Sale Rétromobile 2022 - 19 march 2022 /Lot 148 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"

  • ¤ 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
  • ¤ 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
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  • ¤ 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
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  • ¤ 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
  • ¤ 1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
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1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
Titre de circulation américain
En importation temporaire
Châssis n° 57104

- Modèle mythique, à jamais disparu
- Travail d'un niveau exceptionnel
- Authentique base Bugatti 57
- Certainement la plus belle réplique au Monde

Au Salon de Paris qui ouvre ses portes le 4 octobre 1935, Bugatti dévoile une des voitures les plus spectaculaires de son époque, voire de tous les temps. Dessinée par Jean Bugatti et dénommée "Type 57 Coupé Spécial", elle présente une forme futuriste inspirée de la vogue Art Déco, dont le long capot se termine sur un habitacle ramassé dont le profilage s'inspire d'un cockpit d'avion. Cette machine énigmatique est basée sur un châssis Type 57, modèle lancé deux ans auparavant et qui donnera naissance aux Bugatti de tourisme les plus abouties, tout en brillant également en compétition avec une victoire aux 24 Heures du Mans. Mais en 1935 nous n'en sommes pas encore là et le Coupé Spécial fait sensation au Salon, si bien qu'il gagne le surnom Aérolithe, synonyme désuet de météorite. Il s'agit d'un prototype non fonctionnel, dépourvu notamment d'indicateurs de direction et d'essuie-glaces, les sorties d'échappements étant simplement fixées sous la carrosserie. La peinture est d'une élégante teinte vert métallisé, ce qui a entraîné le surnom "Crème de menthe" au sein de l'usine. Et surtout sa carrosserie est fabriquée en Elektron, un matériau léger mais très inflammable et difficile à travailler, composé d'un alliage d'aluminium et de magnésium ; comme il ne permet pas les soudures traditionnelles, il impose de passer par le rivetage. L'assemblage des deux demi-coques de la voiture entraîne la présence d'une arête centrale qui, comme une épine dorsale, court le long de la carrosserie : cette fonction technique se transforme alors en un trait de style extrêmement marquant, d'autant qu'il est répété sur toute la longueur des ailes.

Cet étonnant coupé est ensuite exposé au Salon de Londres et, plusieurs mois plus tard, il est achevé à l'usine et peut prendre la route en toute sécurité, avec les équipements nécessaires. Au cours d'essais effectués en 1936 par Robert Benoist, l'Aérolithe est chronométrée à près de 195 km/h. La voiture se rend à nouveau en Angleterre et fait l'objet d'un essai dans les rues de Londres.
Parallèlement, Bugatti lance une version surbaissée de la Type 57, la 57 S (SC avec compresseur), qui reçoit des carrosseries plus basses que la 57 standard, en aluminium, avec une calandre plus arrondie, en coupe-vent. La version la plus sportive est indiscutablement l'Atlantic, pour laquelle Jean Bugatti s'est de toute évidence inspiré de l'Aérolithe. Par son style et sa grande rareté, l'Atlantic est devenue une voiture de légende dont les trois survivantes font aujourd'hui partie de collections importantes. A l'époque, ces machines plus modernes ont rendu l'Aérolithe obsolète et, en 1939, à la veille de la deuxième Guerre Mondiale, le mystérieux coupé a disparu. Selon certaines rumeurs, il aurait été enterré pour échapper aux réquisitions allemandes, selon d'autres il aurait été cannibalisé pour pièces, Bugatti n'étant pas dans une situation financière très florissante.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais en 2008, Christopher Ohrstrom, président du World Monuments Fund et David Grainger, spécialiste de la restauration, se sont mis en tête de fabriquer une réplique du coupé disparu, aussi fidèle que possible à l'original. Ils ont commencé par chercher un châssis qui se rapproche de celui (n°57103) qui aurait été celui de l'Aérolithe et ont trouvé le n°57104, un des plus anciens dans la série, doté de son moteur, de sa transmission et d'une partie de ses trains roulants. Pour la carrosserie, ils ont analysé à l'ordinateur toutes les photos dont ils disposaient pour reconstituer les dimensions les plus exactes possibles de la voiture, avec tous ses détails de fabrication, y compris la position des rivets sur l'arête centrale et le dessin des pneus à flancs blancs. A l'aide de gabarits, la carrosserie a été ensuite formée en Elektron, processus particulièrement difficile avec ce matériau délicat. L'intérieur a été recréé, avec sa planche de bord en bois et ses sièges tubulaires habillés de cuir.

Impressionnant de fidélité, le résultat a fait l'objet des qualificatifs les plus flatteurs lors de sa présentation dans la presse spécialisée et a remporté en 2013 le prix de l'International Historical Car of the Year du magazine Octane. Ce nouveau coupé Aérolithe a fait partie d'importantes expositions sur le style dans plusieurs musées américains (à Atlanta, Raleigh, Indianapolis, Portland) et a été présenté au rassemblement de The Quail, à Carmel, en Californie. Au Concours d'Elégance d'Amelia Island, il a reçu le "North Trophy for Best Coachwork", et à celui de Cobble Beach, les "Best in Show & Peoples' Choice Awards" lui ont été décernés. Jay Leno, le célèbre présentateur américain, collectionneur et passionné d'automobiles, a même réalisé une émission complète sur cette œuvre d'art, avec essai roulant.

Réalisation hors du commun, cette Aérolithe témoigne d'un savoir-faire exceptionnel en matière de reconstitution de carrosserie, dans un remarquable esprit de recherche de fidélité. Elle permet d'admirer grandeur nature et en mouvement une des voitures les plus mythiques de l'histoire, à jamais disparue.
Il s'agit ici certainement du plus beau travail de l'histoire pour ressusciter une œuvre d'art, une automobile devenue une légende, un mystère. La qualité d'exécution, le travail réalisé sont exceptionnels, époustouflant de beauté dans les moindres détails.

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Lot en provenance hors UE : Aux commissions et taxes indiquées dans les conditions générales de vente, il convient d'ajouter des frais liés à l'importation (5,5 % du prix d'adjudication pour les automobiles de collection, 20 % pour les automobiles d'occasion / modernes).
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US title
Temporary importation in the EU
Chassis n° 57104

- Mythical model, vanished forever
- Work of an exceptional standard
- Genuine Bugatti 57 base
- Probably the most beautiful replica in the world

When the Paris Motor Show opened its doors on 4 October 1935, Bugatti unveiled one of the most spectacular cars of its day, if not of all time. Designed by Jean Bugatti and called the "Type 57 Coupé Spécial", it had a futuristic, Art Deco-inspired form, its long bonnet giving way to a compact cabin, the shape inspired by the cockpit of an aeroplane. This enigmatic machine was built on a Type 57 chassis, the model launched two years earlier which would give rise to the most successful Bugatti touring cars and would also excel in competition winning at Le Mans in the 24 Hour race. However, Bugatti was not yet racing the type 57's in 1935 when the Coupé Spécial created a stir at the Motor Show. So much so, in fact that it earned the name Aérolithe, an out-dated synonym for meteorite. This was a non-road worthy prototype, with no indicators or windscreen wipers and fixed windows. The exhaust pipes were fixed on simply under the bodywork. The car was painted an elegant metallic green, given the nickname "Crème de menthe" by the factory. Importantly, the coachwork was made from Elektron, a lightweight and highly flammable material that was difficult to work with, composed of an aluminium and magnesium alloy. With standard welding not feasible, the panels had to be riveted. Assembling the two half-shells required the presence of a central ridge which ran like a backbone down the length of the car. This technical necessity became a striking stylistic feature that was repeated all the way down the wings.

This astounding coupé which became one of the most influential prototypes of all time, changing automobile design forever, was subsequently displayed at the London Motor Show. Then, several months later, it was finished off with all necessary parts at the factory so that it could be safely taken out on the road. During tests carried out by Robert Benoist in 1936 the Aérolithe was timed at nearly 195 km/h. The car then returned to England for a test drive through the streets of London.
At the same time, Bugatti launched a version of the Type 57, known as the 57S (SC with compressor) with a lower body than the standard 57 in aluminium, with a more rounded grille and wind-shields. The most sporting version of this model was undoubtedly the Atlantic, its Jean Bugatti styling clearly inspired by the Aérolithe. The Atlantic has become a legendary car, for its style and rarity, and the three surviving examples are all part of important collections today. Back in the 1930s, these more modern machines made the Aérolithe obsolete and in 1939, on the cusp of the Second World War, the mysterious coupé disappeared. Some believe it may have been buried to avoid being requisitioned by the Germans, and others suggest it was dismantled for parts, at a time when Bugatti not in a particularly prosperous state.

The story could have ended there. But in 2008, Christopher Ohrstrom, President of the World Monuments Fund and David Grainger, restoration specialist, set out to make a replica of the vanishing coupé. The aim was to make it as faithful to the original as possible. They started by looking for a chassis that was close to that of the Aérolithe, believed to be n°57103, and discovered n°57104, one of the earliest in the series, complete with its engine, transmission and part of the running gear. For the coachwork, they studied all available photos on the computer in order to establish, as accurately as they could, exact dimensions of the car and details of how it was built, down to the position of the rivets on the central ridge and the design of the whitewall tyres. Using templates, the bodywork was formed out of Elektron, a particularly difficult procedure given the delicate nature of this material. The interior was recreated with its wooden dashboard and tubular seats covered in leather.

Impressively faithful, the results attracted acclaim of the highest order when the car appeared in the specialised press. It was awarded the International Historical Car of the Year by the magazine Octane. The Aérolithe coupé recreation has taken part in major design exhibitions in American museums (Atlanta, Raleigh, Indianapolis and Portland) and has been exhibited at Quail Lodge, in Carmel, California. At the Amelia Island Concours d'Elégance, the car was awarded the "North Trophy for Best Coachwork" and "Best in Show & Peoples' Choice Awards" at Cobble Beach. Jay Leno, the famous American presenter, collector and automobile enthusiast, even produced a programme dedicated to this work of art, which included a test drive of the car.

An extraordinary creation, this Aérolithe bears witness to the exceptional skill in producing the bodywork and the remarkable journey undertaken to create a faithful reconstruction. It allows us to admire, in a life-size and moving form, one of the most legendary automobiles in history, that has disappeared forever.

This must be one of the very best attempts in history to bring a work of art back to life, to resuscitate a mysterious automobile that is now a legend. The quality of restoration and the work carried out is exceptional and breathtakingly beautiful in every detail.

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Lots from outside the EU: In addition to the commissions and taxes indicated above, an additional import VAT will be charged (5,5% of the hammer price for vintage/classic cars, 20% newer/modern motorcars).
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Photos © Bernard Canonne

Estimation 1 500 000 - 3 000 000 €

Lot 148

1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"

Estimation 1,500,000 - 3,000,000 € [$]

¤ Temporary import

1935 Bugatti Type 57, carrosserie réplique "Aérolithe"
Titre de circulation américain
En importation temporaire
Châssis n° 57104

- Modèle mythique, à jamais disparu
- Travail d'un niveau exceptionnel
- Authentique base Bugatti 57
- Certainement la plus belle réplique au Monde

Au Salon de Paris qui ouvre ses portes le 4 octobre 1935, Bugatti dévoile une des voitures les plus spectaculaires de son époque, voire de tous les temps. Dessinée par Jean Bugatti et dénommée "Type 57 Coupé Spécial", elle présente une forme futuriste inspirée de la vogue Art Déco, dont le long capot se termine sur un habitacle ramassé dont le profilage s'inspire d'un cockpit d'avion. Cette machine énigmatique est basée sur un châssis Type 57, modèle lancé deux ans auparavant et qui donnera naissance aux Bugatti de tourisme les plus abouties, tout en brillant également en compétition avec une victoire aux 24 Heures du Mans. Mais en 1935 nous n'en sommes pas encore là et le Coupé Spécial fait sensation au Salon, si bien qu'il gagne le surnom Aérolithe, synonyme désuet de météorite. Il s'agit d'un prototype non fonctionnel, dépourvu notamment d'indicateurs de direction et d'essuie-glaces, les sorties d'échappements étant simplement fixées sous la carrosserie. La peinture est d'une élégante teinte vert métallisé, ce qui a entraîné le surnom "Crème de menthe" au sein de l'usine. Et surtout sa carrosserie est fabriquée en Elektron, un matériau léger mais très inflammable et difficile à travailler, composé d'un alliage d'aluminium et de magnésium ; comme il ne permet pas les soudures traditionnelles, il impose de passer par le rivetage. L'assemblage des deux demi-coques de la voiture entraîne la présence d'une arête centrale qui, comme une épine dorsale, court le long de la carrosserie : cette fonction technique se transforme alors en un trait de style extrêmement marquant, d'autant qu'il est répété sur toute la longueur des ailes.

Cet étonnant coupé est ensuite exposé au Salon de Londres et, plusieurs mois plus tard, il est achevé à l'usine et peut prendre la route en toute sécurité, avec les équipements nécessaires. Au cours d'essais effectués en 1936 par Robert Benoist, l'Aérolithe est chronométrée à près de 195 km/h. La voiture se rend à nouveau en Angleterre et fait l'objet d'un essai dans les rues de Londres.
Parallèlement, Bugatti lance une version surbaissée de la Type 57, la 57 S (SC avec compresseur), qui reçoit des carrosseries plus basses que la 57 standard, en aluminium, avec une calandre plus arrondie, en coupe-vent. La version la plus sportive est indiscutablement l'Atlantic, pour laquelle Jean Bugatti s'est de toute évidence inspiré de l'Aérolithe. Par son style et sa grande rareté, l'Atlantic est devenue une voiture de légende dont les trois survivantes font aujourd'hui partie de collections importantes. A l'époque, ces machines plus modernes ont rendu l'Aérolithe obsolète et, en 1939, à la veille de la deuxième Guerre Mondiale, le mystérieux coupé a disparu. Selon certaines rumeurs, il aurait été enterré pour échapper aux réquisitions allemandes, selon d'autres il aurait été cannibalisé pour pièces, Bugatti n'étant pas dans une situation financière très florissante.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais en 2008, Christopher Ohrstrom, président du World Monuments Fund et David Grainger, spécialiste de la restauration, se sont mis en tête de fabriquer une réplique du coupé disparu, aussi fidèle que possible à l'original. Ils ont commencé par chercher un châssis qui se rapproche de celui (n°57103) qui aurait été celui de l'Aérolithe et ont trouvé le n°57104, un des plus anciens dans la série, doté de son moteur, de sa transmission et d'une partie de ses trains roulants. Pour la carrosserie, ils ont analysé à l'ordinateur toutes les photos dont ils disposaient pour reconstituer les dimensions les plus exactes possibles de la voiture, avec tous ses détails de fabrication, y compris la position des rivets sur l'arête centrale et le dessin des pneus à flancs blancs. A l'aide de gabarits, la carrosserie a été ensuite formée en Elektron, processus particulièrement difficile avec ce matériau délicat. L'intérieur a été recréé, avec sa planche de bord en bois et ses sièges tubulaires habillés de cuir.

Impressionnant de fidélité, le résultat a fait l'objet des qualificatifs les plus flatteurs lors de sa présentation dans la presse spécialisée et a remporté en 2013 le prix de l'International Historical Car of the Year du magazine Octane. Ce nouveau coupé Aérolithe a fait partie d'importantes expositions sur le style dans plusieurs musées américains (à Atlanta, Raleigh, Indianapolis, Portland) et a été présenté au rassemblement de The Quail, à Carmel, en Californie. Au Concours d'Elégance d'Amelia Island, il a reçu le "North Trophy for Best Coachwork", et à celui de Cobble Beach, les "Best in Show & Peoples' Choice Awards" lui ont été décernés. Jay Leno, le célèbre présentateur américain, collectionneur et passionné d'automobiles, a même réalisé une émission complète sur cette œuvre d'art, avec essai roulant.

Réalisation hors du commun, cette Aérolithe témoigne d'un savoir-faire exceptionnel en matière de reconstitution de carrosserie, dans un remarquable esprit de recherche de fidélité. Elle permet d'admirer grandeur nature et en mouvement une des voitures les plus mythiques de l'histoire, à jamais disparue.
Il s'agit ici certainement du plus beau travail de l'histoire pour ressusciter une œuvre d'art, une automobile devenue une légende, un mystère. La qualité d'exécution, le travail réalisé sont exceptionnels, époustouflant de beauté dans les moindres détails.

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Lot en provenance hors UE : Aux commissions et taxes indiquées dans les conditions générales de vente, il convient d'ajouter des frais liés à l'importation (5,5 % du prix d'adjudication pour les automobiles de collection, 20 % pour les automobiles d'occasion / modernes).
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US title
Temporary importation in the EU
Chassis n° 57104

- Mythical model, vanished forever
- Work of an exceptional standard
- Genuine Bugatti 57 base
- Probably the most beautiful replica in the world

When the Paris Motor Show opened its doors on 4 October 1935, Bugatti unveiled one of the most spectacular cars of its day, if not of all time. Designed by Jean Bugatti and called the "Type 57 Coupé Spécial", it had a futuristic, Art Deco-inspired form, its long bonnet giving way to a compact cabin, the shape inspired by the cockpit of an aeroplane. This enigmatic machine was built on a Type 57 chassis, the model launched two years earlier which would give rise to the most successful Bugatti touring cars and would also excel in competition winning at Le Mans in the 24 Hour race. However, Bugatti was not yet racing the type 57's in 1935 when the Coupé Spécial created a stir at the Motor Show. So much so, in fact that it earned the name Aérolithe, an out-dated synonym for meteorite. This was a non-road worthy prototype, with no indicators or windscreen wipers and fixed windows. The exhaust pipes were fixed on simply under the bodywork. The car was painted an elegant metallic green, given the nickname "Crème de menthe" by the factory. Importantly, the coachwork was made from Elektron, a lightweight and highly flammable material that was difficult to work with, composed of an aluminium and magnesium alloy. With standard welding not feasible, the panels had to be riveted. Assembling the two half-shells required the presence of a central ridge which ran like a backbone down the length of the car. This technical necessity became a striking stylistic feature that was repeated all the way down the wings.

This astounding coupé which became one of the most influential prototypes of all time, changing automobile design forever, was subsequently displayed at the London Motor Show. Then, several months later, it was finished off with all necessary parts at the factory so that it could be safely taken out on the road. During tests carried out by Robert Benoist in 1936 the Aérolithe was timed at nearly 195 km/h. The car then returned to England for a test drive through the streets of London.
At the same time, Bugatti launched a version of the Type 57, known as the 57S (SC with compressor) with a lower body than the standard 57 in aluminium, with a more rounded grille and wind-shields. The most sporting version of this model was undoubtedly the Atlantic, its Jean Bugatti styling clearly inspired by the Aérolithe. The Atlantic has become a legendary car, for its style and rarity, and the three surviving examples are all part of important collections today. Back in the 1930s, these more modern machines made the Aérolithe obsolete and in 1939, on the cusp of the Second World War, the mysterious coupé disappeared. Some believe it may have been buried to avoid being requisitioned by the Germans, and others suggest it was dismantled for parts, at a time when Bugatti not in a particularly prosperous state.

The story could have ended there. But in 2008, Christopher Ohrstrom, President of the World Monuments Fund and David Grainger, restoration specialist, set out to make a replica of the vanishing coupé. The aim was to make it as faithful to the original as possible. They started by looking for a chassis that was close to that of the Aérolithe, believed to be n°57103, and discovered n°57104, one of the earliest in the series, complete with its engine, transmission and part of the running gear. For the coachwork, they studied all available photos on the computer in order to establish, as accurately as they could, exact dimensions of the car and details of how it was built, down to the position of the rivets on the central ridge and the design of the whitewall tyres. Using templates, the bodywork was formed out of Elektron, a particularly difficult procedure given the delicate nature of this material. The interior was recreated with its wooden dashboard and tubular seats covered in leather.

Impressively faithful, the results attracted acclaim of the highest order when the car appeared in the specialised press. It was awarded the International Historical Car of the Year by the magazine Octane. The Aérolithe coupé recreation has taken part in major design exhibitions in American museums (Atlanta, Raleigh, Indianapolis and Portland) and has been exhibited at Quail Lodge, in Carmel, California. At the Amelia Island Concours d'Elégance, the car was awarded the "North Trophy for Best Coachwork" and "Best in Show & Peoples' Choice Awards" at Cobble Beach. Jay Leno, the famous American presenter, collector and automobile enthusiast, even produced a programme dedicated to this work of art, which included a test drive of the car.

An extraordinary creation, this Aérolithe bears witness to the exceptional skill in producing the bodywork and the remarkable journey undertaken to create a faithful reconstruction. It allows us to admire, in a life-size and moving form, one of the most legendary automobiles in history, that has disappeared forever.

This must be one of the very best attempts in history to bring a work of art back to life, to resuscitate a mysterious automobile that is now a legend. The quality of restoration and the work carried out is exceptional and breathtakingly beautiful in every detail.

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Lots from outside the EU: In addition to the commissions and taxes indicated above, an additional import VAT will be charged (5,5% of the hammer price for vintage/classic cars, 20% newer/modern motorcars).
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Photos © Bernard Canonne

Estimation 1 500 000 - 3 000 000 €

Sale’s details

Sale: 4134
Location: Salon Rétromobile, Paris
Date: 18 Mar. 2022 15:00

Contact

Anne-Claire Mandine
Phone +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com

Conditions of Purchase

Rétromobile 2022 by Artcurial Motorcars