Dessins anciens et du 19e siècle

Vente le 9 avril 2008

6 mars 2008

Pierre-Paul Prud’hon
Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823)
Etude pour « Le rêve du bonheur », amour tenant les rames
Crayon noir, estompe, rehauts de craie blanche, sur papier bleu passé
26,4 x 20,3 cm
Estimation : 20 000-30 000 €

Le département Tableaux et dessins anciens et du 19e siècle, annonce une très belle vente consacrée aux dessins des XVIIIe et XIXe siècles. Elle se tiendra sous le marteau de Maître François Tajan, le mercredi 9 avril à 14h15 dans les salons de l’hôtel Dassault.

Cette vente aura lieu le lendemain du vernissage du salon de dessin (du 9 au 13 avril au Palais de la Bourse). Le catalogue réunit des œuvres à la provenance prestigieuse avec un ensemble exceptionnel de dessins français du XVIIIe siècle et d’intéressantes œuvres du début du XIXe.

Parmi les œuvres du XVIIIe, on distingue un premier ensemble issu de la collection Veil-Picard avec des dessins de Saint-Aubin, Louis-Gabriel Moreau, Hubert Robert, Jean-Baptiste Isabey et Philippe Caresme. Un second ensemble provenant de la collection Léon Ferté réunit quatre dessins de Prud’hon. Enfin des œuvres de l’ancienne collection Louis de Launay illustrent le XIXe siècle français.

L’ensemble de ces trois collections n’est jamais passé en vente, depuis le début du 20e siècle.

Superbe reflet de la vie culturelle et littéraire du XVIIIe siècle français, « Le couronnement de Voltaire au théâtre français, le 30 mars 1778 » (estimé entre 40 000 et 60 000 €) est un témoignage historique et culturel de grande importance. Ce remarquable dessin de Jacques Gabriel de Saint-Aubin représente le philosophe en pleine apothéose, deux mois seulement avant sa mort. L’œuvre est notamment illustrée dans le catalogue de l’exposition consacré à Saint-Aubin qui se tient actuellement au musée du Louvre (du 21 février au 26 mai 2008). Il est à rapprocher d’un croquis préparatoire et d’une aquarelle, tous deux conservés au cabinet des dessins du musée du Louvre.
Son intérêt pour l’histoire en général et l’histoire de l’art en particulier est considérable.

Deux œuvres formant pendant (estimées entre 40 000 et 60 000 €), signées Louis-Gabriel Moreau dit l’ainé, attireront l’attention. Ces deux gouaches aquarellées, issues de l’ancienne collection Veil Picard, montrent le Jardin de Bagatelle peu de temps après la construction du célèbre pavillon pour le comte d’Artois, futur Charles X. La première illustre le pont chinois, et la seconde figure la cascade, tels qu’on pouvait les voir au XVIIIe siècle.
Ces magnifiques représentations d’un des plus célèbres jardins anglo-chinois, sont un remarquable reflet du goût du XVIIIe siècle français.

Hubert Robert (1733-1808)
Hubert Robert (1733-1808)
Vue des terrasses de la villa Mattei
Aquarelle, plume et encre
31,3 x 44 cm
Estimation : 25 000-30 000 €

De la même collection, on distingue une très belle « Vue des terrasses de la Villa Mattei » (estimée entre 25 000 et 30 000 €). Cette aquarelle réalisée par Hubert Robert en 1760 est un magnifique exemple des vues romaines réalisées par l’artiste.

Quatre dessins de Prud’hon illustrent les différentes techniques utilisées par l’artiste dans son œuvre graphique. Ils ont fait partie de prestigieuses collections parmi lesquelles les collections Boisfremont, His de La Salle, Goncourt, Doisteau, avant d’être réunis par Léon Ferté au début du XXe siècle.
Parmi eux, un « Amour ramant, études pour « Le rêve du bonheur » (estimé entre 20 000 et 30 000 €) se distingue par sa grande modernité. On retrouve le sfumato velouté de Prud’hon dans ce dessin préparatoire pour un tableau majeur du début du XIXe siècle.

Parmi les œuvres de Prud’hon ayant appartenues à la collection Boisfremont, « La reine Hortense et ses deux enfants dans un parc » (estimé entre 30 000 et 40 000 €) constitue une émouvante évocation de membres de la famille impériale dans un cadre romantique, qui est probablement celui des jardins de la Malmaison.

Jean-Baptiste Isabey (1767-1865)
Jean-Baptiste Isabey (1767-1865)
Jeune femme à l’oiseau
Peinture sur ivoire
19,5 x 14,6 cm
Estimation : 10 000-12 000 €

Toujours de Prud’hon, un très beau dessin (estimé entre 10 000 et 12 000 €),  préparatoire au mobilier offert par la ville de Paris à Marie Louise à l’occasion de son mariage avec Napoléon Ier, provient de la collection des frères Goncourt.
Ce dessin important pour l’histoire de l’ameublement, est un des rares témoignages de ce mobilier précieux détruit en 1834.

Enfin, cette évocation de l’œuvre de Prud’hon est complétée par « Le naufrage de Virginie » (estimé entre 10 000 et 12 000 €).
Il s’agit du seul dessin manquant de l’album original de « Paul et Virginie » ayant appartenu à l’auteur, Bernardin de Saint-Pierre. Cet album est conservé à la Bibliothèque Nationale.

Le19e siècle français est aussi à l’honneur dans cette vente avec notamment un ensemble issu de l’ancienne collection Louis de Launay. Ce dernier contient quelques grands noms, citons notamment Delacroix avec deux études de lionnes (entre 12 et 15 000 €), un cavalier à cheval (entre 15 000 et 20 000 €), et un portrait présumé de Jenny Le Guillou d’une incroyable modernité (entre 10 000 et 12 000 €), enfin, un petit dessin de Jean-François Millet estimé entre 6 000 et 8 000 €, ou encore un joli fusain de Corot estimé entre 12 000 et 15 000 €. D’autres signatures parmi lesquelles celles de Bonvin, Ribot, Decamps… compléteront cet ensemble resté dans la descendance de Louis de Launay jusqu’à ce jour.

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Infos vente

Vente : 1380
Lieu : Hôtel Dassault
Date : 9 avril 2008

Exposition

du 5 au 8 avril 2008,
de 11h à 19h
Hôtel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

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