PREMIÈRE VENTE EN FRANCE D’ART INDIEN MODERNE ET CONTEMPORAIN

LUNDI 3 DECEMBRE 2007

4 octobre 2007

Après avoir organisé avec succès ses premières ventes dédiées à l’art contemporain Chinois, Artcurial Briest-Le Fur-Poulain-F. Tajan, première maison de vente française pour l’art moderne et l’art contemporain en France, présente Lundi 3 décembre 2007 la première vente consacrée à l’art moderne et contemporain Indien en France.

L’art moderne et contemporain Indien occupe le devant de la scène artistique internationale. Tout comme l’art actuel Chinois, l’art Indien vole de succès en succès, battant record de vente sur record de vente en Inde, mais aussi à Londres, Paris et New York.

En 2006, une peinture de Sayed Haider Raza, né en 1922 en Inde et installé en France depuis les années 1950, a été l’un des premiers tableaux à dépasser, dans l’histoire de l’art moderne Indien, la barre symbolique du million de dollar. Une sculpture monumentale de Subodh Gupta, nouvelle étoile de l’art contemporain Indien, trône à Venise devant le Palazzo Grassi invitant les touristes à découvrir la collection de François Pinault.

Après avoir organisé avec succès ses premières ventes dédiées à l’art contemporain Chinois, Artcurial, numéro un des ventes d’art moderne et d’art contemporain en France, présente le Lundi 3 décembre 2007 la première vente consacrée à l’art moderne et contemporain Indien en France.

Cette vente s’inscrit dans le prolongement de la politique d’ouverture d’Artcurial à l’art Asiatique inaugurant ainsi son département consacré à l’art moderne et contemporain Indien. Cette première vente se veut à la fois modeste et ambitieuse. Modeste par sa volonté d’offrir un choix représentatif d’œuvres d’art moderne et contemporain encore accessible. Ambitieuse par sa détermination à présenter en parallèles des œuvres majeurs, rares et exceptionnelles.

Farhad Hussain
Farhad Hussain
Sans titre, 2006
Estimation : 18 000-22 000 €

Amateurs et professionnels pourront découvrir les œuvres de jeunes artistes ayant eu récemment leurs toutes premières expositions personnelles dans des galeries prestigieuses ou expérimentales de Mumbai à New Delhi comme Farhad Hussain. Né à Calcutta en 1975, Farhad Hussain fait partie de ses jeunes artistes qui renouvellent sans cesse et avec panache l’art contemporain Indien. Une de ses œuvres a fait récemment la couverture de Asian Art News (sept./oct. 2007), une des deux revues de référence pour l’art contemporain en Asie, englobant les marchés de l’art contemporain de l’Inde à la Chine, de Singapour à Hongkong. Les peintures de Farhad Hussain ont la franche gaîté des papiers découpés de Matisse, la cellule familiale est son motif pictural. Ces peintures s’apparentent à ce que pourrait être des photos de famille mises en image par un Walt Disney atteint de psychédélisme aigu. L’illusion du bonheur y est omniprésente. L’ambiance extatique y est celle d’un « Vol au dessus d’un nid de coucou » domestique.

Atul Dodiya
Atul Dodiya
Sabari Streching, 2007
Water color on paper
Estimation : 32 000-32 500 €

Le travail d’artistes issus de générations nées dans les années 50 et 60 sera également représenté comme par l’emblématique et spectaculaire photo d’Anita Dube offrant à notre regard une série de mains ouvertes, paumes en avant, littéralement recouvertes d’une multitude d’yeux (hasard de la phonétique : dieu !) en céramique, ces mêmes yeux dont ont se sert pour donner vie aux innombrables sculptures de divinités.

La maturité artistique de cette génération ayant aujourd’hui entre 45 et 55 ans sera aussi, et entres autres, représentée par la superbe et énigmatique aquarelle sur papier d’Atul Dodiya, autre grande figure de l’art contemporain Indien.

Cette aquarelle de Dodiya associe à la perfection deux qualificatifs apparemment antinomiques : fluidité et précision. Cette œuvre nous rappelle que l’aquarelle, héritage culturel anglais d’une part mais aussi influences chinoise et japonaise d’autre part, est en Inde un art majeur sans cesse renouvelé tant du point de vue de l’inventivité picturale que de l’élargissement des thématiques, abordant tous les sujets y compris les plus politiques. Ainsi, aussi, modernité et tradition font œuvre commune.

Anita Dube
Anita Dube
Sea Creature
Edition of 10
Estimation : 3 000-3 500 €

La photographie occupe également une place importante dans ce catalogue. Depuis quelques années, le marché indien de la photographie progresse, emmené par la fièvre qui sévit sur le marche de l’art international. Certains investisseurs et collectionneurs se tournent vers la photographie, plus abordable que la peinture, sculpture ou installations, même pour un maître comme Raghu Rai. Ils y voient l’opportunité de soutenir un art qui est par nature, plus réaliste et plus accessible. Les connaisseurs disent que le médium semble de plus en plus introspectif, et présente une chronique des contradictions et des changements de l'Inde moderne.

Enfin cette vente sera l’occasion de découvrir des pièces exceptionnelles exécutées par quelques uns des « Masters » les plus renommés tels Jagdish Swaminathan, Prakbar Barwe, Jogen Chowdhury, Viswanadhan, Francis Newton Souza, Akbar Padamsee ou encore le renommé Sayed Haider Raza auquel une rétrospective est actuellement consacré à New York.

 

Seront présentes dans la vente, des œuvres des artistes suivants :

Indra Dugar, Haren Das, Jamini Roy, K. S. Kulkarni, F. N. Souza, Sayed Haider Raza, Akbar Padamsee, Rabin Mondal, G. R. Santosh, Prabhakar Barwe, Viswanadhan, Jogen Chowdhury, Jeram Patel, Jyoti Bhatt, Sakti Burman, Sohan Qadri, Amitava, Shooba Broota, Arpana Caur, Thota Vaikuntam, Raghu Rai, Jivya Soma Mashe, Pushpa Kumari, Atul Dodiya, Uday Shanbhag, Subba Ghosh, Vivek Vilasani, Ravi Agarwal, Naveen Kishore, Binoy Varghese, Roy Thomas, Mithu Sen, Shibu Natesan, Bose Krishnamachari, Anita Dube, Barmak Akram, Debesh Goswami, Prakbar Kolte, Manish Pushkale, Anju Chaudhuri, Farhad Hussain, Riyas Komu, Surekha, Baba Anand, Rahul Mukherjee, Bari Kumar, Sunil Gupta, Manjunath Kamath, Gauri Gill, Ram Rehaman…

Sayed Haider Raza (né en 1922)
Sayed Haider Raza (né en 1922)
Sans titre, 1984
Estimation : 450 000-550 000 €

Sayed Haider Raza : une œuvre exceptionnelle

Sayed Haider Raza sera représenté dans cette vente par une œuvre exceptionnelle datée de 1984. Rare par son format imposant, 175x175 cm, cette peinture illustre deux des influences majeurs de l’artiste, celle de l’histoire de l’art abstrait européen et américain, et celle de la pensée Hindou caractérisé par le Bindu, abstraction en soi puisque, par définition symbole du sacré dans son état non manifesté (représenté communément sous la forme d’un simple point appliqué sur le front).

Cette œuvre manifeste de la démarche du maître est estimée entre 450 000 et 550 000 €. Les œuvres de jeunes photographes ou les linogravures d’Haren Das (1921-1993) seront parmi les œuvres les plus accessibles, estimation commençant aux alentours de 1 500 €, de cette première vente en forme d’événement consacrée à l’art moderne et contemporain Indien en France.

« Dans les années soixante et soixante-dix, des voyages en Inde resensibilisèrent sa faculté de percevoir une vision dernière, suprême et universelle de la nature, non pas en tant qu’apparence, ni en tant que spectacle, mais comme une force à part entière de la vie et de l’expansion cosmique reflétées dans chaque particule élémentaire et dans chaque fibre d’un être humain.

Les cinq éléments qui, dans la pensée hindoue, constituent ce monde-ci, ainsi que d’autres : la terre, l’eau, le feu, le ciel, et l’éther, et leur correspondance avec d’une part, des zones de la conscience de l’esprit humain, et d’autre part, les couleurs : jaune, blanc, rouge, bleu, et noir, s’emparèrent de l’imagination de Raza jusqu’au point d’une complète identification de lui-même avec son œuvre peinte.

La nature devint pour Raza quelque chose qu’il fallait, non point observer ou imaginer, mais expérimenter dans l’acte même de mettre de la peinture sur une toile. La peinture se donne elle-même comme une force naturelle, luttant dans l’obscurité, se brisant à la lumière, volant en éclats dans le froid, brûlant dans la chaleur, essayant de prendre forme et cependant se dissolvant dans le chaos.

Dans certains de ses tableaux, une division de la toile en quatre quadrants ou en quatre triangles semble y retenir à l’intérieur les énergies, les contraignant à des formes structurales dans le tourbillon de la création, tels des cristaux prenant forme dans une matrice plastique. »

Extrait de Rudolf von Leyden « Métamorphose » in Raza, Chemould Publications and Arts, 1985.

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Infos vente

Vente : 1382
Lieu : Hôtel Dassault
Date : 3 décembre 2007, 14h15

Exposition

du 29 novembre au 2 décembre,
de 11h à 19h
Hôtel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

Spécialistes

Tél. +33 1 42 99 16 35
Tél. +33 1 42 99 16 28

consultant

Hervé Perdriolle