Sale Le Mans Classic 2016 by Artcurial Motorcars - 09 july 2016 /Lot 125 1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine

  • 1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine
  • 1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine
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  • 1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine
1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine
Carte grise française
Châssis n° 57547
Moteur n° 384

- État d'origine rare
- Historique suivi et clair
- Ex-famille Peugeot

Le châssis roulant Type 57 à moteur 384 est assemblé à l'usine en avril 1937 avec huit autres châssis Type 57 et un seul du nouveau modèle Type 57C. Sa carrosserie Ventoux, coach quatre places, est terminée à l'atelier le 22 avril 1937. Le véhicule est ainsi décrit dans le cahier : "Coach 57/384. 22.4.37. Vert Mousse cuir havane." Ce type de carrosserie Ventoux, la troisième sur ce châssis, montre un dessin de capot comportant trois rangées de cinq ouïes verticales. Elle ne sera produite qu'entre octobre 1936 et juin 1937 et totalisera moins de 30 exemplaires. Le Registre de vente mensuel indique au crayon : "57547-384 Paris. 23.4.37", surchargé à l'encre : "Créquy. 4.5.37". Créquy et Cornette dirigent la concession Bugatti de Lille, dont le garage se situe au 59 rue d'Artois. La bourgeoisie de la métropole, issue de l'industrie textile, est une bonne et fidèle cliente. La Bugatti châssis 57547 est immatriculée neuve à la date indiquée par le Registre de vente, soit le 4 mai 1937, sous le numéro 3361 MD 3. L'heureux premier propriétaire est Jean Barthelemy, domicilié au 74 boulevard de Paris, à Roubaix, aujourd'hui boulevard du Général de Gaulle. C'est la seule Bugatti qu'il possèdera jamais. Il se peut qu'il ait été apparenté à Marcel Barthelemy, également de Roubaix : assureur, c'est alors le seul autre amateur de Bugatti de ce nom dans ce département. Il a possédé entre 1924 et 1934 au moins sept Bugatti : 16-soupapes, Type 30, Type 38, Grand Sport 2,3 litres, 3 litres et deux 5 litres Type 46. Il est possible qu'il ait transmis sa passion à Jean Barthelemy, qui conserve sa Bugatti verte jusqu'en 1946. Le 1er octobre 1946, elle est immatriculée, toujours dans le Nord, au nom de Pierre Wandewynckele, domicilié 75 rue de Wervicq à Bousbeque. Cette adresse correspond à la commune où son père Ignace Wandewynckele (1898-1976) possède une usine de tissage et blanchisserie. Cet industriel fait partie de la bourgeoisie lilloise.
Le 18 décembre 1948, Pierre Wandewynckele fait enregistrer sa Bugatti à sa nouvelle adresse du 29 avenue de Verdun à Marcq-en-Barœul. La maison dispose d'un très grand garage convenant mieux au véhicule. Le 27 novembre 1950, la Bugatti quitte les brumes du Nord pour rejoindre la capitale, où elle est immatriculé sous le numéro 4300 N 75 au nom de Raymond Dupont, domicilié 17 rue Henri Barbusse, dans le 5e arrondissement de Paris. Cette résidence, aujourd'hui détruite, jouxte le collège Lavoisier. Notre homme est entrepreneur en peinture et vitrerie, et passionné de Bugatti : après avoir acheté le coach Ventoux, il devient propriétaire en décembre 1951 de la sublime Atalante Gangloff 57S, châssis 57532. En avril 1952, Raymond Dupont se défait de ses deux premières Bugatti par l'intermédiaire de René Hermanns, garagiste d'Asnières spécialiste de la marque, pour acquérir une sage berline Type 57 de 1939 qu'il utilisera jusqu'en 1958. La vente est matérialisée par une facture au nom de JJ Peugeot, datée du 22 mars 1952 : "Vente de la Bugatti 57 immatriculée 4300 N 75, par René Hermanns, Garage du Pur Sang, 8 rue de Malakoff à Asnières, pour la somme de 150.000 FF."
Le 7 avril 1952, le coach Ventoux 57547 quitte officiellement Paris pour la Franche-Comté, où il est enregistré au nom de Jean-Jacques Peugeot, en sa propriété du 11 rue Pasteur à Audincourt. La Bugatti reçoit l'immatriculation 537 AE 25. Jean-Jacques Peugeot (1899-1984) Né le 10 avril 1899 dans la commune de Valentigney, Jean-Jacques Peugeot se marie en 1925 avec Jacqueline Blech. Cet héritier d'une des branches Peugeot devient alors gérant de la Société Peugeot-Japy, qui usine des pièces pour l'industrie textile. En 1929, il achète une Bugatti Type 44 berline, puis roule en Peugeot 402. Pour son usage quotidien, il est tenu d'utiliser des Peugeot, 203, puis 403 et 404. Son petit-fils, Jean-François Bouzanquet, né en 1952, se souvient de la Bugatti dans laquelle il jouait enfant : "La voiture était noire cuir havane. Mon grand-père avait toujours rêvé d'une Bugatti 57. Il se la procura en région parisienne cette voiture qui se révéla une "pompe à ennuis" ; il roula peu avec. Elle était entretenue par Maurice Baroudel, propriétaire du Central Garage à Audincourt, qui démonta le moteur, le bloc ayant gelé. Il fut mal réparé, avec une plaque en aluminium, si bien qu'un bloc neuf fut commandé à Molsheim..." JF Bouzanquet possède toujours, en souvenir, le bloc fendu. La mort dans l'âme, le petit Jean-François voit partir la Bugatti un jour d'hiver 1961 : le coach noir est vendu le 21 février 1961 à un collectionneur de Montbéliard du nom de Jean Rauch, ingénieur "fluide" chez les Automobiles Peugeot. Au cours des années qui suivent, il participe à de nombreuses concentrations Bugatti, dont celles des E.B.A à Molsheim, tous les ans en septembre à partir des années 1980. Elle prend part également en 1981 aux festivités du centenaire de la naissance d'Ettore Bugatti. En 1995, JF Bouzanquet, maintenant adulte, se donne les moyens de racheter au collectionneur montbéliardais la Bugatti de son enfance. La voiture n'a pas changé, toujours dans sa livrée noire et son intérieur havane qui a été conservé. Le 15 juin 1995, elle est officiellement sa propriété. A son volant, JF Bouzanquet sillonne les routes de France et profite enfin du plaisir de conduire la Bugatti familiale. Il l'équipe de roues neuves, peintes en noir. Elle fonctionne alors parfaitement bien. L'entretien est réalisé au garage Novo, changer l'huile au fil des km étant la seule contrainte ! En janvier 2002, la Bugatti est cédée à deux amateurs lyonnais éclairés, Yves Anselin et Franck Levotre. Une petite révision mécanique (réglage du carburateur, changement des conduites, vidange...) est entreprise au garage Novo en septembre 2002. En Juillet 2004, le véhicule est cédé à Pierre-Marie Knoll, en banlieue parisienne. Ce passionné a commencé à collectionner les voitures et les motos il y a une trentaine d'années en débutant modestement avec des voitures populaires et, au fil des années, faisant monter en qualité sa collection pour atteindre son rêve ultime : une Bugatti. Nous l'avons découverte dans la grange de sa propriété aux côtés de la Delahaye 135 Cabriolet par Guilloré. Les deux autos n'ont pas roulé les trois dernières années, restant à l'abri et au sec dans la grange. Aussi, elles étaient toutes les deux recouvertes de poussière, offrant l'émotion si émouvante que seules les sorties de grange peuvent procurer ! Cette belle Bugatti ne sera donc qu'à redémarrer.

En 80 ans de bons et loyaux services, le coach Ventoux aura ainsi connu très peu de propriétaires et n'aura subi aucune altération de son origine. La peinture noire qui l'habille aujourd'hui était déjà celle de 1952.



French title
Chassis n° 57547
Engine n° 384

- Rare original condition
- Known, continuous history
- Ex-Peugeot family

The Type 57 rolling chassis with engine 384 was assembled at the factory in April 1937 along with eight other Type 57 chassis and one new Type 57C model. Its Ventoux four-seater coach body was completed in the workshop on 22 April 1937. The vehicle was described in the log as : "Coach 57/384. 22.4.37. Vert Mousse cuir havane."

This type of Ventoux coachwork, the third to be built on this chassis, featured a bonnet design with three rows of five vertical vents. A total of less than 30 examples were produced between October 1936 and June 1937. Recorded in pencil in the monthly sales register is : "57547-384 Paris. 23.4.37", and on top in ink "Créquy. 4.5.37". Créquy and Cornette ran the Bugatti dealership in Lille, with a garage at 59 rue d'Artois. The city's upper classes from the textile industry made a good, faithful clientèle. Chassis 57547 was registered new on the date indicated in the sales register, 4 May 1937, with registration number 3361 MD 3. The lucky first owner was Jean Barthelemy, who lived at 74 boulevard de Paris, in Roubaix, today known as boulevard du Général de Gaulle. It was the only Bugatti he ever owned. He may have been related to Marcel Barthelemy, also from Roubaix, who was an insurer, and the only other Bugatti enthusiast of this name in the departement. He had owned at least seven Bugatti between 1924 and 1934 : a 16-valve, Type 30, Type 38, Grand Sport 2,3 litres, 3 litres and two 5-litre Type 46s. It is quite possible that he passed on his passion to Jean Barthelemy, who kept his green Bugatti until 1946.

On 1 October 1946 it was registered, still in the North of France, in the name of Pierre Wandewynckele, 75 rue de Wervicq in Bousbeque. This address corresponds to the commune where his father Ignace Wandewynckele (1898-1976) owned a textile factory and laundry business. The industrialist was part of the Lille bourgeoisie.
On 18 December 1948, Pierre Wandewynckele had his Bugatti registered at the new address of 29 avenue de Verdun in Marcq-en-Barœul. The house had a spacious garage more suitable for the car.
On 27 November 1950, the Bugatti left the mists of the north to head to the capital, where it was registered 4300 N 75 in the name of Raymond Dupont, of 17 rue Henri Barbusse, in the 5th arrondissement of Paris. The new owner was an entrenpreneur dealing in paint and glazing who was passionate about Bugatti : in December 1951, after buying the Ventoux, he became the owner of a sublime Atalante Gangloff 57S, chassis 57532. In April 1952, Raymond Dupont disposed of his two first Bugatti through the intermediary René Hermanns, a marque specialist based in Asnières, so that he could buy a sensible Type 57 saloon that he used until 1958. The sale is recorded by an invoice in the name of JJ Peugeot, dated 22 March 1952, indicating a sale price of 150.000 French Francs.
On 7 April 1952, the Ventoux 57547 left Paris for the Franche-Comté area, where it was registered in the name of Jean-Jacques Peugeot, at his property 11 rue Pasteur in Audincourt. The Bugatti was given the registration number 537 AE 25.

Jean-Jacques Peugeot (1899-1984) Born on 10 April 1899 in the commune of Valentigney, Jean-Jacques Peugeot married Jacqueline Blech in 1925. The heir to one of the branches of Peugeot, he went on to manage Peugeot-Japy, a company fabricating parts for the textile industry. In 1929 he bought a Bugatti Type 44 saloon, then drives a Peugeot 402. For his daily use, he was required to use Peugeots and had a 203, and later a 403 and 404. His grand-son, Jean-François Bouzanquet, who was born in 1952, remembers the Bugatti in which he played as a child: " The car was black with tan leather interior. My grandfather had always dreamed of a Bugatti 57. He bought this car in the Paris region, and it proved to be a source of trouble. He drove it very little. It was maintained by Maurice Baroudel, the owner of the Central garage in Audincourt, who took out the engine as the block had frozen. It had been badly repaired with an aluminium strip, so a new block was ordered from Molsheim... ". JF Bouzanquet still owns the cracked block as a souvenir.

With a heavy heart, the little Jean-François watched the Bugatti leave one winter's day in 1961: the black saloon was sold on 21 February 1961 to a collector from Montbéliard by the name of Jean Rauch, an engineer at Automobiles Peugeot. In subsequent years he took part in numerous Bugatti meets, including those held by E.B.A. at Molsheim, every year in September from the 1980s. The car also took part in 1981 in celebrations to mark the centenary of the birth of Ettore Bugatti.

In 1995, JF Bouzanquet, now an adult, found himself with the means to buy back the Bugatti of his childhood from the collector from Montbéliard. The car had not changed and was still in its black livery with tan interior which had been conserved. The car officially became his on 15 June 1995. Sat behind the wheel, Mr Bouzanquet sped around the French roads finally being able to enjoy driving the family Bugatti. He had new wheels fitted, painted black. The car ran perfectly well and it was maintained by the Novo garage, with regular oil changes being the only requirement!

In January 2002, the Bugatti was sold to two enlightened enthusiasts from Lyon, Yves Anselin and Franck Levotre. A minor mechanical service (adjustment of the carburettor, hoses replaced, oil change) was carried out by the Novo garage in September 2002. In July 2004, the vehicle sold to Pierre-Marie Knoll, in the outskirts of Paris. This enthusiast started to collect cars and motorcycles some thirty years ago, beginning modestly with popular cars and over the years improving the quality of his collection in order to realise his ultimate dream : a Bugatti. We discovered the car in the barn of his property alongside a Delahaye 135 Cabriolet by Guilloré. The two cars have not been driven for the last three years, but remained protected and dry in the barn. Both cars were completely covered in dust, evoking an emotional thrill that only barnfinds can! This stunning Bugatti therefore only needs to be started up.

In 80 years of loyal service, this Ventoux coach had known only a small number of owners and has not been subjected to any alteration since new. The black paint on the car today is the original paint from 1952.



Estimation 250 000 - 350 000 €

Sold 524,480 €
* Results are displayed including buyer's fees and taxes. They are generated automatically and can be modified.

Lot 125

1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine

Sold 524,480 € [$]

1937 Bugatti Type 57 Ventoux coach usine
Carte grise française
Châssis n° 57547
Moteur n° 384

- État d'origine rare
- Historique suivi et clair
- Ex-famille Peugeot

Le châssis roulant Type 57 à moteur 384 est assemblé à l'usine en avril 1937 avec huit autres châssis Type 57 et un seul du nouveau modèle Type 57C. Sa carrosserie Ventoux, coach quatre places, est terminée à l'atelier le 22 avril 1937. Le véhicule est ainsi décrit dans le cahier : "Coach 57/384. 22.4.37. Vert Mousse cuir havane." Ce type de carrosserie Ventoux, la troisième sur ce châssis, montre un dessin de capot comportant trois rangées de cinq ouïes verticales. Elle ne sera produite qu'entre octobre 1936 et juin 1937 et totalisera moins de 30 exemplaires. Le Registre de vente mensuel indique au crayon : "57547-384 Paris. 23.4.37", surchargé à l'encre : "Créquy. 4.5.37". Créquy et Cornette dirigent la concession Bugatti de Lille, dont le garage se situe au 59 rue d'Artois. La bourgeoisie de la métropole, issue de l'industrie textile, est une bonne et fidèle cliente. La Bugatti châssis 57547 est immatriculée neuve à la date indiquée par le Registre de vente, soit le 4 mai 1937, sous le numéro 3361 MD 3. L'heureux premier propriétaire est Jean Barthelemy, domicilié au 74 boulevard de Paris, à Roubaix, aujourd'hui boulevard du Général de Gaulle. C'est la seule Bugatti qu'il possèdera jamais. Il se peut qu'il ait été apparenté à Marcel Barthelemy, également de Roubaix : assureur, c'est alors le seul autre amateur de Bugatti de ce nom dans ce département. Il a possédé entre 1924 et 1934 au moins sept Bugatti : 16-soupapes, Type 30, Type 38, Grand Sport 2,3 litres, 3 litres et deux 5 litres Type 46. Il est possible qu'il ait transmis sa passion à Jean Barthelemy, qui conserve sa Bugatti verte jusqu'en 1946. Le 1er octobre 1946, elle est immatriculée, toujours dans le Nord, au nom de Pierre Wandewynckele, domicilié 75 rue de Wervicq à Bousbeque. Cette adresse correspond à la commune où son père Ignace Wandewynckele (1898-1976) possède une usine de tissage et blanchisserie. Cet industriel fait partie de la bourgeoisie lilloise.
Le 18 décembre 1948, Pierre Wandewynckele fait enregistrer sa Bugatti à sa nouvelle adresse du 29 avenue de Verdun à Marcq-en-Barœul. La maison dispose d'un très grand garage convenant mieux au véhicule. Le 27 novembre 1950, la Bugatti quitte les brumes du Nord pour rejoindre la capitale, où elle est immatriculé sous le numéro 4300 N 75 au nom de Raymond Dupont, domicilié 17 rue Henri Barbusse, dans le 5e arrondissement de Paris. Cette résidence, aujourd'hui détruite, jouxte le collège Lavoisier. Notre homme est entrepreneur en peinture et vitrerie, et passionné de Bugatti : après avoir acheté le coach Ventoux, il devient propriétaire en décembre 1951 de la sublime Atalante Gangloff 57S, châssis 57532. En avril 1952, Raymond Dupont se défait de ses deux premières Bugatti par l'intermédiaire de René Hermanns, garagiste d'Asnières spécialiste de la marque, pour acquérir une sage berline Type 57 de 1939 qu'il utilisera jusqu'en 1958. La vente est matérialisée par une facture au nom de JJ Peugeot, datée du 22 mars 1952 : "Vente de la Bugatti 57 immatriculée 4300 N 75, par René Hermanns, Garage du Pur Sang, 8 rue de Malakoff à Asnières, pour la somme de 150.000 FF."
Le 7 avril 1952, le coach Ventoux 57547 quitte officiellement Paris pour la Franche-Comté, où il est enregistré au nom de Jean-Jacques Peugeot, en sa propriété du 11 rue Pasteur à Audincourt. La Bugatti reçoit l'immatriculation 537 AE 25. Jean-Jacques Peugeot (1899-1984) Né le 10 avril 1899 dans la commune de Valentigney, Jean-Jacques Peugeot se marie en 1925 avec Jacqueline Blech. Cet héritier d'une des branches Peugeot devient alors gérant de la Société Peugeot-Japy, qui usine des pièces pour l'industrie textile. En 1929, il achète une Bugatti Type 44 berline, puis roule en Peugeot 402. Pour son usage quotidien, il est tenu d'utiliser des Peugeot, 203, puis 403 et 404. Son petit-fils, Jean-François Bouzanquet, né en 1952, se souvient de la Bugatti dans laquelle il jouait enfant : "La voiture était noire cuir havane. Mon grand-père avait toujours rêvé d'une Bugatti 57. Il se la procura en région parisienne cette voiture qui se révéla une "pompe à ennuis" ; il roula peu avec. Elle était entretenue par Maurice Baroudel, propriétaire du Central Garage à Audincourt, qui démonta le moteur, le bloc ayant gelé. Il fut mal réparé, avec une plaque en aluminium, si bien qu'un bloc neuf fut commandé à Molsheim..." JF Bouzanquet possède toujours, en souvenir, le bloc fendu. La mort dans l'âme, le petit Jean-François voit partir la Bugatti un jour d'hiver 1961 : le coach noir est vendu le 21 février 1961 à un collectionneur de Montbéliard du nom de Jean Rauch, ingénieur "fluide" chez les Automobiles Peugeot. Au cours des années qui suivent, il participe à de nombreuses concentrations Bugatti, dont celles des E.B.A à Molsheim, tous les ans en septembre à partir des années 1980. Elle prend part également en 1981 aux festivités du centenaire de la naissance d'Ettore Bugatti. En 1995, JF Bouzanquet, maintenant adulte, se donne les moyens de racheter au collectionneur montbéliardais la Bugatti de son enfance. La voiture n'a pas changé, toujours dans sa livrée noire et son intérieur havane qui a été conservé. Le 15 juin 1995, elle est officiellement sa propriété. A son volant, JF Bouzanquet sillonne les routes de France et profite enfin du plaisir de conduire la Bugatti familiale. Il l'équipe de roues neuves, peintes en noir. Elle fonctionne alors parfaitement bien. L'entretien est réalisé au garage Novo, changer l'huile au fil des km étant la seule contrainte ! En janvier 2002, la Bugatti est cédée à deux amateurs lyonnais éclairés, Yves Anselin et Franck Levotre. Une petite révision mécanique (réglage du carburateur, changement des conduites, vidange...) est entreprise au garage Novo en septembre 2002. En Juillet 2004, le véhicule est cédé à Pierre-Marie Knoll, en banlieue parisienne. Ce passionné a commencé à collectionner les voitures et les motos il y a une trentaine d'années en débutant modestement avec des voitures populaires et, au fil des années, faisant monter en qualité sa collection pour atteindre son rêve ultime : une Bugatti. Nous l'avons découverte dans la grange de sa propriété aux côtés de la Delahaye 135 Cabriolet par Guilloré. Les deux autos n'ont pas roulé les trois dernières années, restant à l'abri et au sec dans la grange. Aussi, elles étaient toutes les deux recouvertes de poussière, offrant l'émotion si émouvante que seules les sorties de grange peuvent procurer ! Cette belle Bugatti ne sera donc qu'à redémarrer.

En 80 ans de bons et loyaux services, le coach Ventoux aura ainsi connu très peu de propriétaires et n'aura subi aucune altération de son origine. La peinture noire qui l'habille aujourd'hui était déjà celle de 1952.



French title
Chassis n° 57547
Engine n° 384

- Rare original condition
- Known, continuous history
- Ex-Peugeot family

The Type 57 rolling chassis with engine 384 was assembled at the factory in April 1937 along with eight other Type 57 chassis and one new Type 57C model. Its Ventoux four-seater coach body was completed in the workshop on 22 April 1937. The vehicle was described in the log as : "Coach 57/384. 22.4.37. Vert Mousse cuir havane."

This type of Ventoux coachwork, the third to be built on this chassis, featured a bonnet design with three rows of five vertical vents. A total of less than 30 examples were produced between October 1936 and June 1937. Recorded in pencil in the monthly sales register is : "57547-384 Paris. 23.4.37", and on top in ink "Créquy. 4.5.37". Créquy and Cornette ran the Bugatti dealership in Lille, with a garage at 59 rue d'Artois. The city's upper classes from the textile industry made a good, faithful clientèle. Chassis 57547 was registered new on the date indicated in the sales register, 4 May 1937, with registration number 3361 MD 3. The lucky first owner was Jean Barthelemy, who lived at 74 boulevard de Paris, in Roubaix, today known as boulevard du Général de Gaulle. It was the only Bugatti he ever owned. He may have been related to Marcel Barthelemy, also from Roubaix, who was an insurer, and the only other Bugatti enthusiast of this name in the departement. He had owned at least seven Bugatti between 1924 and 1934 : a 16-valve, Type 30, Type 38, Grand Sport 2,3 litres, 3 litres and two 5-litre Type 46s. It is quite possible that he passed on his passion to Jean Barthelemy, who kept his green Bugatti until 1946.

On 1 October 1946 it was registered, still in the North of France, in the name of Pierre Wandewynckele, 75 rue de Wervicq in Bousbeque. This address corresponds to the commune where his father Ignace Wandewynckele (1898-1976) owned a textile factory and laundry business. The industrialist was part of the Lille bourgeoisie.
On 18 December 1948, Pierre Wandewynckele had his Bugatti registered at the new address of 29 avenue de Verdun in Marcq-en-Barœul. The house had a spacious garage more suitable for the car.
On 27 November 1950, the Bugatti left the mists of the north to head to the capital, where it was registered 4300 N 75 in the name of Raymond Dupont, of 17 rue Henri Barbusse, in the 5th arrondissement of Paris. The new owner was an entrenpreneur dealing in paint and glazing who was passionate about Bugatti : in December 1951, after buying the Ventoux, he became the owner of a sublime Atalante Gangloff 57S, chassis 57532. In April 1952, Raymond Dupont disposed of his two first Bugatti through the intermediary René Hermanns, a marque specialist based in Asnières, so that he could buy a sensible Type 57 saloon that he used until 1958. The sale is recorded by an invoice in the name of JJ Peugeot, dated 22 March 1952, indicating a sale price of 150.000 French Francs.
On 7 April 1952, the Ventoux 57547 left Paris for the Franche-Comté area, where it was registered in the name of Jean-Jacques Peugeot, at his property 11 rue Pasteur in Audincourt. The Bugatti was given the registration number 537 AE 25.

Jean-Jacques Peugeot (1899-1984) Born on 10 April 1899 in the commune of Valentigney, Jean-Jacques Peugeot married Jacqueline Blech in 1925. The heir to one of the branches of Peugeot, he went on to manage Peugeot-Japy, a company fabricating parts for the textile industry. In 1929 he bought a Bugatti Type 44 saloon, then drives a Peugeot 402. For his daily use, he was required to use Peugeots and had a 203, and later a 403 and 404. His grand-son, Jean-François Bouzanquet, who was born in 1952, remembers the Bugatti in which he played as a child: " The car was black with tan leather interior. My grandfather had always dreamed of a Bugatti 57. He bought this car in the Paris region, and it proved to be a source of trouble. He drove it very little. It was maintained by Maurice Baroudel, the owner of the Central garage in Audincourt, who took out the engine as the block had frozen. It had been badly repaired with an aluminium strip, so a new block was ordered from Molsheim... ". JF Bouzanquet still owns the cracked block as a souvenir.

With a heavy heart, the little Jean-François watched the Bugatti leave one winter's day in 1961: the black saloon was sold on 21 February 1961 to a collector from Montbéliard by the name of Jean Rauch, an engineer at Automobiles Peugeot. In subsequent years he took part in numerous Bugatti meets, including those held by E.B.A. at Molsheim, every year in September from the 1980s. The car also took part in 1981 in celebrations to mark the centenary of the birth of Ettore Bugatti.

In 1995, JF Bouzanquet, now an adult, found himself with the means to buy back the Bugatti of his childhood from the collector from Montbéliard. The car had not changed and was still in its black livery with tan interior which had been conserved. The car officially became his on 15 June 1995. Sat behind the wheel, Mr Bouzanquet sped around the French roads finally being able to enjoy driving the family Bugatti. He had new wheels fitted, painted black. The car ran perfectly well and it was maintained by the Novo garage, with regular oil changes being the only requirement!

In January 2002, the Bugatti was sold to two enlightened enthusiasts from Lyon, Yves Anselin and Franck Levotre. A minor mechanical service (adjustment of the carburettor, hoses replaced, oil change) was carried out by the Novo garage in September 2002. In July 2004, the vehicle sold to Pierre-Marie Knoll, in the outskirts of Paris. This enthusiast started to collect cars and motorcycles some thirty years ago, beginning modestly with popular cars and over the years improving the quality of his collection in order to realise his ultimate dream : a Bugatti. We discovered the car in the barn of his property alongside a Delahaye 135 Cabriolet by Guilloré. The two cars have not been driven for the last three years, but remained protected and dry in the barn. Both cars were completely covered in dust, evoking an emotional thrill that only barnfinds can! This stunning Bugatti therefore only needs to be started up.

In 80 years of loyal service, this Ventoux coach had known only a small number of owners and has not been subjected to any alteration since new. The black paint on the car today is the original paint from 1952.



Estimation 250 000 - 350 000 €

Sold 524,480 €
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Sale’s details

Sale: 2929
Date: 09 jul. 2016 14:00
Auctioneer: Hervé Poulain

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Anne-Claire Mandine
Phone
acmandine@artcurial.com

Purchase Orders & Auctions by Phone

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Phone +33 1 42 99 20 51
Fax +33 1 42 99 20 60
bids@artcurial.com

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Le Mans Classic 2016 by Artcurial Motorcars