La gastronomie dans l'art

Exposition du 30 juin au 21 septembre 2007

25 juin 2007

Natacha Lesueur. Les aspics, 1998
Natacha Lesueur
Série Les Aspics, Untitled, 1998

Du 30 juin au 21 septembre 2007, Artcurial Exposition se consacrera à un thème majeur de l’histoire de l’art : la gastronomie.
Les échanges entre l’art et la nourriture n’ont jamais été si riches, depuis l’invention du fooding, né de la recherche créative des nouveaux chefs. Des artistes contemporains plasticiens s’inspirent du produit alimentaire et le font figurer dans leurs œuvres, ils l’utilisent aussi comme matériaux au même titre que l’huile ou le pastel.

Cet engouement répond à une longue tradition, car le regard des artistes sur l’aliment et la manière dont les sociétés diverses le consomme n’a cessé de jalonner l’histoire de l’art au cours des siècles.

Les tables, les plats et les mets qui les composent furent longtemps représentés dans des scènes religieuses avec valeur de symbole. Durant l’âge d’or de la peinture flamande, ils ont été magnifiés dans les somptueuses natures mortes, puis durant les siècles suivants dans les décors de la vie bourgeoise et enfin plus proche de nous, dans la célébration de l’industrie alimentaire par le Pop art.

L’enjeu de cette exposition est justement la confrontation d’œuvres artistiques d’époques très différentes qui expriment toute la relation de l’être humain avec la nourriture, l’art de cuisiner et le bien-manger.

Des peintres hollandais du XVIIe siècle aux graffitis de Keith Haring, l’exposition La Gastronomie dans l’Art explore les multiples facettes d’un thème universel et nous promet, tout au long de l’été, une savoureuse visite.

Sylvie Fleury. Le caddy, 2000
Sylvie Fleury
Le caddy, 2000

L’art à la bouche

Conçue comme une ballade gustative à travers tableaux, sculptures et installations vidéos, l’exposition
se déroulera comme un menu suivant l’ordre naturel de la préparation d’un repas.

Où s’approvisionner avant de préparer les plats, sinon au marché ? L’Allégorie de l’automne, vue de Weimarkt à Franckfort peint en 1594 par Von Walckenborgh & Lucas Flegel Georg nous conduit dans la Flandre florissante de la fin du XVIe siècle.
Le chemin vers l’épicerie fait partie de cette démarche, Maximilien Luce l’a pratiqué avec Rue des Abbesses, l’épicerie, lieu de vie, d’échange et de rencontre. Sans les paniers à roulette, le marché ne serait pas aujourd’hui, ce qu’il est devenu, surtout dans les supermarchés. Ils sont devenus des thèmes d’inspiration que Sylvie Fleury, avec Le caddy, Claude Closky et son Papier de supermarché et aussi Philippe Coignée, dans lesquels n’ont pas manqué de puiser.

L’univers de la cuisine, avec ses parfums, ses couleurs et ses bruits est le centre du foyer par excellence, mais aussi laboratoire de création : Jésus chez Marthe et Marie, une scène religieuse du début du XVIIe siècle de Erasmus Quellinus et Adrian van Utrecht, La nature morte à la pomme de Pablo Picasso de 1914 bel exemple de l’élaboration de recherches formelles auxquelles s’exerce l’artiste, un véritable réfrigérateur décoré par Jean Cocteau ou encore une poubelle d’Arman.

Osias Beert. Nature morte, XVIIe siècle
Osias Beert
Nature morte, XVIIe siècle

Du repas naît une réjouissance collective selon que la table soit dressée dans des « salles à manger » ou à l’extérieur. Nous y sommes conviés dans le somptueux tableau La Parabole du mariage Royal. Dans une pure tradition impressionniste, Gaston Ballande a peint un Déjeuner sur l’herbe.Jacquet ou Spoerri sont allés plus loin dans la description de ces atmosphères. Mais un déjeuner peut aussi être réduit à un simple sandwich comme dans cette gouache de de Keith Haring Meatlof drawing for Meal on Weels, datée de 1987, qui s’inspire d’un met typiquement américain “the meat loaf” ou pain de viande. Ce dessin fut réalisé au profit de l’association « meals on wheels », la première association de distribution de nourriture pour personnes nécessiteuses aux USA.

Les menus se déclinent selon un rythme immuable, depuis l’entrée jusqu’au dessert, en passant par le plat principal et le fromage. Nature morte aux huîtres et aux verres de vin de Osias Beert exprime toute la virtuosité du réalisme flamand où les bibelots précieux et les mets peints dans des couleurs vives et lumineuses jaillissent d’un fond sombre et impersonnel. Pour Natasha Lesueur, la nourriture fait partie intégrante de l’homme par son côté végétal et périssable, elle le montre dans ses photographies de la série des Aspics. Nous suivons encore ce concept avec la Nature morte aux huîtres de Manguin, ou encore des photos de caviar de Vik Muniz.

Maurice Rheims s’étonnait, avec son sens coutumier de l’humour, que l’on soit contraint de terminer un repas par les desserts. Il reste que, dans l’échelle des goûts, les sucreries et les douceurs ne sont appréciées qu’en final. Ce que n’ont pas manqué de marquer, dans leurs œuvres Tom Wesselman, Andy Warhol, Sandy Skoglund, Erro ou encore Will Coton. Chez ce dernier, montagnes de gâteaux et forêts de sucettes composent des paysages à la fois gourmands et enfantins qui sollicitent à la fois le toucher, le goût et véhiculent aussi un érotisme latent. Les gâteaux-objets de Philippe Mayaux sont aussi plastiquement beaux que peu comestibles et soulignent la fonction utilitaire et décorative de l’art face à la réalité.

Enfin, la dernière salle de l’exposition, consacrée au sucre et ses dérivés sera parfumée au chocolat-orange par la société Senteurs.

Pour étendre cette fusion entre l’art et la gastronomie, le restaurant du MAC/VAL, le Transversal devient partenaire et inventera un met à l’occasion de l’exposition. Le Transversal est une passerelle expérimentale entre les arts plastiques et la gastronomie, il s’agit d’un lieu où toutes les interactions sont envisageables. Ce partenariat constituera un écho gustatif aux œuvres présentées dans l’exposition, avec des conférences et des séances de dégustation organisées au MAC/VAL.

Le Groupe Dassault, partenaire de l’exposition La Gastronomie dans l’Art 

Leader dans l’aéronautique civile et militaire, le Groupe Dassault développe ses compétences dans bien d’autres secteurs : les logiciels en trois dimensions avec Dassault Systèmes, l'intégration de systèmes électroniques, les véhicules électriques et la presse.
Sans cesse en quête d’innovations, le Groupe investit dans les secteurs porteurs de progrès et possède une véritable avance technologique grâce, notamment, à ses activités auprès des instituts de recherche et universités du monde entier.

L’engagement mécénal du Groupe Dassault

La dimension humaine a toujours été un élément essentiel des valeurs du Groupe, et les sociétés qui le constituent se sont développées grâce à la qualité de ses femmes et de ses hommes.
Conscient des progrès à faire en matière de responsabilité sociale, le Groupe Dassault a décidé de formaliser sa démarche citoyenne afin de faire vivre ses valeurs fondatrices - la passion, l’innovation, l’excellence et l’engagement - et de les perpétuer en étant au service de projets qui font avancer la société. Soutenir des associations liées à l’univers hospitalier, aider la médecine ou financer des programmes de recherche, est le choix que le Groupe Dassault s’est fixé afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie.
En devenant partenaire de l’exposition « La Gastronomie dans l’Art », nous avons souhaité rendre hommage à l’Association Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont l’action se révèle remarquable.
Une partie des recettes des billets d’entrée sera ainsi reversée à l’association pendant toute la durée de l’exposition. Grâce à la somme collectée, Mécénat Chirurgie Cardiaque pourra augmenter la fréquence des interventions cardiaques et offrira à toujours plus d’enfants l’espoir de vivre une vie plus sereine, exempte des contraintes liées à la maladie.

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Exposition

du 30 juin au 21 septembre,
tous les jours de 11h à 19h.
Hôtel Dassault
7 rond-point des Champs Elysées
75008 Paris

Tarif

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 2,5 € pour les enfants de plus de 5 ans, lycéens et étudiants.
Gratuit pour les moins de 5 ans

Catalogue

Catalogue de l'exposition 12 €
(en vente sur place)

Contact presse

Tél. +33 1 42 60 70 10