Furniture & Decorative Objects

 
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Lot 34
PENDULETTE A L'URANIE CAISSE ATTRIBUEE A ANDRE-CHARLES BOULLE, EBENISTE ET BRONZIER, PARIS, VERS 1715
MOUVEMENT PAR PAULUS SCHILLER, HORLOGER, FRANCFORT, VERS 1620-1630
En bronze ciselé et doré, ébène, et marqueterie d'écaille et de laiton
Hauteur : 25 cm. (9 3/4 in.), Largeur : 23 cm. (9 in.), Profondeur : 10,5 cm. (4 1/4 in.)

Con√ßue √† partir d'un mouvement horizontal, cette rare pendulette √† automate comporte une sculpture en ronde bosse de bronze dor√© repr√©sentant la muse Uranie, laquelle soutient de la main droite une baguette et de la gauche un globe c√©leste √©toil√© dont l'√©quateur en acier est marqu√© de divisions horaires indiqu√©es en chiffres romains ; allong√© sur une terrasse figurant un sol accident√© et accoud√© √† un coussin, le personnage f√©minin est repr√©sent√© v√™tu √† la romaine, avec une cuirasse richement orn√©e et bord√©e de lambrequins et une tunique dont les amples drap√©s laissent d√©couvrir sa jambe gauche chauss√©e d'un cothurne. La figurine est pos√©e sur un socle d√©cor√© sur ses c√īt√©s de frises √† mascarons, rinceaux d'acanthe et palmettes ajour√©s, √©galement en bronze dor√©. Ce dernier est mont√© sur une base ceinte par un registre godronn√©, qui forme le couvercle √† charni√®res d'une cassette dissimulant le mouvement de la pendule.
Evoquant un petit sarcophage, cette bo√ģte √† pourtours chantourn√©s, d√©limit√©s par un puissant encadrement de bronze dor√© √† d√©cor guilloch√© entour√© de bandes lisses, est rev√™tue sur ses faces de marqueterie en premi√®re partie, √† motif r√©ticul√© ponctu√© d'anneaux et renfermant des rosaces, en laiton sur fond d'√©caille brune. Elle est enrichie en ses extr√©mit√©s de chutes √† fleurons d'acanthe en bronze et repose sur deux sphinges en ronde-bosse, √©galement de bronze dor√©, dispos√©es sur ses c√īt√©s. Le tout est pos√© sur une plinthe rectangulaire, cintr√©e par les deux bouts et soulign√©e d'une moulure en bronze, elle-m√™me mont√©e sur une base en √©b√®ne. La partie sup√©rieure s'ouvre pour d√©couvrir le mouvement √† plaques r√©unies par six montants et √† tambour orn√© de rinceaux fleuris grav√©s, ainsi que les inscriptions P. SCHILLER Franckfort et Paulus Schiller dans un phylact√®re. Articul√©, le bras gauche de la figurine d'Uranie bouge lors du passage des heures.

A SOUTH GERMAN GILT-METAL AND EBONY STRIKING AND AUTOMATON FIGURAL CLOCK BY PAUL SCHILLER, CIRCA 1620-1630, ON AN ORMOLU-MOUNTED EBONY, BRASS AND TORTOISESHELL MARQUETRY BASE ATTRIBUTED TO ANDRE-CHARLES BOULLE CIRCA 1715

Provenance :
Faisant partie peut-être des commandes exécutées à Paris pour Frédéric-Auguste de Saxe (1670-1733), dit Auguste le Fort, au XVIIIème siècle.

Aussi novatrice qu'ing√©nieuse, cette adaptation d'un bo√ģtier ex√©cut√© √† Paris dans les ann√©es 1715 √† une ancienne pendulette √† automate sign√©e par un horloger allemand du d√©but du XVIIe si√®cle constitue une r√©alisation exceptionnelle, voire unique, dans l'Ňďuvre d'Andr√©-Charles Boulle. L'√©b√©niste avait r√©alis√© ici une synth√®se tr√®s originale √† partir de plusieurs de ses mod√®les, tels qu'ils apparaissaient sur les planches du recueil des Nouveaux Desseins de Meubles et Ouvrages de Bronze et Marqueterie invent√©s et grav√©s par Andr√©-Charles Boulle, publi√©s chez Mariette vers 1707 : il r√©it√©rait ainsi le principe d'une horloge dont les c√īt√©s √©taient orn√©s de sphinges en ronde bosse de bronze, proche de celui de la pendule dite √† sphinges ou √† lampe antique, connue principalement sous l'appellation de pendule de M. de Louvois, √©labor√©e vers 1685-1690 ; mod√®le √† succ√®s, dont un nombre relativement important d'exemplaires est conserv√© (1), celle-ci figurait toujours sur la seconde planche des Nouveaux Desseins‚Ķ(2) Cependant, pour ce bo√ģtier Boulle utilisa des sphinges en bronze d'un mod√®le l√©g√®rement diff√©rent, qui √©tait celui des chenets repr√©sent√©s sur la sixi√®me planche de son recueil et dont plusieurs originaux en bronze subsistent encore (3) . Enfin, l'agencement de la cassette dissimulant le mouvement de la pendulette de Schiller retrouvait son origine dans le projet d'un pi√©destal pour une sculpture, repr√©sent√© sur l'une des deux planches suppl√©mentaires, lesquelles n'avaient pas √©t√© incluses dans l'√©dition de Mariette. Sur ce dernier, la partie assurant la transition entre le pi√©destal proprement-dit et la sculpture est constitu√©e par une base recouverte de marqueterie √† motifs r√©ticul√©s, √©galement support√©e par deux sphinges dispos√©es sur ses cot√©s, laquelle constitua certainement le point de d√©part pour l'√©laboration du petit coffret destin√© √† recevoir le mouvement de Schiller (voir ills.).

Ainsi, sur la s√©rie des pendules appartenant au mod√®le de M. de Louvois, les sphinges en bronze qui bordent les c√īt√©s de la bo√ģte sont d'une taille plus importante et sont repr√©sent√©es invariablement avec leurs t√™tes tourn√©es, regardant respectivement vers la gauche et vers la droite, alors que plus petits, les monstres fabuleux qui ornent les chenets sont repr√©sent√©s regardant droit devant eux, comme sur notre exemplaire. Dans les deux cas, les sphinges ont les t√™tes recouvertes d'un n√©m√®s, l'ancienne coiffe ray√©e des pharaons √©gyptiens, avec les deux pans retombant sur les c√īt√©s et maintenue sur le front par un losange et les figures ne se diff√©rencient que par la largeur du pectoral ornant leur tunique autour du cou, plus ample sur le mod√®le pr√©sent sur les chenets. Enfin, alors que sur les pendules, les sphinges enserrent des sph√®res sous leurs pattes, leurs griffes sont simplement pos√©es sur une moulure dans le cas des chenets et de la bo√ģte pour la pendulette de Schiller (voir ills).

En effet, l'inventaire dress√© en 1732, apr√®s le d√©c√®s d'Andr√©-Charles Boulle, consigne parmi les accessoires de bronze, sous le num√©ro 63, une " boeste de mod√®les de sphinx grands et petits pesant avec deux mod√®les de tombeaux quarante livres "(4) , confirmant ainsi l'utilisation de ce type de figurines en deux tailles diff√©rentes. Dans ce cas, la pr√©sence de deux mod√®les de tombeaux associ√©s √† ceux des sphinx retient particuli√®rement l'attention, car il semble fort vraisemblable qu'au moins l'un d'entre eux se rapporte √† celui du petit coffret de cette pendule. Par ailleurs, ni dans l'acte de d√©laissement de l'atelier par Boulle √† ses fils de 1715, ni dans la liste des objets d√©truits dans l'incendie de 1720, ou bien dans l'inventaire de 1732, ne se retrouve aucune description d'une horloge pouvant √©voquer de pr√®s ou de loin le bo√ģtier de la pendule √† automate de Schiller ; hormis l'aspect de quelques socles de petite taille (5) , seule la forme et les dimensions r√©duites de celui-ci peuvent √©voquer, en fait, des mod√®les en sarcophages, qu'on appelait √©galement des " tombeaux " (6).

La conception originale de cette bo√ģte de pendule, ainsi que son unicit√© dans l'ensemble de l'Ňďuvre d'Andr√©-Charles Boulle, permettent de supposer que sa cr√©ation avait √©t√© occasionn√©e par une commande ponctuelle. M√™me si dans l'√©tat actuel des recherches, aucune source d'archives ne se rapporte, h√©las, √† une pareille livraison par l'√©b√©niste, cette pi√®ce renvoie cependant √† une certaine client√®le susceptible d'√™tre √† l'origine d'une telle commande. Le choix de l'horloge lui-m√™me est symptomatique : il indique avec insistance un commanditaire d'outre-Rhin, qui en √©tait le propri√©taire et pour lequel cet objet extraordinaire aurait d√Ľ √™tre cr√©√©. Tr√®s pris√© dans les milieux d'amateurs des pays du Nord, ce type de pendulette √† automate, issue de l'atelier d'un horloger allemand dans les ann√©es 1620-1630, s'inscrit parmi les pi√®ces destin√©es par excellence aux cabinets des collectionneurs - les Kunstkammer ou Wunderkammer - con√ßus pour renfermer aussi bien les Ňďuvres d'art que les curiosit√©s de la nature et celles de l'inventivit√© technique humaine, tel qu'on le voit sur une peinture de Frans II Francken (1581-1642), dat√©e de 1625 (7) (voir ills.).

Plusieurs Ňďuvres de Boulle conserv√©es, ainsi que des mentions documentaires, t√©moignent des relations entre l'√©b√©niste parisien et des princes allemands, telle la pendule au Temps couch√© ex√©cut√©e pour Jean-Guillaume, √©lecteur palatin du Rhin, d√©j√† mentionn√©e, ou bien le m√©dailler en bois de rapport (8) faisant partie des collections de Maximilien II Emmanuel de Bavi√®re (1662-1726), pi√®ce qui ne semble pas avoir √©t√© directement command√©e par l'√©lecteur lui-m√™me, mais plut√īt constituer un pr√©sent de Louis, Grand Dauphin de France, son beau-fr√®re, envoy√© en 1695 par le biais du marchand parisien Laurent Danet (1650-1720) (9) . Plus tard, pendant son s√©jour en France, Max Emmanuel avait privil√©gi√© pour ses commandes Bernard Ier van Risen Burgh (‚Ć1738), un autre √©b√©niste contemporain de Boulle, qui pratiquait √©galement la marqueterie de cuivre et d'√©caille (10). Le plus important client de Boulle reste cependant Fr√©d√©ric-Auguste de Saxe (1670-1733), dit Auguste le Fort, prince √©lecteur de Saxe depuis 1694, puis, sous le nom d'Auguste Ier, roi de Pologne entre 1697-1704 et 1709-1733, dont on conna√ģt les d√©penses somptuaires poursuivies √† Paris, aupr√®s d'artistes, d'artisans et de marchands merciers entre 1695 et 1718 (11). Ainsi, en 1695, son valet de chambre Spiegel lui avait " apport√© toutes sortes de choses exquises de France ", en valeur de 65 793 thalers (12) et l'ann√©e suivante, Antoine Boucher, un marchand fran√ßais lui livre des objets en valeur de plus de 7 300 thalers. En 1698, Vitry, un autre valet de chambre de l'√©lecteur se rendait √† Paris pour acheter des √©toffes et des costumes et le g√©n√©ral Jordan, l'ambassadeur saxo-polonais dans la capitale de France y fit l'acquisition de joyaux pour plus de 9 200 thalers. En 1699, puis entre le printemps 1714 et l'automne 1715, le baron Raymond Leplat (v.1664-1742), " ordonnateur du cabinet ", puis responsable de la Kunstkammer d'Auguste le Fort √† Dresde, d√©pensa lors de ses voyages √† Paris la somme prodigieuse de plus de 100 000 livres dans l'achat de peintures, de sculptures, des statuettes en bronze, de la porcelaine, des " consolles en marqueterie Boulle ", etc. La Liste des achats de Leplat du 3 avril 1716 (13) fait √©tat, entre autres, d'une " grande pendulle sur son piedestail ou quinne [gaine] de marcetterie et bronze avec son monument et tout ce qui en depend ", d'une " seconde pendulle pareylle grandeur d'escaille et marcetterie garny de bronze avecq son monument et scabellon de marcetterie aussy garny de bronze " (14), d'une armoire de marqueterie √† fond d'√©caille et √©b√®ne, garnie de bronze dor√©, portant sa pendule, nomm√©e " vulgairement un serpapi√© ", d'une autre armoire de marqueterie √† fond d'√©caille et d'√©b√®ne, tr√®s richement garnie de bronze, " avec toutte les tiroirs pour y mettre des m√©dailles ou des agattes ". Le m√™me document consigne l'achat de quatre scabellons de marqueterie, √† fond et " ornemens d'escaille garny de bronzes " , pour mettre les r√©ductions des sculptures repr√©sentant l'Enl√®vement de Proserpine par Girardon et les Chevaux de Marly par Coysevox, de " deux piedestaux de marcetterie escaille garny de bronzes " pour les statues de M√©l√©agre et d'Hercule, d'une gaine, √©galement de marqueterie d'√©caille, pour une pendule, ainsi que d'un pi√©destal " garny de bronzes et marcetterie " pour le groupe du Bain d'Apollon de Girardon. En 1718, Montargon, valet de chambre d'Auguste le Fort, rentrait de Paris, o√Ļ il avait √©t√© envoy√© en tant qu'ambassadeur sp√©cial, apportant avec lui quatre voitures et cinq charrettes " bien charg√©es " pour le roi, qui contenaient des objets de luxe destin√©s aux festivit√©s de mariage du futur prince √©lecteur, Fr√©d√©ric-Auguste II, avec l'archiduchesse Marie-Jos√®phe, fille du d√©funt Empereur. Il semble vraisemblable donc de penser que la bo√ģte de la pendulette de Schiller aurait pu √™tre command√©e lors de l'une des missions poursuivies √† Paris par les repr√©sentants d'Auguste le Fort, entre 1695 et 1718. Grand amateur de curiosit√©s, ce prince poss√©dait parmi d'autres tr√©sors √† la Vo√Ľte Verte de Dresde des pendulettes √† automates, dont l'une anonyme, repr√©sentant un p√©lican, dat√©e de 1602 (15) et une autre, √† dromadaire et √† figure de maure, par Elias Weckherlin et Hans Jakob Mair, ex√©cut√©e par ces artisans augsbourgeois entre 1673-1677 (16). Pas √©tonnant alors qu'une horloge comme celle de Schiller, √† l'Uranie couch√©e, puisse attirer l'attention d'Auguste le Fort, d'autant plus que parmi les meraviglie de son cabinet figuraient d'autres objets, plus anciens, issus de l'atelier de l'orf√®vre nurembergeois Wenzel Jamnitzer (v.1507-1585) et orn√©s de ce type de repr√©sentation, notamment une cassette formant n√©cessaire √† √©crire avec une all√©gorie de la Philosophie, dat√©e de 1562 (17), ou bien un coffret de 1588, offert par l'Electeur de Saxe Christian Ier (1560-1591) √† son √©pouse Sophie von Brandenburg (1568-1662) (18), les deux √©galement munis de mouvements d'horloge. Bien qu'on ne connaisse le moment pr√©cis de l'√©laboration du mod√®le d'horloge √† l'Uranie couch√©e - il semble qu'il existait d√©j√† √† la fin du XVIe si√®cle - celui-ci connut un ind√©niable succ√®s pendant les premi√®res ann√©es du si√®cle suivant, comme l'attestent plusieurs exemplaires encore conserv√©s. En dehors de notre pi√®ce, Schiller est l'auteur √† lui seul de cinq autres pendulettes orn√©es de ce m√™me automate, toutes datant des ann√©es 1620-1630 et dont les l√©g√®res variations sont donn√©es soit par l'aspect du globe et par celui de son support, soit par les motifs ornant les v√™tements du personnage : l'une se trouve √† Karlsruhe, au Badisches Landesmuseum, une seconde au Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg, une autre, √† peine plus tardive, au mus√©e de l'horlogerie de Wuppertal, alors que deux autres sont conserv√©es dans des collections priv√©es (19). Enfin, une figurine tr√®s similaire se retrouve √©galement sur une pendulette ex√©cut√©e vers 1640 par l'orf√®vre augsbourgeois Hans Buschmann (1591-1662) (20). De quelques ann√©es l'a√ģn√© de ce dernier, Paulus Schiller naquit en 1583 √† Nuremberg, devint ma√ģtre en 1617 et s'√©teignit en cette ville vers 1634. Il travailla avec son compatriote le peintre, graveur et marchand d'art Johann Hauer (1586-1660), dont la signature figure √† c√īt√© de la sienne sur l'horloge de Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg, d√©j√† mentionn√©e.
Tout en remarquant qu'on retrouvait pour la première fois " réunis autant d'objets intéressants de l'horlogerie du XVIe siècle ", l'érudite Charles Casati écrivait dans ses notes au sujet de l'Exposition rétrospective du Métal organisée en 1880 à Paris par l'Union centrale des Beaux Arts appliqués à l'Industrie (21) : " la collection qui renferme le plus d'objets de ce genre et qui présente réellement un tableau complet de l'horlogerie au XVIe siècle, est celle d'un amateur peu connu jusqu'à ce jour, M. Leroux ". Parmi ses horloges allemandes, " les plus nombreuses et beaucoup plus compliquées ", se retrouvait l'une sur laquelle " c'est une femme qui indique l'heure ; celle-ci est signée : Paulus Schiller " (22). Il serait difficile d'affirmer avec certitude qu'il s'agissait bien de notre horloge. Cependant, la mention dans une collection française de la fin du XIXe siècle d'une pendulette du même modèle et par ce même orfèvre allemand, reste un fait assez exceptionnel, lequel mérite d'être souligné ici.

(1) Notamment un exemplaire au Mus√©e national des ch√Ęteaux de Versailles et des Trianon, qui est peut-√™tre celui mentionn√© au n¬į2 du l'inventaire du mobilier de la Couronne sous Louis XIV, voir P. Verlet, Les bronzes dor√©s fran√ßais du XVIIIe si√®cle, Paris, Picard, 1987, p.107, fig.123 ; un autre provenant peut-√™tre de l'anc. coll. Louis Fould, vendue le 4 juin 1860, voir K. Edey, Franch Clocks in North American Collections, Exhibition Catalogue, The Frick Collection, New York, 1982, p.41-44; un troisi√®me au mus√©e de Cleveland, inv. 1967.153, voir H. Ottomeyer, P. Pr√∂schel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, t. Ier, p. 43, fig. 1.3.3.; d'autres exemplaires dans les collections du mus√©e royal d'Art et d'Histoire de Bruxelles, du duc de Marlborough, √† Blenheim Palace, Oxfordshire, dans l'anc. coll. Chandos Leigh, √† Stoneleigh Abbey, Warwickshire, Christie's, Monaco, 4 d√©cembre 1993, n¬į77, voir W. Edey, " The Boulle Sphinx Clock from Stoneleigh Abbey ", Partridge Summe Exhibition Catalogue, Londres, 1986, p.128-131, etc.
(2) Exceptionnellement, l'√©b√©niste avait employ√© un troisi√®me type de sphinges, beaucoup plus √©labor√©es, mont√©es sur une volute, capara√ßonn√©es d'un lambrequin et v√™tues d'une peau de faune dont le masque repose entre leurs pattes et avec une coiffure diff√©rente, dont la pr√©sence convient √©galement d'√™tre rappel√©e sur la pendule au Temps couch√© de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach, prince-√©lecteur du Palatinat (1658-1716), conserv√©e √† Mannheim, Schloss Mannheim, Baden-W√ľrttemberg Staatliche Schl√∂sser und G√§rten ; une paire de sphinges du m√™me mod√®le, dans les collections du mus√©e des Arts d√©coratifs, Paris, inv. PR 2009.2.9-1 et 9-2.
(3) Vente √† Paris, palais Galliera, 6 f√©vrier 1967, n¬į33, puis vente √† Monte-Carlo, Mes Ader-Picard-Tajan, 11 novembre 1984, n¬į123 ; anc. coll. M. et Mme Luigi Anton Laura, Sotheby's, Paris, 27 juin 2001, n¬į13 ; vente √† Paris, Piasa, 18 juin 2008, n¬į43.
(4) J.-P. Samoyault, André-Charles Boulle et sa famille, Genève, Droz, 1979, p. 144.
(5) Comme, par exemple, celui du Metropolitan Museum de New York, inv. 07.225.388.
(6) Le fait que ces " tombeaux " soient pris√©s avec les mod√®les de sphinx, de petites dimensions, √©carte la possibilit√© de penser qu'il s'agirait de grands coffres en tombeau sur pieds, tels ceux de J.Paul Getty Museum, Malibu, inv. 82.DA.109.1 a-b et 2 a-b, ceux pour le mariage du prince de Conti, Christie's, Londres, 9 juillet 2009, n¬į100, ou m√™me des coffrets, tel celui de l'anc. coll. Roberto Polo, vente √† Paris, George V, Mes Ader-Tajan, 7 novembre 1991 ? n¬į141, etc.
(7) Vienne, Kunsthistorisches Museum.
(8) Munich, Staatliche M√ľnzsammlung, Altbestand Ab.
(9) Max Tillmann, " Le mobilier de Boulle sous le Saint-Empire ", Andr√©-Charles Boulle 1642-1732. Un nouveau style pour l'Europe¬ł Frankfurt, Musem f√ľr Angewandte Kunst, 2009, p. 152-165.
(10) Max Tillmann, " Les achats d'objets d'art par l'électeur de Bavière pendant son séjour en France (1708-1715) ", Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles. Echanges nationaux et internationaux, actes du colloque, sous la réd. de S. Castelluccio, Berne, Peter Lang, 2009, p. 249-266.
(11) Dirk Syndram, " 'Shopping à Paris' à la demande d'Auguste le Fort ", Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles. Echanges nationaux et internationaux, actes du colloque, sous la réd. de S. Castelluccio, Berne, Peter Lang, 2009, p. 267-279.
(12) Dirk Syndram, ibid., p. 274 et note 17.
(13) Walter Holzhausen, " Die Bronzen Augusts des Starken in Dresden ", Jahrbuch der Preuszischen Kunstsammlungen, vol. 60, 1939, p. 157-186.
(14) L'un des ceux-ci, appel√© √©galement gaine √† tapis, est toujours conserv√© √† Dresde, Gr√ľnes Gew√∂lbe, voir J.-N. Ronfort, " Boulle, le commandes pour Versailles ", Dossier de l'Art, 124, novembre 2005, p.53.
(15)Dresde, Gr√ľnes Gew√∂lbe, inv. IV 96.
(16) Dresde, Gr√ľnes Gew√∂lbe, inv. V 594 f.
(17) Dresde, Gr√ľnes Gew√∂lbe, inv. V 599.
(18) Dresde, Gr√ľnes Gew√∂lbe, inv. IV 115.
(19) Klaus Maurice, Die Deutsche R√§deruhr, Munich, C.H. Beck, 1976, t. II, fig. 378-381 ; l'une des pendulettes conserv√©es alors dans deux collections priv√©es newyorkaises a figur√©e par la suite dans la vente de la collection Yves Saint Laurent - Pierre Berg√©, Christie's, Paris, 25 f√©vrier 2009, n¬į721.
(20) D. Roberts, Mystery, Novelty and Fantasy Clocks, Atglen, 1999, p. 40, fig. 3-13, reproduite également dans Klaus Maurice, ibid., fig. 376 ; elle se trouvait alors dans une collection privée de Milwaukee.
(21) C. Charles Casati, Petits musées de Hollande et grands peintres ignorés, Paris, 1881, p.50-52. Au sujet de l'exposition de Paris, voir également Germain Bapst, Le Musée rétrospectif du métal à l'Exposition de l'Union centrale des Beaux-Arts 1880, Paris, A. Quantin, 1881.
(22) C. Charles Casati, ibid., p. 52.

Légendes :
De gauche à droite : A.-Ch. Boulle, Nouveaux Desseins…, recueil de gravures publié chez Mariette vers 1707, détail de la pl. II, détail de la pl. VI et deux détails de la Ière pl. supplémentaire non incluse dans le recueil, Paris, Bibliothèque des Arts décoratifs

A.-Ch. Boulle, Grand modèle de sphinge, détail d'une pendule du type dit " de M. de Louvois ", bronze

A.-Ch. Boulle, Petit modèle de sphinge, détail d'une paire de chenets, bronze

A.-Ch. Boulle, Petit mod√®le de sphinge, d√©tail de la bo√ģte de la pendulette de Schiller, bronze

Frans Francken II, Le cabinet d'un collectionneur, ensemble et détail, 1625, huile sur panneau de bois, 53,2x73 cm, Vienne, Kunsthitorisches Museum











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Sold for 70,830 ‚ā¨
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Sale: 2158
Location: Artcurial
Date: 19 Jun 2012 14:30
Auctioneer: Isabelle Bresset

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16-18 June, 11am-7pm
19 June. 10am-12am by appointment

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7 rond-point des Champs-√Člys√©es
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