Mobilier et objets d'art, Archéologie, Art d'Asie

 
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Lot 171
PAIRE DE CANDELABRES DE STYLE LOUIS XVI DEUXIEME MOITIE DU XIXEME SIECLE, D'APRES UN MODELE DE CLAUDE MICHEL DIT CLODION
En bronze ciselé, patiné et doré et marbre rouge griotte, à sept lumières, à motif de feuillages, pampres de vigne et tête d'aigle issu d'une corne d'abondance supportée par un faune et une bacchante, reposant sur une base circulaire ornée d'une frise de raies de cœur, de perles et de feuilles d'acanthe ; on y ajoute une base en bois garni de papier à l'imitation du marbre de forme circulaire d'époque postérieure
Hauteur: 144 cm (56 3/4 in.)

A PAIR OF LOUIS XVI STYLE PATINATED, GILT BRONZE AND GRIOTTE MARBLE SEVEN-LIGHT CANDELABRA

Cette paire de candélabres d'époque Napoléon III reproduit un modèle créé vers 1785 par le bronzier François Rémond d'après le sculpteur Claude Michel, dit Clodion (1738-1814) et dont le dessin est aujourd'hui conservé au Musée des Arts Décoratifs à Paris (illustré dans H. Ottomeyer, P. Pröschel et al., Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, p. 283, n° 4.14.4). A cette époque, des groupes sculptés ont intégré la décoration des pièces et notamment des salles à manger sous la forme de torchères figurant des personnages portant des candélabres, souvent à motif de corne d'abondance comme c'est le cas ici.

Plusieurs exemplaires en bronze patiné et doré datant de l'époque Louis XVI sont conservés dans les collections publiques : au musée du Louvre à Paris (H. Ottomeyer, P. Pröschel et al. Vergoldete Bronzen, Munich 1986, vol. I, p 283 fig 4.14.5), au château de Fontainebleau, (Jean-Pierre Samoyault, Pendules et Bronzes d'ameublement entrés sous le premier Empire, Paris, 1989, p.154) et dans les collections royales anglaises (Sir Hugh Roberts, For the King's Pleasure, the furnishing and décoration of George IV's apartments at Windsor Castle, The Royal Collection, Londres 2001, pp. 102-103 et 110). En 1794, deux paires de ce modèle furent livrées par le marchand-mercier Dominique Daguerre pour Carlton House.

Ce modèle, remarquable par son dynamisme, eut beaucoup de succès dans la deuxième partie du XIXème siècle. En 1852, les deux paires qui avaient été livrées pour Fontainebleau en 1804 furent déplacées aux Tuileries pour orner le salon d'Apollon de l'Impératrice Eugénie (D. Alcouffe, et al. Les bronzes d'ameublement du Louvre,, Editions Faton, Dijon, 2004, n°95).


Suivant cette mode, il fut reproduit et décliné par des marchands tels que Beurdeley, ou Wertheimer. Parmi les exemplaires datant du XIXème siècle connus citons pour exemple:
- Deux paires conservées à Waddesdon Manor, Buckinghamshire (Sir A. Blunt, The James A. de Rothschild Collection at Waddesdon Manor, Londres, 1974, pp. 688-689).
- Christie's Monaco, le 7 décembre 1985, lot 29
- Sotheby's Londres, le 12 juin 2002, lot 371 (£27.485)
- Sotheby's Amsterdam, le 21 novembre 2007, lot 255 ($72.250)
- Christie's Londres, 6 décembre 2007, lot 150.


Estimation 30 000 - 50 000 €
Vendu 74,890 €
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Infos vente

Vente : 1650
Lieu : Hôtel Marcel Dassault
Date : 23 juin 2009 14:30
Commissaires-priseur : François Tajan et Isabelle Bresset

Exposition

du 19 au 22 juin, de 11h à 19h
23 juin, de 11h à 12h

Hôtel Marcel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

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