini autorisant 200 km/h maxi.
En course, l'équipage fut victime d'une légère sortie de route et d'une panne électrique qui fit perdre plus de 20 mn. Mais grâce aux nombreux abandons (37) qui décimèrent cette 31eme édition, au pilotage très énergique pour ne pas dire spectaculaire de Beltoise que les commissaires de course voulaient arrêter pour conduite dangereuse, l'Aerodjet numéro 53 parvint à boucler ses 24 heures. Il se classa à la 11eme place (sur douze) parcourant 3628,9 km à 151 km/h de moyenne. En ne consommant que 12,48 litres aux 100, il remporta l'Indice Énergétique de peu devant la Ferrari victorieuse.
Quant à l'Aerodjet présentée ici, châssis 7013, elle portait le numéro de course 41 et, comme la feuille de pesage de l'ACO le confirme, son poids était de 612 kg. Lors de cette épreuve, René Bouharde et Bruno Basini se partagèrent le volant qui disposait d'un moteur de 1108 cm3 culbuté. Après des ennuis de régulateur, la courroie de pompe à eau cassa, ce qui entraînait la rupture du joint de culasse. La réparation fut longue et la voiture ne parvint pas à effectuer la distance minimum imposée pour être classée. Elle franchira tout de même la ligne d'arrivée.
A la fin de la saison, la voiture est vendue directement par l'écurie à un amateur en région parisienne, M. Pierre Madet. Il la conservera pendant une quinzaine d'années avant de la céder à Roger Bocquet, chef des commissaires de course des 24H du Mans. C'est en décembre 1989 que ce dernier la vend à l'actuel propriétaire. Des photos de l'époque montrent qu'elle est alors dans son état d'origine avec une peinture orange et équipé du moteur visiblement qui avait couru au Mans. La voiture est envoyée en restauration chez les Etablissements Provost du Mans. L'Aerodjet y est minutieusement démontée, le treillis tubulaire mis à nu. La coque en polyester d'origine et jamais endommagée qu'elle portait aux 24 Heures est décapée et repeinte aux couleurs d'origine. Côté mécanique, le moteur 1108 cm3 est conservé (et sera remis à l'acheteur), seul le carter en aluminium sera remonté sur un moteur 1300 cm3 Gordini qui équipe encore la voiture. Les cinq jantes d'origine en magnésium seront délivrées au futur acquéreur, les jantes actuelles étant des répliques pour pouvoir rouler. L'actuel propriétaire prit part au Mans Classic en 2008 et à quelques évènements et autres rallyes.
L'Aerodjet, n° de course 41 des 24 Heures du Mans 1963 présentée, est indéniablement la plus originale des trois modèles existants, ayant conservée son châssis tubulaire caractéristique d'époque de 17 kg, son intérieur spécifique restauré et sa carrosserie ultra-légère d'origine. Depuis sa sortie des ateliers René Bonnet, elle n'aura connu que trois propriétaires dont l'actuel. Le dessin si aérodynamique de l'Aérodjet en fait un hymne à la vitesse.

* La voiture est une voiture de compétition non immatriculée mais bénéficie tout de même d'une carte de grise de collection indiquant le n° de châssis AER53623.



Competition car
French title
Chassis n°7013 *

- J-G Roger collection
- Participated and completed the 1963 Le Mans 24 Hours
- Straightforward, continuous history (3 owners from new)
- Restored retaining all original elements
- N°41 in the1963 Le Mans 24 Hours

René Bonnet and Charles Deutsch, the creators of DB Automobiles, parted ways at the end of 1961. This separation led to the birth of two new marques that competed against each other at Le Mans
While Deutsch remained faithful to Panhard, Bonnet made an agreement with Renault to power the compact sporty coupés unveiled for the 24 Hour race at Le Mans in 1962. Designed by Jacques Hubert, this tiny car given the name Djet, was innovative for its mid-positioned Renault engine and magnesium wheels. The Djet had been designed purely to compete in the GT class. Hence, the lightweight chassis (18 kg) had a tubular aero frame embedded in a fibreglass coque, with a bonnet that opened up sideways for ease of use. Renault Gordini supplied the engines that were derived from the new five-bearing block in the Renault 8.
With a design based around the highly profiled windscreen of the Alfa Romeo SS, the Djet was an aesthetic triumph that appealed to individuals wanting a daily driver. This persuaded Bonnet and his son Claude to develop a more civilised version. They abandoned the tubular chassis in favour of a central beam and the 13-inch wheels gave way to the 15-inch R8 versions. However, Bonnet, a regular driver for France who was mad about racing continued to enter the tubular versions built by Chappe and fitted in his premises in Champigny, in the main international races, with mixed results due to the unreliability of the new Renault block.
Benefitting from experience gained at Le Mans in 1962, the 1963 version of the Djet was extensively modified. A 3 :10 model was tested in the wind tunnel at Breguet, and demonstrated that the car, with its truncated stern, wasn't aerodynamic enough. An elongated tail topped by a small spoiler was fitted and this brought a gain in Cx (about 0.21), and greater stability which produced a higher top speed (210 km/h in the 996 cc twin-cam 95 bhp Gordini engine). It was Claude Bonnet who came up with its rather charming name Aerodjet, in reference to the car's aerodynamic form.

Les 24 Heures du Mans 1963 - Victory in the Index of Energy
At the start of 1963, Bonnet, who had high hopes for his fledgling marque, signed a new, young driver by the name of Jean-Pierre Beltoise, who soon demonstrated that he was by far the quickest driver for the Capricorn team.
Keen to move on from the failure of 1962, when he was beaten in the Index of Energy (a complex calculation involving fuel consumption, weight and speed) by the CD Panhard of his old associate Charles Deutsch, the Bonnet team started out with four Aerodjets and the spyder which had been re-bodied that year with a roof. They were equipped with various sized Gordini engines but still suffered from having a four-speed Renault gearbox (Estafette case) while their new competitor Alpine was using a 5-speed Hewland box, from a track that was still on the narrow side, and from a tubular chassis that lacked rigidity.
During the 1963 Le Mans 24 Hours, the Bonnet team was decimated by a series of major accidents during the race. Two of the Aerodjets were destroyed, numbers 51 and 52. Only race number 53 (#7014), driven by Beltoise and Bobrowski remained in the running. The event had also started badly for this car, as during testing, its tiny 705cc twin-cam engine (55 RG), designed to win the Index, had broken. For the race, it was replaced with a 1108cc with twin carburettors producing about 85 bhp. This was very similar (54 RG) to that used in the future R8 Gordini that boasted a top speed of 200 km/h.
In the race, the team lost more than 20 minutes through an electrical fault and a minor off. However, due to the many retirements (37) in this 31st edition, as well as Beltoise's energetic and rather spectacular driving, which the officials tried to stop on the grounds of dangerous driving, the Aerojet no. 53 succeeded in crossing the finishing line of the 24 Hours race. It was classified in 11th place (out of 12), having covered 3628.9 km at an average speed of 151 km/h. Having used just 12.48 litres per 100, it won the Index of Energy, just ahead of the victorious Ferrari.
The Aerodjet presented here, chassis 7013, was race number 41, recorded on the ACO weight sheet as weighing 612 kg. During the race, René Bouharde and Bruno Basini drove this car, which was equipped with a 1108 cc pushrod engine. After problems with the regulator, the belt for the water pump broke which led to the cylinder head gasket blowing. It took a long time to repair and the car failed to cover the minimum distance to be classified. It did, however, cross the finish line.
At the end of the season, the car was sold directly by the team to an enthusiast from Paris, Mr Pierre Madet. He kept the car for fifteen years before selling it to Roger Bocquet, the Le Mans 24 Hours clerk of the course. He, in turn, sold the car to the present owner in December 1989. Photos taken at this time show that the car was still in original condition, painted orange, and still with the engine it had for Le Mans. It was sent to the company Provost du Mans to be restored. The Aerodjet was meticulously dismantled, and the tubular chassis stripped. The original and undamaged fibreglass nose it had at Le Mans, was stripped and repainted in the original colours. The 1108cc engine has been conserved and will be passed on to the new owner, and just the aluminium sump was refitted to the 1300cc Gordini engine that remains in the car today. The five original magnesium wheels will be given to the buyer, and the current wheels are replicas. The owner took part in Le Mans Classic as well as other rallies and events in 2008.
The Aerodjet, race number 41 in the 1963 Le Mans 24 Hour Race, on offer here, is undeniably the most original of the three surviving examples, having retained its 17kg tubular chassis, its individual interior which has been restored, and the original ultra-lightweight body. Since leaving René Bonnet's workshop, it has had just three owners. The highly aerodynamic design of the Aerodjet is a tribute to speed.

* The car is an unregistered competition car but comes with a French title indicating chassis n° AER53623.


Estimation 250 000 - 350 000 €

Lot 101

1963 René Bonnet Aerodjet LM6

Estimation 250,000 - 350,000 € [$]

1963 René Bonnet Aerodjet LM6
Voiture de compétition
Carte grise française
Châssis n°7013 *

- Collection J-G Roger
- Participation aux 24 Heures du Mans 1963 et arrivée
- Historique suivi et simple (3 propriétaires seulement)
- Restaurée en conservant tous ses éléments d'origine
- N°41 aux 24 Heures du Mans 1963

Fin 1961, René Bonnet et Charles Deutsch créateurs des automobiles D.B se séparèrent. Leur désunion donna le jour à deux nouvelles marques qui s'opposèrent sur la piste mancelle. Si Deutsch resta fidèle à Panhard, Bonnet passa un accord avec Renault pour animer de petits coachs sportifs dévoilés aux 24 Heures du Mans 1962. Dessiné par Jacques Hubert, ce minuscule coupé baptisé Djet innovait par son moteur Renault monté en position centrale et ses roues en magnésium. Dans son esprit, le Djet avait été dessiné uniquement pour courir en catégorie GT. D'où l'utilisation d'un fin et léger (18 kg) châssis en forme de treillis tubulaire noyé dans le polyester de la coque dont le capot s'ouvrait latéralement coté stand pour faciliter les interventions. Coté mécanique, c'est Renault Gordini qui fournissait les moteurs dérivés du nouveau bloc 5 paliers de la Renault 8.
Dessiné à partir du pare-brise très profilé de l'Alfa Romeo SS, le Djet était une belle réussite esthétique qui séduisit des particuliers désirant rouler avec au quotidien. Cet accueil incita Bonnet et son fils Claude à en extrapoler une version civilisée. Elle abandonnait le châssis tubulaire au profit d'une poutre centrale et les roues de 13 pouces contre celles de R8 de 15 pouces en tôle. Mais Bonnet qui aimait la course où il avait souvent représenté la France se plaisait à dire, "J'ai une cocarde dans le buffet ". Il continua à engager les versions tubulaires construites chez Chappe et montées à Champigny dans ses locaux dans les principales compétitions internationales avec des bonheurs divers suite au manque de fiabilité du nouveau bloc Renault.
Fort de l'expérience du Mans 1962, le Djet de l'édition 1963 subit pas mal de modifications. Une maquette au 3/10eme passée en soufflerie chez Breguet permit de se rendre compte qu'il n'était pas assez aérodynamique avec sa poupe tronquée Celle-ci se vit prolongée d'une queue allongée surmontée d'un léger becquet qui lui apporta un gain en Cx (environ 0,21) lié une stabilité accrue en générant une meilleure vitesse de pointe (210 km/h en 996 cm3 double-arbre Gordini de 95 ch). C'est Claude Bonnet qui eut l'idée de la baptiser du joli nom d'Aerodjet symbolisant l'aérodynamisme de la voiture.

Les 24 Heures du Mans 1963 - Victoire au classement énergétique
Début 1963, Bonnet qui misait beaucoup d'espoirs sur sa jeune marque engagea un nouveau jeune pilote, Jean-Pierre Beltoise, qui montra rapidement qu'il était le plus rapide de l'écurie au capricorne.
Voulant laver l'échec 1962 où le Djet avait été battu à l'Indice Énergétique (calcul très complexe intégrant la consommation, le poids et la vitesse) par la CD Panhard de son ancien associé Charles Deutsch, l'écurie Bonnet partait avec quatre Aerodjet et le spyder recarrossée cette année-là avec un toit, dont les moteurs prêtés par Gordini étaient panachés en plusieurs cylindrées. En progrès sur ceux de l'édition 1962, ils souffraient toujours d'une boîte de Renault (carter d'Estafette) à seulement 4 rapports imposée par la Régie alors que son nouveau concurrent Alpine utilisait une Hewland à 5 rapports, de voies trop étroites et d'un manque de rigidité du châssis tubulaire.
Lors de ces 24 Heures du Mans 1963, l'écurie Bonnet fut décimée par une suite d'accidents matériels en course avec deux Aerodjet détruites, les numéros de course 51 et 52. Seule la numéro 53 (#7014) de Beltoise associé à Bobrowski resta en lice. Déjà les 24 heures avaient mal commencé pour elle, puisqu'aux essais, son petit 705 cm3 (55 RG) double-arbre étudié pour gagner l'indice avait cassé. Pour l'épreuve, il avait été remplacé par un 1108 cm3 culbuté à culasse hémisphérique alimentée par deux carburateurs de 40 délivrant autour de 85 ch. Une mécanique très proche (54 RG) de celle de la future R8 Gordini autorisant 200 km/h maxi.
En course, l'équipage fut victime d'une légère sortie de route et d'une panne électrique qui fit perdre plus de 20 mn. Mais grâce aux nombreux abandons (37) qui décimèrent cette 31eme édition, au pilotage très énergique pour ne pas dire spectaculaire de Beltoise que les commissaires de course voulaient arrêter pour conduite dangereuse, l'Aerodjet numéro 53 parvint à boucler ses 24 heures. Il se classa à la 11eme place (sur douze) parcourant 3628,9 km à 151 km/h de moyenne. En ne consommant que 12,48 litres aux 100, il remporta l'Indice Énergétique de peu devant la Ferrari victorieuse.
Quant à l'Aerodjet présentée ici, châssis 7013, elle portait le numéro de course 41 et, comme la feuille de pesage de l'ACO le confirme, son poids était de 612 kg. Lors de cette épreuve, René Bouharde et Bruno Basini se partagèrent le volant qui disposait d'un moteur de 1108 cm3 culbuté. Après des ennuis de régulateur, la courroie de pompe à eau cassa, ce qui entraînait la rupture du joint de culasse. La réparation fut longue et la voiture ne parvint pas à effectuer la distance minimum imposée pour être classée. Elle franchira tout de même la ligne d'arrivée.
A la fin de la saison, la voiture est vendue directement par l'écurie à un amateur en région parisienne, M. Pierre Madet. Il la conservera pendant une quinzaine d'années avant de la céder à Roger Bocquet, chef des commissaires de course des 24H du Mans. C'est en décembre 1989 que ce dernier la vend à l'actuel propriétaire. Des photos de l'époque montrent qu'elle est alors dans son état d'origine avec une peinture orange et équipé du moteur visiblement qui avait couru au Mans. La voiture est envoyée en restauration chez les Etablissements Provost du Mans. L'Aerodjet y est minutieusement démontée, le treillis tubulaire mis à nu. La coque en polyester d'origine et jamais endommagée qu'elle portait aux 24 Heures est décapée et repeinte aux couleurs d'origine. Côté mécanique, le moteur 1108 cm3 est conservé (et sera remis à l'acheteur), seul le carter en aluminium sera remonté sur un moteur 1300 cm3 Gordini qui équipe encore la voiture. Les cinq jantes d'origine en magnésium seront délivrées au futur acquéreur, les jantes actuelles étant des répliques pour pouvoir rouler. L'actuel propriétaire prit part au Mans Classic en 2008 et à quelques évènements et autres rallyes.
L'Aerodjet, n° de course 41 des 24 Heures du Mans 1963 présentée, est indéniablement la plus originale des trois modèles existants, ayant conservée son châssis tubulaire caractéristique d'époque de 17 kg, son intérieur spécifique restauré et sa carrosserie ultra-légère d'origine. Depuis sa sortie des ateliers René Bonnet, elle n'aura connu que trois propriétaires dont l'actuel. Le dessin si aérodynamique de l'Aérodjet en fait un hymne à la vitesse.

* La voiture est une voiture de compétition non immatriculée mais bénéficie tout de même d'une carte de grise de collection indiquant le n° de châssis AER53623.



Competition car
French title
Chassis n°7013 *

- J-G Roger collection
- Participated and completed the 1963 Le Mans 24 Hours
- Straightforward, continuous history (3 owners from new)
- Restored retaining all original elements
- N°41 in the1963 Le Mans 24 Hours

René Bonnet and Charles Deutsch, the creators of DB Automobiles, parted ways at the end of 1961. This separation led to the birth of two new marques that competed against each other at Le Mans
While Deutsch remained faithful to Panhard, Bonnet made an agreement with Renault to power the compact sporty coupés unveiled for the 24 Hour race at Le Mans in 1962. Designed by Jacques Hubert, this tiny car given the name Djet, was innovative for its mid-positioned Renault engine and magnesium wheels. The Djet had been designed purely to compete in the GT class. Hence, the lightweight chassis (18 kg) had a tubular aero frame embedded in a fibreglass coque, with a bonnet that opened up sideways for ease of use. Renault Gordini supplied the engines that were derived from the new five-bearing block in the Renault 8.
With a design based around the highly profiled windscreen of the Alfa Romeo SS, the Djet was an aesthetic triumph that appealed to individuals wanting a daily driver. This persuaded Bonnet and his son Claude to develop a more civilised version. They abandoned the tubular chassis in favour of a central beam and the 13-inch wheels gave way to the 15-inch R8 versions. However, Bonnet, a regular driver for France who was mad about racing continued to enter the tubular versions built by Chappe and fitted in his premises in Champigny, in the main international races, with mixed results due to the unreliability of the new Renault block.
Benefitting from experience gained at Le Mans in 1962, the 1963 version of the Djet was extensively modified. A 3 :10 model was tested in the wind tunnel at Breguet, and demonstrated that the car, with its truncated stern, wasn't aerodynamic enough. An elongated tail topped by a small spoiler was fitted and this brought a gain in Cx (about 0.21), and greater stability which produced a higher top speed (210 km/h in the 996 cc twin-cam 95 bhp Gordini engine). It was Claude Bonnet who came up with its rather charming name Aerodjet, in reference to the car's aerodynamic form.

Les 24 Heures du Mans 1963 - Victory in the Index of Energy
At the start of 1963, Bonnet, who had high hopes for his fledgling marque, signed a new, young driver by the name of Jean-Pierre Beltoise, who soon demonstrated that he was by far the quickest driver for the Capricorn team.
Keen to move on from the failure of 1962, when he was beaten in the Index of Energy (a complex calculation involving fuel consumption, weight and speed) by the CD Panhard of his old associate Charles Deutsch, the Bonnet team started out with four Aerodjets and the spyder which had been re-bodied that year with a roof. They were equipped with various sized Gordini engines but still suffered from having a four-speed Renault gearbox (Estafette case) while their new competitor Alpine was using a 5-speed Hewland box, from a track that was still on the narrow side, and from a tubular chassis that lacked rigidity.
During the 1963 Le Mans 24 Hours, the Bonnet team was decimated by a series of major accidents during the race. Two of the Aerodjets were destroyed, numbers 51 and 52. Only race number 53 (#7014), driven by Beltoise and Bobrowski remained in the running. The event had also started badly for this car, as during testing, its tiny 705cc twin-cam engine (55 RG), designed to win the Index, had broken. For the race, it was replaced with a 1108cc with twin carburettors producing about 85 bhp. This was very similar (54 RG) to that used in the future R8 Gordini that boasted a top speed of 200 km/h.
In the race, the team lost more than 20 minutes through an electrical fault and a minor off. However, due to the many retirements (37) in this 31st edition, as well as Beltoise's energetic and rather spectacular driving, which the officials tried to stop on the grounds of dangerous driving, the Aerojet no. 53 succeeded in crossing the finishing line of the 24 Hours race. It was classified in 11th place (out of 12), having covered 3628.9 km at an average speed of 151 km/h. Having used just 12.48 litres per 100, it won the Index of Energy, just ahead of the victorious Ferrari.
The Aerodjet presented here, chassis 7013, was race number 41, recorded on the ACO weight sheet as weighing 612 kg. During the race, René Bouharde and Bruno Basini drove this car, which was equipped with a 1108 cc pushrod engine. After problems with the regulator, the belt for the water pump broke which led to the cylinder head gasket blowing. It took a long time to repair and the car failed to cover the minimum distance to be classified. It did, however, cross the finish line.
At the end of the season, the car was sold directly by the team to an enthusiast from Paris, Mr Pierre Madet. He kept the car for fifteen years before selling it to Roger Bocquet, the Le Mans 24 Hours clerk of the course. He, in turn, sold the car to the present owner in December 1989. Photos taken at this time show that the car was still in original condition, painted orange, and still with the engine it had for Le Mans. It was sent to the company Provost du Mans to be restored. The Aerodjet was meticulously dismantled, and the tubular chassis stripped. The original and undamaged fibreglass nose it had at Le Mans, was stripped and repainted in the original colours. The 1108cc engine has been conserved and will be passed on to the new owner, and just the aluminium sump was refitted to the 1300cc Gordini engine that remains in the car today. The five original magnesium wheels will be given to the buyer, and the current wheels are replicas. The owner took part in Le Mans Classic as well as other rallies and events in 2008.
The Aerodjet, race number 41 in the 1963 Le Mans 24 Hour Race, on offer here, is undeniably the most original of the three surviving examples, having retained its 17kg tubular chassis, its individual interior which has been restored, and the original ultra-lightweight body. Since leaving René Bonnet's workshop, it has had just three owners. The highly aerodynamic design of the Aerodjet is a tribute to speed.

* The car is an unregistered competition car but comes with a French title indicating chassis n° AER53623.


Estimation 250 000 - 350 000 €

Sale’s details

Sale: 3279
Location: Salon Rétromobile - Hall 2.1 Parc des expositions Porte de Versailles 75015 Paris
Date: 09 feb. 2018 14:00
Auctioneer: Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Phone +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

Kristina Vrzests
Phone +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions of Purchase

Rétromobile 2018 by Artcurial Motorcars