Art déco

Collection d’un amateur

15 avril 2010 — mis à jour le 23 avril 2010

Salon comportant notamment un spectaculaire paravent de Jean Dunand (est. 300 000-400 000 €)
et un piano crapaud de Poul Henningsen (est. 50 000-60 000 €)

 

L’année 2009 a montré que la demande pour les pièces de la première moitié du 20e siècle reste ferme. Les grands noms de l’Art déco et les pièces de qualité sont toujours très recherchées par les collectionneurs.

C’est le contenu d’un élégant appartement parisien décoré au début des années 80 qui sera au centre de la vente de prestige d’Art déco dirigée par François Tajan le 8 juin prochain, à l’Hôtel Marcel Dassault.

Le mobilier a été choisi chez les plus grands marchands de l’époque. Les matières précieuses, du galuchat à la laque, en passant par le parchemin, ont été largement privilégiées et contribuent au grand raffinement de l’ensemble.

Jean Dunand
Jean Dunand
Paravent à douze feuilles articulées en bois laqué à feuilles d’argent (détail)
Estimation : 300 000-400 000 €

La vente est dominée par un spectaculaire paravent signé de Jean Dunand (1877-1942), installé dans le salon. Cette grande pièce, à douze feuilles articulées en bois laqué à feuille d’argent (Hauteur : 300 cm, largeur 54 cm par feuille), est décorée d’un vol de canard à cols verts en laque ambré sur fond à feuille d’argent, de roseaux et d’herbacés aquatiques. Le revers est en laque noir unie.
Artiste aux multiples talents, Jean Dunand fut surtout renommé pour son travail de la laque. Véritable virtuose de cette technique, ce paravent est une superbe illustration de son art. Il est proposé à 300 000-400 000 €.

L’un des premiers pianos modernistes des années 30 est ensuite présenté.
Il s’agit d’un piano crapaud de Poul Henningsen (1894-1967), circa 1931, en bois naturel, celluloïd transparent et ceinture galbée en cuir havane, qui repose sur un piètement en métal chromé.
Cette édition Andreas Christensen est estimée 50 000-60 000 €.

Devant le piano, on trouve un tabouret moderniste de Michel Dufet (1888-1985) estimé
8 000-10 000 €.

Le travail de la maison Dominique (André Domin, 1883-1962 & Marcel Genevrière, 1885-1967) est représenté dans le salon par deux guéridons. Le premier est en placage de ronce de palissandre à plateau rectangulaire entièrement gainé de galuchat (est. 20 000-25 000 €), le second en placage de palissandre à plateau rectangulaire, également gainé de peau de galuchat (est.20 000-25 000 €).

Une petite table d’appoint de Clément Rousseau (1872-1950), en placage de bois de rose et plateau doublé de peau de galuchat à motif central losangé, porte la signature manuscrite de l’artiste sous le plateau et est datée 1931. Elle est estimée 20 000-25 000 €.

 


Maison Dominique
Entrée comportant la commode à plaquage de palissandre provenant de la Maison Dominique
Estimation : 30 000-50 000 €

On retrouve le précieux travail de la maison Dominique (André Domin, 1883-1962 & Marcel Genevrière, 1885-1967) dans l’entrée de l’appartement avec une très belle commode en placage de palissandre à corps suspendu légèrement galbé. Les attaches et plaquettes d’ornementation forment des sabots en métal argenté, d’après un dessin de Jean E. Puiforcat (est. 30 000-50 000 €). Au dessus de cette commode est présentée une jolie paire d’appliques de Perzel
(est. 6 000-8 000 €).

La chambre est meublée avec des pièces de Jacques Adnet (1900-1984). Signalons d’abord une grande commode cintrée à corps entièrement gainé de parchemin, sur bâti de chêne aux piètements d’angle gainés de parchemin à sabots de laiton doré (est. 50 000-60 000 €). A ses côtés, une ravissante coiffeuse (est. 20 000-25 000 €) entièrement plaquée de parchemin sur bâti de chêne, ouvrant par un abattant central doublé de miroir et par deux tiroirs latéraux à prises de tirage en anneaux de plastique transparent. Son piètement d’angle est gainé de parchemin à sabots de laiton doré.
Estimée 20 000-30 000 €, une paire de tables de chevet entièrement gainées de galuchat d’origine sur bâti de chêne, ouvrant par un tiroir en ceinture à bouton d’ivoire, et reposant sur un piétement d’angle gainé de galuchat à sabots de laiton doré, complète cet ensemble.

La collection comprend encore des pièces de Jacques Adnet, André Sornay et une douzaine de lots d’Art primitif.

 

 

A DIVERS AMATEURS

En marge de cette collection seront proposées aux amateurs un grand nombre de pièces importantes de l’époque Art Nouveau jusqu’aux années 50.

Hector Guimard
Hector Guimard
Table de milieu en poirier sculpté et prises en bronze ciselé. Signé.
Haut. : 76 cm – Diam. : 51 cm
Estimation : 10 000-12 000 €

Les années 1900 seront notamment représentées par de très intéressantes pièces de Hector Guimard, table de milieu, jardinière, par Louis Comfort Tiffany avec une lampe en bronze à patine dorée à 10 lumières, ou encore Henry Van de Velde avec une très rare table à la superbe ligne végétale.

Le Modernisme sera également très présent dans la vente. Citons un important ensemble de pièces de Pierre Chareau provenant notamment du Club House de Beauvallon. A retenir tout particulièrement une table pliante en bois et métal connue uniquement à deux exemplaires, ainsi qu’un très élégant « meuble- vitrine » estampillé et trois paires de guéridons dont deux modèles particulièrement rares.

Le chapitre UAM présentera également une exceptionnelle jardinière de Jean Burkhalter en métal, véritable sculpture Moderniste ainsi qu’un important ensemble d’objets et luminaires de Desny, Louis Sognot, Jean Luce et Boris Lacroix.

Jean Burkhalter
Jean Burkhalter
Jardinière, circa 1931
Métal chromé et métal laqué blanc
Estimation : 20 000-25 000 €

Le 1925 sera également à l’honneur avec une table basse de Jacques-Emile Ruhlmann modèle « Douze Colonnettes », deux très belles dinanderies de Jean Dunand, ainsi qu’une table 3 éléments de d’Eugène Printz et une paire de fauteuils sans oublier une céramique très raffinée d’Henri Simmen agrémentée d’une petite prise en corail.
L’une des pièces maîtresse de la vente sera une réalisation de Joseph Csaky, « console aux paons », extraordinaire pièce unique en marbre blanc et noir disparue depuis son année de création, en 1927 (estimation : 60 000-80 000 €).
Un tapis d’Edgard Tytgat et Elisabeth De Saedeleer, « La chasse » de 1925.

A signaler également deux pièces importantes de la maison Dominique avec un meuble de rangement ouvrant à deux portes, entièrement gainé de galuchat tout comme sa banquette de repos.

Enfin plus près de nous, une enfilade de Paul Dupré Lafon en chêne, ornée de 3 médaillons en céramique ; une magnifique table / bureau en bronze et plateau de verre givré de Jacques Quinet sans oublier un travail conjoint de Gilbert Poillerat et Jacques Adnet pour un superbe petit cabinet . Et anonyme mais néanmoins très spectaculaire, une superbe table basse, travail des années 40 agrémentée d’un plateau en améthyste.

Nous terminerons notre sélection par un charmant petit bureau de Jean Royère, du même artiste un ensemble de table à jeux et fauteuils ainsi qu’une table basse « crabe ».

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Infos vente

Vente : 1815
Lieu : Hôtel Marcel Dassault
Date : 8 juin 2010

Exposition

du 4 au 7 juin 2010,
de 11h à 19h
Hôtel Marcel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

Expert

Félix Marcilhac

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