Sale Rétromobile 2018 - 09 february 2018 /Lot 37 1959 Porsche 356 A Carrera 1600 GS cabriolet

  • 1959 Porsche 356 A Carrera 1600 GS cabriolet
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1959 Porsche 356 A Carrera 1600 GS cabriolet
Titre de circulation monégasque
Châssis n° 151584
Moteur n° 93009
Boite n° 54988

- Collection Jean-Claude Miloé
- Modèle rarissime, mécanique noble
- Restauration à l'usine Porsche
- Historique exceptionnel, même propriétaire depuis 1991
- Moteur et boite d'origine, matching numbers
- Un des 27 exemplaires produits

Cette Porsche 356 A Carrera cabriolet est particulièrement rare puisqu'elle n'a été produite dans cette configuration qu'à 27 exemplaires. Rappelons que la Carrera était la version sportive de la 356 et recevait un moteur beaucoup plus affûté : son quatre-cylindres à plat de 1 588 cm3 était doté de deux ACT par banc de cylindres (il est communément appelé "quatre arbres"), d'un double allumage, de deux carburateurs Solex double-corps inversés et d'un système de lubrification par carter sec. La version cabriolet était destinée aux amateurs de voitures découvrables et offrait une finition de belle facture.

La voiture que nous proposons a été livrée le 6 mars 1959 chez le concessionnaire Porsche à Hanovre, Peter-Max Muller. Elle est ensuite restée en Allemagne, jusqu'à sa rencontre avec Jean-Claude Miloé qui en a fait l'acquisition le 15 juillet 1991 dans des circonstances intéressantes. Il était en effet de passage à l'usine Porsche de Zuffenhausen quand cette Carrera cabriolet lui a été présentée. Le constructeur venait d'en terminer la restauration à la demande de son propriétaire d'alors, un certain M. Gutsche, qui a ensuite souhaité s'en séparer. C'est donc sur les conseils de Rolf Sprenger, responsable du centre client de l'usine (Kundenzentrum), que Jean-Claude Miloé s'en est porté acquéreur.
A l'époque, en cas d'importation, il était encore nécessaire de procéder à des formalités de douane et de présenter la voiture au service des Mines pour une réception à titre isolé. Dans ce but, une attestation de conformité a été remise le 4 novembre 1991 par l'importateur Sonauto à Jean-Claude Miloé. Une fois la voiture présentée, le procès verbal de réception a été délivré le 6 février 1992. A cette époque, la voiture totalisait 40 500 km. Dans un premier temps, elle a été immatriculée 752 JTZ 75, puis à Monaco sous le numéro 375 X (collection) sans changement de propriétaire. Elle appartient donc depuis 26 ans à Jean-Claude Miloé.
Comme en témoigne un courrier de l'usine Porsche datant du 20 juin 1991 et adressé au précédent propriétaire, cette voiture a été complètement restaurée dans les ateliers de Zuffenhausen, avec mise à nu de la carrosserie et utilisation de pièces Porsche d'origine. Elle a été repeinte de la teinte "Elfenbein" (ivoire) d'origine et la sellerie a été refaite dans sa présentation d'origine, en cuir rouge bordeaux. Des matériaux d'origine ont aussi été utilisés pour refaire la capote. Moteur, boîte de vitesses, trains roulants et freins ont bénéficié des mêmes soins, un passage au banc ayant permis de confirmer la puissance de 105 ch à 6 500 tr/mn. Tous les accessoires et équipements ont été vérifiés et remplacés si nécessaire et la carrosserie a reçu une couche de zinc et une protection spécifique des corps creux et des soubassements. Une fois la voiture terminée, elle a été soumise à des essais totalisant plus de 300 km, de façon à s'assurer de son parfait fonctionnement.
Par la suite et en possession de Jean-Claude Miloé, cette voiture a connu trois modifications effectuées dans un souci de sécurité. D'abord, les tambours de freins avant ont été remplacés par des tambours à ailettes, plus larges, type Carrera Abarth, et plus adéquats en cas de conduite rapide, voire sportive. Les tambours d'origine seront remis à l'acheteur. Par ailleurs, compte tenu du type de pneus disponibles sur le marché, les jantes de 4,5 pouces de large ont laissé place à des jantes de 5 pouces. Enfin, un manomètre de pression d'huile a été discrètement installé et un robinet a été posé sur le circuit d'huile moteur, ce qui permet pendant un arrêt prolongé d'éviter que le lubrifiant n'envahisse les cylindres par gravité, le réservoir d'huile étant plus haut. Si le robinet est fermé, une sécurité empêche le moteur de démarrer.
En dehors des travaux d'entretien courants, les interventions importantes (contrôle, réglages, réparations d'organes mécaniques ou électriques) ont toujours été effectuées à l'usine Porsche, à trois reprises : juillet 1992, juillet 2005 et janvier 2006. Par la suite, le département Porsche Classic connaissant une réorganisation, Jean-Claude Miloé s'est tourné vers un atelier allemand de Schorndorf, situé à 35 km de Stuttgart et tenu par un spécialiste du moteur 356 quatre arbres, Hloch. En juin 2012 (à 52 075 km), il a totalement révisé le moteur affaibli par l'utilisation de mauvaise essence, lors de rallyes touristiques dans des contrées mal approvisionnées. D'une façon générale, la voiture est à jour d'entretien courant (vidanges, freins, pneus...). Le compteur affichait en novembre 2017 le kilométrage de 60 839 km, soit 20 339 parcourus depuis son achat par Jean-Claude Miloé. Pour la longévité du moteur, il y a une précaution à prendre lors des démarrages à froid qu'il se fera un plaisir d'indiquer au nouveau propriétaire.

Accompagnée d'une abondante documentation (documents d'immatriculation allemands, dossier d'importation en France et passage aux Mines, factures, courriers de l'usine Porsche...), cette voiture a fait l'objet d'un essai par José Rosinski dans Classic & Sports Car (édition française) de décembre 2008 et elle apparaît dans l'ouvrage de Sylvain Reisser sur la marque. Son état impeccable préservé par un propriétaire particulièrement méticuleux permet d'exploiter au mieux les performances de ce modèle d'exception, dont l'âme sportive plonge ses racines dans les succès de la marque en compétition.



Monegasque title
Chassis n° 151584
Engine n° 93009
Gearbox n° 54988

- Jean-Claude Miloé collection
- Very rare model, fine engineering
- Restored at the Porsche factory
- Exceptional history, same owner since 1991
- Original engine and gearbox, matching numbers
- One of 27 examples built

This highly rare Porsche 356 A Carrera cabriolet is one of only 27 examples built in this configuration. The Carrera was the sports version of the 356 with a more highly developed engine. Its flat four-cylinder 1 588cc engine had twin OHC per bank of cylinders (commonly known as 'four-cam'), twin-spark ignition, a pair of twin-choke downdraught Solex carburettors and dry sump lubrication. The cabriolet version, aimed at open-top driving enthusiasts, had a beautifully crafted finish.

The car on offer was delivered on 6 March 1959 to the Porsche dealer in Hanover, Peter-Max Muller. It remained in Germany until discovered by Jean-Claude Miloé, who bought the car on 15 July 1991, in rather interesting circumstances. He happened to be at the Porsche factory in Zuffenhausen when this Carrera cabriolet was shown to him. The manufacturer had just completed its restoration, commissioned by the owner, a certain Mr. Gutsche, who had then decided to sell it. It was therefore on the advice of Rolf Sprenger, the head of client services at the factory (Kundenzentrum), that Jean-Claude Miloé bought the car.
At that time, it was necessary to comply with customs formalities, to import the car, and it had to be presented at the vehicle registration authorities for homologation. For this purpose, a certificate of conformity was sent to Jean-Claude Miloé on 4 November 1991 by the importer Sonauto. Once the car had been presented, the necessary approval was sent out on 6 February 1992. The car had covered 40 500 km at that time. It was initially registered 752 JTZ 75, and later in Monaco with the number 375 X without a change of owner. It has belonged to Jean-Claude Miloé for 26 years.
A letter from the Porsche factory dated 20 June 1991, addressed to the previous owner, confirms that the car was fully restored in the Zuffenhausen workshops. This involved stripping the car back to bare metal and using only original Porsche parts. It was repainted the original colour "Elfenbein" (ivory) and re-upholstered correctly in burgundy red leather. The proper materials were also used to re-do the hood. The engine, gearbox, running gear and brakes were also refurbished with the same level of care, and a rolling road test verified a power output of 105 bhp at 6 500 rpm. All the accessories and equipment were checked and replaced as necessary. The shell was zinc-coated and the underneath and the hollow bodies given a special protective layer. On completion of the project, the car was subjected to extensive tests over some 300 km to ensure it was running perfectly.
Since then, while in Miloé's ownership, there have only been three modifications made, all for safety reasons. The front drum brakes were replaced with Carrera Abarth-type finned brake drums that are wider and more effective when driving fast. The original drums will be given to the buyer. The 4 1/2-inch wheels were replaced with 5-inch versions, more suitable for the type of tyres available today. Finally, an oil pressure gauge was fitted discreetly and a valve added to the oil circuit on the engine, to prevent the oil from seeping into the cylinders through when the car is unused for a period of time. If the valve is closed, there is a cut-off to prevent the engine from being started.
Apart from routine maintenance, any major tasks (inspection, adjustments, mechanical or electrical repairs) were carried out at the Porsche factory, in three visits in July 1992, July 2005 and January 2006. Then, after a reorganisation at the Porsche Classic department, Jean-Claude Miloé turned to a workshop in Germany 35 km from Stuttgart run by a specialist with an excellent reputation in four-cam 356 engines, Karl Hloch. In June 2012 (at 52 075 km), Hloch refurbished the engine, which was having problems following the use of poor fuel, added during rallies in countries without proper supplies. The routine maintenance on the car is up-to-date (oil changes, brakes, tyres). In November 2017 the mileage was 60 839 km, some 20 339 kilometres of which have been during Jean-Claude Miloé's ownership. To lengthen the life of the engine, Miloé will gladly explain to the new owner a precaution suggested when starting the car from cold.

Coming with extensive documentation (German registration documents, a file covering the importation and registration in France, invoices, letters from the Porsche factory...), this car was the subject of a test-drive feature by José Rosinski in Classic & Sports Car (French edition) in December 2008. It also features in the book on the marque by Sylvain Reisser. Immaculately preserved by its meticulous owner, this car is ready to demonstrate the performance of an exceptional model with a sporting soul rooted in the marque's success in competition.


Photos © Rémi Dargegen


JEAN-CLAUDE MILOE OU L'ART DU PILOT'AGE

Jean-Claude et moi, nous nous sommes connus sur le circuit du Mans l'été 1992 en participant à la première manche du Trophée Venturi, un concept clef en main inventé par Stéphane Ratel, un colonel d'empire qui faisait ses premières armes dans l'organisation des courses automobiles.
Dans cette formule monotype inédite ferraillaient, au volant d'une automobile de 408 cv, en particulier la fine fleur de la jeunesse aristocratique européenne (pour la frime je nomme: Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), des pilotes professionnels pigistes (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…) et des gentlemen drivers, en tout 70 furieux dont je me borne à citer ceux avec lesquels j'ai formé un équipage aux 24 Heures du Mans 1994-95 ou 98, Jean-Luc Maury-Laribière, Bernard Chauvin, Eric Graham. Ce concept ProAm fut à l'origine du renouveau de la catégorie GT et de son second âge d'or.
Pour ma part, reprendre la compétition à plus de 50 ans avec un palmarès jauni par 10 ans d'interruption me faisait redouter une rouille mortifiante. Aussi, apercevant Jean-Claude Miloé lors de cette manche inaugurale, je repris espoir : " Au moins, il y en a un qui a plus de " bouteille " que moi ! "
Grand, mince, élégant, il avait de l'allure et je lui dis qu'il me faisait penser à Gary Cooper. Il ne résista pas à un tel compliment à l'origine d'une amitié que nous eûmes de multiples occasions d'entretenir.
Il me bluffait car son inexpérience de la course ajoutait du leste à ses 60 printemps !
Son imaginaire d'adolescent s'était nourri du bruit des moteurs qu'il entendait tourner sur le circuit de Montlhéry près duquel ses parents habitaient. De sorte que l'oreille affinée, il était capable durant ses études secondaires de reconnaitre sur chaque voiture qui passait sous les murs du Lycée Louis Le Grand. Naturellement, il dévorait les pages du numéro spécial de France Soir consacré aux 24 Heures du Mans.
Le permis en poche, il " gonfla " une Dauphine (pipe Autobleu), une R8 Major (pipe Ferry) et fit quelques épreuves avec une Dauphine 1093, les Coupes du Salon à Montlhéry, des courses de côtes comme Turkheim les Trois Epis, et le Rallye du Nord : un bagage bien léger pour entamer, plusieurs dizaines d'années plus tard, des courses en peloton avec des voitures si performantes et, de son propre aveu, " sans avoir jamais pris de leçon de pilotage ".
" Et qu'est-ce qui te motive Jean-Claude ?
- Je n'ai aucune prétention que par rapport à moi-même, me forcer, me dépasser. "
Durant les trois saisons du Trophée puis en GT, Jean-Claude tint son rang non sans quelques figures et frayeurs mais sans ajouter de chapitres à la Vie du Rail…, tout en se pliant avec un juvénile entrain aux rituels d'avant et d'après courses propres aux " Venturieux ".
Le soir des 6 heures de Zuhaï en Chine, alors qu'il avait confié sa Porsche au trio Wolleck - Jarrier - Lafitte qui gagnèrent la course, je le revois debout sur le plateau tournant rempli de victuailles de la table d'un restaurant sans perdre l'équilibre, haut fait qui stupéfia les enfants de Mao.
La même année il invita ses trois fils Jean-Louis, Jérôme et Jean-Philippe à le rejoindre en VHC sur différentes Porsche. Une fois aguerris, ces mousquetaires coururent en moderne et Jérôme fut même champion de France ProAm (avec James Ruffier) sur une GT3. Quant à Jean-Claude, il éleva son niveau de pilotage en terminant en milieu de classement un championnat GT.
Il fréquentait mes ventes aux enchères dans lesquelles il fit l'acquisition de deux chefs d'œuvre de l'entre deux guerres, une Bugatti 51 et une Delage 1500. Avec la 51 il participa au GP historique de Monaco 1997, au GP d'Angoulême et, avec la Delage 1500, " un rêve à conduire mais handicapée par un empattement trop long pour les circuits sinueux ", jusqu'en 2008 à six reprises à Monaco.
Dans ses choix de collectionneur, il était motivé davantage par l'histoire et la beauté des automobiles que par une perspective patrimoniale. La preuve, la première de la liste acquise en 1988, fut la Traction Citroën de la présente vente. L'année suivante il acheta une Porsche 959. Il appréciait particulièrement les modèles de cette marque à cause de leurs lignes intemporelles, de leurs tenues de route, de leurs freinages et naturellement des lauriers glanés au Mans. Peut être aussi en hommage à Ina son épouse et complice originaire du pays de Goethe.
La collection comprit jusqu'à 30 automobiles. Il y eut des choix cornéliens : par exemple il se sépara d'une Ferrari 275 et d'un châssis court compétition ex Mairesse, pour acheter des proto et décliner une série incomparable de Porsche, 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Ton marteau va jouer le rôle du drapeau à damiers qui marque la fin d'une histoire, mais sans regret. Il me suffit de contempler le tableau iconique de Geo Ham Le Pilote Bleu dont l'attitude et les traits symbolisent tous les sentiments éprouvés au volant d'un bolide pour que s'animent des souvenirs vivaces. Que de joie m'ont donné la collection et la course. L'une, la recherche et le goût toujours affiné de la automobile, l'autre, l'affrontement, un supplément de jeunesse et…des amitiés. "



JEAN-CLAUDE MILOE AND THE ART OF DRIVING

Jean-Claude and I met on the track at Le Mans in the summer of 1992, taking part in the first round of the Venturi Trophy, a turnkey concept founded by Stéphane Ratel, a colonel of the empire who was making his first moves into the organisation of motorsport .
Battling together in this unprecedented single marque formula, at the wheel of a 408 bhp automobile, were the aristorcratic European youth, (for the story, I name : Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), freelance professional drivers (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…), and gentlemen drivers, a furious 70 in total. I limit myself here to naming my teammates in the 1994 - 95 and 98 Le Mans 24 Hours, Bernard Chauvin, Eric Graham. This new ProAm concept was behind the revival of the GT class, giving rise to its second golden age.
For me, to take up racing again at the age of over 50, with a record yellowed by a ten-year interruption, caused a dread of mortifying rust. Then, seeing Jean-Claude Miloé in this inaugural round, hope was restored: " At least there is someone with more " bottle " than me ! "
Tall, slim, elegant, he looked good, and I told him he reminded me of Gary Cooper. He didn't turn down this compliment, paid at the start of a friendship we had many opportunities to maintain.
I was impressed, he was sixty years young and here he was, with little experience in racing.
His adolescent imagination had been nurtured by the sound of engines he could hear on the circuit at Montlhéry, close to where his parents lived. His ear became so finely tuned that, while studying at high school, he was able to recognise every car that passed by the school, Louis Le Grand. Of course, he devoured every page of the special edition of France Soir dedicated to the Le Mans 24 Hours.
With a licence in his pocket, he " souped-up " a Dauphine (pipe Autobleu) and an R8 Major (pipe Ferry) and took part in a few events in a Dauphine 1093, les Coupes du Salon at Montlhéry, hillclimbs such as Turkheim les Trois Epis, and the Rallye du Nord. A gentle start to setting off, several decades later, in the leading pack of such powerful cars, and by his own admission, " without ever having had a single driving lesson ",
" And what motivates you Jean-Claude ?
- I have no pretention other than in relation to myself, to push myself on, to beat myself. "
During three seasons in the Trophy and then in GT, Jean-Claude held his own, not without a few scares, but without adding any chapters to la Vie du Rail..., and by entering into the rituals of the " Venturieux ", pre- and post-racing, with the spirit of a youngster.
In the evening of the Zuhaï 6 Hours in China, having handed over his Porsche to the trio Wolleck - Jarrier - Lafitte, who went on to win the race, I saw him, standing on the turntable laden with food, on a table in a restaurant, without losing his balance, a feat that amazed the children of Mao.
The same year he invited his three sons Jean-Louis, Jérôme and Jean-Philippe to join him in VHC in different Porsche. Once toughened up, these musketeers took up modern racing and Jérôme was even ProAm French champion (with James Ruffier) in a GT3. As for Jean-Claude, he made great progress, finishing halfway up the ranking in a GT Championship.
He came to my auctions and bought two interwar masterpieces, a Bugatti 51 and a Delage 1500. In the 51, he took part in the 1997 Monaco Historic GP and the Angoulême GP, and in the Delage 1500, " a dream to drive, but handicapped by a wheelbase too long for winding circuits " six times at Monaco until 2008.
In his choices as a collector, he was motivated more by a car's history and beauty than by its heritage perspective. Proof of this, the first acquisition on the list in 1988 was the Traction Citroën in the sale today. The following year he bought a Porsche 959. He was particularly keen on certain models in this marque for their timeless styling, their handling, their brakes and naturally the laurels collected at Le Mans. Perhaps also in homage to his wife Ina, an accomplice from Goethe's homeland.
The collection included up to 30 automobiles. There were some tough choices : for example he parted with a Ferrari 275 and an ex-Mairesse short chassis competition car, to buy prototypes and put together an incomparable series of Porsche: 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Your gavel will play the part of a chequered flag marking the end of a story, but without regret. It will be enough to look at the iconic painting by Geo Ham Le Pilote Bleu which communicates everything about sitting behind the wheel of a race car, and will recall happy memories. What happiness this collection and motor racing has brought me. One, the research and an appreciation of beauty, the other, contests, a supplement of youth and...friendships. "

Hervé Poulain


Estimation 800 000 - 1 200 000 €

Lot 37

1959 Porsche 356 A Carrera 1600 GS cabriolet

Estimation 800,000 - 1,200,000 € [$]

1959 Porsche 356 A Carrera 1600 GS cabriolet
Titre de circulation monégasque
Châssis n° 151584
Moteur n° 93009
Boite n° 54988

- Collection Jean-Claude Miloé
- Modèle rarissime, mécanique noble
- Restauration à l'usine Porsche
- Historique exceptionnel, même propriétaire depuis 1991
- Moteur et boite d'origine, matching numbers
- Un des 27 exemplaires produits

Cette Porsche 356 A Carrera cabriolet est particulièrement rare puisqu'elle n'a été produite dans cette configuration qu'à 27 exemplaires. Rappelons que la Carrera était la version sportive de la 356 et recevait un moteur beaucoup plus affûté : son quatre-cylindres à plat de 1 588 cm3 était doté de deux ACT par banc de cylindres (il est communément appelé "quatre arbres"), d'un double allumage, de deux carburateurs Solex double-corps inversés et d'un système de lubrification par carter sec. La version cabriolet était destinée aux amateurs de voitures découvrables et offrait une finition de belle facture.

La voiture que nous proposons a été livrée le 6 mars 1959 chez le concessionnaire Porsche à Hanovre, Peter-Max Muller. Elle est ensuite restée en Allemagne, jusqu'à sa rencontre avec Jean-Claude Miloé qui en a fait l'acquisition le 15 juillet 1991 dans des circonstances intéressantes. Il était en effet de passage à l'usine Porsche de Zuffenhausen quand cette Carrera cabriolet lui a été présentée. Le constructeur venait d'en terminer la restauration à la demande de son propriétaire d'alors, un certain M. Gutsche, qui a ensuite souhaité s'en séparer. C'est donc sur les conseils de Rolf Sprenger, responsable du centre client de l'usine (Kundenzentrum), que Jean-Claude Miloé s'en est porté acquéreur.
A l'époque, en cas d'importation, il était encore nécessaire de procéder à des formalités de douane et de présenter la voiture au service des Mines pour une réception à titre isolé. Dans ce but, une attestation de conformité a été remise le 4 novembre 1991 par l'importateur Sonauto à Jean-Claude Miloé. Une fois la voiture présentée, le procès verbal de réception a été délivré le 6 février 1992. A cette époque, la voiture totalisait 40 500 km. Dans un premier temps, elle a été immatriculée 752 JTZ 75, puis à Monaco sous le numéro 375 X (collection) sans changement de propriétaire. Elle appartient donc depuis 26 ans à Jean-Claude Miloé.
Comme en témoigne un courrier de l'usine Porsche datant du 20 juin 1991 et adressé au précédent propriétaire, cette voiture a été complètement restaurée dans les ateliers de Zuffenhausen, avec mise à nu de la carrosserie et utilisation de pièces Porsche d'origine. Elle a été repeinte de la teinte "Elfenbein" (ivoire) d'origine et la sellerie a été refaite dans sa présentation d'origine, en cuir rouge bordeaux. Des matériaux d'origine ont aussi été utilisés pour refaire la capote. Moteur, boîte de vitesses, trains roulants et freins ont bénéficié des mêmes soins, un passage au banc ayant permis de confirmer la puissance de 105 ch à 6 500 tr/mn. Tous les accessoires et équipements ont été vérifiés et remplacés si nécessaire et la carrosserie a reçu une couche de zinc et une protection spécifique des corps creux et des soubassements. Une fois la voiture terminée, elle a été soumise à des essais totalisant plus de 300 km, de façon à s'assurer de son parfait fonctionnement.
Par la suite et en possession de Jean-Claude Miloé, cette voiture a connu trois modifications effectuées dans un souci de sécurité. D'abord, les tambours de freins avant ont été remplacés par des tambours à ailettes, plus larges, type Carrera Abarth, et plus adéquats en cas de conduite rapide, voire sportive. Les tambours d'origine seront remis à l'acheteur. Par ailleurs, compte tenu du type de pneus disponibles sur le marché, les jantes de 4,5 pouces de large ont laissé place à des jantes de 5 pouces. Enfin, un manomètre de pression d'huile a été discrètement installé et un robinet a été posé sur le circuit d'huile moteur, ce qui permet pendant un arrêt prolongé d'éviter que le lubrifiant n'envahisse les cylindres par gravité, le réservoir d'huile étant plus haut. Si le robinet est fermé, une sécurité empêche le moteur de démarrer.
En dehors des travaux d'entretien courants, les interventions importantes (contrôle, réglages, réparations d'organes mécaniques ou électriques) ont toujours été effectuées à l'usine Porsche, à trois reprises : juillet 1992, juillet 2005 et janvier 2006. Par la suite, le département Porsche Classic connaissant une réorganisation, Jean-Claude Miloé s'est tourné vers un atelier allemand de Schorndorf, situé à 35 km de Stuttgart et tenu par un spécialiste du moteur 356 quatre arbres, Hloch. En juin 2012 (à 52 075 km), il a totalement révisé le moteur affaibli par l'utilisation de mauvaise essence, lors de rallyes touristiques dans des contrées mal approvisionnées. D'une façon générale, la voiture est à jour d'entretien courant (vidanges, freins, pneus...). Le compteur affichait en novembre 2017 le kilométrage de 60 839 km, soit 20 339 parcourus depuis son achat par Jean-Claude Miloé. Pour la longévité du moteur, il y a une précaution à prendre lors des démarrages à froid qu'il se fera un plaisir d'indiquer au nouveau propriétaire.

Accompagnée d'une abondante documentation (documents d'immatriculation allemands, dossier d'importation en France et passage aux Mines, factures, courriers de l'usine Porsche...), cette voiture a fait l'objet d'un essai par José Rosinski dans Classic & Sports Car (édition française) de décembre 2008 et elle apparaît dans l'ouvrage de Sylvain Reisser sur la marque. Son état impeccable préservé par un propriétaire particulièrement méticuleux permet d'exploiter au mieux les performances de ce modèle d'exception, dont l'âme sportive plonge ses racines dans les succès de la marque en compétition.



Monegasque title
Chassis n° 151584
Engine n° 93009
Gearbox n° 54988

- Jean-Claude Miloé collection
- Very rare model, fine engineering
- Restored at the Porsche factory
- Exceptional history, same owner since 1991
- Original engine and gearbox, matching numbers
- One of 27 examples built

This highly rare Porsche 356 A Carrera cabriolet is one of only 27 examples built in this configuration. The Carrera was the sports version of the 356 with a more highly developed engine. Its flat four-cylinder 1 588cc engine had twin OHC per bank of cylinders (commonly known as 'four-cam'), twin-spark ignition, a pair of twin-choke downdraught Solex carburettors and dry sump lubrication. The cabriolet version, aimed at open-top driving enthusiasts, had a beautifully crafted finish.

The car on offer was delivered on 6 March 1959 to the Porsche dealer in Hanover, Peter-Max Muller. It remained in Germany until discovered by Jean-Claude Miloé, who bought the car on 15 July 1991, in rather interesting circumstances. He happened to be at the Porsche factory in Zuffenhausen when this Carrera cabriolet was shown to him. The manufacturer had just completed its restoration, commissioned by the owner, a certain Mr. Gutsche, who had then decided to sell it. It was therefore on the advice of Rolf Sprenger, the head of client services at the factory (Kundenzentrum), that Jean-Claude Miloé bought the car.
At that time, it was necessary to comply with customs formalities, to import the car, and it had to be presented at the vehicle registration authorities for homologation. For this purpose, a certificate of conformity was sent to Jean-Claude Miloé on 4 November 1991 by the importer Sonauto. Once the car had been presented, the necessary approval was sent out on 6 February 1992. The car had covered 40 500 km at that time. It was initially registered 752 JTZ 75, and later in Monaco with the number 375 X without a change of owner. It has belonged to Jean-Claude Miloé for 26 years.
A letter from the Porsche factory dated 20 June 1991, addressed to the previous owner, confirms that the car was fully restored in the Zuffenhausen workshops. This involved stripping the car back to bare metal and using only original Porsche parts. It was repainted the original colour "Elfenbein" (ivory) and re-upholstered correctly in burgundy red leather. The proper materials were also used to re-do the hood. The engine, gearbox, running gear and brakes were also refurbished with the same level of care, and a rolling road test verified a power output of 105 bhp at 6 500 rpm. All the accessories and equipment were checked and replaced as necessary. The shell was zinc-coated and the underneath and the hollow bodies given a special protective layer. On completion of the project, the car was subjected to extensive tests over some 300 km to ensure it was running perfectly.
Since then, while in Miloé's ownership, there have only been three modifications made, all for safety reasons. The front drum brakes were replaced with Carrera Abarth-type finned brake drums that are wider and more effective when driving fast. The original drums will be given to the buyer. The 4 1/2-inch wheels were replaced with 5-inch versions, more suitable for the type of tyres available today. Finally, an oil pressure gauge was fitted discreetly and a valve added to the oil circuit on the engine, to prevent the oil from seeping into the cylinders through when the car is unused for a period of time. If the valve is closed, there is a cut-off to prevent the engine from being started.
Apart from routine maintenance, any major tasks (inspection, adjustments, mechanical or electrical repairs) were carried out at the Porsche factory, in three visits in July 1992, July 2005 and January 2006. Then, after a reorganisation at the Porsche Classic department, Jean-Claude Miloé turned to a workshop in Germany 35 km from Stuttgart run by a specialist with an excellent reputation in four-cam 356 engines, Karl Hloch. In June 2012 (at 52 075 km), Hloch refurbished the engine, which was having problems following the use of poor fuel, added during rallies in countries without proper supplies. The routine maintenance on the car is up-to-date (oil changes, brakes, tyres). In November 2017 the mileage was 60 839 km, some 20 339 kilometres of which have been during Jean-Claude Miloé's ownership. To lengthen the life of the engine, Miloé will gladly explain to the new owner a precaution suggested when starting the car from cold.

Coming with extensive documentation (German registration documents, a file covering the importation and registration in France, invoices, letters from the Porsche factory...), this car was the subject of a test-drive feature by José Rosinski in Classic & Sports Car (French edition) in December 2008. It also features in the book on the marque by Sylvain Reisser. Immaculately preserved by its meticulous owner, this car is ready to demonstrate the performance of an exceptional model with a sporting soul rooted in the marque's success in competition.


Photos © Rémi Dargegen


JEAN-CLAUDE MILOE OU L'ART DU PILOT'AGE

Jean-Claude et moi, nous nous sommes connus sur le circuit du Mans l'été 1992 en participant à la première manche du Trophée Venturi, un concept clef en main inventé par Stéphane Ratel, un colonel d'empire qui faisait ses premières armes dans l'organisation des courses automobiles.
Dans cette formule monotype inédite ferraillaient, au volant d'une automobile de 408 cv, en particulier la fine fleur de la jeunesse aristocratique européenne (pour la frime je nomme: Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), des pilotes professionnels pigistes (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…) et des gentlemen drivers, en tout 70 furieux dont je me borne à citer ceux avec lesquels j'ai formé un équipage aux 24 Heures du Mans 1994-95 ou 98, Jean-Luc Maury-Laribière, Bernard Chauvin, Eric Graham. Ce concept ProAm fut à l'origine du renouveau de la catégorie GT et de son second âge d'or.
Pour ma part, reprendre la compétition à plus de 50 ans avec un palmarès jauni par 10 ans d'interruption me faisait redouter une rouille mortifiante. Aussi, apercevant Jean-Claude Miloé lors de cette manche inaugurale, je repris espoir : " Au moins, il y en a un qui a plus de " bouteille " que moi ! "
Grand, mince, élégant, il avait de l'allure et je lui dis qu'il me faisait penser à Gary Cooper. Il ne résista pas à un tel compliment à l'origine d'une amitié que nous eûmes de multiples occasions d'entretenir.
Il me bluffait car son inexpérience de la course ajoutait du leste à ses 60 printemps !
Son imaginaire d'adolescent s'était nourri du bruit des moteurs qu'il entendait tourner sur le circuit de Montlhéry près duquel ses parents habitaient. De sorte que l'oreille affinée, il était capable durant ses études secondaires de reconnaitre sur chaque voiture qui passait sous les murs du Lycée Louis Le Grand. Naturellement, il dévorait les pages du numéro spécial de France Soir consacré aux 24 Heures du Mans.
Le permis en poche, il " gonfla " une Dauphine (pipe Autobleu), une R8 Major (pipe Ferry) et fit quelques épreuves avec une Dauphine 1093, les Coupes du Salon à Montlhéry, des courses de côtes comme Turkheim les Trois Epis, et le Rallye du Nord : un bagage bien léger pour entamer, plusieurs dizaines d'années plus tard, des courses en peloton avec des voitures si performantes et, de son propre aveu, " sans avoir jamais pris de leçon de pilotage ".
" Et qu'est-ce qui te motive Jean-Claude ?
- Je n'ai aucune prétention que par rapport à moi-même, me forcer, me dépasser. "
Durant les trois saisons du Trophée puis en GT, Jean-Claude tint son rang non sans quelques figures et frayeurs mais sans ajouter de chapitres à la Vie du Rail…, tout en se pliant avec un juvénile entrain aux rituels d'avant et d'après courses propres aux " Venturieux ".
Le soir des 6 heures de Zuhaï en Chine, alors qu'il avait confié sa Porsche au trio Wolleck - Jarrier - Lafitte qui gagnèrent la course, je le revois debout sur le plateau tournant rempli de victuailles de la table d'un restaurant sans perdre l'équilibre, haut fait qui stupéfia les enfants de Mao.
La même année il invita ses trois fils Jean-Louis, Jérôme et Jean-Philippe à le rejoindre en VHC sur différentes Porsche. Une fois aguerris, ces mousquetaires coururent en moderne et Jérôme fut même champion de France ProAm (avec James Ruffier) sur une GT3. Quant à Jean-Claude, il éleva son niveau de pilotage en terminant en milieu de classement un championnat GT.
Il fréquentait mes ventes aux enchères dans lesquelles il fit l'acquisition de deux chefs d'œuvre de l'entre deux guerres, une Bugatti 51 et une Delage 1500. Avec la 51 il participa au GP historique de Monaco 1997, au GP d'Angoulême et, avec la Delage 1500, " un rêve à conduire mais handicapée par un empattement trop long pour les circuits sinueux ", jusqu'en 2008 à six reprises à Monaco.
Dans ses choix de collectionneur, il était motivé davantage par l'histoire et la beauté des automobiles que par une perspective patrimoniale. La preuve, la première de la liste acquise en 1988, fut la Traction Citroën de la présente vente. L'année suivante il acheta une Porsche 959. Il appréciait particulièrement les modèles de cette marque à cause de leurs lignes intemporelles, de leurs tenues de route, de leurs freinages et naturellement des lauriers glanés au Mans. Peut être aussi en hommage à Ina son épouse et complice originaire du pays de Goethe.
La collection comprit jusqu'à 30 automobiles. Il y eut des choix cornéliens : par exemple il se sépara d'une Ferrari 275 et d'un châssis court compétition ex Mairesse, pour acheter des proto et décliner une série incomparable de Porsche, 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Ton marteau va jouer le rôle du drapeau à damiers qui marque la fin d'une histoire, mais sans regret. Il me suffit de contempler le tableau iconique de Geo Ham Le Pilote Bleu dont l'attitude et les traits symbolisent tous les sentiments éprouvés au volant d'un bolide pour que s'animent des souvenirs vivaces. Que de joie m'ont donné la collection et la course. L'une, la recherche et le goût toujours affiné de la automobile, l'autre, l'affrontement, un supplément de jeunesse et…des amitiés. "



JEAN-CLAUDE MILOE AND THE ART OF DRIVING

Jean-Claude and I met on the track at Le Mans in the summer of 1992, taking part in the first round of the Venturi Trophy, a turnkey concept founded by Stéphane Ratel, a colonel of the empire who was making his first moves into the organisation of motorsport .
Battling together in this unprecedented single marque formula, at the wheel of a 408 bhp automobile, were the aristorcratic European youth, (for the story, I name : Nino de Cecco, Rocky Agusta, Goerg Von Opel, Carl Edouard Von Bismark, Ferdinand de Lesseps…), freelance professional drivers (Jean-Pierre Jarrier, Olivier Grouillard, Michel Ferté…), and gentlemen drivers, a furious 70 in total. I limit myself here to naming my teammates in the 1994 - 95 and 98 Le Mans 24 Hours, Bernard Chauvin, Eric Graham. This new ProAm concept was behind the revival of the GT class, giving rise to its second golden age.
For me, to take up racing again at the age of over 50, with a record yellowed by a ten-year interruption, caused a dread of mortifying rust. Then, seeing Jean-Claude Miloé in this inaugural round, hope was restored: " At least there is someone with more " bottle " than me ! "
Tall, slim, elegant, he looked good, and I told him he reminded me of Gary Cooper. He didn't turn down this compliment, paid at the start of a friendship we had many opportunities to maintain.
I was impressed, he was sixty years young and here he was, with little experience in racing.
His adolescent imagination had been nurtured by the sound of engines he could hear on the circuit at Montlhéry, close to where his parents lived. His ear became so finely tuned that, while studying at high school, he was able to recognise every car that passed by the school, Louis Le Grand. Of course, he devoured every page of the special edition of France Soir dedicated to the Le Mans 24 Hours.
With a licence in his pocket, he " souped-up " a Dauphine (pipe Autobleu) and an R8 Major (pipe Ferry) and took part in a few events in a Dauphine 1093, les Coupes du Salon at Montlhéry, hillclimbs such as Turkheim les Trois Epis, and the Rallye du Nord. A gentle start to setting off, several decades later, in the leading pack of such powerful cars, and by his own admission, " without ever having had a single driving lesson ",
" And what motivates you Jean-Claude ?
- I have no pretention other than in relation to myself, to push myself on, to beat myself. "
During three seasons in the Trophy and then in GT, Jean-Claude held his own, not without a few scares, but without adding any chapters to la Vie du Rail..., and by entering into the rituals of the " Venturieux ", pre- and post-racing, with the spirit of a youngster.
In the evening of the Zuhaï 6 Hours in China, having handed over his Porsche to the trio Wolleck - Jarrier - Lafitte, who went on to win the race, I saw him, standing on the turntable laden with food, on a table in a restaurant, without losing his balance, a feat that amazed the children of Mao.
The same year he invited his three sons Jean-Louis, Jérôme and Jean-Philippe to join him in VHC in different Porsche. Once toughened up, these musketeers took up modern racing and Jérôme was even ProAm French champion (with James Ruffier) in a GT3. As for Jean-Claude, he made great progress, finishing halfway up the ranking in a GT Championship.
He came to my auctions and bought two interwar masterpieces, a Bugatti 51 and a Delage 1500. In the 51, he took part in the 1997 Monaco Historic GP and the Angoulême GP, and in the Delage 1500, " a dream to drive, but handicapped by a wheelbase too long for winding circuits " six times at Monaco until 2008.
In his choices as a collector, he was motivated more by a car's history and beauty than by its heritage perspective. Proof of this, the first acquisition on the list in 1988 was the Traction Citroën in the sale today. The following year he bought a Porsche 959. He was particularly keen on certain models in this marque for their timeless styling, their handling, their brakes and naturally the laurels collected at Le Mans. Perhaps also in homage to his wife Ina, an accomplice from Goethe's homeland.
The collection included up to 30 automobiles. There were some tough choices : for example he parted with a Ferrari 275 and an ex-Mairesse short chassis competition car, to buy prototypes and put together an incomparable series of Porsche: 356 Carrera, 904, 910, 908/3, 917 Spider, 962.
" Your gavel will play the part of a chequered flag marking the end of a story, but without regret. It will be enough to look at the iconic painting by Geo Ham Le Pilote Bleu which communicates everything about sitting behind the wheel of a race car, and will recall happy memories. What happiness this collection and motor racing has brought me. One, the research and an appreciation of beauty, the other, contests, a supplement of youth and...friendships. "

Hervé Poulain


Estimation 800 000 - 1 200 000 €

Sale’s details

Sale: 3279
Location: Salon Rétromobile - Hall 2.1 Parc des expositions Porte de Versailles 75015 Paris
Date: 09 feb. 2018 14:00
Auctioneer: Hervé Poulain

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