Sale Automobiles sur les Champs - 24 october 2021 /Lot 55 1958 Talbot T14 America Barquette

  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
  • 1958 Talbot T14 America Barquette
1958 Talbot T14 America Barquette
Carte grise française
Châssis n° 140 080B

- Emblématique barquette rappelant la grande histoire des 24 Heures
- Performante sur piste et utilisable sur route
- Reconstruction intéressante
- Un des rares exemplaires produits

Auréolé d'une victoire aux 24 Heures du Mans en 1950, Anthony Lago souhaite réitérer l'exploit et engage en 1956 deux élégantes barquettes équipées d'un moteur Maserati. Malgré les déboires financiers que connaît la marque de Suresnes placée en redressement judiciaire depuis 1951, son charismatique patron pense que l'aura d'un résultat au Mans permettra de renverser la courbe des ventes et sauver l'entreprise. Equipées d'un 6 cylindres, les Talbot-Maserati n°17 et 18 célèbrent ainsi le récent accord conclu avec Omar Orsi permettant à Talbot de produire sous licence un moteur Maserati deux litres destiné à équiper son futur nouveau modèle. Hélas pour Talbot, le Mans 56 sera un échec, le tandem Louis Rosier-Jean Behra doit abandonner à la 21e heure alors que l'autre voiture confiée à l'équipage Zehender - Lucas est hors course depuis le premier tiers de l'épreuve. La défaite est consommée, tout comme l'accord avec Maserati qui ne sera jamais honoré imposant à Anthony Lago de trouver un autre fournisseur de moteurs. Ce sera BMW avec son huit cylindres en V déjà vu sous le capot des BMW 507 qui équipera la nouvelle Talbot T14 America destinée au marché nord américain. Première voiture de la marque à avoir le volant à gauche, elle reprend le châssis déjà des Grand Sport motorisé par le V8 de 2 476 cm3 qui développe 125 ch DIN et promet une vitesse de pointe proche des 200km/h. Hélas ce nouveau modèle n'empêchera pas la déroute et malgré la reprise des actifs de Talbot-Lago par SIMCA en 1958, l'entreprise est mise en liquidation un an plus tard. C'est à ce stade de l'histoire qu'intervient Georges Grignard, ancien pilote Talbot qui se porte acquéreur d'un important stock de pièces parmi lesquelles figurait des châssis roulant type " America " et plus particulièrement le n°071 qui équipe la voiture que vous avez sous les yeux. C'est grâce à ces châssis et à la volonté des frères Dominique et Marc Dupont (Dominique a été longtemps président du Club Talbot), qu'une poignée d'exemplaires de ces barquettes Sport Talbot seront remontées à l'image de celle engagée au Mans 1956.
Ainsi, le dossier qui accompagne la voiture comporte une attestation de Dominique Dupont, en date du 19 mai 1999, rappelant son achat de ce stock auprès de Georges Grignard dans les années 1970 et précisant que la Talbot Type 14 EXP (n° de série 140.080 B) provenait de ce même stock. Cette même année, l'actuel propriétaire lui a racheté les pièces qui lui ont permis de remonter la voiture mentionnée. Il disposait du châssis, d'éléments mécaniques et des compteurs et s'est lancé dans la reconstitution d'une barquette inspirée de la Talbot Lago du Mans 1956, pilotée par Louis Rosier et Jean Behra et qui avait été carrossée chez Pichon-Parat, à Sens. La carrosserie unique de celle-ci, en aluminium, s'en inspire tout en ayant pris certaines libertés stylistiques. Elle a été réalisée dans un atelier situé en Bretagne. Le V8 BMW, assurant des reprises franches, a été refait chez un spécialiste. Il est accouplé à une boîte à quatre rapports. Pour ce grand chantier, le propriétaire a dû faire fabriquer diverses pièces, comme les tambours de frein.
Terminée en 2002, la voiture a peu roulé depuis et, en 2020, elle a fait l'objet d'une grande révision au cours de laquelle une réfection complète, de l'allumage, du système de freinage ainsi qu'une révision du circuit d'essence ont été entrepris.
Cette voiture originale permet d'approcher les sensations qui devaient être celles des pilotes des années 1950. Utilisable sur la route, elle symbolise le glorieux chant du cygne d'une des plus grandes marques françaises.



French title
Chassis n° 140 080B

- Emblematic car reminiscent of the 24 Hours of Le Mans
- Performant on track and usable on the road
- Interesting reconstruction
- One of very few examples produced

Winner at the Le Mans 24 Hours in 1950, Anthony Lago wanted to repeat the feat and in 1956 entered two elegant cars equipped with a Maserati engine. Despite the financial difficulties experienced by the brand, which has been in receivership since 1951, its charismatic boss believed that the aura of a result at Le Mans would reverse the sales curve and save the company. Equipped with a 6-cylinder engine, the Talbot-Maserati Nos. 17 and 18 celebrated the newly signed agreement with Omar Orsi allowing Talbot to license a two-litre Maserati engine to power its future new model. Unfortunately for Talbot, Le Mans 56 turned out to be a failure, the Louis Rosier-Jean Behra tandem had to give up at the 21st hour while the other car entrusted to the Zehender - Lucas crew had been out of the race since the first third of the contest. The defeat was complete, as the agreement with Maserati would never be honoured, requiring Anthony Lago to find another engine supplier. It was BMW with its eight V-shaped cylinders already seen under the hood of the BMW 507 that would equip the new Talbot T14 America for the North American market. The first car of the brand to have the steering wheel on the left, it took over the Grand Sport chassis already powered by the 2,476 cc V8 engine which develops 125 DIN hp and promises a top speed close to 200 km/h. Unfortunately, this new model did not prevent the collapse of the business and despite the takeover of Talbot-Lago's assets by SIMCA in 1958, the company went into liquidation a year later. It was at this point that Georges Grignard, a former Talbot driver, was able to acquire a large stock of parts, including "America" type chassis and more particularly the n°071 that equips the car we are presenting. It is thanks to these chassis and the will of the brothers Dominique and Marc Dupont, (Dominique had been president of the Talbot Club for a long time), that a handful of these Sport Talbots were rebuilt in the same way as those entered at Le Mans 1956.
The file contains a letter of confirmation by Dominique Dupont, dated 19 May 1999, recounting his purchase of this stock of parts from Georges Grignard in the 1970s and specifying that the Talbot Type 14 EXP (series no. 140.080 B) was part of this stock. The same year, the current owner bought parts from Dupont that allowed him to reassemble the car. Having the chassis, along with other mechanical elements and gauges, he set about reconstructing a barchetta inspired by the 1956 Le Mans Talbot Lago, driven by Louis Rosier and Jean Behra and which had been bodied at Pichon-Parat, in Sens. The unique body of our car, in aluminium, was inspired by this car, while also having some stylistic features of its own. It was constructed in a workshop in Brittany. The V8 BMW engine, capable of strong acceleration, was rebuilt by a specialist, and is mated to a four-speed box. For this large-scale project, the owner had to have certain parts specially made, such as the brake drums.
Completed in 2002, the car has been driven very little since and, in 2020, it benefitted from a major service. This included work to the fuel system and an overhaul of the ignition and brakes.
This original car offers the sensations experienced by drivers of the 1950s. Usable on the road, it honours the glorious swansong of one of the greatest French marques.




Estimation 80 000 - 110 000 €

Lot 55

1958 Talbot T14 America Barquette

Estimation 80,000 - 110,000 € [$]

1958 Talbot T14 America Barquette
Carte grise française
Châssis n° 140 080B

- Emblématique barquette rappelant la grande histoire des 24 Heures
- Performante sur piste et utilisable sur route
- Reconstruction intéressante
- Un des rares exemplaires produits

Auréolé d'une victoire aux 24 Heures du Mans en 1950, Anthony Lago souhaite réitérer l'exploit et engage en 1956 deux élégantes barquettes équipées d'un moteur Maserati. Malgré les déboires financiers que connaît la marque de Suresnes placée en redressement judiciaire depuis 1951, son charismatique patron pense que l'aura d'un résultat au Mans permettra de renverser la courbe des ventes et sauver l'entreprise. Equipées d'un 6 cylindres, les Talbot-Maserati n°17 et 18 célèbrent ainsi le récent accord conclu avec Omar Orsi permettant à Talbot de produire sous licence un moteur Maserati deux litres destiné à équiper son futur nouveau modèle. Hélas pour Talbot, le Mans 56 sera un échec, le tandem Louis Rosier-Jean Behra doit abandonner à la 21e heure alors que l'autre voiture confiée à l'équipage Zehender - Lucas est hors course depuis le premier tiers de l'épreuve. La défaite est consommée, tout comme l'accord avec Maserati qui ne sera jamais honoré imposant à Anthony Lago de trouver un autre fournisseur de moteurs. Ce sera BMW avec son huit cylindres en V déjà vu sous le capot des BMW 507 qui équipera la nouvelle Talbot T14 America destinée au marché nord américain. Première voiture de la marque à avoir le volant à gauche, elle reprend le châssis déjà des Grand Sport motorisé par le V8 de 2 476 cm3 qui développe 125 ch DIN et promet une vitesse de pointe proche des 200km/h. Hélas ce nouveau modèle n'empêchera pas la déroute et malgré la reprise des actifs de Talbot-Lago par SIMCA en 1958, l'entreprise est mise en liquidation un an plus tard. C'est à ce stade de l'histoire qu'intervient Georges Grignard, ancien pilote Talbot qui se porte acquéreur d'un important stock de pièces parmi lesquelles figurait des châssis roulant type " America " et plus particulièrement le n°071 qui équipe la voiture que vous avez sous les yeux. C'est grâce à ces châssis et à la volonté des frères Dominique et Marc Dupont (Dominique a été longtemps président du Club Talbot), qu'une poignée d'exemplaires de ces barquettes Sport Talbot seront remontées à l'image de celle engagée au Mans 1956.
Ainsi, le dossier qui accompagne la voiture comporte une attestation de Dominique Dupont, en date du 19 mai 1999, rappelant son achat de ce stock auprès de Georges Grignard dans les années 1970 et précisant que la Talbot Type 14 EXP (n° de série 140.080 B) provenait de ce même stock. Cette même année, l'actuel propriétaire lui a racheté les pièces qui lui ont permis de remonter la voiture mentionnée. Il disposait du châssis, d'éléments mécaniques et des compteurs et s'est lancé dans la reconstitution d'une barquette inspirée de la Talbot Lago du Mans 1956, pilotée par Louis Rosier et Jean Behra et qui avait été carrossée chez Pichon-Parat, à Sens. La carrosserie unique de celle-ci, en aluminium, s'en inspire tout en ayant pris certaines libertés stylistiques. Elle a été réalisée dans un atelier situé en Bretagne. Le V8 BMW, assurant des reprises franches, a été refait chez un spécialiste. Il est accouplé à une boîte à quatre rapports. Pour ce grand chantier, le propriétaire a dû faire fabriquer diverses pièces, comme les tambours de frein.
Terminée en 2002, la voiture a peu roulé depuis et, en 2020, elle a fait l'objet d'une grande révision au cours de laquelle une réfection complète, de l'allumage, du système de freinage ainsi qu'une révision du circuit d'essence ont été entrepris.
Cette voiture originale permet d'approcher les sensations qui devaient être celles des pilotes des années 1950. Utilisable sur la route, elle symbolise le glorieux chant du cygne d'une des plus grandes marques françaises.



French title
Chassis n° 140 080B

- Emblematic car reminiscent of the 24 Hours of Le Mans
- Performant on track and usable on the road
- Interesting reconstruction
- One of very few examples produced

Winner at the Le Mans 24 Hours in 1950, Anthony Lago wanted to repeat the feat and in 1956 entered two elegant cars equipped with a Maserati engine. Despite the financial difficulties experienced by the brand, which has been in receivership since 1951, its charismatic boss believed that the aura of a result at Le Mans would reverse the sales curve and save the company. Equipped with a 6-cylinder engine, the Talbot-Maserati Nos. 17 and 18 celebrated the newly signed agreement with Omar Orsi allowing Talbot to license a two-litre Maserati engine to power its future new model. Unfortunately for Talbot, Le Mans 56 turned out to be a failure, the Louis Rosier-Jean Behra tandem had to give up at the 21st hour while the other car entrusted to the Zehender - Lucas crew had been out of the race since the first third of the contest. The defeat was complete, as the agreement with Maserati would never be honoured, requiring Anthony Lago to find another engine supplier. It was BMW with its eight V-shaped cylinders already seen under the hood of the BMW 507 that would equip the new Talbot T14 America for the North American market. The first car of the brand to have the steering wheel on the left, it took over the Grand Sport chassis already powered by the 2,476 cc V8 engine which develops 125 DIN hp and promises a top speed close to 200 km/h. Unfortunately, this new model did not prevent the collapse of the business and despite the takeover of Talbot-Lago's assets by SIMCA in 1958, the company went into liquidation a year later. It was at this point that Georges Grignard, a former Talbot driver, was able to acquire a large stock of parts, including "America" type chassis and more particularly the n°071 that equips the car we are presenting. It is thanks to these chassis and the will of the brothers Dominique and Marc Dupont, (Dominique had been president of the Talbot Club for a long time), that a handful of these Sport Talbots were rebuilt in the same way as those entered at Le Mans 1956.
The file contains a letter of confirmation by Dominique Dupont, dated 19 May 1999, recounting his purchase of this stock of parts from Georges Grignard in the 1970s and specifying that the Talbot Type 14 EXP (series no. 140.080 B) was part of this stock. The same year, the current owner bought parts from Dupont that allowed him to reassemble the car. Having the chassis, along with other mechanical elements and gauges, he set about reconstructing a barchetta inspired by the 1956 Le Mans Talbot Lago, driven by Louis Rosier and Jean Behra and which had been bodied at Pichon-Parat, in Sens. The unique body of our car, in aluminium, was inspired by this car, while also having some stylistic features of its own. It was constructed in a workshop in Brittany. The V8 BMW engine, capable of strong acceleration, was rebuilt by a specialist, and is mated to a four-speed box. For this large-scale project, the owner had to have certain parts specially made, such as the brake drums.
Completed in 2002, the car has been driven very little since and, in 2020, it benefitted from a major service. This included work to the fuel system and an overhaul of the ignition and brakes.
This original car offers the sensations experienced by drivers of the 1950s. Usable on the road, it honours the glorious swansong of one of the greatest French marques.




Estimation 80 000 - 110 000 €

Sale’s details

Sale: 4164
Date: 24 oct. 2021 16:00
Auctioneer: Hervé Poulain

Contact

Anne-Claire Mandine
Phone +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

Kristina Vrzests
Phone +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

Conditions of Purchase

Automobiles sur les Champs