Sale Rétromobile 2023 - 03 february 2023 /Lot 45 1929 Bugatti Type 35C No reserve

  • 1929 Bugatti Type 35C  No reserve
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1929 Bugatti Type 35C
No reserve

Collection Bart Rosman

Carte grise française
Châssis n°4920
Moteur n°166

- Jamais modifié depuis 1931, historique indiscutable
- Pilotes et palmarès prestigieux incluant 4e place au GP de Monaco 1929
- Ex-Baron George Philippe de Rothschild
- Historique par Pierre-Yves Laugier
- Un des plus authentiques Type 35 survivant
- Dans la Collection de Bart Rosman depuis 1997
- Sans réserve

Le moteur 166 C, 2 litres à compresseur est assemblé à l'usine en mai 1928 ainsi que les moteurs deux litres n°164 à 167 et les moteurs deux litres 300 n° 168 à 170.
Le type 35C châssis 4920/moteur 166 C est livré au pilote Guy Bouriat le 11 mars 1929. Celui-ci avait réceptionné la veille le type 35C châssis 4921/171.
Les deux véhicules lui ont été facturés 91.500 FF chacun.

Georges Philippe de ROTHSCHILD (1902-1988)
Il est le fils du Baron Henri James de Rothschild, dramaturge de renom et médecin de formation. Dès 1922, ayant été présenté au pilote Robert Benoist par son frère ainé, le jeune Philippe prend part à des compétitions automobiles dont le Paris-Nice, mais c'est en 1929 que, sous le pseudonyme de " Georges Philippe ", cet amateur s'engage vraiment en Grands Prix. Philippe de Rothschild dispose ainsi pour le début de la saison 1929 des deux Bugatti type 35C livrées par Guy Bouriat début mars. Il débute au GP d'Antibes-Juan les Pins le 1er avril sur la voiture immatriculée 2678 RB 6, châssis 4921. Il accidente le véhicule à mi-distance.
Pour le Grand Prix de Monaco couru le 14 avril, il utilise logiquement 4920, dont le numéro 2677 RB 6 est visible sur les photos. Il termine à une très honorable 4ème place derrière la Mercedes SSK de Caracciola.
Lors du premier Grand Prix de Bourgogne, sur le circuit de Dijon, le 9 mai 1929, l'écurie de Rothschild engage ses deux 35C, la 4920 (2677 RB 6) pour Bouriat et 4921 (2678 RB 6) pour Rothschild. Bouriat prend rapidement la tête de la course et Rothschild parvient à le suivre, devant Gauthier. Après 3 heures et 47 minutes de lutte, Rothschild remporte la victoire, Bouriat s'est effacé devant son patron, et finit à 1/5 de seconde sur la Bugatti 4920.
L'équipe s'aligne ensuite dans le second Grand Prix Bugatti, organisé par le patron de Molsheim sur le circuit du Mans le 2 juin 1929. Bouriat participe aux essais sur 4920 N° 33 et Rothschild sur une nouvelle 35C N° 34, non encore immatriculée (sans doute 4930 achetée deux semaines plus tôt). Juan Zanelli ayant coulé une bielle sur sa Bugatti, il acquiert le jour du pesage la 4920 auprès de Rothschild qui décide de piloter son type 44, tandis que Bouriat passe au volant de la N°34. Zanelli qui pilote pour la première fois 4920 remporte le Grand Prix. Il renouvelle cet exploit en 1930, mais au volant de 4921 qu'il aura aussi acquise auprès de l'Ecurie de Rothschild, avant qu'Hellé Nice ne se l'approprie pour les deux saisons suivantes.
Guy Bouriat est en 1929 le capitaine de l'Ecurie de course du Baron de Rothschild avant de devenir le directeur des ventes du nouveau magasin Bugatti du 46, avenue Montaigne. Le jeune millionnaire italo-chilien, Juan Zanelli (1906-1944), vice-consul du Chili à Nice, participe à des courses en Bugatti depuis 1926. Celui-ci est censé avoir acquis, ou s'être fait prêter pour la course, la Bugatti 4920 juste avant le départ du Grand Prix Bugatti couru sur le circuit du Mans le 2 juin 1929.La plaque d'immatriculation de la Bugatti victorieuse du chilien porte, bien visible à l'arrivée, le numéro 2677 RB 6. Au GP de la Marne le 7 juillet 1929, Zanelli pilote l'autre Bugatti 35C de Rothschild soit 2678 RB 6, à savoir 4921,et à San Sebastian le 25 juillet Zanelli engage 4921 pour Foresti et sa nouvelle 4939 acquise dix jours plus tôt. Il ne semble pas utiliser 4920 dans une autre épreuve en 1929.
Palmarès 1929 de la voiture :
- 14 avril : Grand prix de Monaco ,de Rothschild : 4ème
- 9 mai : Grand Prix de Bourgogne, Bouriat : 2ème
- 2 juin : Grand Prix Bugatti ,Zanelli : vainqueur

Une vie Lyonnaise.
La Bugatti 35C est immatriculée dans le Rhône sous le numéro 7466 PF 1 en mars 1930. Elle a été acquise à l'issue de la saison 1929 par un jeune amateur lyonnais,
Marcel ROUSSELET (1904-1984). Il est né le 24 avril 1904 à Cublize, village ou son père exerce la profession de pharmacien. En 1931, il réside au 289, Cours Lafayette avec sa mère et son frère ainé Jean, qui a repris la pharmacie familiale à cette même adresse. En 1933, il est avocat stagiaire à la Cour d'Appel de Lyon. Il sera plus tard juge d'instruction. Il achète sans doute la Bugatti 35C au début de 1930. Il n'a que 25 ans et n'est pas encore installé dans la magistrature. L'achat de la Bugatti 35C qui n'a pas plus d'un an, nécessite des fonds provenant sans doute de la fortune familiale. Il se marie à Lyon en février 1939 et obtient la médaille de la Libération en 1947. M.Rousselet décède à Neuilly sur Seine le 19 juillet 1984.
Dès 1929, il acquiert une Bugatti Type 37A avec laquelle sans doute Eddoura fera des essais lors de la course de côte de Laffrey le 18 août 1929. Sous le pseudonyme de " Ralph ", Rousselet s'engage en course dès le Printemps 1930 avec cette 37A. En mai à la course de côte de Camp et aux Alpilles et au Val de Cuech en juin, toujours en catégorie 1500cc. En été 1930, il prête sa 2 litres compresseur, qu'il n'a pas encore conduite en compétition, au jeune prodige motocycliste Eddoura.
Edouard GRAMMONT (1906-1930).
Les établissements Grammont sont fondés à Pont de Cheruy en 1849. IIs deviendront un des plus grands groupes du Monde avant 1914. Usines de tréfilages, fonderies, laminage, puis les premiers câbles téléphoniques sous-marins, enfin une branche s'oriente vers le caoutchouc et ses dérivés. Les différentes usines emploient plus de 2000 personnes. Le déclin de l'entreprise ne s'achèvera qu'au début des années soixante.
Edouard Grammont voit le jour au château Grammont, demeure familiale de Pont de Cheruy le 30 janvier 1906. En juillet 1919, à 13 ans, Edouard Grammont fait sa demande pour l'obtention du permis de conduire les voitures automobiles. En 1920, il chevauche déjà une 4 HP Koehler Escoffier. En juin 1922 " Eddoura " apparait pour la première fois dans une course, 5ème du Km lancé du M.C Lyon sur Koehler Escoffier. Le 24 septembre suivant, arrive sa première victoire à la course de côte de Planfoy en catégorie 750cc. L'année suivante, dans cette même épreuve, il signe le record absolu. Les victoires du jeune prodige vont s'accumuler jusqu'en 1929 en obtenant le record absolu de la course de Laffrey le 18 août. Il avait reconnu la route en voiture de nuit, et sans doute de jour au volant d'une 37A, sûrement celle de Rousselet .
Dès septembre 1926, le parc du château Grammont résonne du bruit des Bugatti sur le circuit improvisé dans la propriété. Le jeune Edouard qui vient d'avoir 20 ans utilise une Brescia et un type 37, sans doute achetés neufs. Au début de la saison 1930, Marcel Rousselet décide de faire confiance au jeune prodige motocycliste et lui confie le volant de sa puissante Bugatti 2 litres à compresseur.
Au Grand Prix de Lyon le 15 juin 1930, Eddoura sur la 35C 4920 en catégorie 2 litres, est classé 6ème malgré son abandon au 24ème tour.
Le 20 juillet, Eddoura, au volant de la 35C, fait le meilleur temps et établit le record général à la course de la Baraque en effectuant les 10 kilomètres en 5 min 44 sec à la vitesse moyenne de 104,651 km/h. Le 10 août 1930, le fougueux pilote s'aligne au départ du Circuit du Dauphiné à Grenoble. Certains pilotes parmi les meilleurs sur Bugatti sont ses concurrents directs. Au premier tour, Etancelin est en tête, Eddoura second et Lehoux troisième avant de prendre le commandement au quatrième tour. Au sixième tour, Eddoura bat son propre record du tour à 127 km/h,et passe Etancelin, avant qu'un arrêt au stands de Lehoux ne le propulse en tête. Quelques tours plus tard Eddoura en dépassant Savora sur Bugatti 2 litres en fin de ligne droite, accroche sa roue avant gauche. Alors que le pilote est éjecté et meurt sur le coup, la 35C fait 3 tonneaux, heurte un arbre et s'immobilise sur les rails de la ligne de tramway. Les débris de la voiture seront rassemblés le long de la propriété de Me Delamarche. Les clichés montrent bien que seul l'arrière du véhicule est entièrement broyé. Les radiateur, capot, moteur, tablier semblent intacts. Le châssis est totalement plié et le pont éclaté. Un imposant monument à la mémoire d'Eddoura est érigé sur les lieus de l'accident par une souscription du Moto Club Dauphinois. Les frères Jan & Joel Martel réalisèrent quatre plaques en bronze, retraçant les passions et les victoires d'Eddoura. La famille Grammont rembourse intégralement le prix de la voiture à M. Rousselet. En 1931, le propriétaire de la 35C est en attente de la remise en état du véhicule par l'usine Bugatti et engage en course sa type 37A dans différentes courses de côte telles que les Alpilles, la côte de Camp, la Baraque, le GP du Dauphiné et le Ventoux.

Pour la saison 1932, Rousselet alias Ralph a récupéré sa Bugatti 35C, complètement reconstruite par l'usine à Molsheim. Il participe le 24 avril à la Course de côte de Camp qu'il remporte en catégorie 2 litres. Le 5 juin suivant, il est second à la course de côte des Alpilles. Il participe le 7 aout 1932 à la course du Klausen en Suisse.
Sa fiche d'engagement nous livre une foule de renseignements :
IX e Course Internationale du Klausen 1932 6-7 août.
Numéro course 84
Rousselet, dit Ralph, 289 cours, Lafayette à Lyon .
Licence de conducteur N°387. ACF.
Bugatti course 2 litres de 1930: châssis 4920 /moteur 166 , 60x88 1988 cc , 6000 tr .
Immatriculation 7466 PF 1.
Rapport de pont :13x54.
Ralph termine second de sa catégorie en 18 min 9 sec, le premier est un certain Louis Trintignant sur la Bugatti châssis 4941.
Lors de l'épreuve du Mont Ventoux le 4 septembre 1932, Ralph remporte la catégorie 2 litres course devant Hellé. Il porte le numéro 44.
Palmarès de 'Ralph' en 1932 :
- 24 avril : Côte Camp : 1er en 2 litres.
- 5 juin : les Alpilles : 2ème.
- 7 août Klausen : 2ème en 2 litres.
- 4 septembre Mont Ventoux : vainqueur en 2 litres.
En 1933, il s'inscrit au début de la saison au Val de Cuech le 30 avril en catégorie 2 Litres, mais ne semble pas aux rendez-vous. Il utilise sa 1500 cc aux Alpilles, à Nîmes, à La Baraque et au Ventoux qui sera sa dernière épreuve sur Bugatti, il sort de la route sans gravité au virage de Saint-Estèphe. Par la suite Rousselet alias 'Ralph' ne s'engage plus en compétition.
Mais il a pu conserver ses Bugatti encore un certain temps. La 35C reste encore lyonnaise, car le 7 octobre 1936, le dernier propriétaire lyonnais après M.Rousselet, immatricule le véhicule pendant deux semaines seulement, toujours sous le numéro 7466 PF 1.
Il s'agit sans doute d'un professionnel de l'automobile, car le 19 octobre suivant, la Bugatti est enregistrée dans l'Ain, au nom de Claudius Triffe, épicier de son état, dans le village d'Hauteville, sous le numéro minéralogique 7997 AB 2. En 1923, son atelier de constructeur mécanicien est déclaré en faillite et en 1928, il revend un commerce de meuble. Il ne fait que l'intermédiaire dans la vente de la Bugatti qu'il conserve moins d'une semaine.
Le 24 octobre 1936, la Bugatti revient dans le département du Rhône sous le numéro 954 PF 8. Son propriétaire restera inconnu, les registres de police étant détruits.
La Bugatti 35C ne quittera sans doute plus la cité lumière et sera réimmatriculée dans le nouveau système le 11 juillet 1955 sous le numéro 6397 AM 69. Aux environs de 1960, un jeune amateur, du nom d'Antoine Toti, confie à son ami Michel Payet, connaitre une Bugatti de course, qu'il espère bien récupérer. Toti raconta au bugattiste Bernard Viallon avoir eu l'information par son oncle Nazare Toti, le talentueux mécanicien attitré de la collection Malartre à Rochetaillé sur Saône depuis 1952. La voiture aurait appartenu à un transporteur, marchand de charbon, du nom de Girard, dont l'entreprise se situait sur les quais à Gerland dans le 2ème arrondissement de Lyon. Cette société de charbons en gros était pourvoyeuse du charbon de chauffage de toute l'agglomération lyonnaise. Elle occupa ces locaux de 1946 à 1964. La date de cession de la société peut correspondre à celle de l'achat de la Bugatti. C'est sans doute en 1964 qu'Antoine Toti, qui a alors 54 ans, réussi à se porter acquéreur de la voiture. Le véhicule est immatriculé à son adresse du 12 rue du Repos Lyon VII ,le 11 mai 1965. Bernard Viallon vient travailler sur la voiture dans le hangar de Toti à Corbas vers 1983. Il lui est demandé de faire le réglage des soupapes, mais seul le moteur lui est accessible. Il lui est interdit de découvrir plus loin les couvertures qui recouvrent le véhicule. Après une semaine de travail, la Bugatti est mise en route pour faire le tour de la cour et remisée pour quinze années supplémentaires. Bernard Viallon se souvient que l'essieu avant était chromé et possédait les agrafes avant et arrière conforme au type 51 de 1931. Ce montage est logique puisque le remontage après l'accident doit se situer cette année-là.
La voiture est vendue par Antoine Toti le 26 septembre 1997 au collectionneur hollandais Bart Rosman par l'intermédiaire des négociants Bruno Vendiesse et Jaap Braam Ruben.

Le véhicule actuel :
Nous savons que le châssis original, cadre 617, assemblé début 1929 fut détruit dans l'accident d'août 1930. Il fut remplacé par un nouveau cadre numéro 669 de fin 1930 directement à l'usine. Sur les clichés pris après l'accident, nous constatons que l'avant du véhicule est intact. Le capot et le tableau de bord n'ont pas souffert. La boîte de vitesse actuelle, numéro 427 doit être, en fonction de son numéro, celle d'origine. Le pont est remplacé en 1930 par un carter numéro 395, toujours à l'usine. Le reste de la caisse, ainsi que le réservoir et toute autre pièce ayant souffert de l'accident ont été changé lors de l'hiver 1930 et sont ainsi d'époque et en provenance de l'usine. La voiture est aujourd'hui dans la configuration exacte d'après son arrêt de la compétition avec Ralph à la fin de la saison 1932.
#4920 fut pilotée par des pilotes prestigieux tels Guy Bouriat, le Baron Philippe de Rothschild, Juan Zanelli, Eddoura, Ralph avec des succès notoires dans des épreuves importantes. Il s'agit d'un des plus beaux exemplaires conservés, un des plus originaux et authentiques de type 35 C, produit à seulement 55 exemplaires du printemps 1927 à l'été 1930. Un pur-sang de cette race n'est que très rarement offert aux enchères, les écuries qui les renferment sont jalousement gardées par leurs propriétaires éclairés.
L'auteur remercie les historiens Pascal Legrand et Didier Mahistre pour leur aide précieuse dans les informations sur les pilotes Eddoura et Ralph.


Pierre-Yves LAUGIER

Certains auraient été tentés de garder un tel chef d'œuvre sous cloche, dans la tiédeur feutrée d'un garage chauffé, mais Bart Rosman n'était pas de ce style. Sa formation d'ingénieur et ses décennies de pratique de la mécanique, Bugatti notamment, l'incitaient à ce que ses voitures soient toujours prêtes à partir, avec des mécaniques méticuleusement assemblées et mises au point. Cette 35C était la parfaite illustration de son savoir-faire et de sa philosophie : véritable voiture de course, il l'utilisait comme telle, à 100% de ses capacités, utilisant même un mélange d'essence et de méthanol comme cela se pratiquait en compétition à l'époque. Lors des différents Grand Prix de Monaco Historique auxquels il participa à son volant, les performances de la voitures, associées à l'excellent coup de volant de son pilote marquèrent les esprits. Jamais conduite, mais toujours pilotée, cette fabuleuse 35 n'attend que de retrouver la piste, elle devra bénéficier d'une remise en route soigneuse après quelques années d'inutilisation. Elle est accompagnée d'un lot de pièces dont un essieu avant, un pare-pierre, un moteur incomplet dont le carter inférieur devra être réparé, de 2 assises de sièges et d'un dossier conséquent.



French title
Chassis n°4920
Engine n°166

- Unmodified since 1931, unquestionalble history
- Prestigious racing history and drivers including 4th place in the 1929 Monaco GP
- Ex-Baron George Philippe de Rothschild
- Pierre-Yves Laugier history report
- One of the most authentic Type 35s in existence
- In the Bart Rosman Collection since 1997
- No reserve

The 2-litre supercharged engine 166 C was assembled at the factory in May 1928 along with 2-litre engines n°164 to 167 and 2-litre 300 engines n° 168 to 170.
The Type 35C chassis 4920/engine 166 C was delivered to the driver Guy Bouriat on 11 March 1929. He had taken delivery of the Type 35C chassis 4921/171 the day before.
The two vehicles were billed to him for 91.500 FF each.

Georges Philippe de ROTHSCHILD (1902-1988)
He was the son of Baron Henri James de Rothschild, the renowned playwright and a doctor by training. From 1922, having been introduced to the racing driver Robert Benoist by his older brother, the young Philippe began motor racing in events such as the Paris-Nice. In 1929, under the pseudonym " Georges Philippe ", this amateur driver began Grand Prix motor racing in earnest. Philippe de Rothschild had the two Bugatti Type 35s, at his disposal, delivered by Guy Bouriat at the start of March, for the start of the 1929 season. He made his GP debut at Juan les Pins on 1 April in the car registered 2678 RB 6, chassis 4921, and suffered an accident halfway through the race.
Therefore, for the Monaco Grand Prix on 14 April, he used 4920, its registration number 2677 RB 6 clearly visible in photos. He finished an honourable 4th place behind the Mercedes SSK of Caracciola.
In the first Grand Prix de Bourgogne, held at the circuit in Dijon, on 9 May 1929, the Rothschild team entered both 35Cs, the 4920 (2677 RB 6) for Bouriat and 4921 (2678 RB 6) for Rothschild. Bouriat quickly took the lead and Rothschild managed to follow him, in front of Gauthier. After a battle lasting 3 hours and 47 minutes, Rothschild claimed victory, after Bouriat gave way to his boss and finished a fifth of a second behind in the Bugatti 4920.
The team came together again for the second Bugatti Grand Prix, organised by the Molsheim boss at the Le Mans circuit on 2 June 1929. Bouriat took part in testing in 4920 N° 33 and Rothschild in a new and as yet unregistered 35C N° 34, (probably 4930 bought two weeks earlier). Having broken a rod in his Bugatti, Juan Zanelli acquired 4920 on the weigh-in day from Rothschild who decided to drive his Type 44, while Bouriat moved to the wheel of N°34. Zanelli, who was racing 4920 for the first time, won the Grand Prix. He repeated this feat in 1930, this time at the wheel of 4921 which he also acquired from the Rothschild team, before Hellé Nice took it over for the following two seasons.
In 1929, Guy Bouriat was in charge of Baron de Rothschild's racing team before becoming the director of sales for the new Bugatti showroom at 46, avenue Montaigne. Juan Zanelli (1906-1944), the young Italo-Chilean millionaire and vice-consul for Chile in Nice, had been racing Bugatti since 1926. It is believed he acquired, or was lent for the race, Bugatti 4920, just before the start of the Bugatti Grand Prix held at the circuit at Le Mans on 2 June 1929. The registration plate of the Chilean's winning Bugatti, 2677 RB 6, was clearly visible at the finish. At the Marne GP on 7 July 1929, Zanelli drove Rothschild's other Bugatti 35C, 2678 RB 6, namely 4921, and at San Sebastian on 25 July, Zanelli entered 4921 for Foresti as well as his new 4939, acquired ten days earlier. He appears not to have used 4920 in any other event during 1929.
Race results the car in 1929 :
- 14 April : Grand prix de Monaco , Rothschild : 4th
- 9 May : Grand Prix de Bourgogne, Bouriat : 2nd
- 2 June : Grand Prix Bugatti, Zanelli : winner

A life in Lyon.
The Bugatti 35C was registered in the Rhône region with number 7466 PF 1 in March 1930. It was acquired at the end of the 1929 season by a young enthusiast from Lyon, Marcel ROUSSELET (1904-1984). He was born on 24 April 1904 in Cublize, the village where his father worked as a pharmacist. In 1931 he lived at 289, Cours Lafayette with his mother and older brother Jean, who took over the family pharmacy at the same address. By 1933 he was a trainee lawyer at the Court of Appeal in Lyon, and would go on to become a judge. In all likelihood, he bought the Bugatti 35C at the start of 1930, when he was just 25 years old and not yet fully qualified as a lawyer. The purchase of the Bugatti 35C which was under a year old, required funds that probably came from the family. He married in Lyon in February 1939 and was awarded the Liberation medal in 1947. M. Rousselet died in Neuilly sur Seine on 19 July 1984.
As early as 1929, he acquired a Bugatti Type 37A which it is thought Eddoura used for testing during the Laffrey hillclimb on 18 August 1929. Using the pseudonym " Ralph " Rousselet began racing in his 37A from the spring of 1930. He took part in several hillclimbs, at Camp in May, and at Les Alpilles and Val de Cuech in June, again in the 1500cc class. In the summer of 1930, he lent his 2-litre supercharged vehicle, which he had not yet competed in, to the young motorcycle prodigy Eddoura.

Edouard GRAMMONT (1906-1930).
The Grammont business was founded in Pont de Cheruy in 1849. It became one of the largest groups in the world before 1914, comprising factories for wire drawing, foundries, rolling, and later the first underwater telephone cables before finally branching out into rubber and its derivatives. The various factories employed more than 2,000 people and the business continued to operate until the start of the 1960s.
Edouard Grammont was born at Château Grammont, the family home in Pont de Cheruy, on 30 January 1906. In July 1919, when he was just 13 years old, Edouard Grammont applied for an automobile driving licence. By 1920, he was already riding around on a 4 HP Koehler Escoffier. In June 1922 " Eddoura " made his first appearance, finishing 5th in Moto Club Lyon's kilometre sprint on a Koehler Escoffier. He had his first win the same year, on 24 September in the Planfoy hillclimb, competing in the 750cc class. The following year, in the same event, he set the outright record time. The young prodigy continued to clock up victories and on 18 August 1929, he set the outright record for the Laffrey hillclimb. He had familiarised himself with the route by driving day and night, at the wheel of a 37A, probably Rousselet's.
From September 1926, the grounds of the château Grammont resonated to the sound of Bugatti on an improvised circuit at the property. The young Edouard, who had just turned 20 years old, drove a Brescia and a Type 37, probably bought new. At the start of the 1930 season, Marcel Rousselet decided to put his faith in the young motorcycling prodigy and entrusted him with a drive in his powerful supercharged Bugatti 2-litre.
At the Lyon Grand Prix on 15 June 1930, Eddoura, competing in the 2-litre class, in the 35C 4920, was classified 6th despite retiring on the 24th lap.
On 20 July, Eddoura, driving the 35C, set the fastest time and the outright record for the race at Baraque, completing 10km in 5 min 44 sec at an average speed of 104,651 km/h. On 10 August 1930, the spirited driver lined up for the start at the Circuit du Dauphiné in Grenoble. Some of the best Bugatti drivers were amongst his competitors. On the first lap, Etancelin was in the lead with Eddoura second, followed by Lehoux who took over the lead in the fourth lap. On the sixth lap, Eddoura beat his own lap record at 127 km/h and overtook Etancelin, before running in first place during a pit stop by Lehoux. A few laps later, while overtaking Savora in his 2-litre Bugatti at the end of the straight, Eddoura caught his front left wheel. The driver was thrown out and died instantly, while the 35C rolled three times, hit a tree and came to rest on the rails of the tram line. The remains of the car were picked up along the entire length of Me. Delamarche's property. Photos show it was only the rear of the car that was completely destroyed. The radiator, bonnet, engine and bulkhead appear to have been left intact. The chassis was totally bent and the axle broken. An imposing monument in Eddoura's memory was erected on the site of the accident from a subscription made by the Moto Club Dauphinois. The brothers Jan & Joel Martel made four bronze plaques, recounting Eddoura's victories and passions. The Grammont family reimbursed M. Rousselet for the full cost of the car. In 1931, the owner of the 35C, while waiting for his vehicle to be repaired by the factory, competed in his Type 37A in various hillclimbs including Les Alpilles, Camp, Baraque, the GP du Dauphiné and Ventoux.
For the 1932 season, Rousselet - alias Ralph - got his Bugatti 35C back, which had been completely rebuilt by the factory at Molsheim. He participated in the Camp hillclimb, winning the 2-litre class. On 5 June, he was second in Les Alpilles hillclimb. He also took part in the race at Klausen in Switzerland on 7 August 1932.
His list of entries provide us with a wealth of information:
IX th Course Internationale du Klausen 1932 6-7 August.
Race number 84
Rousselet, known as Ralph, 289 laps, Lafayette to Lyon .
Race licence number N°387. ACF.
1930 2-litre Bugatti race: chassis 4920 /engine 166 , 60x88 1988 cc , 6000 tr .
Registration 7466 PF 1.
Axle ratio :13x54.
Ralph finished second in class with a time of 18 min 9 sec, behind a certain Louis Trintignant in a Bugatti chassis 4941.
In the Mont Ventoux event on 4 September 1932, Ralph won the 2-litre class ahead of Hellé. He was race number 44.
Race results for 'Ralph' in 1932 :
- 24 April : Camp hillclimb : 1st in 2 litres.
- 5 June : Les Alpilles : 2nd.
- 7 August Klausen : 2nd in 2 litres.
- 4 September Mont Ventoux : winner in 2 litres.
At the start of the season in 1933, he registered for the Val de Cuech event on 30 April, in the 2-litre class, but it appears he didn't take part. He used his 1500cc at Les Alpilles, Nîmes, La Baraque and finally Ventoux which would be his last competitive event in a Bugatti. He came off the road at the Saint-Estèphe bend and after that, Rousselet alias 'Ralph' took no further part in racing.
However, he kept his Bugattis for a while longer. On 7 October 1936, the last Lyon owner following Rousselet registered the 35C for a two week period, still with the number 7466 PF 1.
This was likely to have been an automobile dealer as, on 19 October the Bugatti was registered in Ain. This was in the name of Claudius Triffe, a grocer from the village of Hauteville, with the registration number 7997 AB 2. In 1923, his mechanics workshop had been declared bankrupt and in 1928, he sold a furniture business. He was no more than an intermediary in the sale of the Bugatti which he kept for under a week.
On 24 October 1936, the Bugatti returned to the Rhône department with the number 954 PF 8. Details of the owner are unknown as police records were destroyed.
The Bugatti 35C has probably not left the city of light and was re-registered in the new system on 11 July 1955, given the number 6397 AM 69. Around 1960, a young enthusiast by the name of Antoine Toti, confided to his friend Michel Payet, that he knew of a racing Bugatti that he hoped to recover. Toti told the Bugattist Bernard Viallon that he had got the information from his uncle Nazare Toti, the talented mechanic for the Malartre collection in Rochetaillé sur Saône since 1952. The car was believed to belong to a coal merchant by the name of Girard, whose company was located at the quays in Gerland in the 2nd arrondissement of Lyon. The wholesale coal company supplied heating coal for the entire Lyon conurbation, and occupied these premises between 1946 and 1964. The date the company was sold may correspond to the purchase of the Bugatti, as it is believed that Antoine Toti, then 54 years of age, succeeded in acquiring the car in 1964. The vehicle was registered at his address, 12 rue du Repos Lyon VII, on 11 May 1965. Bernard Viallon came to work on the car in Toti's hangar in Corbas around 1983. He was asked to adjust the valves, but only the engine was made accessible to him. He was not allowed to uncover the rest of the car. After a week's work, the Bugatti was running again and was driven around the yard before being put away again for another fifteen years. Bernard Viallon remembers that the front axle was chrome with front and rear clips conforming to a 1931 Type 51. This is logical as the rebuild following the accident must have taken place that year.
The car was sold by Antoine Toti on 26 September 1997 to the Dutch collector Bart Rosman through the dealers Bruno Vendiesse and Jaap Braam Ruben.

The current vehicle :
We know that the original chassis, frame 617, assembled at the start of 1929, was destroyed in the accident in August 1930. It was replaced by the factory with a new frame, number 669, dating from the end of 1930. In photos taken after the accident, we can see that the front of the vehicle remained intact. The bonnet and dashboard were not damaged. The number of the current gearbox, 427, suggests this must be the original one. The axle was replaced in 1930 with case number 395, again by the factory. The rest of the body, including the fuel tank and all other parts that were damaged in the accident were replaced during the winter of 1930, and are therefore period parts supplied by the factory. Today, the car is in the exact configuration that it was after its retirement from racing with Ralph at the end of the 1932 season.
#4920 has been raced by such prestigious drivers as Guy Bouriat, Baron Philippe de Rothschild, Juan Zanelli, Eddoura, and Ralph with notable successes in major events. It is one of the best preserved and most original and authentic Type 35Cs to survive, one of just 55 examples produced between the spring of 1927 and the summer of 1930. A thoroughbred of this kind rarely comes up for auction, the stables containing them jealously guarded by their enlightened owners.
The author would like to thank the historians Pascal Legrand and Didier Mahistre for their invaluable help in providing information on the drivers Eddoura and Ralph.

Pierre-Yves LAUGIER

Some might have been tempted to keep such a masterpiece under wraps in the hushed confines of a heated garage, but Bart Rosman was not such a man. His training as an engineer and decades of mechanical experience, especially with Bugatti, meant that his cars were always ready to go, with meticulously assembled and tuned engines. This 35C was the perfect illustration of his know-how and philosophy: a true race car, he used it as such, at 100% of its capacities, even using a mixture of petrol and methanol as was the practice in competition at the time. During the various Historic Monaco Grand Prix in which he took part at the wheel, the car's performance, combined with the excellent driving skills of its driver, left a lasting impression. Never driven, but always driven, this fabulous 35 is just waiting to be put back on the track, it will have to benefit from a careful restart after a few years of disuse. It comes with a lot of parts including a front axle, a stone guard, an incomplete engine whose lower crankcase will have to be repaired, 2 seats and a consequent backrest.


Photos © Peter Singhof



Estimation 2 500 000 - 3 500 000 €

Lot 45

1929 Bugatti Type 35C
No reserve

Estimation 2,500,000 - 3,500,000 € [$]

1929 Bugatti Type 35C
No reserve

Collection Bart Rosman

Carte grise française
Châssis n°4920
Moteur n°166

- Jamais modifié depuis 1931, historique indiscutable
- Pilotes et palmarès prestigieux incluant 4e place au GP de Monaco 1929
- Ex-Baron George Philippe de Rothschild
- Historique par Pierre-Yves Laugier
- Un des plus authentiques Type 35 survivant
- Dans la Collection de Bart Rosman depuis 1997
- Sans réserve

Le moteur 166 C, 2 litres à compresseur est assemblé à l'usine en mai 1928 ainsi que les moteurs deux litres n°164 à 167 et les moteurs deux litres 300 n° 168 à 170.
Le type 35C châssis 4920/moteur 166 C est livré au pilote Guy Bouriat le 11 mars 1929. Celui-ci avait réceptionné la veille le type 35C châssis 4921/171.
Les deux véhicules lui ont été facturés 91.500 FF chacun.

Georges Philippe de ROTHSCHILD (1902-1988)
Il est le fils du Baron Henri James de Rothschild, dramaturge de renom et médecin de formation. Dès 1922, ayant été présenté au pilote Robert Benoist par son frère ainé, le jeune Philippe prend part à des compétitions automobiles dont le Paris-Nice, mais c'est en 1929 que, sous le pseudonyme de " Georges Philippe ", cet amateur s'engage vraiment en Grands Prix. Philippe de Rothschild dispose ainsi pour le début de la saison 1929 des deux Bugatti type 35C livrées par Guy Bouriat début mars. Il débute au GP d'Antibes-Juan les Pins le 1er avril sur la voiture immatriculée 2678 RB 6, châssis 4921. Il accidente le véhicule à mi-distance.
Pour le Grand Prix de Monaco couru le 14 avril, il utilise logiquement 4920, dont le numéro 2677 RB 6 est visible sur les photos. Il termine à une très honorable 4ème place derrière la Mercedes SSK de Caracciola.
Lors du premier Grand Prix de Bourgogne, sur le circuit de Dijon, le 9 mai 1929, l'écurie de Rothschild engage ses deux 35C, la 4920 (2677 RB 6) pour Bouriat et 4921 (2678 RB 6) pour Rothschild. Bouriat prend rapidement la tête de la course et Rothschild parvient à le suivre, devant Gauthier. Après 3 heures et 47 minutes de lutte, Rothschild remporte la victoire, Bouriat s'est effacé devant son patron, et finit à 1/5 de seconde sur la Bugatti 4920.
L'équipe s'aligne ensuite dans le second Grand Prix Bugatti, organisé par le patron de Molsheim sur le circuit du Mans le 2 juin 1929. Bouriat participe aux essais sur 4920 N° 33 et Rothschild sur une nouvelle 35C N° 34, non encore immatriculée (sans doute 4930 achetée deux semaines plus tôt). Juan Zanelli ayant coulé une bielle sur sa Bugatti, il acquiert le jour du pesage la 4920 auprès de Rothschild qui décide de piloter son type 44, tandis que Bouriat passe au volant de la N°34. Zanelli qui pilote pour la première fois 4920 remporte le Grand Prix. Il renouvelle cet exploit en 1930, mais au volant de 4921 qu'il aura aussi acquise auprès de l'Ecurie de Rothschild, avant qu'Hellé Nice ne se l'approprie pour les deux saisons suivantes.
Guy Bouriat est en 1929 le capitaine de l'Ecurie de course du Baron de Rothschild avant de devenir le directeur des ventes du nouveau magasin Bugatti du 46, avenue Montaigne. Le jeune millionnaire italo-chilien, Juan Zanelli (1906-1944), vice-consul du Chili à Nice, participe à des courses en Bugatti depuis 1926. Celui-ci est censé avoir acquis, ou s'être fait prêter pour la course, la Bugatti 4920 juste avant le départ du Grand Prix Bugatti couru sur le circuit du Mans le 2 juin 1929.La plaque d'immatriculation de la Bugatti victorieuse du chilien porte, bien visible à l'arrivée, le numéro 2677 RB 6. Au GP de la Marne le 7 juillet 1929, Zanelli pilote l'autre Bugatti 35C de Rothschild soit 2678 RB 6, à savoir 4921,et à San Sebastian le 25 juillet Zanelli engage 4921 pour Foresti et sa nouvelle 4939 acquise dix jours plus tôt. Il ne semble pas utiliser 4920 dans une autre épreuve en 1929.
Palmarès 1929 de la voiture :
- 14 avril : Grand prix de Monaco ,de Rothschild : 4ème
- 9 mai : Grand Prix de Bourgogne, Bouriat : 2ème
- 2 juin : Grand Prix Bugatti ,Zanelli : vainqueur

Une vie Lyonnaise.
La Bugatti 35C est immatriculée dans le Rhône sous le numéro 7466 PF 1 en mars 1930. Elle a été acquise à l'issue de la saison 1929 par un jeune amateur lyonnais,
Marcel ROUSSELET (1904-1984). Il est né le 24 avril 1904 à Cublize, village ou son père exerce la profession de pharmacien. En 1931, il réside au 289, Cours Lafayette avec sa mère et son frère ainé Jean, qui a repris la pharmacie familiale à cette même adresse. En 1933, il est avocat stagiaire à la Cour d'Appel de Lyon. Il sera plus tard juge d'instruction. Il achète sans doute la Bugatti 35C au début de 1930. Il n'a que 25 ans et n'est pas encore installé dans la magistrature. L'achat de la Bugatti 35C qui n'a pas plus d'un an, nécessite des fonds provenant sans doute de la fortune familiale. Il se marie à Lyon en février 1939 et obtient la médaille de la Libération en 1947. M.Rousselet décède à Neuilly sur Seine le 19 juillet 1984.
Dès 1929, il acquiert une Bugatti Type 37A avec laquelle sans doute Eddoura fera des essais lors de la course de côte de Laffrey le 18 août 1929. Sous le pseudonyme de " Ralph ", Rousselet s'engage en course dès le Printemps 1930 avec cette 37A. En mai à la course de côte de Camp et aux Alpilles et au Val de Cuech en juin, toujours en catégorie 1500cc. En été 1930, il prête sa 2 litres compresseur, qu'il n'a pas encore conduite en compétition, au jeune prodige motocycliste Eddoura.
Edouard GRAMMONT (1906-1930).
Les établissements Grammont sont fondés à Pont de Cheruy en 1849. IIs deviendront un des plus grands groupes du Monde avant 1914. Usines de tréfilages, fonderies, laminage, puis les premiers câbles téléphoniques sous-marins, enfin une branche s'oriente vers le caoutchouc et ses dérivés. Les différentes usines emploient plus de 2000 personnes. Le déclin de l'entreprise ne s'achèvera qu'au début des années soixante.
Edouard Grammont voit le jour au château Grammont, demeure familiale de Pont de Cheruy le 30 janvier 1906. En juillet 1919, à 13 ans, Edouard Grammont fait sa demande pour l'obtention du permis de conduire les voitures automobiles. En 1920, il chevauche déjà une 4 HP Koehler Escoffier. En juin 1922 " Eddoura " apparait pour la première fois dans une course, 5ème du Km lancé du M.C Lyon sur Koehler Escoffier. Le 24 septembre suivant, arrive sa première victoire à la course de côte de Planfoy en catégorie 750cc. L'année suivante, dans cette même épreuve, il signe le record absolu. Les victoires du jeune prodige vont s'accumuler jusqu'en 1929 en obtenant le record absolu de la course de Laffrey le 18 août. Il avait reconnu la route en voiture de nuit, et sans doute de jour au volant d'une 37A, sûrement celle de Rousselet .
Dès septembre 1926, le parc du château Grammont résonne du bruit des Bugatti sur le circuit improvisé dans la propriété. Le jeune Edouard qui vient d'avoir 20 ans utilise une Brescia et un type 37, sans doute achetés neufs. Au début de la saison 1930, Marcel Rousselet décide de faire confiance au jeune prodige motocycliste et lui confie le volant de sa puissante Bugatti 2 litres à compresseur.
Au Grand Prix de Lyon le 15 juin 1930, Eddoura sur la 35C 4920 en catégorie 2 litres, est classé 6ème malgré son abandon au 24ème tour.
Le 20 juillet, Eddoura, au volant de la 35C, fait le meilleur temps et établit le record général à la course de la Baraque en effectuant les 10 kilomètres en 5 min 44 sec à la vitesse moyenne de 104,651 km/h. Le 10 août 1930, le fougueux pilote s'aligne au départ du Circuit du Dauphiné à Grenoble. Certains pilotes parmi les meilleurs sur Bugatti sont ses concurrents directs. Au premier tour, Etancelin est en tête, Eddoura second et Lehoux troisième avant de prendre le commandement au quatrième tour. Au sixième tour, Eddoura bat son propre record du tour à 127 km/h,et passe Etancelin, avant qu'un arrêt au stands de Lehoux ne le propulse en tête. Quelques tours plus tard Eddoura en dépassant Savora sur Bugatti 2 litres en fin de ligne droite, accroche sa roue avant gauche. Alors que le pilote est éjecté et meurt sur le coup, la 35C fait 3 tonneaux, heurte un arbre et s'immobilise sur les rails de la ligne de tramway. Les débris de la voiture seront rassemblés le long de la propriété de Me Delamarche. Les clichés montrent bien que seul l'arrière du véhicule est entièrement broyé. Les radiateur, capot, moteur, tablier semblent intacts. Le châssis est totalement plié et le pont éclaté. Un imposant monument à la mémoire d'Eddoura est érigé sur les lieus de l'accident par une souscription du Moto Club Dauphinois. Les frères Jan & Joel Martel réalisèrent quatre plaques en bronze, retraçant les passions et les victoires d'Eddoura. La famille Grammont rembourse intégralement le prix de la voiture à M. Rousselet. En 1931, le propriétaire de la 35C est en attente de la remise en état du véhicule par l'usine Bugatti et engage en course sa type 37A dans différentes courses de côte telles que les Alpilles, la côte de Camp, la Baraque, le GP du Dauphiné et le Ventoux.

Pour la saison 1932, Rousselet alias Ralph a récupéré sa Bugatti 35C, complètement reconstruite par l'usine à Molsheim. Il participe le 24 avril à la Course de côte de Camp qu'il remporte en catégorie 2 litres. Le 5 juin suivant, il est second à la course de côte des Alpilles. Il participe le 7 aout 1932 à la course du Klausen en Suisse.
Sa fiche d'engagement nous livre une foule de renseignements :
IX e Course Internationale du Klausen 1932 6-7 août.
Numéro course 84
Rousselet, dit Ralph, 289 cours, Lafayette à Lyon .
Licence de conducteur N°387. ACF.
Bugatti course 2 litres de 1930: châssis 4920 /moteur 166 , 60x88 1988 cc , 6000 tr .
Immatriculation 7466 PF 1.
Rapport de pont :13x54.
Ralph termine second de sa catégorie en 18 min 9 sec, le premier est un certain Louis Trintignant sur la Bugatti châssis 4941.
Lors de l'épreuve du Mont Ventoux le 4 septembre 1932, Ralph remporte la catégorie 2 litres course devant Hellé. Il porte le numéro 44.
Palmarès de 'Ralph' en 1932 :
- 24 avril : Côte Camp : 1er en 2 litres.
- 5 juin : les Alpilles : 2ème.
- 7 août Klausen : 2ème en 2 litres.
- 4 septembre Mont Ventoux : vainqueur en 2 litres.
En 1933, il s'inscrit au début de la saison au Val de Cuech le 30 avril en catégorie 2 Litres, mais ne semble pas aux rendez-vous. Il utilise sa 1500 cc aux Alpilles, à Nîmes, à La Baraque et au Ventoux qui sera sa dernière épreuve sur Bugatti, il sort de la route sans gravité au virage de Saint-Estèphe. Par la suite Rousselet alias 'Ralph' ne s'engage plus en compétition.
Mais il a pu conserver ses Bugatti encore un certain temps. La 35C reste encore lyonnaise, car le 7 octobre 1936, le dernier propriétaire lyonnais après M.Rousselet, immatricule le véhicule pendant deux semaines seulement, toujours sous le numéro 7466 PF 1.
Il s'agit sans doute d'un professionnel de l'automobile, car le 19 octobre suivant, la Bugatti est enregistrée dans l'Ain, au nom de Claudius Triffe, épicier de son état, dans le village d'Hauteville, sous le numéro minéralogique 7997 AB 2. En 1923, son atelier de constructeur mécanicien est déclaré en faillite et en 1928, il revend un commerce de meuble. Il ne fait que l'intermédiaire dans la vente de la Bugatti qu'il conserve moins d'une semaine.
Le 24 octobre 1936, la Bugatti revient dans le département du Rhône sous le numéro 954 PF 8. Son propriétaire restera inconnu, les registres de police étant détruits.
La Bugatti 35C ne quittera sans doute plus la cité lumière et sera réimmatriculée dans le nouveau système le 11 juillet 1955 sous le numéro 6397 AM 69. Aux environs de 1960, un jeune amateur, du nom d'Antoine Toti, confie à son ami Michel Payet, connaitre une Bugatti de course, qu'il espère bien récupérer. Toti raconta au bugattiste Bernard Viallon avoir eu l'information par son oncle Nazare Toti, le talentueux mécanicien attitré de la collection Malartre à Rochetaillé sur Saône depuis 1952. La voiture aurait appartenu à un transporteur, marchand de charbon, du nom de Girard, dont l'entreprise se situait sur les quais à Gerland dans le 2ème arrondissement de Lyon. Cette société de charbons en gros était pourvoyeuse du charbon de chauffage de toute l'agglomération lyonnaise. Elle occupa ces locaux de 1946 à 1964. La date de cession de la société peut correspondre à celle de l'achat de la Bugatti. C'est sans doute en 1964 qu'Antoine Toti, qui a alors 54 ans, réussi à se porter acquéreur de la voiture. Le véhicule est immatriculé à son adresse du 12 rue du Repos Lyon VII ,le 11 mai 1965. Bernard Viallon vient travailler sur la voiture dans le hangar de Toti à Corbas vers 1983. Il lui est demandé de faire le réglage des soupapes, mais seul le moteur lui est accessible. Il lui est interdit de découvrir plus loin les couvertures qui recouvrent le véhicule. Après une semaine de travail, la Bugatti est mise en route pour faire le tour de la cour et remisée pour quinze années supplémentaires. Bernard Viallon se souvient que l'essieu avant était chromé et possédait les agrafes avant et arrière conforme au type 51 de 1931. Ce montage est logique puisque le remontage après l'accident doit se situer cette année-là.
La voiture est vendue par Antoine Toti le 26 septembre 1997 au collectionneur hollandais Bart Rosman par l'intermédiaire des négociants Bruno Vendiesse et Jaap Braam Ruben.

Le véhicule actuel :
Nous savons que le châssis original, cadre 617, assemblé début 1929 fut détruit dans l'accident d'août 1930. Il fut remplacé par un nouveau cadre numéro 669 de fin 1930 directement à l'usine. Sur les clichés pris après l'accident, nous constatons que l'avant du véhicule est intact. Le capot et le tableau de bord n'ont pas souffert. La boîte de vitesse actuelle, numéro 427 doit être, en fonction de son numéro, celle d'origine. Le pont est remplacé en 1930 par un carter numéro 395, toujours à l'usine. Le reste de la caisse, ainsi que le réservoir et toute autre pièce ayant souffert de l'accident ont été changé lors de l'hiver 1930 et sont ainsi d'époque et en provenance de l'usine. La voiture est aujourd'hui dans la configuration exacte d'après son arrêt de la compétition avec Ralph à la fin de la saison 1932.
#4920 fut pilotée par des pilotes prestigieux tels Guy Bouriat, le Baron Philippe de Rothschild, Juan Zanelli, Eddoura, Ralph avec des succès notoires dans des épreuves importantes. Il s'agit d'un des plus beaux exemplaires conservés, un des plus originaux et authentiques de type 35 C, produit à seulement 55 exemplaires du printemps 1927 à l'été 1930. Un pur-sang de cette race n'est que très rarement offert aux enchères, les écuries qui les renferment sont jalousement gardées par leurs propriétaires éclairés.
L'auteur remercie les historiens Pascal Legrand et Didier Mahistre pour leur aide précieuse dans les informations sur les pilotes Eddoura et Ralph.


Pierre-Yves LAUGIER

Certains auraient été tentés de garder un tel chef d'œuvre sous cloche, dans la tiédeur feutrée d'un garage chauffé, mais Bart Rosman n'était pas de ce style. Sa formation d'ingénieur et ses décennies de pratique de la mécanique, Bugatti notamment, l'incitaient à ce que ses voitures soient toujours prêtes à partir, avec des mécaniques méticuleusement assemblées et mises au point. Cette 35C était la parfaite illustration de son savoir-faire et de sa philosophie : véritable voiture de course, il l'utilisait comme telle, à 100% de ses capacités, utilisant même un mélange d'essence et de méthanol comme cela se pratiquait en compétition à l'époque. Lors des différents Grand Prix de Monaco Historique auxquels il participa à son volant, les performances de la voitures, associées à l'excellent coup de volant de son pilote marquèrent les esprits. Jamais conduite, mais toujours pilotée, cette fabuleuse 35 n'attend que de retrouver la piste, elle devra bénéficier d'une remise en route soigneuse après quelques années d'inutilisation. Elle est accompagnée d'un lot de pièces dont un essieu avant, un pare-pierre, un moteur incomplet dont le carter inférieur devra être réparé, de 2 assises de sièges et d'un dossier conséquent.



French title
Chassis n°4920
Engine n°166

- Unmodified since 1931, unquestionalble history
- Prestigious racing history and drivers including 4th place in the 1929 Monaco GP
- Ex-Baron George Philippe de Rothschild
- Pierre-Yves Laugier history report
- One of the most authentic Type 35s in existence
- In the Bart Rosman Collection since 1997
- No reserve

The 2-litre supercharged engine 166 C was assembled at the factory in May 1928 along with 2-litre engines n°164 to 167 and 2-litre 300 engines n° 168 to 170.
The Type 35C chassis 4920/engine 166 C was delivered to the driver Guy Bouriat on 11 March 1929. He had taken delivery of the Type 35C chassis 4921/171 the day before.
The two vehicles were billed to him for 91.500 FF each.

Georges Philippe de ROTHSCHILD (1902-1988)
He was the son of Baron Henri James de Rothschild, the renowned playwright and a doctor by training. From 1922, having been introduced to the racing driver Robert Benoist by his older brother, the young Philippe began motor racing in events such as the Paris-Nice. In 1929, under the pseudonym " Georges Philippe ", this amateur driver began Grand Prix motor racing in earnest. Philippe de Rothschild had the two Bugatti Type 35s, at his disposal, delivered by Guy Bouriat at the start of March, for the start of the 1929 season. He made his GP debut at Juan les Pins on 1 April in the car registered 2678 RB 6, chassis 4921, and suffered an accident halfway through the race.
Therefore, for the Monaco Grand Prix on 14 April, he used 4920, its registration number 2677 RB 6 clearly visible in photos. He finished an honourable 4th place behind the Mercedes SSK of Caracciola.
In the first Grand Prix de Bourgogne, held at the circuit in Dijon, on 9 May 1929, the Rothschild team entered both 35Cs, the 4920 (2677 RB 6) for Bouriat and 4921 (2678 RB 6) for Rothschild. Bouriat quickly took the lead and Rothschild managed to follow him, in front of Gauthier. After a battle lasting 3 hours and 47 minutes, Rothschild claimed victory, after Bouriat gave way to his boss and finished a fifth of a second behind in the Bugatti 4920.
The team came together again for the second Bugatti Grand Prix, organised by the Molsheim boss at the Le Mans circuit on 2 June 1929. Bouriat took part in testing in 4920 N° 33 and Rothschild in a new and as yet unregistered 35C N° 34, (probably 4930 bought two weeks earlier). Having broken a rod in his Bugatti, Juan Zanelli acquired 4920 on the weigh-in day from Rothschild who decided to drive his Type 44, while Bouriat moved to the wheel of N°34. Zanelli, who was racing 4920 for the first time, won the Grand Prix. He repeated this feat in 1930, this time at the wheel of 4921 which he also acquired from the Rothschild team, before Hellé Nice took it over for the following two seasons.
In 1929, Guy Bouriat was in charge of Baron de Rothschild's racing team before becoming the director of sales for the new Bugatti showroom at 46, avenue Montaigne. Juan Zanelli (1906-1944), the young Italo-Chilean millionaire and vice-consul for Chile in Nice, had been racing Bugatti since 1926. It is believed he acquired, or was lent for the race, Bugatti 4920, just before the start of the Bugatti Grand Prix held at the circuit at Le Mans on 2 June 1929. The registration plate of the Chilean's winning Bugatti, 2677 RB 6, was clearly visible at the finish. At the Marne GP on 7 July 1929, Zanelli drove Rothschild's other Bugatti 35C, 2678 RB 6, namely 4921, and at San Sebastian on 25 July, Zanelli entered 4921 for Foresti as well as his new 4939, acquired ten days earlier. He appears not to have used 4920 in any other event during 1929.
Race results the car in 1929 :
- 14 April : Grand prix de Monaco , Rothschild : 4th
- 9 May : Grand Prix de Bourgogne, Bouriat : 2nd
- 2 June : Grand Prix Bugatti, Zanelli : winner

A life in Lyon.
The Bugatti 35C was registered in the Rhône region with number 7466 PF 1 in March 1930. It was acquired at the end of the 1929 season by a young enthusiast from Lyon, Marcel ROUSSELET (1904-1984). He was born on 24 April 1904 in Cublize, the village where his father worked as a pharmacist. In 1931 he lived at 289, Cours Lafayette with his mother and older brother Jean, who took over the family pharmacy at the same address. By 1933 he was a trainee lawyer at the Court of Appeal in Lyon, and would go on to become a judge. In all likelihood, he bought the Bugatti 35C at the start of 1930, when he was just 25 years old and not yet fully qualified as a lawyer. The purchase of the Bugatti 35C which was under a year old, required funds that probably came from the family. He married in Lyon in February 1939 and was awarded the Liberation medal in 1947. M. Rousselet died in Neuilly sur Seine on 19 July 1984.
As early as 1929, he acquired a Bugatti Type 37A which it is thought Eddoura used for testing during the Laffrey hillclimb on 18 August 1929. Using the pseudonym " Ralph " Rousselet began racing in his 37A from the spring of 1930. He took part in several hillclimbs, at Camp in May, and at Les Alpilles and Val de Cuech in June, again in the 1500cc class. In the summer of 1930, he lent his 2-litre supercharged vehicle, which he had not yet competed in, to the young motorcycle prodigy Eddoura.

Edouard GRAMMONT (1906-1930).
The Grammont business was founded in Pont de Cheruy in 1849. It became one of the largest groups in the world before 1914, comprising factories for wire drawing, foundries, rolling, and later the first underwater telephone cables before finally branching out into rubber and its derivatives. The various factories employed more than 2,000 people and the business continued to operate until the start of the 1960s.
Edouard Grammont was born at Château Grammont, the family home in Pont de Cheruy, on 30 January 1906. In July 1919, when he was just 13 years old, Edouard Grammont applied for an automobile driving licence. By 1920, he was already riding around on a 4 HP Koehler Escoffier. In June 1922 " Eddoura " made his first appearance, finishing 5th in Moto Club Lyon's kilometre sprint on a Koehler Escoffier. He had his first win the same year, on 24 September in the Planfoy hillclimb, competing in the 750cc class. The following year, in the same event, he set the outright record time. The young prodigy continued to clock up victories and on 18 August 1929, he set the outright record for the Laffrey hillclimb. He had familiarised himself with the route by driving day and night, at the wheel of a 37A, probably Rousselet's.
From September 1926, the grounds of the château Grammont resonated to the sound of Bugatti on an improvised circuit at the property. The young Edouard, who had just turned 20 years old, drove a Brescia and a Type 37, probably bought new. At the start of the 1930 season, Marcel Rousselet decided to put his faith in the young motorcycling prodigy and entrusted him with a drive in his powerful supercharged Bugatti 2-litre.
At the Lyon Grand Prix on 15 June 1930, Eddoura, competing in the 2-litre class, in the 35C 4920, was classified 6th despite retiring on the 24th lap.
On 20 July, Eddoura, driving the 35C, set the fastest time and the outright record for the race at Baraque, completing 10km in 5 min 44 sec at an average speed of 104,651 km/h. On 10 August 1930, the spirited driver lined up for the start at the Circuit du Dauphiné in Grenoble. Some of the best Bugatti drivers were amongst his competitors. On the first lap, Etancelin was in the lead with Eddoura second, followed by Lehoux who took over the lead in the fourth lap. On the sixth lap, Eddoura beat his own lap record at 127 km/h and overtook Etancelin, before running in first place during a pit stop by Lehoux. A few laps later, while overtaking Savora in his 2-litre Bugatti at the end of the straight, Eddoura caught his front left wheel. The driver was thrown out and died instantly, while the 35C rolled three times, hit a tree and came to rest on the rails of the tram line. The remains of the car were picked up along the entire length of Me. Delamarche's property. Photos show it was only the rear of the car that was completely destroyed. The radiator, bonnet, engine and bulkhead appear to have been left intact. The chassis was totally bent and the axle broken. An imposing monument in Eddoura's memory was erected on the site of the accident from a subscription made by the Moto Club Dauphinois. The brothers Jan & Joel Martel made four bronze plaques, recounting Eddoura's victories and passions. The Grammont family reimbursed M. Rousselet for the full cost of the car. In 1931, the owner of the 35C, while waiting for his vehicle to be repaired by the factory, competed in his Type 37A in various hillclimbs including Les Alpilles, Camp, Baraque, the GP du Dauphiné and Ventoux.
For the 1932 season, Rousselet - alias Ralph - got his Bugatti 35C back, which had been completely rebuilt by the factory at Molsheim. He participated in the Camp hillclimb, winning the 2-litre class. On 5 June, he was second in Les Alpilles hillclimb. He also took part in the race at Klausen in Switzerland on 7 August 1932.
His list of entries provide us with a wealth of information:
IX th Course Internationale du Klausen 1932 6-7 August.
Race number 84
Rousselet, known as Ralph, 289 laps, Lafayette to Lyon .
Race licence number N°387. ACF.
1930 2-litre Bugatti race: chassis 4920 /engine 166 , 60x88 1988 cc , 6000 tr .
Registration 7466 PF 1.
Axle ratio :13x54.
Ralph finished second in class with a time of 18 min 9 sec, behind a certain Louis Trintignant in a Bugatti chassis 4941.
In the Mont Ventoux event on 4 September 1932, Ralph won the 2-litre class ahead of Hellé. He was race number 44.
Race results for 'Ralph' in 1932 :
- 24 April : Camp hillclimb : 1st in 2 litres.
- 5 June : Les Alpilles : 2nd.
- 7 August Klausen : 2nd in 2 litres.
- 4 September Mont Ventoux : winner in 2 litres.
At the start of the season in 1933, he registered for the Val de Cuech event on 30 April, in the 2-litre class, but it appears he didn't take part. He used his 1500cc at Les Alpilles, Nîmes, La Baraque and finally Ventoux which would be his last competitive event in a Bugatti. He came off the road at the Saint-Estèphe bend and after that, Rousselet alias 'Ralph' took no further part in racing.
However, he kept his Bugattis for a while longer. On 7 October 1936, the last Lyon owner following Rousselet registered the 35C for a two week period, still with the number 7466 PF 1.
This was likely to have been an automobile dealer as, on 19 October the Bugatti was registered in Ain. This was in the name of Claudius Triffe, a grocer from the village of Hauteville, with the registration number 7997 AB 2. In 1923, his mechanics workshop had been declared bankrupt and in 1928, he sold a furniture business. He was no more than an intermediary in the sale of the Bugatti which he kept for under a week.
On 24 October 1936, the Bugatti returned to the Rhône department with the number 954 PF 8. Details of the owner are unknown as police records were destroyed.
The Bugatti 35C has probably not left the city of light and was re-registered in the new system on 11 July 1955, given the number 6397 AM 69. Around 1960, a young enthusiast by the name of Antoine Toti, confided to his friend Michel Payet, that he knew of a racing Bugatti that he hoped to recover. Toti told the Bugattist Bernard Viallon that he had got the information from his uncle Nazare Toti, the talented mechanic for the Malartre collection in Rochetaillé sur Saône since 1952. The car was believed to belong to a coal merchant by the name of Girard, whose company was located at the quays in Gerland in the 2nd arrondissement of Lyon. The wholesale coal company supplied heating coal for the entire Lyon conurbation, and occupied these premises between 1946 and 1964. The date the company was sold may correspond to the purchase of the Bugatti, as it is believed that Antoine Toti, then 54 years of age, succeeded in acquiring the car in 1964. The vehicle was registered at his address, 12 rue du Repos Lyon VII, on 11 May 1965. Bernard Viallon came to work on the car in Toti's hangar in Corbas around 1983. He was asked to adjust the valves, but only the engine was made accessible to him. He was not allowed to uncover the rest of the car. After a week's work, the Bugatti was running again and was driven around the yard before being put away again for another fifteen years. Bernard Viallon remembers that the front axle was chrome with front and rear clips conforming to a 1931 Type 51. This is logical as the rebuild following the accident must have taken place that year.
The car was sold by Antoine Toti on 26 September 1997 to the Dutch collector Bart Rosman through the dealers Bruno Vendiesse and Jaap Braam Ruben.

The current vehicle :
We know that the original chassis, frame 617, assembled at the start of 1929, was destroyed in the accident in August 1930. It was replaced by the factory with a new frame, number 669, dating from the end of 1930. In photos taken after the accident, we can see that the front of the vehicle remained intact. The bonnet and dashboard were not damaged. The number of the current gearbox, 427, suggests this must be the original one. The axle was replaced in 1930 with case number 395, again by the factory. The rest of the body, including the fuel tank and all other parts that were damaged in the accident were replaced during the winter of 1930, and are therefore period parts supplied by the factory. Today, the car is in the exact configuration that it was after its retirement from racing with Ralph at the end of the 1932 season.
#4920 has been raced by such prestigious drivers as Guy Bouriat, Baron Philippe de Rothschild, Juan Zanelli, Eddoura, and Ralph with notable successes in major events. It is one of the best preserved and most original and authentic Type 35Cs to survive, one of just 55 examples produced between the spring of 1927 and the summer of 1930. A thoroughbred of this kind rarely comes up for auction, the stables containing them jealously guarded by their enlightened owners.
The author would like to thank the historians Pascal Legrand and Didier Mahistre for their invaluable help in providing information on the drivers Eddoura and Ralph.

Pierre-Yves LAUGIER

Some might have been tempted to keep such a masterpiece under wraps in the hushed confines of a heated garage, but Bart Rosman was not such a man. His training as an engineer and decades of mechanical experience, especially with Bugatti, meant that his cars were always ready to go, with meticulously assembled and tuned engines. This 35C was the perfect illustration of his know-how and philosophy: a true race car, he used it as such, at 100% of its capacities, even using a mixture of petrol and methanol as was the practice in competition at the time. During the various Historic Monaco Grand Prix in which he took part at the wheel, the car's performance, combined with the excellent driving skills of its driver, left a lasting impression. Never driven, but always driven, this fabulous 35 is just waiting to be put back on the track, it will have to benefit from a careful restart after a few years of disuse. It comes with a lot of parts including a front axle, a stone guard, an incomplete engine whose lower crankcase will have to be repaired, 2 seats and a consequent backrest.


Photos © Peter Singhof



Estimation 2 500 000 - 3 500 000 €

Sale’s details

Sale: 4315
Location: Salon Rétromobile, Paris
Date: 03 Feb. 2023 14:00
Auctioneer: Hervé Poulain

Sessions

- 03 Feb. 2023 14:00 (lot 1 to 299)
- 04 Feb. 2023 14:00 (lot 201 to 299)

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